lundi 17 août 2026

ASSE - Clermont, 3-1 (Cardona, Ballo, Breum)

Les chercher haut


Les Verts continuent leur bon début de saison avec une deuxième victoire à trois buts marqués, même s'ils sont loin d'être parfaits selon leur entraîneur...

Le staff stéphanois a fait le choix de la continuité, alignant contre Clermont le même 11 de départ que lors du match précédent à Sochaux, dans le même 4-2-4 :  


Même les remplaçants ont été quasiment les mêmes, avec un seul changement, Svetlin remplaçant dans l'effectif Gadegbeku, prêté. Et la nouvelle recrue des Verts a joué ses premières minutes plus tôt que prévu, car il a du remplacer Ferreira, sorti sur civière. Le couteau suisse stéphanois Bernauer lui a cédé sa place au milieu, reculant en latéral gauche, pendant que Pedro a retrouvé son poste de lateral droit :


Les autres changements, effectués en deuxième période, ont été du poste pour poste, trois des quatre offensifs ont été remplacés (sauf Breum a joué l'intégralité du match, comme la semaine précédente)...


... avec en bonus les premières minutes en pro de Kasia, entré à la place de Bernauer à gauche. 

Si lors de l'analyse précédente on a regardé de plus près le système utilisé par Ian Cathro, cette semaine on commence à s'intéresser à ses principes de jeu. Parmi eux, la volonté de chercher haut le ballon, dans les pieds adverses, ne pas les laisser ses adversaires poser le jeu et construire une attaque. Parfois il s'agit d'un pressing, bien ou moins bien coordonné, parfois c'est juste un Stéphanois qui sort de sa zone pour mettre la pression sur un adversaire, comme dans ces exemples...


... dont le premier juste avant la demi-heure de jeu. Une relance adverse, le (4-)2-2-2 stéphanois est en place et bloque l'axe, mais le jeu passe sur le côté de Bernauer. Qui cherche haut le latéral adverse, laissant son ailier libre...


... un déséquilibre qui est immédiatement compensé par Naïr. Dans l'axe, les milieux adverses sont pris par Csongvai et Breum et même si on a l'impression que les Clermontois ont pu sortir du pressing, en réalité ils se sont fait enfermer :


Il n'y a aucune solution de passe facile pour l'ailier clermontois et Bernauer intercepte la passe qu'il tente. Csongvai et Breum peuvent donc relayer le ballon...


... pour que leurs coéquipiers profitent du déséquilibre. Cardona lance parfaitement Boakye dans la surface pour la première grosse occasion ratée par les Verts.

Cinq minutes plus tard, même situation, avec une relance adverse, un bloc 4-2-2-2 en place, où les joueurs axiaux sont tous au marquage d'un adversaire...


... et Bernauer qui cherche haut un Clermontois. Ce n'était pas nécessaire, car la passe ne lui était pas destinée : c'est le joueur de Csongvai qui est recherché et qui reçoit le ballon...


... mais toujours sans solution de passe, car Bernauer et Breum sont dans la zone, pendant que Svetlin couvre l'axe. C'est ce dernier qui est à la reception du ballon récupéré, de nouveau par le latéral gauche qui intercepte la passe adverse. L'action s'arrête par une faute subie par le néo-Stéphanois.

Même pas une minute plus tard, même action avec une construction à droite de l'attaque, un 4-2-2-2 en place et Bernauer qui sort sur son adversaire...


... l'obligeant ainsi de jouer en arrière. Les Clermontois repassent par leur gardien pour changer de côté, le bloc stéphanois coulisse...


... et comme Boakye monte haut sur un défenseur adverse, Svetlin cherche un milieu axial et Pedro a l'ailier de son côté à surveiller, le manque de largeur dans le bloc des Verts offre des espaces :


Un adversaire s'y trouve et le ballon lui est destiné, mais c'est sans compter sur Le Cardinal, qui part de loin pour le chercher dans les pieds adverses :


Et même si ça peut sembler une grosse prise de risque pour le défenseur de presser 10 mètres dans la moitié adverse, il est couvert par ses coéquipiers derrière, qui sont à 4-contre-3 car Csongvai aide la défense. Les Verts récupèrent de nouveau le ballon, Le Cardinal joue avec Boakye, mais la combinaison entre ce dernier et Cardona n'est pas fluide et l'action ne se finit pas par une occasion...


Conclusions


Plusieurs exemples dans quelques minutes, des actions qui ne sont pas si différentes de l'ouverture du score, quand après avoir enfermé leurs adversaires sur un côté en ne leur laissant pas la possibilité d'une passe, les Stéphanois récupèrent le ballon par Svetlin. Ce n'est pas facile de faire un bon pressing, surtout contre des équipes mieux équipées techniquement, qui pourront s'en sortir plus facilement. En même temps, pour l'instant les Verts ne sont qu'à leurs débuts sous Ian Cathro, ça sera intéressant de voir comment ils peaufineront cette approche au fur et à mesure de la saison. Mais aussi d'observer les mécanismes de compensation mis en place une fois le pressing déjoué, car avoir des joueurs qui quittent leur poste et "se jettent" pour chercher haut leurs adversaires est une prise de risque. En tout cas, les joueurs semblent avoir bien intégré les consignes du staff et pour l'instant ça paie...


dimanche 9 août 2026

Sochaux - ASSE, 0-3 (Breum, Cardona x2)

Plier le match


En marquant trois buts en 6 minutes les Verts se sont rendu le match facile, réussissant ainsi leur entrée en matière dans cette nouvelle saison...

Le staff stéphanois a changé à l'intersaison et l'arrivée de Ian Cathro et des nouvelles recrues ont modifié le visage affiché par les Verts. Pour commencer, le système de jeu, qu'on choisira de décrire comme un 4-2-4 :


Ian Cathro a aligné une équipe avec deux milieux récupérateurs (la recrue Csoncvai et le répositionné Bernauer), placés devant une défense à 4, dans ce match avec un peu de bricolage à gauche (Pedro y étant aligné, laissant le couloir droit à Ferreira) et une nouvelle charnière, Le Cardinal - Naïr. Jusqu'à là rien de spécial, un système classique, laissant la place à 4 joueurs offensifs : Ballo, Breum, Cardona et Boakye.

A partir de là on peut décliner le système comme un 4-2-4 avec deux ailiers et deux avant-centres, ou un 4-2-3-1 avec un meneur de jeu, deux ailiers et un avant-centre ou bien un 4-2-2-2 avec deux meneurs de jeu et deux avant-centres. Et comme l'animation offensive des Verts veut que ces 4 offensifs proposent sans cesse des mouvements complémentaires, leurs postes ne sont pas prédéfinis. Dans la capture précédente on voit un bloc classique d'un 4-2-3-1, avec le meneur de jeu Breum qui défend à côté de l'avant-centre Cardona, pendant que les ailiers Boakye et Ballo couvriront les couloirs. Mais assez souvent on peut observer les Stéphanois sur trois lignes de deux, d'où l'appellation 4-2-2-2 :


Ballo devient le 2e avant-centre, Boakye le deuxième meneur de jeu, et les dépositaires du jeu sont les deux milieux Csoncvai et Bernauer. Ce positionnement densifie le coeur du jeu, mais ce n'est pas seulement pour libérer les couloirs pour la montée des latéraux - les Verts cherchent constamment à combiner dans l'axe. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans cet exemple, où le ballon circule bien...


... de Le Cardinal, à Bernauer et Csoncvai, qui trouve Boakye entre les lignes adverses, qui n'arrive pas à bien lancer Cardona dans le dos de la défense. Les offensives stéphanoises sont souvent déclenchées par une combinaison entre les défenseurs centraux et les milieux axiaux, surtout via une passe verticale:


Dans cet exemple le (4-)2-2-2 est toujours là, avec les deux avant-centres qui occupent la défense et les deux meneurs de jeu qui sont pris par leurs deux adversaires directs. Csoncvai joue avec Naïr, qui ose la passe verticale à destination de Bernauer...


... qui avec son placement amène du surnombre dans l'axe, les Verts se retrouvent en 3-contre-2. Ballo est lancé dans le dos de la défense, mais il est signalé hors jeu. Dans une action similaire, les positionnement des 4 offensifs est encore différent :


Ballo et Cardona s'écartent énormément, comme deux ailiers, pris en charge par les latéraux adverses. Breum et Boakye sont toujours meneurs de jeu, mais maintenant il y a 3 adversaires pour les surveiller, pour éviter le sous-nombre au milieu aperçu auparavant. 7 adversaires pour les 4 offensifs stéphanois, les Verts peuvent facilement combiner pour construire l'attaque. Et la défense centrale sochalienne ne sert à rien, car il n'y a aucun Stéphanois a prendre au marquage. 

Le staff stéphanois a fait le choix de ne pas remplir la feuille de match en entier, préférant de laisser à la maison les joueurs annoncés sur le départ, comme Nadé, Annan, Ekwah, Moueffek et Miladinovic. Et des 8 joueurs sur le banc, seulement 4 sont entrés en jeu...


... le staff faisant le choix finir le match avec un quatuor offensif complètement différent, Duffus - Davitashvili - Stassin - Baallal. Et Breum a joué le match en entier, montrant sa polyvalence en descendant aux côtés de Csoncvai pour le dernier quart d'heure. 


Conclusions


Il est toujours préférable de commencer la saison dans ces conditions, avec une victoire 3-0 à l'extérieur. Avec de la manière en plus, même si en face c'était un promu qui n'avait pas les armes pour rivaliser, même si les Verts ont préféré gérer une fois le break fait, les quelques trous d'attention et la baisse d'intensité en fin de match étant normaux en début de saison. Mais le match a aussi été rendu facile par la tactique adverse, qui a proposé un bloc haut, avec de l'espace dans son dos pour les appels en profondeur. On verra comment la tactique du nouvel entraîneur stéphanois se comportera contre des bloc très bas et serrés...

dimanche 31 mai 2026

Bilan tactique de la saison 2025-26

Bilan tactique de la saison 2025-26

Il y a eu du changement chez les Verts cette saison, non seulement dans l'effectif, dans le staff, mais aussi sur l'approche tactique suivie et l'utilisation de certains joueurs...

L'inter-saison stéphanoise a été mouvementée, avec des nombreuses recrues qui ont rejoint le club. Des options d'achat levées, des joueurs signés pour l'équipe première ou pour la post-formation aux postes où le besoin était clairement identifié, tous les joueurs convoités ont été conservés. Avec en plus des cellules de performance et de recrutement renforcées, tous les voyants étaient au Vert pour atteindre l'objectif déclaré, remonter en Ligue 1...

La (nouvelle) lune de miel avec Horneland

La direction sportive avait fait le choix de continuer avec Eirik Horneland, il a continué avec son approche tactique portée sur l'offensive. Un système à 4 défenseurs, 3 milieux et 3 offensifs, mais qui défend dans un 4-4-2 losange...

... avec les ailiers en charge du pressing sur la défense centrale et les milieux relayeurs qui couvrent les couloirs à leur place. Quant aux joueurs utilisés, même s'ils ont tous signé avec l'ASSE avant le début de la saison, ils n'ont pas tous été disponibles. En défense, il n'y a eu quasiment aucun moment de la saison où les quatre recrues de l'été (Ferreira, Bernauer, Lamba, Annan) ont été présentes en même temps. Au milieu, Ekwah n'est jamais arrivé et une rotation naturelle a été mise en place autour du duo Tardieu-Jaber. En attaque, Stassin a démarré la préparation tard et en boudant, heureusement que Joshua Duffus et Boakye ont dépanné en avant-centre.

Bref, le staff n'a quasiment jamais pu aligner le même 11, mais malgré cela, les bons résultats ont été là. Par contre, la faille du système utilisé, déjà identifiée par plein d'équipes de Ligue 1 la saison précédente, a  commencé à être bien exploitée par les adversaires des Verts. Et comme en plus les joueurs avaient l'air de plus en plus fatigués (le départ du préparateur physique David Tivey fin septembre peut être plus qu'une coïncidence), ce qui devra arriver, arriva. Si la défaite à domicile contre Guingamp (la première de la saison, lors de la 8e journée) peut être vue comme un accident de route et expliquée par le manque de rotation dans une semaine à 3 matchs, le château de cartes s'est effondré après la trêve internationale de mi-octobre.


Les errements tactiques sous Horneland

Le staff stéphanois a d'abord persisté avec son pséudo-bloc en 4-4-2 losange, pour deux défaites contre Le Mans et à Annecy :


Et comme il fallait changer quelque chose, après une 3e défaite en 4 matchs sur la pelouse du Red Star, le choix a été fait de maintenir le 4-3-3, mais défendre dans un bloc standard, avec les ailiers en charge des couloirs :


Ça a marché à Troyes, leader du championnat, et à la fin du mois de novembre les Verts étaient sur un rythme de quasiment 2 points par match. Par contre, le nouveau système n'offrait pas plus de garanties défensives, tout en enlevant de la fraîcheur aux offensifs et à partir de décembre les blessures et la méforme de certains joueurs ont commencé à plomber les résultats. Faute de latéraux gauches, Old a été repositionné à ce poste dès la sortie sur blessure d'Annan à Dunkerque, et il ne l'a plus quitté jusqu'à la fin de la saison (20 titularisations consécutives).

Un nouveau latéral a fait aussi son apparition à droite, à Clermont, pour le deuxième match en 2026 - Pedro s'est installé à ce poste qu'il n'a quasiment plus quitté de la saison. Cette victoire à Clermont - la dernière de Horneland - a aussi marqué une évolution tactique, car à la pause Moueffek a été remonté d'un cran, en soutien de l'avant-centre. Comme le déclarait son entraîneur, qui a reconduit ce 4-2-3-1 / 4-4-2 une semaine plus tard, à Reims :



La lune de miel avec Montanier

Après une piteuse défaite contre Boulogne - sa 7e en 21 matchs de Ligue 2, Horneland est parti et Philippe Montanier est arrivé. Il a gardé le système 4-3-3 utilisé par son prédécesseur...


... tout en bénéficiant de l'apport de Le Cardinal en défense et de Kanté en sentinelle. Sa grande révolution tactique a été de repositionner Boakye en milieu relayeur, à côté d'un Miladinovic sorti du placard, et bien sûr de mettre d'abord l'accent sur le bloc défensif, pas sur l'attaque. Pour le reste, les mêmes latéraux et le même trio d'attaque alignés presque sans faille.

Les errements tactiques sous Montanier

Comme ses protégés ont été bien muselés à Grenoble, le nouvel entraîneur stéphanois a décidé d'innover tactiquement. Pour son 7e match, il a aligné un système en 3-4-3...


... en sacrifiant le 3e milieu (Miladinovic/Moueffek, car le duo Kanté - Boakye était indéboulonnable) pour rajouter un 3e défenseur central. Ça a bien fonctionné contre le bloc haut d'Annecy, mais ça n'a pas du tout fonctionné contre le bloc bas de Nancy, quand à la pause les Verts sont repassés dans un 4-2-3-1...


... avec Moueffek en pointe haute au milieu, pas Boakye, qui pourtant a le profil. Comme déjà dit plus haut, Moueffek avait déjà été aligné en "10" cette saison, par le précédent entraîneur, mais à l'époque Boakye dépannait à l'aile, car Cardona n'avait plus la confiance de Horneland.

Sous Montanier, le 4-2-3-1 a été le système de la fin de saison, à une exception près. Depuis donc la mi-temps à Nancy (nul arraché dans les arrêts de jeu), pour la victoire contre Dunkerque (facilitée par les relances courtes adverses) et ensuite les défaites à Bastia et contre Troyes qui ont coûté la seconde place et la montée directe. A chaque fois, Boakye était aligné en milieu relayeur et Moueffek en soutien de Stassin :



Après un changement tactique en mode "au cas où" et un 3-5-2 proposé à Rodez - 3e défaite consécutive dans le sprint final - les protégés de Philippe Montanier ont du passer par les play-offs et les barrages pour une dernière chance de remonter en Ligue 1. Et pour ces matchs, le staff stéphanois a de nouveau aligné le 4-2-3-1...


... sauf que maintenant Gadegbeku a fait son apparition dans le 11, à côté de Kanté. La défaite contre Troyes a été la dernière titularisation de Moueffek - lors du play-off contre Rodez c'est Davitashvili qui a été aligné en "10" car Boakye était suspendu, mais dès son retour il a naturellement retrouvé ce poste :


La défaite à Rodez a été la dernière titularisation de Nadé, car enfin Le Cardinal et Bernauer étaient aptes tous les deux en même temps. Des choix forts dans l'axe de la défense et au milieu, mais pas en attaque, où le trio Davitashvili - Stassin - Cardona n'a pas été remis en question...




Conclusions

La tactique et le système spécifique de Horneland, qui avait coûté un nombre incalculable de buts encaissés en Ligue 1 une saison plus tôt, n'a pas fonctionné sur la durée en Ligue 2 non plus. L'entraîneur norvégien a essayé de changer tactiquement, mais il n'a pas réussi, les joueurs n'y croyaient plus. A son arrivée, Montanier a pu s'appuyer sur des recrues et un répositionnement de Boakye, mais quand il a du changer tactiquement, ça n'a pas été une réussite, rendant l'attaque de plus en plus stérile. Et à la fin, les Verts ont raté leur objectif et repasseront encore une saison en Ligue 2...

jeudi 28 mai 2026

ASSE - Nice, 0-0

Nul


La manche aller du barrage contre Nice a été le match le plus pauvre en occasions - des deux côtés - depuis très longtemps...

Le staff stéphanois a aligné son équipe type de fin de saison, avec seule la présence de Appiah en latéral gauche à la place d'Old (gêne aux ischios) comme changement :


Boakye en "10" devant une paire de milieux défensifs Kanté - Gadegbeku, une charnière Le Cardinal - Bernauer. Le système a été maintenu, mais des permutations ont du être effectuées...


... en défense car Appiah a eu un problème musculaire aussi (Pedro est passé latéral gauche et Ferreira est entré à droite), mais aussi en attaque, car le manque de profondeur de banc a fait que Joshua Duffus est de nouveau entré à une aile, pendant que Boakye a du s'excentré à l'autre, laissant le rôle de soutien à Stassin pour Moueffek. Finalement, Tardieu a fait son retour après une longue absence, remplaçant Gadegbeku au milieu.


Les deux équipes avaient très peur, personne ne s'est découvert, donc un match fermé, sans occasions. Histoire de tout laisser sur le match retour...


lundi 18 mai 2026

ASSE - Rodez, 0-0

En barrages, péniblement


Les Verts ont difficilement éliminé Rodez dans les play-offs, après un score nul et vierge et une interminable séance de tirs au but...

Le staff stéphanois a fait le choix de la continuité, remettant le même système en 4-2-3-1 qui a fonctionné contre un Amiens en vacances... 


... mais avec un changement de joueur forcé par la suspension de Boakye. C'est Davitashvili, ailier, qui a été placé en "10", et Joshua Duffus, attaquant axial, a pris le couloir gauche. La paire des milieux récupérateurs, Kanté - Gadegbeku a été reconduite, tout comme la paire des défenseurs centraux, Le Cardinal - Bernaueur. A noter le retour de blessure de Pedro en latéral droit et de Larsonneur dans les buts.

Après une première période où il a été évident que Davitashvili en "10" ne fonctionne pas, que l'équipe est coupée en deux, les Verts ont fait un changement tactique : 


Les mêmes joueurs sur le terrain, mais Davitashvili à l'aile gauche, Joshua Duffus en pointe et Stassin en 9 et 1/2 dans son soutien. Une position qui correspond plus au profil de chaque joueur, un aveu d'échec de la part du staff de changer leurs postes à la mi-temps. Le reste des changements ont été classiques...


... avec Moueffek entrant à l'heure de jeu en "10" - personne comprend toujours pas pourquoi lui à ce poste, ce qui a remis Stassin en avant-centre. Et ensuite, car Le Cardinal ne peut pas tenir plus d'une heure, Nadé l'a remplacé...


... tout comme N'Guessan a remplacé à l'aile droite un Cardona toujours fantomatique. Les deux derniers changements dans les arrêts du jeu, les entrées de Ferreira et Maubleu, ont été effectués pour les tirs au but. Choix payant, car le gardien remplaçant en a arrêté 4 sur 10.

Ce qui a permis aux Verts de se qualifier pour les barrages, une double confrontation contre Nice. Avec des joueurs plus reposé, un banc plus garni par les retours de blessure, les Stéphanois ont peut-être une chance. A condition de retrouver des automatismes et d'arrêter les expérimentations tactiques...


 

Conclusions


Texte...


dimanche 10 mai 2026

ASSE - Amiens, 5-0 (Duffus x2, Stassin, Davitashvili, Moueffek)

Trop tard


Les Verts ont renoué avec le succès après trois défaites consécutives, mais les trois points ne leur ont pas permis d'accrocher la deuxième place, synonyme de montée directe...

Le staff stéphanois est revenu à la raison et a aligné le système adapté à ses joueurs, en les mettant le plus possible à leur poste : 


Un 4-2-3-1 avec Boakye en "10", en soutien de Stassin, avec deux ailiers, Cardona à droite et Joshua Duffus dépannant à gauche à la place de Davitashvili, blessé. Deux milieux défensifs de métier, Kanté et Gadegbeku. Et une défense où des choix ont été imposés par les blessures (Appiah, pas Pedro, à droite et Maubleu, pas Larsonneur, dans la cage), mais pas seulement, car Bernaueur a été préféré à Nadé dans l'axe gauche de la défense.

Quatre changements effectués en 2MT, du poste pour poste, mais là aussi certains imposés par les blessures - Le Cardinal a rechuté, Joshua Duffus s'est fait une entorse à la cheville :


Moueffek entré au milieu, il a de nouveau pris le poste de "10", obligeant Boakye à reculer à la hauteur de Kanté. N'Guessan a rejoué avec les pros après 3 mois, à l'aide droite, Davitashvili a pu rejouer après sa blessure, à l'aile gauche. Et quand Nadé a remplacé Le Cardinal, c'est naturellement lui qui a pris l'axe gauche de la défense, Bernauer glissant à droite.

 

Conclusions


Large victoire en trompe-oeil contre une équipe qui finit dernier du championnat. Une victoire qui ne permet pas aux Verts de monter directement, car ils s'étaient sèchement inclinés contre celle qui a fini avant-dernier... Et qui oblige donc les protégés de Philippe Montanier de passer par la case play-offs et barrages.


dimanche 3 mai 2026

Rodez - ASSE, 2-1 (Cardona)

Juste pas bons


Troisième défaite consécutive pour les Verts, qui ont craqué au pire moment de la saison, ne prenant que quatre points en cinq matchs...

Innovation tactique pour le staff stéphanois, qui a aligné un système en 3-5-2 pour ce déplacement à Rodez. Un système sans ailiers adapté au fait que le seul offensif de couloir encore apte et pas encore replacé à un autre poste n'est plus que l'ombre de lui-même :

Cardona sur le banc, Stassin et Joshua Duffus alignés ensemble en pointe, devant le milieu à trois qui a bien fonctionné pour Philippe Montanier à ses débuts. Un système calé sur celui de Rodez, mais un système clairement pas maîtrisé par les Verts, qui ne savaient pas comment l'animer. Au point que le staff a du le changer à la pause...

... passant dans un (3-)4-3. Miladinovic est sorti, les Verts n'avaient plus que deux milieux axiaux, Cardona est entré à l'aile droite, décalant Joshua Duffus à gauche. Les Stéphanois n'ont pas évolué long temps dans ce système - mais assez pour prendre un deuxième but, la blessure de Pedro les obligeant de passer en 4-2-3-1 :

Gadegbeku est entré au milieu à côté de Kanté et Boakye est monté en "10". Finalement, Annan a refait une apparition sur le terrain, entrant en ailier gauche à la place de Duffus.


L'animation offensive proposée par les Verts a été tellement pauvre, qu'elle ne mérite pas le detour. Mais le manque de maîtrise de ce système a été encore plus criant en phase défensive, les joueurs étant incapables de bloquer la construction ruthénoise :

Une relance part du gardien adverse et le ballon est envoyé par le défenseur axial droit jusqu'à son piston. Les deux offensifs stéphanois doivent gêner les trois centraux, le rapport de force est de 1-contre-1 dans les couloirs, où Old doit chercher son adversaire direct :

Le piston stéphanois est très loin du piston adverse, mais le pire c'est que ses coéquipiers plus axiaux le sont aussi par rapport à leurs adversaires directs. Duffus ne suit pas bien son défenseur, qui propose une solution de passe...

... mais Miladinovic, Kanté et Boakye se trouve très loin des deux milieux ruthenois, qui peuvent être facilement trouvés et qui peuvent combiner, envoyant le jeu à l'opposé. Stassin et Duffus étant excentrés à gauche, c'est Boakye qui monte sur l'axial gauche adverse...

... mais il se fait facilement éliminer par un une-deux, car les milieux ruthénois aident leur défense pour sortir proprement le ballon. Ce 5-contre-5 dans la moitié adverse est très mal joué par les Verts, très loin de leurs adversaires, qui peuvent combiner tranquillement...

... et ressortir proprement de leur camp. Le bloc stéphanois est coupé en deux (pour ne pas dire qu'il n'existe pas), la défense stéphanoise doit donc défendre en reculant, en 5-contre-5, une situation très inconfortable contre une équipe qui montrait un niveau digne d'un prétendant aux playoffs, elle.

 

Conclusions


Des joueurs perdus sur le terrain, avec un moral tellement bas qu'ils ratent tout ce qu'ils essaient de faire. Un entraîneur qui s'embrouille avec les supporters et qui se cache derrière les absences, sans assumer les mauvais choix faits, mais qui est lucide sur son équipe, qui n'a tout simplement pas été au niveau. Certes, les Verts ont encore une chance de monter directement - si les planètes s'alignent - et ont aussi la possibilité de passer par les barrages. Mais avec ce qu'ils montrent depuis trois matchs, qui peut encore y croire ?