dimanche 31 mai 2026

Bilan tactique de la saison 2025-26

Bilan tactique de la saison 2025-26

Il y a eu du changement chez les Verts cette saison, non seulement dans l'effectif, dans le staff, mais aussi sur l'approche tactique suivie et l'utilisation de certains joueurs...

L'inter-saison stéphanoise a été mouvementée, avec des nombreuses recrues qui ont rejoint le club. Des options d'achat levées, des joueurs signés pour l'équipe première ou pour la post-formation aux postes où le besoin était clairement identifié, tous les joueurs convoités ont été conservés. Avec en plus des cellules de performance et de recrutement renforcées, tous les voyants étaient au Vert pour atteindre l'objectif déclaré, remonter en Ligue 1...

La (nouvelle) lune de miel avec Horneland

La direction sportive avait fait le choix de continuer avec Eirik Horneland, il a continué avec son approche tactique portée sur l'offensive. Un système à 4 défenseurs, 3 milieux et 3 offensifs, mais qui défend dans un 4-4-2 losange...

... avec les ailiers en charge du pressing sur la défense centrale et les milieux relayeurs qui couvrent les couloirs à leur place. Quant aux joueurs utilisés, même s'ils ont tous signé avec l'ASSE avant le début de la saison, ils n'ont pas tous été disponibles. En défense, il n'y a eu quasiment aucun moment de la saison où les quatre recrues de l'été (Ferreira, Bernauer, Lamba, Annan) ont été présentes en même temps. Au milieu, Ekwah n'est jamais arrivé et une rotation naturelle a été mise en place autour du duo Tardieu-Jaber. En attaque, Stassin a démarré la préparation tard et en boudant, heureusement que Joshua Duffus et Boakye ont dépanné en avant-centre.

Bref, le staff n'a quasiment jamais pu aligner le même 11, mais malgré cela, les bons résultats ont été là. Par contre, la faille du système utilisé, déjà identifiée par plein d'équipes de Ligue 1 la saison précédente, a  commencé à être bien exploitée par les adversaires des Verts. Et comme en plus les joueurs avaient l'air de plus en plus fatigués (le départ du préparateur physique David Tivey fin septembre peut être plus qu'une coïncidence), ce qui devra arriver, arriva. Si la défaite à domicile contre Guingamp (la première de la saison, lors de la 8e journée) peut être vue comme un accident de route et expliquée par le manque de rotation dans une semaine à 3 matchs, le château de cartes s'est effondré après la trêve internationale de mi-octobre.


Les errements tactiques sous Horneland

Le staff stéphanois a d'abord persisté avec son pséudo-bloc en 4-4-2 losange, pour deux défaites contre Le Mans et à Annecy :


Et comme il fallait changer quelque chose, après une 3e défaite en 4 matchs sur la pelouse du Red Star, le choix a été fait de maintenir le 4-3-3, mais défendre dans un bloc standard, avec les ailiers en charge des couloirs :


Ça a marché à Troyes, leader du championnat, et à la fin du mois de novembre les Verts étaient sur un rythme de quasiment 2 points par match. Par contre, le nouveau système n'offrait pas plus de garanties défensives, tout en enlevant de la fraîcheur aux offensifs et à partir de décembre les blessures et la méforme de certains joueurs ont commencé à plomber les résultats. Faute de latéraux gauches, Old a été repositionné à ce poste dès la sortie sur blessure d'Annan à Dunkerque, et il ne l'a plus quitté jusqu'à la fin de la saison (20 titularisations consécutives).

Un nouveau latéral a fait aussi son apparition à droite, à Clermont, pour le deuxième match en 2026 - Pedro s'est installé à ce poste qu'il n'a quasiment plus quitté de la saison. Cette victoire à Clermont - la dernière de Horneland - a aussi marqué une évolution tactique, car à la pause Moueffek a été remonté d'un cran, en soutien de l'avant-centre. Comme le déclarait son entraîneur, qui a reconduit ce 4-2-3-1 / 4-4-2 une semaine plus tard, à Reims :



La lune de miel avec Montanier

Après une piteuse défaite contre Boulogne - sa 7e en 21 matchs de Ligue 2, Horneland est parti et Philippe Montanier est arrivé. Il a gardé le système 4-3-3 utilisé par son prédécesseur...


... tout en bénéficiant de l'apport de Le Cardinal en défense et de Kanté en sentinelle. Sa grande révolution tactique a été de repositionner Boakye en milieu relayeur, à côté d'un Miladinovic sorti du placard, et bien sûr de mettre d'abord l'accent sur le bloc défensif, pas sur l'attaque. Pour le reste, les mêmes latéraux et le même trio d'attaque alignés presque sans faille.

Les errements tactiques sous Montanier

Comme ses protégés ont été bien muselés à Grenoble, le nouvel entraîneur stéphanois a décidé d'innover tactiquement. Pour son 7e match, il a aligné un système en 3-4-3...


... en sacrifiant le 3e milieu (Miladinovic/Moueffek, car le duo Kanté - Boakye était indéboulonnable) pour rajouter un 3e défenseur central. Ça a bien fonctionné contre le bloc haut d'Annecy, mais ça n'a pas du tout fonctionné contre le bloc bas de Nancy, quand à la pause les Verts sont repassés dans un 4-2-3-1...


... avec Moueffek en pointe haute au milieu, pas Boakye, qui pourtant a le profil. Comme déjà dit plus haut, Moueffek avait déjà été aligné en "10" cette saison, par le précédent entraîneur, mais à l'époque Boakye dépannait à l'aile, car Cardona n'avait plus la confiance de Horneland.

Sous Montanier, le 4-2-3-1 a été le système de la fin de saison, à une exception près. Depuis donc la mi-temps à Nancy (nul arraché dans les arrêts de jeu), pour la victoire contre Dunkerque (facilitée par les relances courtes adverses) et ensuite les défaites à Bastia et contre Troyes qui ont coûté la seconde place et la montée directe. A chaque fois, Boakye était aligné en milieu relayeur et Moueffek en soutien de Stassin :



Après un changement tactique en mode "au cas où" et un 3-5-2 proposé à Rodez - 3e défaite consécutive dans le sprint final - les protégés de Philippe Montanier ont du passer par les play-offs et les barrages pour une dernière chance de remonter en Ligue 1. Et pour ces matchs, le staff stéphanois a de nouveau aligné le 4-2-3-1...


... sauf que maintenant Gadegbeku a fait son apparition dans le 11, à côté de Kanté. La défaite contre Troyes a été la dernière titularisation de Moueffek - lors du play-off contre Rodez c'est Davitashvili qui a été aligné en "10" car Boakye était suspendu, mais dès son retour il a naturellement retrouvé ce poste :


La défaite à Rodez a été la dernière titularisation de Nadé, car enfin Le Cardinal et Bernauer étaient aptes tous les deux en même temps. Des choix forts dans l'axe de la défense et au milieu, mais pas en attaque, où le trio Davitashvili - Stassin - Cardona n'a pas été remis en question...




Conclusions

La tactique et le système spécifique de Horneland, qui avait coûté un nombre incalculable de buts encaissés en Ligue 1 une saison plus tôt, n'a pas fonctionné sur la durée en Ligue 2 non plus. L'entraîneur norvégien a essayé de changer tactiquement, mais il n'a pas réussi, les joueurs n'y croyaient plus. A son arrivée, Montanier a pu s'appuyer sur des recrues et un répositionnement de Boakye, mais quand il a du changer tactiquement, ça n'a pas été une réussite, rendant l'attaque de plus en plus stérile. Et à la fin, les Verts ont raté leur objectif et repasseront encore une saison en Ligue 2...

jeudi 28 mai 2026

ASSE - Nice, 0-0

Nul


La manche aller du barrage contre Nice a été le match le plus pauvre en occasions - des deux côtés - depuis très longtemps...

Le staff stéphanois a aligné son équipe type de fin de saison, avec seule la présence de Appiah en latéral gauche à la place d'Old (gêne aux ischios) comme changement :


Boakye en "10" devant une paire de milieux défensifs Kanté - Gadegbeku, une charnière Le Cardinal - Bernauer. Le système a été maintenu, mais des permutations ont du être effectuées...


... en défense car Appiah a eu un problème musculaire aussi (Pedro est passé latéral gauche et Ferreira est entré à droite), mais aussi en attaque, car le manque de profondeur de banc a fait que Joshua Duffus est de nouveau entré à une aile, pendant que Boakye a du s'excentré à l'autre, laissant le rôle de soutien à Stassin pour Moueffek. Finalement, Tardieu a fait son retour après une longue absence, remplaçant Gadegbeku au milieu.


Les deux équipes avaient très peur, personne ne s'est découvert, donc un match fermé, sans occasions. Histoire de tout laisser sur le match retour...


lundi 18 mai 2026

ASSE - Rodez, 0-0

En barrages, péniblement


Les Verts ont difficilement éliminé Rodez dans les play-offs, après un score nul et vierge et une interminable séance de tirs au but...

Le staff stéphanois a fait le choix de la continuité, remettant le même système en 4-2-3-1 qui a fonctionné contre un Amiens en vacances... 


... mais avec un changement de joueur forcé par la suspension de Boakye. C'est Davitashvili, ailier, qui a été placé en "10", et Joshua Duffus, attaquant axial, a pris le couloir gauche. La paire des milieux récupérateurs, Kanté - Gadegbeku a été reconduite, tout comme la paire des défenseurs centraux, Le Cardinal - Bernaueur. A noter le retour de blessure de Pedro en latéral droit et de Larsonneur dans les buts.

Après une première période où il a été évident que Davitashvili en "10" ne fonctionne pas, que l'équipe est coupée en deux, les Verts ont fait un changement tactique : 


Les mêmes joueurs sur le terrain, mais Davitashvili à l'aile gauche, Joshua Duffus en pointe et Stassin en 9 et 1/2 dans son soutien. Une position qui correspond plus au profil de chaque joueur, un aveu d'échec de la part du staff de changer leurs postes à la mi-temps. Le reste des changements ont été classiques...


... avec Moueffek entrant à l'heure de jeu en "10" - personne comprend toujours pas pourquoi lui à ce poste, ce qui a remis Stassin en avant-centre. Et ensuite, car Le Cardinal ne peut pas tenir plus d'une heure, Nadé l'a remplacé...


... tout comme N'Guessan a remplacé à l'aile droite un Cardona toujours fantomatique. Les deux derniers changements dans les arrêts du jeu, les entrées de Ferreira et Maubleu, ont été effectués pour les tirs au but. Choix payant, car le gardien remplaçant en a arrêté 4 sur 10.

Ce qui a permis aux Verts de se qualifier pour les barrages, une double confrontation contre Nice. Avec des joueurs plus reposé, un banc plus garni par les retours de blessure, les Stéphanois ont peut-être une chance. A condition de retrouver des automatismes et d'arrêter les expérimentations tactiques...


 

Conclusions


Texte...


dimanche 10 mai 2026

ASSE - Amiens, 5-0 (Duffus x2, Stassin, Davitashvili, Moueffek)

Trop tard


Les Verts ont renoué avec le succès après trois défaites consécutives, mais les trois points ne leur ont pas permis d'accrocher la deuxième place, synonyme de montée directe...

Le staff stéphanois est revenu à la raison et a aligné le système adapté à ses joueurs, en les mettant le plus possible à leur poste : 


Un 4-2-3-1 avec Boakye en "10", en soutien de Stassin, avec deux ailiers, Cardona à droite et Joshua Duffus dépannant à gauche à la place de Davitashvili, blessé. Deux milieux défensifs de métier, Kanté et Gadegbeku. Et une défense où des choix ont été imposés par les blessures (Appiah, pas Pedro, à droite et Maubleu, pas Larsonneur, dans la cage), mais pas seulement, car Bernaueur a été préféré à Nadé dans l'axe gauche de la défense.

Quatre changements effectués en 2MT, du poste pour poste, mais là aussi certains imposés par les blessures - Le Cardinal a rechuté, Joshua Duffus s'est fait une entorse à la cheville :


Moueffek entré au milieu, il a de nouveau pris le poste de "10", obligeant Boakye à reculer à la hauteur de Kanté. N'Guessan a rejoué avec les pros après 3 mois, à l'aide droite, Davitashvili a pu rejouer après sa blessure, à l'aile gauche. Et quand Nadé a remplacé Le Cardinal, c'est naturellement lui qui a pris l'axe gauche de la défense, Bernauer glissant à droite.

 

Conclusions


Large victoire en trompe-oeil contre une équipe qui finit dernier du championnat. Une victoire qui ne permet pas aux Verts de monter directement, car ils s'étaient sèchement inclinés contre celle qui a fini avant-dernier... Et qui oblige donc les protégés de Philippe Montanier de passer par la case play-offs et barrages.


dimanche 3 mai 2026

Rodez - ASSE, 2-1 (Cardona)

Juste pas bons


Troisième défaite consécutive pour les Verts, qui ont craqué au pire moment de la saison, ne prenant que quatre points en cinq matchs...

Innovation tactique pour le staff stéphanois, qui a aligné un système en 3-5-2 pour ce déplacement à Rodez. Un système sans ailiers adapté au fait que le seul offensif de couloir encore apte et pas encore replacé à un autre poste n'est plus que l'ombre de lui-même :

Cardona sur le banc, Stassin et Joshua Duffus alignés ensemble en pointe, devant le milieu à trois qui a bien fonctionné pour Philippe Montanier à ses débuts. Un système calé sur celui de Rodez, mais un système clairement pas maîtrisé par les Verts, qui ne savaient pas comment l'animer. Au point que le staff a du le changer à la pause...

... passant dans un (3-)4-3. Miladinovic est sorti, les Verts n'avaient plus que deux milieux axiaux, Cardona est entré à l'aile droite, décalant Joshua Duffus à gauche. Les Stéphanois n'ont pas évolué long temps dans ce système - mais assez pour prendre un deuxième but, la blessure de Pedro les obligeant de passer en 4-2-3-1 :

Gadegbeku est entré au milieu à côté de Kanté et Boakye est monté en "10". Finalement, Annan a refait une apparition sur le terrain, entrant en ailier gauche à la place de Duffus.


L'animation offensive proposée par les Verts a été tellement pauvre, qu'elle ne mérite pas le detour. Mais le manque de maîtrise de ce système a été encore plus criant en phase défensive, les joueurs étant incapables de bloquer la construction ruthénoise :

Une relance part du gardien adverse et le ballon est envoyé par le défenseur axial droit jusqu'à son piston. Les deux offensifs stéphanois doivent gêner les trois centraux, le rapport de force est de 1-contre-1 dans les couloirs, où Old doit chercher son adversaire direct :

Le piston stéphanois est très loin du piston adverse, mais le pire c'est que ses coéquipiers plus axiaux le sont aussi par rapport à leurs adversaires directs. Duffus ne suit pas bien son défenseur, qui propose une solution de passe...

... mais Miladinovic, Kanté et Boakye se trouve très loin des deux milieux ruthenois, qui peuvent être facilement trouvés et qui peuvent combiner, envoyant le jeu à l'opposé. Stassin et Duffus étant excentrés à gauche, c'est Boakye qui monte sur l'axial gauche adverse...

... mais il se fait facilement éliminer par un une-deux, car les milieux ruthénois aident leur défense pour sortir proprement le ballon. Ce 5-contre-5 dans la moitié adverse est très mal joué par les Verts, très loin de leurs adversaires, qui peuvent combiner tranquillement...

... et ressortir proprement de leur camp. Le bloc stéphanois est coupé en deux (pour ne pas dire qu'il n'existe pas), la défense stéphanoise doit donc défendre en reculant, en 5-contre-5, une situation très inconfortable contre une équipe qui montrait un niveau digne d'un prétendant aux playoffs, elle.

 

Conclusions


Des joueurs perdus sur le terrain, avec un moral tellement bas qu'ils ratent tout ce qu'ils essaient de faire. Un entraîneur qui s'embrouille avec les supporters et qui se cache derrière les absences, sans assumer les mauvais choix faits, mais qui est lucide sur son équipe, qui n'a tout simplement pas été au niveau. Certes, les Verts ont encore une chance de monter directement - si les planètes s'alignent - et ont aussi la possibilité de passer par les barrages. Mais avec ce qu'ils montrent depuis trois matchs, qui peut encore y croire ?

dimanche 26 avril 2026

ASSE - Troyes, 0-3

Finale perdue


Les Verts n'ont pas seulement perdu leur match au sommet contre le leader, mais aussi des joueurs majeurs sur blessure, la deuxième place et leur différence de buts favorable...

Le staff stéphanois continue à aligner les mêmes joueurs, dans exactement les mêmes positions, aucun changement n'étant effectué dans le 11 de départ qui avait démarré le triste match à Bastia...


... à l'exception d'un changement forcé, Chico Lamba prenant la place de Le Cardinal, blessé. Et d'autres blessures, celle de Davitashvili et du même Lamba, ont obligé le staff de faire appel à Joshua Duffus à l'aile et Bernauer dans l'axe de la défense. Miladinovic est aussi entré en même temps que ce dernier, à l'heure de jeu, quand Moueffek est sorti... 


... et Boakye a été repositionné plus haut, en soutien de Stassin. Mais ce positionnement à son poste de prédilection du milieu offensif ghanéen n'a duré que quelques minutes, car les Verts sont vite passés en 4-4-2 avec un duo d'attaque Stassin - Joshua Duffus...


... et Boakye à l'aile gauche. Dans le couloir droit, le revenant Ferreira a remplacé Cardona pour les dernières minutes.


Le fait de jouer avec une pointe haute au milieu est tout à fait logique compte tenu du système de jeu proposé par Troyes, un 4-3-3 : 


Sans le ballon, les trois milieux stéphanois étaient au marquage de leurs adversaires directs, empêchant la construction adverse. Mais avec le ballon, la pointe haute Moueffek...


... se place sur la même ligne que les autres offensifs, les Verts se retrouvant à 4-contre-4 en attaque, mais en infériorité numérique au milieu, où Kanté et Boakye ont eu du mal à prendre le dessus sur le milieu adverse.

Le jeu stéphanois a donc souvent pris la forme d'une possession stérile avec des passes latérales avant de perdre le ballon, comme par exemple au milieu de la première période...


... quand Larsonneur joue avec Chico Lamba, qui prolonge dans le couloir droit, jusqu'à Pedro. Les trois milieux stéphanois sont dans leur propre moitié de terrain, Boakye est trouvé et il relaie le ballon jusqu'à Cardona. Ce jeu vertical permet aux Verts de vite arriver dans la moitié adverse...


... et le bloc troyen n'est pas en place. Mais Cardona préfère temporiser et il joue en arrière avec Pedro...


... qui initie ensuite un changement de côté en passant par les défenseurs. Le ballon arrive relativement vite à gauche, où Old essaie de combiner avec son ailier, mais un défenseur sort le ballon en touche. La possession stéphanoise continue...


... avec le ballon de nouveau dans la défense centrale. Chico décide de ne pas changer de côté, il renvoie le ballon à Old, qui cherche de nouveau à combiner avec Duffus :


Sur cette image on voit bien le bloc adverse en 4-4-2 compact et le positionnement de Moueffek, à côté de Stassin, pesant sur la défense, laissant au milieu Kanté et Boakye. Ils ne sont pas cherchés par Duffus, qui préfère assurer en jouant en arrière avec Nadé...


... et toujours via les défenseurs, le changement de côté est effectué, Pedro étant trouvé seul à droite. Les quatre offensifs sont bien sur la même ligne, celle de la défense adverse, et ils restent, le seul qui propose une solution à son latéral c'est Boakye :


Il décroche, ce qui permet un une-deux avec Pedro. Et si Cardona s'écarte dans le couloir pour attirer un défenseur, les trois autres offensifs n'ont pas bougé, il n'y a aucun appel soit en profondeur, soit en décrochant...


... et Pedro se fait subtiliser le ballon. Et dans deux passes, l'ailier gauche adverse est lancé dans le couloir, une phase de transition parfaitement maîtrisée par les Troyens. Et si sur cette action Lamba et Nadé arrivent à contenir les attaquants adverses, ça n'a pas toujours été le cas, comme lors des buts encaissés...

 

Conclusions


Les Verts ont clairement passé une mauvaise soirée. Ils n'ont pas réussi à prendre le dessus, leur jeu ayant été parfaitement contenu par le bloc troyen. Sans idées et sans solutions, ils se sont fait punir et ont pu donc regarder leurs adversaires fêter la montée directe. Un objectif qui sera maintenant plus difficile à chercher pour les protégés de Philippe Montanier, qui ne sont plus deuxièmes et n'ont plus l'avantage d'une bonne différence de buts. Ils étaient attendus au tournant après la mauvaise prestation à Bastia, ils se sont de nouveau ratés et comme l'explique leur entraîneur, ils manquent de force de caractère pour se rattraper : "quand on est en difficulté, on voit qu’on manque de personnalité sur le terrain. On s’éteint vite quand les choses ne tournent pas en notre faveur". Ce qui n'incite pas à être optimiste pour cette fin de saison...

dimanche 19 avril 2026

Bastia - ASSE, 2-0

Chaque match à sa vérité


Fin de série d'invincibilité pour les Verts, mais suite de la série de mauvais résultats à l'extérieur contre des équipes de bas de tableau...

Le staff stéphanois a choisi de faire confiance aux mêmes joueurs qui s'étaient imposés une semaine plus tôt contre Dunkerque, dans un 4-2-3-1 avec Boakye relayeur et Moueffek meneur de jeu :

Mais cette confiance ne lui a pas été rendue par certains joueurs, deux d'entre eux ont été changé avant l'heure de jeu :

Joshua Duffus est entré à l'aile droite à la place de Cardona et Miladinovic au milieu à celle de Moueffek. Avec un léger réajustement tactique, les Stéphanois passant en 4-1-4-1, avec Kanté seul milieu défensif. Il n'y a pas eu d'autre changement de joueur pour les 37 dernières minutes - même si la prestation proposée était loin d'être satisfaisante, le staff a probablement considéré que les solutions sur le banc n'étaient pas appropriées. Un nouveau réajustement tactique a été effectué dans les 10 dernières minutes...

... les Verts repassant en 4-2-3-1 avec Joshua Duffus à gauche, Davitashvili dans l'axe et Boakye à droite. Sans aucun impact, car le problème n'était pas tactique, comme le précise Philippe Montanier : "il a manqué de la qualité technique, du jeu collectif, des changements de rythme".


Le coach stéphanois a aussi expliqué l'animation tactique qu'il aurait aimé voir et que ses joueurs n'ont que rarement mis en place : "il fallait qu'on joue plus vers l'avant (...) et puis, quelle idée de venir jouer dans l'axe, alors qu'on avait des espaces ? Toutes les occasions qu'on a eues sont venues sur les côtés, sur des appels vers le but adverse". A titre d'exemple, les Verts construisent une attaque après 57 minutes de jeu...


... et Larsonneur joue avec Le Cardinal, qui prolonge à droite jusqu'à Pedro. Les 4 offensifs ne participent pas à la construction, c'est aux autres joueurs de leur remonter le ballon. Ce que le jeune lateral stéphanois fait...


... pour jouer ainsi avec son ailier droit, Joshua Duffus. Et si les Verts sont en infériorité numérique dans la moitié adverse, on peut bien voir les duos mis en place, Davitashvili - Moueffek à gauche et Stassin - Joshua à droite, personne dans l'axe. Les Stéphanois sont censés combiner dans les couloirs...


... mais Duffus ne le fait pas, il revient vers son camp avec le ballon, avant de jouer en arrière avec Kanté. Ce n'est pas passé à droite, un changement de côté s'impose. Mais il est très lent, 8 secondes passent entre la passe de Kanté pour Nadé et celle vers Old. Qui reçoit donc le ballon à gauche...


... mais sans qu'aucun déséquilibre soit créé. Et s'il y a plus de Verts dans la moitié adverse, c'est la même chose pour les Corses, qui se trouvent tous dans leurs 40 mètres. Sans solution à gauche, Old repique dans l'axe balle au pied...


... et essaie de trouver un coéquipier dans le coeur du bloc adverse. Le ballon est logiquement récupéré par les Bastiais, qui partent en contre. Les Stéphanois font les efforts nécessaires pour récupérer à nouveau le ballon...


... et ils y parviennent grâce à Boakye, Davitashvili, et Kanté. Ce dernier lance le premier et les Verts ont à leur tour un ballon de transition à exploiter, car le bloc adverse n'est plus en place : 


Boakye remonte le ballon, joue avec Joshua à droite, qui lance Stassin plus haut, excentré lui aussi dans le couloir. Comme Davitashvili et Moueffek sont trop bas, il n'y a aucune solution pour centrer, alors l'avant-centre stéphanois revient en arrière...


... avec Boakye. Les Verts ayant ralenti leur attaque, leurs adversaires se remettent en place, bien plus nombreux. Mais la combinaison dans le couloir  fonctionne, car Stassin, une fois trouvé par Boakye...


... lance parfaitement Joshua Duffus, qui peut centrer dans la surface, où maintenant se trouve l'autre paire Davitashvili - Moueffek :


Le centre est bon et arrive dans les pieds de Moueffek... qui s'emmêle le ballon dans les pieds et finit par tomber tout seul, comme un symbole.

 

Conclusions


Au delà de la mauvaise affaire au classement (tous les concurrents ayant gagné), au delà de la tâche de perdre chez la lanterne rouge et au delà de la très triste image proposée sur le terrain, ce qui surprend le plus c'est l'énorme décalage entre les déclarations avant et après le match. Kanté avant : "peut-être que certains pensent que ce sera un match facile, mais pour nous non, ce ne sera pas un match facile. Dans notre tête on pense aux deux matchs nuls à l’extérieur à Grenoble et à Nancy, on a même failli perdre. L’entame compte beaucoup. Je me rappelle, à Pau on avait bien débuté, et ça s’est bien terminé alors qu’à Nancy et Grenoble on n’a pas bien entamé le match et après c’était compliqué. (...) Mais on a tiré les leçons par rapport à ça, et on pense qu’on montrera un autre visage à Bastia". Ben Old après : "c’est vraiment étrange que l’on aborde les matchs comme cela à l’extérieur. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi", appuyé par son entraîneur : "on s'aperçoit que sur les matchs à l'extérieur, il y a un relâchement". Un relâchement qui a déjà coûté beaucoup de points aux Verts et qui risque de leur coûter plus cher...