dimanche 8 février 2026

ASSE - Montpellier, 1-0 (Le Cardinal)

Des petits changements


Le nouveau staff stéphanois a réussi ses débuts, les Verts s'imposant par le plus petit des scores contre Montpellier...

Pour son premier match à la tête de l'ASSE, Philippe Montanier a continué dans les pas de son prédécesseur, en utilisant le même système de jeu et quasiment les mêmes joueurs :


Un 4-3-3 avec Old toujours en latéral gauche et Pedro à droite, la recrue Le Cardinal étant alignée en défense centrale. Avec les blessures de Jaber et Tardieu, Gadegbeku a été la pointe basse du triangle du milieu, derrière Moueffek et Miladinovic. Stassin a été titularisé en pointe, malgré la crise de confiance qu'il traverse et Cardona a commencé sur le banc, rentrant à l'heure de jeu :


Son entrée n'a pas été du poste pour poste, car il a remplacé Moueffek, Boakye étant répositionné en milieu relayeur. L'autre recrue présente sur la feuille de match, Kanté, est entrée à la place de Gadegbeku en même temps que Joshua Duffus a remplacé Stassin en pointe.

Les changements apportés par le staff ont commencé à être visibles dans l'animation défensive et offensive, sur l'occupation des espaces, surtout sur la largeur. Par exemple, sans le ballon...


... à la 75e minute, quand les Montpelliérains jouent une touche, le bloc stéphanois est en place et coulisse bien sur le changement de côté :


Deux lignes resserrées, avec Kanté entre elles, des ailiers qui aident leur latéraux pour qu'ils ne soient pas en infériorité numérique. Enfin, sur cet exemple Davitashvili se jette et se fait éliminer...


... mais la sentinelle Kanté compense. Et s'il a quitté sa place dans l'axe, Boakye prend au marquage le milieu adverse. Malgré leurs profil offensif, Miladinovic et lui couvrent bien l'axe du terrain. Et même s'ils ne peuvent pas empêcher les passes de leurs adversaires...


... ils sont présents devant la défense, qui n'est pas abandonnée. D'ailleurs tous les Verts sont venus défendre et se trouvent entre 16 et 30 mètres du but de Larsonneur. Un bloc bien dense qui tient bon, les défenseurs ne sont pas obligés de défendre en un-contre-un contre des adversaires lancés.


Et comme un symbole, quand un Montpelliérain est lancé dans la surface, c'est Boakye qui suit, sprinte et se met entre lui et le ballon, récupérant une faute. Le coup franc est joué par Larsonneur...


... avec Le Cardinal et via Kanté le ballon arrive à Pedro. Les deux milieux relayeurs, Miladinovic et Boakye, se trouvent plus haut, mais le premier décroche pour proposer une solution :


Le ballon circule de droite à gauche dans la défense, c'est une phase de préparation classique. Nadé joue ensuite à l'aile gauche avec Davitashvili...


... qui combine avec Old, qui remet en arrière à Larsonneur. Qui rejoue avec Le Cardinal et t l'attaque recommence à droite :


Comme Nadé à gauche, le central stéphanois cherche directement l'ailier, Cardona, pas le latéral, Pedro, qui fait un appel sans être servi. S'il avait initialement participé au jeu à droite, Miladinovic s'était déplacé vers la gauche et maintenant il rebascule vers la droite, suivant le jeu :


Il est trouvé par Cardona et il envoie immédiatement le ballon à l'opposé, trouvant Old...


... qui combine avec Davitashvili, plus haut. Ce jeu latéral des Verts est différent de ce qu'ils produisaient auparavant. Les joueurs sont loin les uns des autres, le but n'est plus de combiner dans des petits périmètres pour resserrer le bloc adverse, mais de l'étirer au maximum. Et cet essuie-glace est efficace...


... car Davitashvili renverse de nouveau le sens du jeu, trouvant Kanté, qui joue vers l'avant avec Miladinovic, qui lance Cardona dans le couloir droit. 


Le centre de l'ailier stéphanois cherche Joshua Duffus et Davitashvili dans la surface, mais un défenseur dégage en corner. Véritable plaque tournante dans le jeu, Miladinovic trouve sur le coup de pied arrêté Le Cardinal et le néo-Vert marque le seul but de la rencontre.



Conclusions


Il n'est pas évident de tirer des conclusions de ce premier match de Philippe Montanier, car il n'a eu les joueurs que pendant une semaine, les Verts comptent toujours plusieurs blessés importants et les recrues ne sont pas toutes opérationnelles. Il semble que la défense est devenue l'affaire de tout le monde, avec un bloc plus serré et des joueurs vraiment disciplinés. Et que l'animation offensive cherche les espaces, avec des passes plus longues, des joueurs plus éloignés qu'avant. Par contre, une chose n'a pas changé, les Stéphanois ont raté plusieurs grosses occasions, un problème récurrent qui peut leur coûter cher dans le futur. En tout cas, il est toujours bien de démarrer par une victoire, surtout que le groupe avait un grand besoin de retrouver de la confiance...


dimanche 1 février 2026

ASSE - Boulogne, 0-1

Jusqu'au bout


Les Verts auraient pu essayer d'offrir un cadeau à l'entraîneur qui allait les quitter après ce match, mais certains d'entre eux ont continuer leur grève de foot...

Eirik Horneland et son staff ont aligné le 11 de départ le plus logique dans l'absence de Chico Lamba, Bernauer, Jaber et avec un Davitashvili pas encore à 100% :


Seulement Old toujours titularisé en latéral gauche à la place d'Annan était un choix à discuter, pour le reste, les cadres stéphanois étaient bien présents sur le terrain. Enfin, Ferreira n'est pas resté longtemps, après son rouge à la 26e minute. Et Cardona et Miladinovic, inexistants, ont été sortis à la pause :


Davitashvili est entré à l'aile gauche, Boakye est allé à droite, même s'il a passé la plupart de son temps dans l'axe. El Jamali est entré au milieu, pas à l'aile. Moueffek a dépanné en latéral droit et a fait ce qu'il a pu avant d'être remplacé par Appiah à la 70e minute, en même temps que Joshua Duffus est entré à la place de Stassin, auteur d'une prestation... qui probablement ne lui assurera pas une place en sélection.

 

Conclusions


Une équipe sans âme, sans tête, des joueurs perdus et clairement pas motivés. Voici l'héritage laissé par Eirik Horneland...


dimanche 25 janvier 2026

Reims - ASSE, 1-0

Des changements


Les Verts ont perdu gros à Reims : le match, malgré la supériorité numérique, l'occasion de remonter à la deuxième place, deux joueurs majeurs sur blessure et la patience de leurs supporters...

On ne change pas une équipe qui gagne, alors le staff stéphanois a fait le choix de reconduire les mêmes titulaires que contre Clermont, dans le dispositif tactique utilisé en deuxième période :

Le changements tactiques effectués lors du match précédent ont bien été expliqués par Eirik Horneland dans la semaine : "on a dû changer en seconde période (...) Moueffek a bien joué dans les espaces et on a joué avec un double six avec Tardieu et Jaber, ce qui nous a permis d'avoir une possession de balle plus constante. Je pense qu'on a paru plus solides en tant qu'équipe (...) il s'agissait simplement d'un petit ajustement pour trouver un meilleur équilibre au sein de l'équipe et améliorer la connexion entre les joueurs (...) nous devions davantage soutenir Stassin en attaque, il était trop souvent seul, tant en défense qu'en attaque".

Ce changement de schéma - choquant pour les détracteurs de Horneland qui pensent qu'il ne change jamais - n'a pas été lié à la sortie de Jaber sur blessure dès le début du match. Comme on peut le voir sur l'image précédente, le même bloc en 4-4-2 est proposé avec lui ou avec Eymard plus tard :


La raison défensive de ce changement est donc d'accompagner Stassin dans son pressing. Car au début de son aventure stéphanoise, le système défensif d'Horneland demandait aux ailiers de presser les défenseurs centraux et à Stassin de bloquer la sentinelle adverse. Mais comme le déséquilibre n'est désormais plus assumé par le staff, depuis deux mois les ailiers défendent dans les couloirs. Et l'avant-centre seul ne peut pas empêcher la construction de trois adversaires - il est donc aidé par son milieu offensif, à tour de rôle un presse sur la défense pendant que l'autre prend la sentinelle.


Un bloc défensif très classique, qui fonctionne - si les joueurs font les efforts, pas comme sur l'action du but encaissé où Cardona n'empêche pas du tout la remontée de balle du central adverse. Dans cet exemple, le milieu défensif rémois se retrouve rapidement entouré par Tardieu, Boakye et Moueffek et le premier récupère le ballon. Les Verts se projettent vite en transition :


Tardieu - Boakye - Moueffek - Boakye à nouveau, l'ailier remonte dans le couloir gauche et ses coéquipiers proposent des solutions à l'entrée de la surface :


Boakye s'appuie sur Stassin, qui décale Moueffek, qui ne tire pas, mais qui décale El Jamali, mieux placé. Qui ne tire pas non plus, mais qui remet en arrière à Tardieu, qui ne cadre pas sa frappe.

Et si défensivement le rôle de Moueffek est d'aider Stassin avec le pressing, offensivement il doit être proche de ses offensifs pour pouvoir combiner, car l'animation offensive des Verts cherche à regrouper 3 offensifs dans un petit périmètre, comme on peut le voir par exemple à la 23e minute... 


... quand Pedro joue une touche avec Tardieu. Et si Boakye et Moueffek sont relativement loin l'un de l'autre en ce moment, ils se resserrent autour de Stassin ensuite :


Trois offensifs proches, quand Stassin est trouvé par la passe verticale de Tardieu, il peut combiner: il remet à Boakye, qui lance en profondeur Moueffek, mais malheureusement un défenseur dégage.

Sur un autre exemple trois minutes plus tard, pendant une phase de préparation dans la défense stéphanoise, on voit les même trois joueurs ensemble, dans le bloc adverse :


Les Rémois défendent aussi en 4-4-2, leurs deux offensifs empêchant Tardieu et Eymard d'être trouvés, c'est aux défenseurs d'être les dépositaires du jeu. Cet exemple nous permet de mieux comprendre un autre avantage de placer plusieurs offensifs dans la même zone : ça resserre le bloc adverse et ça libère des espaces ailleurs :


El Jamali, très excentré en début d'action, fait un appel dans cet espace, où il est trouvé par la passe verticale de Chico Lamba. Stassin fait l'appel latéral pour l'aider, le une-deux fonctionne...


... et El Jamali se retrouve dans l'axe devant la défense, en position de "10". Son "ailier droit" est Stassin, son "avant-centre" devant lui Moueffek. Et à gauche ce n'est pas Boakye, en retrait, mais Old qui n'est même pas sur l'image, mais qui arrive lancé. Son centre à destination de Moueffek...


... est dégagé par un défenseur jusqu'à El Jamali. Son tir est repoussé par un défenseur jusqu'à Old, qui peut de nouveau centrer...


... fort devant le but, mais ni Moueffek, ni Stassin, les deux attaquants, ne peuvent le reprendre. 

Quelques minutes plus tard, une autre construction stéphanoise se prépare, avec un ballon qui circule entre Pedro, Eymard et Chico Lamba :


Le (4)-2-3-1 des Verts est bien visible sur cette image, avec des joueurs offensifs relativement loin, mais qui se regroupent rapidement quand l'attaque démarre :


El Jamali, Stassin et Moueffek dans un petit périmètre, c'est le premier qui est recherché et son une-deux avec le dernier fonctionne très bien. Le jeune ailier stéphanois se retrouve de nouveau dans l'axe balle au pied devant la défense...


... et ses deux compères de l'attaque, Boakye et Stassin, font des appels devant lui. Mais il choisit de nouveau de jouer à gauche, dans la course de Ben Old, qui voit malheureusement son tir repoussé en corner.

Bref, un changement tactique effectué par le staff stéphanois qui a repositionné Moueffek en "10", ce qui consolide le bloc défensif des Verts et qui leur permet offensivement de chercher les combinaisons entre les offensifs dans un petit périmètre avant éventuellement d'écarter le jeu sur les côtés. Une approche qui aurait pu fonctionner avec un peu plus d'efficacité, mais une approche qui s'est effondrée à l'heure de jeu, avec le double changement stéphanois :


Chico Lamba de nouveau blessé, Ferreira est entré en jeu après deux mois d'absence. Pas en latéral droit, mais dans l'axe, laissant le couloir à Pedro. Cette inversion de poste peut être expliquée par le bon match du jeune stéphanois dans son couloir, où il a éteint Nakamura, mais aussi par le manque de rythme de Ferreira, moins exposé dans l'axe. Par contre, l'autre changement effectué, Cardona à la place de Moueffek et le repositionnement derrière, est plus difficile à comprendre. Que Moueffek ne peut pas jouer plus d'une heure sans prendre le risque de se blesser, pourquoi pas. Que le milieu offensif présent sur le banc, Miladinovic, n'offre pas beaucoup de garanties, pourquoi pas non plus. Mais il y avait un autre offensif très fort dans l'axe sur le terrain, Boakye. Et pourtant il est resté à l'aile, Cardona l'ailier a été placé en avant-centre et Stassin l'avant-centre en "10". 

Le carton rouge rémois aurait du faciliter le match des Verts, mais les 4 offensifs présents sur le terrain ont eu du mal à être trouvés par leur coéquipiers - on ne parle même plus de les voir combiner entre eux, contrariant ainsi leur entraîneur : "nos 30 dernières minutes me déçoivent vraiment, les 60 premières étaient satisfaisantes (...) même si nous sommes tombés sur une bonne équipe, nos 30 dernières minutes n'ont pas été bonnes et on ne peut pas l'accepter". 

A titre d'exemple, une construction stéphanoise à la 68e minute, qui part de Larsonneur, avec Ferreira et Eymard qui combinent :


Le 4-2-3-1 est bien visible, avec Cardona dans le dos de la défense (position de hors-jeu qu'il a affectionné lors de ce match) et Stassin bien au milieu entre les deux lignes adverses. Le but de la construction stéphanoise est donc de le trouver - le jeu part d'abord vers la gauche...


... jusqu'à Old et de retour à Nadé, pendant que les lignes adverses se resserrent, Tardieu et Stassin se trouvant maintenant sur la ligne des milieux. Le ballon arrive de nouveau à Ferreira, en meneur de jeu en charge de déclencher la passe verticale, tout comme Chico Lamba l'était avant sa sortie :


Cardona, Tardieu et Stassin se sont regroupés dans un petit périmètre, pendant que Boakye et El Jamali écartent le bloc adverse, qui propose deux lignes de 4 très rapprochées. Il n'est pas facile de trouver ses offensifs entre elles, Ferreira essaie donc une passe en profondeur, trop longue pour être reprise par Stassin, qui avait fait un appel "d'avant-centre", en profondeur, pas de "milieu" qui participe à la construction.

 

Conclusions


Une énorme occasion ratée par Old, un coup de billard dans la surface pour encaisser un but gag, et le match a été plié, les Verts manquant de caractère pour revenir ensuite dans la partie. Ce match sera probablement un tournant de la saison, car la frustration des supporters commence à être très importante, la déception de l'entraîneur et la pression sur lui aussi, pendant que les joueurs sont en colère (Moueffek : "on était tous énervés dans le vestiaire, beaucoup de choses se sont dites, je n’entrerai pas dans le détail"). 

Il est donc probable que des choses changent dans les jours à venir, mais le changement sera principalement sur les personnes en place, les joueurs utilisés et surtout leur attitude sur le terrain. Car le staff stéphanois a déjà essayé des changements tactiques, sans résultat et sans optimisme pour la suite : "Si je trouve que mon équipe progresse ? Non, pas pour le moment"...

dimanche 18 janvier 2026

ASSE - Clermont, 1-0 (Boakye)

Plus difficile que prévu


Les Verts ont renoué avec la victoire en réussissant de se défaire de Clermont par le plus petit des scores...

Plusieurs joueurs étaient de retour pour ce match, Jaber et Boakye de suspension, Chico et Annan de l'infirmerie. Mais le staff stéphanois a préféré la continuité à gauche, où Old a de nouveau été aligné, pendant qu'à droite c'est Pedro qui a été préféré à Appiah (Ferreira pas encore de retour) :


Et comme Cardona avait pris un coup dans la semaine, c'est El Jamali qui a été à l'aile droite, le trio du milieu étant le classique Jaber - Tardieu - Moueffek. Et le placement de ces trois milieux a été au coeur d'une bataille tactique finalement emportée par les Verts. Mais seulement après la pause, comme l'explique Nadé : "le coach a changé 2 ou 3 trucs à la pause qui nous ont permis de mieux nous trouver" et Horneland: "à la pause, il fallait ajuster des choses pour resserrer les lignes et faire changer le rythme de cette rencontre. En positionnant Aïmen Moueffek plus proche de Lucas Stassin, les choses se sont améliorées".

En effet, si on regarde une attaque construite après une demi-heure de jeu, on voit bien comment le bloc adverse cherche à entourer les milieux stéphanois :


Seulement Tardieu se place dans les dos des milieux adverses, entre les lignes clermontoises. Et ce placement est important, car avec Boakye ils sont en surnombre dans la zone du latéral droit. Et quand Nadé trouve l'ailier gauche stéphanois...


... et le latéral sort sur lui, Tardieu peut faire un appel dans son dos, où il est servi. Malheureusement il tente une talonnade pour le une-deux avec Boakye et il perd le ballon. Les Clermontois partent vite en contre...


... avec un ballon en profondeur dans le dos de Nadé. Qui part devant son adversaire direct, mais il est trop lent et à l'arrivée ça devient chaud dans la surface stéphanoise :


Chico doit bloquer l'adversaire de Nadé, Pedro suit un appel dans la surface et le troisième Clermontois est seul au point de penalty. Heureusement, il ne cadre pas sa frappe, pour une action classique de nos adversaires, récupération du ballon et projection rapide.

Pour revenir à la construction stéphanoise, un autre exemple quelques minutes plus tard commence avec une possession entre les défenseurs...


... et avec le bloc adverse qui entoure nos milieux, à l'exception de Tardieu, placé plus haut, entre les lignes. El Jamali est excentré à droite : quelques minutes plus tôt Chico l'avait trouvé avec un superbe ballon long (la frappe de l'ailier avait fini en corner), ils remettent ça :


Moueffek est loin et le latéral gauche adverse ne se trouve pas en difficulté, obligeant l'ailier stéphanois de le défier en un-contre-un. Le jeu est ralenti et même si El Jamali arrive à entrer dans la surface, il est clairement en infériorité numérique... 


... et son centre est facilement repoussé par la défense. Comme Tardieu, Moueffek s'était projeté dans la surface pour être présent à la finition, mais il n'a pas aidé à la construction.

C'est ce qui a principalement changé après la pause, quand Horneland lui a demandé de se placer plus haut, plus proche des attaquants. Comme par exemple à la 54e minute...


... quand le ballon circule de gauche à droite dans la défense. Et si le bloc adverse est positionné pareil, Moueffek se trouve maintenant en dehors, entre les lignes, dans la zone du latéral gauche clermontois. Ainsi, quand la rampe de lancement Chico Lamba trouve encore une fois El Jamali avec un long ballon millimétré...


... c'est du deux-contre-un dans le couloir droit. Tardieu aussi s'était placé entre les lignes adverses dans le dos des milieux. Bref, El Jamali peut combiner avec Moueffek sur le côté...


... le milieu stéphanois entre dans la surface, mais son centre en retrait à destination de Tardieu n'est pas précis. Son coéquipier arrive néanmoins à récupérer le ballon et le donner à El Jamali...


... qui voit son tir bien partir, mais se faire repousser par un défenseur. Old récupère le ballon du côté opposé et malgré l'appel de Boakye à gauche...


... il décide de jouer avec Jaber dans l'axe. Qui envoie de nouveau le jeu vers la droite de l'attaque, avec Chico Lamba et Pedro :


Qui trouve Tardieu, qui joue de nouveau avec El Jamali, de nouveau collé à la ligne de touche. Les milieux stéphanois sont haut sur le terrain et peuvent donc aider leurs offensifs, qui se décalent aussi vers ce côté du terrain - surtout Boakye qui traverse toute la largeur :


El Jamali joue en arrière avec Pedro, qui après avoir trouvé Tardieu avec une passe qui casse les lignes, fait la même chose pour Moueffek. Remise en arrière à Boakye, appui sur Stassin, la talonnade pour le une-deux fonctionne et les Verts ouvrent le score.


Conclusions


Le retour de Chico Lamba a fait du bien offensivement, son jeu long à destination d'El Jamali permettant aux Stéphanois de passer le bloc adverse. Et le simple replacement de Moueffek un cran plus haut, lui a permis d'être trouvé plus facilement, de plus aider ses attaquants desquels il se trouvait plus proche. Et s'il faut féliciter le staff stéphanois d'avoir su trouver la clé, ça n'a pas été la prestation la plus aboutie de la saison. Les protégés d'Eirik Horneland semblent avoir du mal à gérer la pression - il faut espérer que cette victoire, même difficile, leur permettra d'aborder plus relâchés les prochaines rencontres...