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samedi 12 juillet 2025

L'équipe-type du RCT pour la saison 2024-25

Voici l'inventaire des joueurs toulonnais utilisés lors de la dernière saison, Top 14 et Champions Cup réunis. 34 matchs en total, car les Toulonnais ont joué les demi-finales du championnat et le quart européen.


Les avants


Pilier gauche : Priso (21 titularisations, 1411 minutes jouées - 52% du temps de jeu possible) a été le titulaire incontestable sans jamais être blessé, profitant aussi des matchs ratés en sélection (6), sur suspension (3) et blessé (7) par Gros (12t, 734' - 27% tjd). Brennan a été le 3e utilisé, quasiment toujours en remplaçant (1 titularisation, 21 remplaçant, 11 autres fois dans le groupe - 565', 21% tdj)

Pilier droit : Sinkler (19t, 1154', 42% tdj) a été le plus utilisé à droite, malgré ces 9 matchs ratés sur blessure, principalement celle au bras. Gigashvili (13t, 910', 33% tdj) le suit, mais lui aussi a été blessé, 13 matchs à cause des adducteurs. Ces absences ont donc profité à Setiano (2 titularisations, 20 remplaçant, 10 dans le groupe - 595', 22% tdj), mais aussi à Mitchelitze qui est entré 3 fois en jeu, pour 57' de jeu, 24 de plus que la saison dernière

Talonneur : Baubigny (19t, 1370', 50% tdj) a été le titulaire incontestable et a rarement été blessé (2 matchs ratés). Ivaldi (6t, 634', 23% tjd) et Lucchesi (8t, 621' 23% tdj) se sont donc partagé le reste, le deuxième ratant plus de matchs car en sélection (4) et blessé au genou en fin de saison (8). Damond a joué 92 minutes (78 de plus que la saison dernière) et a même été titulaire une fois

Deuxième lignes : le titulaire a été Ribbans (25t, 1944', 71% tdj) malgré 5 matchs ratés pour des blessures au mollet. Alainu'uese (14, 1322' - 48%) et Halagahu (17, 1099' - 40%) se sont partagés le temps de jeu à côté, chacun avec ses pépins physiques (6 matchs épaule le premier, 8 matchs pied le deuxième). S. Rebbadj (4t, 435', 16%) a eu du mal a retrouvé une place après sa grosse blessure au genou (15 matchs ratés cette saison) ce qui a profité à Youyoutte (2t, 263', 10% tdj) avant son départ, mais surtout au jeune Mezou (6t, 314', 11% tdj), qui a été titulaire à chaque fois qu'il était sur la feuille de match.

La troisième ligne titulaire a été Abadie (23t, 1900', 70% tdj) - Isa (23t, 1446', 53% tdj) - Ludlam (21t, 1704', 62% tdj), avec en plus très peu d'absences sur blessure (4, 0, 2, respectivement). A l'opposé de Ollivon (11t, 732', 27% tdj) avec ses 19 matchs ratés suite à sa grosse blessure au genou. Coulon (9t, 814', 30% tdj), Le Corvec (8t, 734', 27%) et S.Tolofua (7t, 608', 22% tdj) complète ce secteur. A noter les premières 44 minutes jouées par Quere-Karaba.


Les trois-quarts


Demi de mêlée : Serin (23t, 1688', 62% tdj) a été indiscutable et quasiment jamais blessé (1 match), White (9t, 626', 23%) étant son remplaçant (en plus des matchs en sélection - 4 et blessure au mollet - 5). Ce qui a laissé que des miettes à Danglot (2t, 351', 13%).

Demi d'ouverture : Garbisi (17t, 1212', 44% tdj) a été le titulaire malgré ses 4 matchs en sélection. Et ce n'est pas Biggar (6t, 523', 19%) qui a été son remplaçant, mais bien Hervé (10t, 781', 28% tdj) magré ses 9 maths ratés à cause des ischios. A noter que Domon a dépanné à ce poste avec 4 titularisations (187', 7% tdj).

La paire de centres a clairement été Sinzelle (25t, 2036', 75%) - Fainga'anuku (23t, 1712', 63%), le premier n'étant jamais blessé malgré son âge. Frisch (9t, 704', 26% tdj) n'a pas réussi à s'imposé en étant souvent blessé (18 matchs ratés, principalement en fin de saison pour une fracture au pied), tout comme Paia'aua (1t, 108', 4% tdj - blessé pendant 22 matchs) et Smaïli (5t, 285', 10% tdj - blessures musculaires pour 24 matchs). Tuicuvu (2t, 287', 10% tdj) a dépanné à ce poste, Nonu (1t, 102', 4% tdj) n'est toujours pas à la retraite et le jeune Cowie (159', 6%) a connu ses deux premières titularisations

Les ailiers se sont partagés le temps de jeu à trois, entre Villière (20t, 1490', 55% tdj), Dréan (19t, 1414', 52% tdj) et Wainiqolo (17t, 1404', 52% tdj). Tuicuvu (8t, 729', 27% tdj) et R.Rebbadj (4t, 346', 13% tdj) ont joué le reste du temps
 
Arrière : Domon (20t, 1528', 28% tdj) a profité de la longue suspension (19 matchs) de Jaminet (9t, 757', 28% tdj) pendant que Paia'aua (3t, 200'), Tuicuvu (1t, 134') et R.Rebbadj (1t, 80') ont dépanné à ce poste


L'équipe-type et les changements à venir


Il y a très peu de titulaires qui partent cette inter-saison, la plupart des changements dans le groupe concernent les remplaçants :

Piliers gauche - pas de changement à prévoir: Priso, Gros, Brennan 
Piliers droite - on remplace le 3e: Gigashvili, Sinckler, Setiano Narmania 
Talonneurs - pas de changement à prévoir: Baubigny, Lucchesi, Ivaldi
2e ligne - pas de changement à prévoir: Ribbans, Alainu'uese, Halagahu, S.Rebbadj, Mezou, Youyoutte
3e ligne - changement important en 8: Abadie, Isa Mercer, Ludlam, Ollivon, Coulon, Le Corvec, S.Tolofua, Tuifua, Quere-Keraba
Demi mêlée - on remplace le 3e: Serin, White, Danglot Le Bail
Demi ouverture - on remplace le 3e: Garbisi, Hervé, Biggar Garcia
Centres - changement important en 13: Sinzelle, Fainga'anuku Brex, Frisch, Smaïli, Nonu, Cowie
Ailiers: - départ important: Villière, Drean, Wainiqolo, Tuicuvu, R.Rebbadj, Ferté
Arrière - pas de changement à prévoir: Jaminet, Domon

Pas beaucoup de changements dans l'effectif, les postes où la greffe doit prendre vite c'est en 8 (Mercer pour Isa et Tolofua) et au centre Brex pour Fainga'anuku (à moins qu'il remplacera le vétéran Sinzelle en étant associé à Frisch qui nous doit une revanche). Pour le reste, des jeunes qui vont gratter du temps de jeu et essayer de bousculer la hiérarchie. Et on risque d'être un peu court à l'aile, c'est dommage d'avoir laissé Wainiqolo partir...

dimanche 22 juin 2025

Equipe-type et blessures, 2024-25

Entre les tâtonnements tactiques et le changement d'entraîneur à la trêve, il est très difficile d'extraire une équipe-type pour toute la dernière saison...


Les blessés et les arrivées tardives lors de mercatos sont des casse-têtes que tous les entraîneurs doivent intégrer avant de choisir leur 11 titulaire. Et comme en plus Olivier Dall'Oglio a eu des consignes tactiques fortes, mais pas adaptées à son effectif, lors de la première moitié de saison, la tâche d'identifier "ses" titulaires devient encore plus difficile. Voici donc une analyse du temps de jeu lors des différentes phases de cette saison.

Dall'Oglio - "offensif"


Les 5 premiers matchs de la saison ont été catastrophiques, 1 but encaissé et 15 encaissés, une victoire dans la souffrance, une raclée historique à Nice... le coach stéphanois a changé de tactique et de joueurs ensuite. Car la tactique demandée par sa direction, basée sur un pressing haut, ne fonctionnait pas - la faute à l'effectif ou à un manque de maîtrise tactique, c'est discutable. En tout cas, ses choix pour ses premiers 5 matchs, abordés en 4-1-4-1, méritent un détour :

  • la paire des centraux titulaires a été Batubinsika - Abdelhamid, 5/5 titularisations, 100% du temps de jeu possible chacun. Nadé est entré 56 minutes à Nice dans une défense à 3, sinon il a été sur le banc
  • Appiah a été le latéral droit avec le plus de temps de jeu (2t, 57% tdj), commençant la saison blessé en amical. Maçon a été suspendu le premier match, titulaire les deux suivant avant de sortir avec un problème au ménisque qui l'a écarté des terrains pour 2 mois. Owusu a du dépanner lors du premier match.
  • Cornud a été le latéral gauche avec le plus de temps de jeu (3t, 77% tdj), étant installé en titulaire dès son arrivée pour le 3e match de la saison. Nzuzi a du dépanner avant, car Petrot revenait d'une pubalgie et n'a été sur la feuille que 3 fois (2 entrées en jeu)
  • la sentinelle titulaire a été Ekwah (2t, 100% tdj) une fois arrivé pour la 4e journée. Avant cela, Tardieu a été titulaire les deux premières journées et Fomba la troisième.
  • Amougou (5t, 84% tdj) a été le milieu relayeur titulaire indiscutable en début de saison, mais à côté de lui ça a beaucoup bougé. Moueffek (2t, 31% tdj) a commencé la saison blessé à la cuisse et a été titulaire seulement à partir de la 4e journée - avant lui, Old (2t, 46% tdj) a été aligné en relayeur 2 fois et Davitashvili une 3e. Mouton n'a gratté que deux entrées en jeu.
  • Les ailiers titulaires ont été incontestablement Cafaro (5t, 85% tdj) et Davitashvili (4t à l'aile, 75% tdj). Quand ce dernier a été aligné dans l'axe, Aiki a été titulaire à sa place. Boakye a fait deux petites entrées en jeu avant de se blesser au mollet
  • Sissoko a été le titulaire en pointe pour les trois premiers matchs, avant l'arrivée de Stassin, titulaire les deux suivants. Wadji a fait deux petites entrées en jeu avant de se blesser à nouveau et Othman a joué ses 4 minutes de la saison en fin du premier match. 

Dall'Oglio - défensif


Après la défaite 8-0 à Nice, l'entraîneur stéphanois a fait des choix. Tactiques - les Verts ont commencé à défendre en bloc bas en 5-4-1 et ont abandonné la possession, mais aussi des joueurs :

  • Batubinsika a continué d'être le titulaire indiscutable dans l'axe droit de la défense, avec 8 titularisations sur 10, 86% du temps de jeu possible. Il a été accompagné par Nadé, avec 6 titularisations consécutives avant de se blesser au genou. Abdelhamid a remplacé ce dernier pendant sa blessure, avant cela l'entraîneur avait essayé de lui redonner un chance à la place de Batubinsika avant de le sortir à la pause à Angers...
  • Ekwah a fait les frais de la tactique de Dall'Oglio, devant reculer en défense centrale quand les Verts n'avaient pas le ballon (les deux tiers du temps) - 10/10 titularisations, 97% temps de jeu. Pour ses deux derniers matchs avec les Verts, ODO a choisi un vrai défenseur pour sa défense à 5, Petrot, alignant le milieu à son vrai poste, devant la défense
  • Appiah a été le latéral droit titulaire (8 fois), car Maçon avait toujours eu des problèmes de genou - revenant seulement pour deux matchs avant de rechuter
  • Petrot (10t, 96% tdj) a profité de la blessure aux ischios de Cornud pour s'imposer à gauche de la défense, laissant cette place à ce dernier seulement quand il a été aligné dans une défense à 3
  • Pour les relayeurs, ça a été une question de paire. Amougou-Moueffek ont été alignés ensemble les 3 premiers matchs de cette série, mais comme ça ne marchait plus, c'est la paire Mouton-Bouchouari qui est devenue titulaire pour les 7 matchs suivants. Tardieu n'a gratté que 6 minutes sur ces 10 matchs et Fomba une
  • Si l'ailier gauche a été indiscutable, Davitashvili étant titulaire 10/10 (95% tdj), ça a été plus compliqué à droite. Old a démarré titulaire deux matchs avant sa longue blessure au genou, qui a profité plus à Boakye (titulaire 4 fois) qu'à Cafaro (2 fois). En même temps, ce dernier a connu des suspensions (1 match pour cumul de jaunes, 2 pour son rouge à Rennes), pendant que Boakye a été de nouveau blessé en décembre. Avec ses 3 ailiers blessés ou suspendus, l'entraîneur n'a pas eu de choix que de passer en 5-3-2, sans ailiers et Aïki et Wadji ont fait deux entrées en jeu chacun
  • Sissoko et Stassin se sont partagé le temps de jeu presque parfaitement - 5 titularisations chacun, 495 de minutes pour le premier et 405 pour le deuxième

Horneland


Arrivé après le non-match de Coupe de France qu'on n'inclura pas dans cette analyse, Eirik Horneland a eu les Verts pendant 19 matchs, tous abordés avec le même système de jeu et la même tactique. L'effectif a changé un peu (pas assez?) en janvier: Cardona et Bernauer sont arrivés en tout fin de mercato - le 2e blessé au genou dès son arrivée, pendant que Cafaro, Amougou quittaient le groupe (Aïki, Monconduit et Othman aussi, mais sans incidence). Et le coach norvégien a mis du temps avant de trouver son équipe type :

  • Nadé a fait quasiment du sans-faute, 19 titularisations sur 19 possibles et il est sorti avant la fin du match une seule fois, à la 86e à Lens. Bernauer a été titulaire 9 fois sur les 10 derniers matchs de la saison (suspendu pour cumul de jaune l'autre), car il n'était pas au club les 5 premiers, blessé au genou ensuite, avant de faire quelques entrées en jeu. C'est bien Batubinsika qui a dépanné, avec 8 titularisations (et 2 matchs de suspension pour un rouge et son sursis). Abdelhamid n'a plus eu droit qu'à quelques entrées en jeu en fin de match pour reposer un titulaire...
  • Petrot a connu un sans-faute en latéral gauche, titulaire tout le temps et rarement remplacé en cours de match (25 minutes en total). Les seules fois quand il n'a pas joué à gauche de la défense c'est quand il a du dépanner dans l'axe droit (Batubinsika suspendu, Bernauer blessé, Abdelhamid pas choisi) ou quasiment sur le côté droit (Appiah et Maçon blessés) - Cornud l'a remplacé à gauche dans ces cas
  • A droite, Appiah a été titulaire 6 matchs consécutifs car Maçon était blessé. Quand ce dernier est revenu, il a été titularisé 6 fois avant d'être mis sur le banc et c'est Appiah de nouveau qui a fini la saison avec 6 autres titularisations
  • Ekwah a continué d'enchaîner les titularisations au milieu, 17/19, ne ratant que deux matchs, un car malade et un suite à une gêne au mollet. Tardieu a du donc monter en milieu relayeur, titulaire à ce poste 11 fois sur les 13 derniers matchs de la saison...
  • ... cassant ainsi la paire Mouton-Bouchouari. Horneland a initialement fait le choix de reconduire la paire de relayeurs de Dall'Oglio, 5 fois sur ses 6 premiers matchs (ils étaient suspendus l'autre). Mais ensuite Mouton a perdu sa place au détriment de Tardieu, aligné à côté de Bouchouari... jusqu'à ce que ce dernier ce blesse au dos mi-avril. Comme Moueffek revenait en forme après son absence en janvier et février, c'est lui qui a fini la saison comme 3e milieu titulaire. Fomba, Amougou (avant son départ) et Miladinovic ont gratté quelques minutes de jeu
  • Davitashvili a continué d'être le titulaire indiscutable à gauche, ne ratant que le premier match de Horneland, car il été malade. A droite, Cafaro (avant de partir), NGuessan et Boakye se sont partagé des minutes de jeu avant l'arrivée de Cardona fin janvier ou pour reposer ce dernier. Revenu de sa longue blessure fin mars, Old n'a fait que des entrées en jeu en fin de saison, sans être titulaire
  • Stassin a été le grand gagnant de l'arrivée de Horneland, avec 16 titularisations consécutives (94% tdj) avant de finir la saison blessé. Sissoko n'a eu que 16 minutes de jeu après avoir purgé ses 7 matchs de suspension. Wadji (revenu en mars après sa longue blessure) et NGuessan ont suppléé Stassin. Pour le jeune offensif, s'il a connu 3 titularisations et 170 minutes de jeu depuis janvier, la plupart ont été à l'aile, pas en pointe

Les recrues

La déception de descendre à nouveau en Ligue 2 a été amplifiée par les moyens que le club a maintenant, avec le nouveau propriétaire. Moyens qui se sont traduits dans des nombreuses arrivées, certes. Mais avec un très faible apport sportif :



Pour chaque joueur dans cette équipe-type des recrues de la saison on voit le nombre de titularisations (t), le nombre de matchs ratés sur blessure/maladie (b) et le pourcentage de son temps de jeu (prenant en compte quand il est arrivé). Le constat est terrible, sur le 11 recrues - 9 si on exclut le pauvre Miladinovic avec ses 26 minutes jouées en championnat et le gardien remplaçant - très peu ont été utilisées plus de la moitié du temps disponible : Davitashvili, Ekwah et Stassin sont évidement les bons élèves, tout comme Bernauer et Cardona, arrivés seulement fin janvier. D'autres ont été plus blessés que titulaires (Old et Boakye) et d'autres encore (Cornud et Abdelhamid) n'avaient tout simplement pas le niveau. Fort heureusement, les "titulaires Ligues 2" ont répondu présents pour compenser ces manques du recrutement et aléas médicaux. Petrot (29t, 2b) et Nadé (25t, 4b) ont compensé le manque de niveau de Cornud et Abdelhamid. Tardieu (13t - très peu utilisé sous ODO, 1b) et Bouchouari (20t, 3b) ont tenu le milieu. Appiah (21t, 3b) a compensé le non-recrutement d'un latéral droit et les 16 matchs ratés sur blessure par Maçon...

mardi 10 juin 2025

Les buts verts, 2024-25

Les buts verts 2024-25


Les Verts nous manquent déjà - voici quelques statistiques pour faire passer le temps en attendant la reprise de l'entraînement dans moins de deux semaines...


Types de buts


Il y a eu 39 buts marqués et 77 encaissés par l'ASSE lors des 34 matchs disputés lors de la saison 2024-25, en Ligue 1 - on ignore le matchs de Coupe de France, comme le club le fait depuis plusieurs années. Certains de ces buts ont été inscrits dans le jeu, d'autres suite à un coup de pied arrêté (CPA) et d'autres sur penalty ou des buts contre son camp (csc). On différencie les buts inscrits dans le jeu entre ceux qui ont découlé d'une action construite (par exemple une relance qui part du gardien) et ceux qui ont suivi la récupération du ballon de l'adversaire (un contre, une récupération haute, etc.)

Comme la saison des Verts a eu deux périodes distinctes, une sous Olivier Dall'Oglio (15 matchs) et l'autre sous Eirik Horneland (19 matchs - les mêmes adversaires plus deux fois Reims et PSG en plus), on sépare les statistiques :



La moyenne des buts encaissés est identique sous les deux entraîneurs, 2,26 buts par match, ce qui est énorme et ce qui a probablement été la raison principale de l'avant-dernière place au classement des Stéphanois. Mais il y a aussi des différences entre les deux périodes. Les Verts de Horneland ont encaissé beaucoup plus de buts dans le jeu (75% contre 55%), surtout sur des pertes du ballon - un tiers des buts encaissés sur l'année civile 2025 ont été sur une transition adverse. C'est évidemment le revers de la possession, les Stéphanois ayant une des plus faibles du championnat sous Dall'Oglio - on encaisse moins de buts suite à une perte du ballon quand on n'a le ballon que 20-30% du temps... Une autre différence vient aussi des buts encaissés sur coup de pied arrêté, beaucoup plus en première partie de saison (20% contre 7%). Et finalement, si le grand nombre de buts encaissés sur penalties - 13 ! - est équitablement distribué, il faut noter que les Verts de Horneland n'ont concédé aucun penalty lors de leurs 6 derniers matchs de la saison...

Quant aux buts marqués, les deux périodes ne sont clairement pas similaires, les Verts de Horneland ayant marqué beaucoup plus (1,42 buts/match) que sous Dall'Oglio (0,8) :



Là aussi, le jeu de possession prôné par l'entraîneur norvégien, une philosophie à l'opposé de son prédécesseur, est visible dans les statistiques, avec plus de la moitié des buts provenant d'un jeu construit. Et le travail concernant les CPA a concerné l'aspect défensif, mais aussi offensif - si les buts encaissés sur CPA ont été divisé par deux, les buts marqués ont triplé.

Il est malheureusement assez simple de résumer la dernière saison des Stéphanois du point de vue des buts : une défense très friable peu importe l'entraîneur, mais une attaque beaucoup plus prolifique après le changement de staff.

Contribution des joueurs


Pour regarder les joueurs qui ont le plus contribué offensivement du côté de l'ASSE, il ne faut pas se limiter au nombre de buts marqués ou à ce qu'on appelle passe décisive. Pour chaque but on prend en compte "l'avant-dernier" joueur, mais aussi d'autres qui ont été "impliqués" dans l'action, juste avant le but. Par exemple, l'antépénultième stéphanois qui joue le ballon. Ou le joueur ayant obtenu le penalty, le joueur ayant provoqué le but contre-son-camp, etc. Même si cet exercice est plus difficile à effectuer - il faut regarder les images, non seulement les chiffres secs - on considère qu'il est plus relevant pour la vraie contribution offensive des joueurs. Pour prendre en exemple le premier but sous les commandes de Horneland, marqué contre Reims : Nadé récupère le ballon dans notre moitié, il monte, une-deux avec Cafaro, et centre pour Boakye, qui marque. Dans les statistiques officielles, Nadé est bien sûr crédité d'une passe décisive, mais les chiffres ci-dessous montrent aussi la contribution de Cafaro.

Bref, voici les Stéphanois ayant contribué à au moins 3 buts lors de cette saison :


Le meilleur buteur stéphanois, Stassin (12 buts marqués et avant-dernier pour 5 autres) n'arrive que deuxième de ce classement, étant précédé par Davitashvili, qui en plus de ses 9 buts marqués, avant-dernier pour 8 autres, a aussi contribué à encore 3 autres. On retrouve ensuite l'autre ailier de l'ère Horneland, Cardona (5 buts marqués et passeur sur 5 autres lors de la 2e partie de saison), à égalité avec Tardieu - il a commencé à marquer tard, en fin de saison, mais il a été impliqué dans 10 buts en total. Petrot, souvent critiqué pour son faible apport offensif, reste néanmoins le 5e joueur de l'effectif en nombre des buts auquel il a contribué (4 en avant-dernier, 2 autres étant impliqué dans l'action).

Sissoko et Boakye, pourtant des joueurs offensifs, ne font pas mieux (4) que Nadé et Mouton, même s'ils ont évidement plus marqué que simplement contribué. Ensuite, l'ailier Cafaro a fait aussi bien que les trois milieux Bouchouari, Ekwah et Moueffek- impliqués dans 3 buts chacun. Viennent ensuite avec une contribution de 2 buts chacun, Appiah et Larsonneur (si, si, impliqué à domicile dans le 2e but contre Auxerre et le 3e contre Reims). Wadji et Old (longues blessures), Miladinovic (quasiment pas utilisé), Maçon, Bernauer, Amougou et Batubinsika ont été impliqués dans 1 but chacun, le dernier étant dans ce groupe le seul à avoir marqué, pas juste contribué - le tout dernier but de la saison stéphanoise. 

Si on regarde cette contribution aux buts par rapport au temps de jeu, Davitashvili n'arrive plus en tête - il a été de loin le joueur de camp le plus utilisé et il a été donc impliqué dans un but toutes les 137 minutes de jeu. Cardona et Stassin ont des meilleures statistiques, presque identiques, un but toutes les 104-107 minutes. Suivis de Tardieu, 122 minutes. Boakye (183 minutes), Sissoko (205 minutes) et Cafaro (245 minutes), les autres joueurs offensifs principalement utilisés, ont été décisifs moins souvent. Les deux derniers payant aussi le fait d'avoir joué seulement en première partie de saison, quand c'était le néant offensivement.

Le cas Miladinovic permet d'illustrer les limites de ce genre de statistiques. Il n'a joué que 26 minutes (hors temps additionnel) en championnat, mais il a contribué à un but, déviant de la tête la passe de Larsonneur jusqu'à Stassin, qui, après un une-deux avec Mouton, a marqué le troisième but de la première victoire de Horneland, contre Reims. Ayant contribué à un but toutes les 26 minutes, Miladinovic est donc le joueur stéphanois ayant été le plus décisif cette saison...


Une question de système ?


Revenons aux buts encaissés par les Verts pour adresser un débat concernant le système de jeu (4-3-3) utilisé par Horneland. Vu que les Stéphanois ont encaissé en moyenne autant de buts sous Dall'Oglio (4-1-4-1 / 5-4-1) que sous lui, la réponse facile est que ce n'est pas la faute du système tactique. Mais qu'est-ce qui se passe si on regarde seulement les buts encaissés sur du jeu construit ? On a déjà mentionné l'amélioration sur les CPAs et les phases de transitions - plus nombreuses quand on tient le ballon, regardons les phases défensives classiques : l'adversaire a le ballon, construit une attaque, et les Verts encaissent un but en étant en place tactiquement. Pour faciliter la comparaison, on ne regarde pas les 5 premiers matchs de Dall'Oglio : après la claque historique encaissée à Nice (5e journée), il a changé d'approche, utilisant un système bien plus défensif - un 4-1-4-1 en possession du ballon qui se transformait en 5-4-1 sans le ballon, avec Ekwah reculant au niveau de la défense centrale.

Résultat de ce système (5-4-1) et tactique défensive - bloc bas, sans possession ? Les Verts ont encaissés 6 buts "construits" en 10 matchs. Les 6 étant le résultat des erreurs défensives, mauvais alignement lors d'un hors jeu, adversaire oublié, cafouillage dans la surface, passivité malgré un surnombre de défenseurs stéphanois par rapport aux attaquants.

Quant à Horneland, les Verts proposaient un bloc en 4-3-3 avec un pressing haut dans la moitié adverse et des couloirs couverts par les milieux. Et ils en ont encaissé 19 buts "construits" en 19 matchs. Bien plus, mais si on regarde le détail, dans 14 cas on retrouve les mêmes erreurs défensives qu'avant, le plus souvent le résultat d'une énorme passivité de la défense, pas d'un déséquilibre. A Marseille on observe pour la première fois les limites défensives du bloc stéphanois pour le 3e et 5e but encaissés, le latéral gauche adverse n'étant pas suivi - et encore, pour le 3e but, Larsonneur repousse 2 tirs consécutifs dans la surface,  mais le ballon revient toujours dans les pieds adverses, les défenseurs n'interviennent pas. Et de nouveau en tout fin de championnat, une fois à Strasbourg (jeu à droite de l'attaque, le latéral à l'opposé est libre) et trois autres fois (Strasbourg de nouveau, Monaco, Toulouse) avec un pressing haut sur un latéral adverse par un milieu, qui une fois éliminé, laisse la défense en déséquilibre. En total, seulement 5 buts encaissés car le bloc stéphanois a été dépassé sur une attaque construite par l'adversaire...

Pour faire simple, le bloc équipe sous Horneland n'est pas si responsable que ça dans le nombre de buts encaissés dans le jeu. On retrouve très souvent les erreurs défensives et la passivité de la défense comme cause principale, sans parler bien sûr des phases de transition avec les nombre impressionnant de pertes de ballon et passes ratées. Défendre en bloc bas 5-4-1 sous Dall'Oglio ou presser haut en 4-3-3 sous Horneland revient presque à la même chose, la défense passive et pas au niveau plombe le résultat. 





Contre Nantes, malgré le bloc bien en place, les défenseurs stéphanois cafouillent le ballon dans la surface pour le 1e but et sont extrêmement passifs lors du 2e. Contre Auxerre, lors d'un centre adverse il y a un seul adversaire dans la surface, contre les 4 défenseurs, et il marque tranquillement. Presque la même chose pour le 3e but rennais, sauf qu'il y a deux adversaires dans la surface, un d'entre eux reprend de la tête à côté d'Appiah, qui ne saute même pas. Contre Marseille, Cornud ne s'aligne pas avec le reste de la défense et couvre un adversaire - le 1e but, initialement annulé pour hors-jeu, est validé par la VAR. Positionnement inverse pour le même Cornud lors du 1e but encaissé à Toulouse - il est quelques mètres plus haut que le reste de la défense et il est donc trop court pour empêcher son adversaire direct de reprendre un centre.

Contre Reims, Nadé se fait aspiré par le ballon et ne revient pas, le reste de la défense coulisse vers la gauche pour compenser, l'ailier à l'opposé est libre pour reprendre un centre. Contre Auxerre, seulement deux adversaires se trouvent dans la moitié stéphanoise contre 4 défenseurs et 2 milieux - pourtant, l'ailier gauche se balade devant la défense et marque de l'extérieur de la surface. A Lille, les deux derniers buts sont encaissés dans. un 4-4-1 (Batubinsika avait pris un rouge) et à chaque fois les adversaires combinent tranquillement dans la surface malgré un grand nombre de joueurs stéphanois. Contre Rennes, Appiah se fait éliminer par son adversaire direct, centre en retrait, un adversaire oublié par Cornud marque facilement. A Marseille on observe pour la première fois les limites défensives du bloc stéphanois pour le 3e et 5e but encaissés, le latéral gauche adverse n'étant pas suivi - et encore, pour le 3e but, Larsonneur repousse 2 tirs consécutifs, mais le ballon revient toujours dans les pieds adverses, la défense étant très passive. Contre Angers, de nouveau défense passive, deux adversaires contre 3 défenseurs dans la surface lors d'un centre, un reprend de la tête sur la barre, l'autre finit par marquer, sans opposition. Deux buts similaires contre Nice aussi, ballons mal dégagés par la défense, parades de Larsonneur reprises par un adversaire, pas un défenseur. Le 6e but parisien à la dernière minute de jeu est anecdotique, la défense étant complètement passive. A Lens, même si initialement Appiah se fait aspirer lors d'un pressing, il revient, la défense est en place, mais Nadé ne joue pas bien le hors-jeu comme ses coéquipiers. But encaissé lors du Derby avec une défense passive, un adversaire parvenant à tirer avec 4 stéphanois groupés autour et devant lui. Les deux derniers buts encaissés à Strasbourg sont imputable au système tactique : jeu à droite de l'attaque, le latéral à l'opposé est libre ou pressing haut sur un latéral adverse par un milieu, qui une fois éliminé laisse la défense en déséquilibre. Le but encaissé à la 2e minute contre Monaco l'est aussi - pressing haut déjoué par l'adversaire, défense en déséquilibre. Un autre but n'a rien à voir, ballon repoussé par la défense, tir de loin. Pareil contre Toulouse, 1e - pressing haut déjoué, 3e - bloc en place, ballon mal dégagé, passivité.

samedi 22 juin 2024

L'équipe type du RCT pour la saison 2023-24

Voici l'inventaire des joueurs toulonnais utilisés lors de la dernière saison, Top 14 et Champions Cup réunis. Une saison particulière suite à la Coupe de Monde (CdM) et ses jokers...


Les avants


Pilier gauche : Priso (17 titularisations sur 31 matchs, 1107 minutes jouées - 44% du temps de jeu possible) a été le titulaire incontestable. Devaux (8, 791' - 32%) a joué plus que Gros (6, 480' - 20%), car ce dernier a raté 12 matchs sur blessure (cervicales) et a été avec le groupe France pour la CdM. On note les premières minutes (58) du jeune Gonzalez.

Pilier droit : Gigashvili (18 titularisations sur 31 matchs, 1168 minutes jouées - 47% du temps de jeu) a été le titulaire incontestable malgré les matchs en sélection (4). Le remplaçant a été partagé entre Brookes (6, 692' - 28%) et Setiano (7, 507' - 20%). On note quasiment aucune blessure chez les piliers droits (un match chacun pour Brookes et Setiano) et les premières minutes (33) du jeune Mitchelidze.

Talonneur : Baubigny (19 titularisations sur 31 matchs, 1069 minutes jouées - 43% du temps de jeu) a été le titulaire incontestable malgré ses fractures à la main (8 matchs ratés). Son remplaçant a été d'abord Ch.Tolofua (7, 710' - 28%) avant son départ à Montpellier mi-fevrier, suivi par Singleton (5, 532'- 21%) arrivé mi-novembre en joker médical de Etrillard. On notera la saison blanche et fin de carrière de ce dernier, tout comme les premières minutes de Boulassel (60, avant son prêt en janvier) et Damond (14), ainsi que le dépannage de Brookes (12') à ce poste.

Deuxième lignes : le titulaire a été Ribbans (20 titularisations sur 31 matchs, 1510 minutes jouées - 61% du temps de jeu) malgré la CdM (5 matchs ratés). Alainu'uese (15, 1084' - 44%) et Halagahu (14, 1088' - 44%) se sont partagés le temps de jeu à côté, le premier ratant aussi 5 matchs à cause de la CdM et suspensions. S.Rebbadj (6, 479' - 19%) a raté les 10 premières matchs de la saison à cause de son genou, Warion (2, 190' - 8%) a gratté un peu de temps de jeu, tout comme Tanguy (2, 140' - 6%), parti début novembre. Sans oublier bien sûr le joker CdM Alun Wyn Jones (3, 221' - 9%).

Troisième lignes : Abadie (18 titularisations sur 31 matchs, 1419 minutes jouées - 57% du temps de jeu), malgré les 7 matchs ratés sur blessure (genou, puis mollet), a été un titulaire incontestable ce qui l'a propulser en sélection (3 matchs ratés). Du Preez (15, 1080 - 43%) et S.Tolofua (15, 1157 - 46%) ont des stats très similaires, qui les mettent devant les deux internationaux, Ollivon (13, 920' - 37%) et Isa (9, 692'- 28%). Le premier a raté 9 matchs à cause du XV de France (plus 4 matchs à cause de la cuisse et du dos) et le dernier 5 avec l'Argentine (plus 8 matchs à cause d'un genou et des adducteurs). Coulon (12, 954' - 38%) et Le Corvec (8, 609' - 24%) en ont profité. On note le très faible temps de jeu du jeune Youyoutte (3, 245' - 10%) et le dépannage de S.Rebbadj (27') à ce poste.


Les trois-quarts


Demi de mêlée : Serin (11 titularisations sur 31 matchs, 861 minutes jouées - 35% du temps de jeu) a été moins utilisé que White (14, 943' - 38%) à cause de sa longue blessure à l'épaule (12 matchs ratés). L'Ecossais a lui raté 6 matchs à cause de la sélection, ce qui a profité à Danglot (3, 295' - 12%). On note le faible apport du joker médical Lobzhanidzhe (3, 295' lors des 10 matchs où il était présent) et du joker CdM Young (0 titularisations et 9 minutes jouées lors des 6 matchs où il était présent. Hervé a dépanné 25' à ce poste quand Serin s'est blessé à l'épaule.

Demi d'ouverture : Hervé (13 titularisations sur 31 matchs, 1037 minutes jouées - 42% du temps de jeu) a été le plus utilisé, mais il n'a pas fini la saison en titulaire. Biggar (9, 537' - 22%) a commencé plus tard suite à la CdM (4 matchs ratés) et a surtout été blessé au dos (6 matchs, plus 2 autres malades). Arrivé très tard, fin février, Grbisi (5, 393' - 16%) s'est imposé comme titulaire sur la fin de la saison. Sinzelle (2, 209' - 8%) a dépanné à ce poste, tout comme Smaïli (25'), pendant que le joker CdM Lolesio n'a été utilisé que très peu (2 titularisations, 200 minutes jouées à l'ouverture).

Centres : Païa'aua (13 titularisations sur 31 matchs, 937 minutes jouées - 38% du temps de jeu) a été le plus utilisé, malgré la CdM (3 matchs ratés) et ses blessures récurrentes au mollet (10 matchs). Une situation similaire pour Waisea (9, 642' - 26%) avec 4 matchs de CdM et 13 ratés à cause de l'épaule/saison finie. Arrivé très tard, début décembre, Fainga'anuku (9, 669' - 27%) a alterné entre l'aile et le centre avant de s'imposer comme titulaire à ce poste, ratant lui aussi 2 match sur blessure. Arrivé d'abord comme joker CdM, Tuicuvu est resté pour toute la saison, passant plutôt à l'aile, mais ayant quand même pas moins de 12 titularisations au centre (948' - 38%). Smaïli (9, 692' - 28%), Sinzelle (5, 387' - 16%) et Rabut (6, 462' - 19%) ont contribué aussi, pendant que des demis d'ouverture ont dépanné : Grbisi (24'), Biggar (9') et Lolesio (14').

Ailiers : Villière (16 titularisations sur 31 matchs, 1133 minutes jouées - 46% du temps de jeu) a été un titulaire incontestable malgré le XV de France (3 matchs ratés) et sa blessure au genou (4 matchs). Tuicuvu (10, 688' - 28%) et Wainiqolo (9, 817 - 33%) se sont disputé l'autre place, le deuxième commençant la saison tard (3 matchs de CdM) et n'arrivant pas a retrouvé son statut de titulaire dans le nouveau système. Le joker CdM Naikataci (1, 71' - 3%) a été un flop, c'est le jeune Drean qui s'est imposé lors de la CdM, finissant la saison avec un total de 19 titularisations (1459' - 59%). Fainga'anuku (5, 426' - 17%) et R.Rebbadj (2, 160' - 6%) en ont joué aussi, pendant que Sinzelle (28') et Luc (9') ont dépanné.

Arrière : Jaminet (16 titularisations sur 31 matchs, 1200 minutes jouées - 48% du temps de jeu) s'est imposé comme titulaire une fois arrivé fin-novembre, malgré 2 matchs ratés sur blessure et 1 pour sélection. Luc (9, 711' - 29%) a été titulaire en début de saison, perdant ensuite même sa place de remplaçant au détriment de Domon (6, 473' - 19%). Lolesio a aussi dépanné 9 minutes à ce poste.

L'équipe-type


Voici à quoi peut ressembler l'équipe des TITULAIRES pour la saison qui vient de finir :



Tous les postes doivent être doublés, voir même triplés. Avec les départs connus et les arrivées déjà confirmées, l'effectif toulonnais pour la saison à venir donnerait ça :
  • Piliers gauche: Priso, Gros, Brennan
  • Piliers droit : Gigashvili, Sinckler, Setiano
  • Talonneurs: Baubigny, Ivaldi, Boulassel
  • 2e ligne: Ribbans, Alainu'uese, Rebbadj, Halagahu, Espoir
  • 3e ligne: Ollivon, Abadie, Tolofua, Isa, Coulon, Ludlam, Le Corvec
  • Demi mêlée: Serin, White, Danglot
  • Demi ouverture: Grbisi, Biggar, Hervé
  • Centres: Paia'aua, Fainga'anuku, Frisch, Smaïli, Sinzelle
  • Ailiers: Villière, Tuicuvu, Wainiqolo, Drean
  • Arrière: Jaminet, Domon
Pas beaucoup de changements dans l'effectif, avec des arrivées qui remplacent des départs : Brennan pour Devaux, Sinckler pour Brookes, Ivaldi pour Singleton pour Tolofua, Ludlam pour Du Preez et Frisch pour Waisea et Rabut. Les départs sont des remplaçants, donc les recrues peuvent chambouler la hiérarchie aux postes respectifs. Par contre, il y a d'autres départs qui ne sont pas remplacés et c'est risqué :
  • pas de 3e talonneur, à moins que le jeune Boulassel perce vraiment
  • pas de 5e deuxième ligne, Warion n'est pas remplacé - il n'a pas beaucoup joué, on peut monter un 3e ligne, mais ça peut être léger, surtout que Rebbadj n'a pas vraiment retrouvé son niveau d'avant blessure et Alainu'uese commence a être plus âgé
  • Deux départs au centre (Waisea et Rabut) remplacés par une seule arrivée, mais le premier a été absent long temps de toute façon, le deuxième n'a que peu joué, tout comme Sinzelle - toujours au club. Sans parler de la possibilité de Grbisi et Tuicuvu de dépanner
  • pour l'arrière, Luc n'est pas remplacé - il a peu joué la 2e partie de saison, il faudra que le jeune Domon perce vraiment
Bref, un groupe peu changé, avec des départs de remplaçants compensés par les arrivés des potentiels titulaires donc une amélioration de la qualité de l'effectif. Ça reste potentiellement léger au poste de talonneur et d'arrière, il faudra éviter des longues absences pour Baubigny et Jaminet. A voir aussi si un jeune 2e ligne pointera son bout du nez si besoin. 

dimanche 16 juin 2024

Les blessures vertes, 2023-24

Comme à leur habitude, les Verts ont eu un bon nombre de joueurs absents pour des raisons médicales, même si certains ont serré les dents pour pouvoir jouer en fin de saison...


Comme tous les ans, la saison stéphanoise a été ponctuée des blessures, certaines plus pénalisantes que d'autres. Plusieurs joueurs ont fini la saison sur les rotules, mais comme ils ont joué, leur blessure n'est pas comptée ci-dessous. Voici le détail, joueur par joueur, pour les joueurs les plus utilisés - les chiffres représentent le nombre de matchs ratés sur blessure par rapport aux matchs où le joueur était réellement disponible (si le joueur est suspendu ou ne fait pas partie des plans de l'entraîneur, le fait qu'il soit blessé ou pas n'est pas relevant). Tous les matchs sont comptés, championnat, Coupe de France et barrages.

Les "titulaires"

  • Larsonneur - 6 matchs ratés suite à une épaule luxée à l'automne plus un 7e, le dernier du championnat, pour ses problèmes à la cuisse qui l'ont diminué en fin de saison
  • Appiah - 5 matchs ratés pour une blessure aux ischios au printemps
  • Petrot - aucun match raté pour des raisons médicales. D'ailleurs, à part les deux matchs de Coupe, il a été sur la feuille pour tous les autres et il n'y a que deux matchs où il n'est pas rentré en jeu
  • Maçon - aucun match raté pour des raisons médicales depuis son retour début janvier - le seul où il n'a pas participé c'était pour une suspension
  • Nadé - aucun match raté pour des raisons médicales
  • Batubinsika - 5 matchs ratés pour une blessure aux ischios à l'automne, en même temps que Larsonneur. Il a aussi raté 5 autres matchs car il jouait la CAN avec sa sélection
  • Briançon - 2 matchs ratés pour des blessures musculaire, un à l'automne, l'autre au printemps, même si plusieurs fois il a été ménagé, sur la feuille de match, sans entrer
  • Tardieu - 2 matchs ratés, en février, un car il était malade, l'autre car il ressentait une gêne
  • Monconduit - 7 matchs ratés pour des raisons musculaires (ischios), 2 en août, 4 en décembre et un autre le dernier du championnat
  • Moueffek - 3 matchs ratés à cause de la cheville (1, en août) et de la cuisse (2, en février)
  • Chambost - 3 matchs ratés suite à une élongation (2, en septembre), plus un autre en octobre
  • Cafaro - 5 matchs ratés, dont deux pour des maladie (gastro, etc), 2 pour des problèmes aux côtes (en août) et 1 en mars pour une gêne musculaire
  • Cardonaaucun match raté pour des raisons médicales depuis son arrivée début janvier. Pour être plus précis, aucun match raté tout court
  • Mbuku -  aucun match raté pour des raisons médicales depuis son arrivée fin janvier. Pour être plus précis, aucun match raté tout court
  • Sissoko5 matchs ratés en avril à cause d'un mollet. Il en a aussi raté 4 autres car il jouait la CAN avec sa sélection

Les "remplaçants"

    • Green - 2 matchs passés à l'infirmerie fin janvier
    • Bentayg - 11 matchs ratés, dont une longue série de 10 fin 2023 pour une blessure à la cuisse
    • Bouchouari - aucun match raté pour des raisons médicales 
    • Fomba - 2 matchs ratés pour une entorse à la cheville en mars
    • Lobry -  aucun match raté pour des raisons médicales jusqu'à son départ en janvier
    • Diarra - 6 matchs ratés à cause des adducteurs en octobre (2) et décembre (4), avant de se faire les croisés en janvier - saison finie
    • Charbonnier -  aucun match raté pour des raisons médicales jusqu'à son départ en janvier
      • Wadji - il est plus simple de lister les matchs qu'il n'a pas raté. Il a joué les deux premiers matchs de la saison avant d'avoir la cheville cassée. Il est revenu 7 minutes à Laval en octobre pour enchaîner avec une blessure musculaire. Il est revenu 3 matchs (le 3e en titulaire) en janvier, quand Sissoko était à la CAN, avant de rechuter. Il est revenu en avril, quand Sissoko était blessé, pour la semaine à 3 matchs (dont 2 en titulaire) avant de rechuter à nouveau. Il est revenu pour le dernier quart d'heure de la saison


      Sur les 23 joueurs listés ci-dessus, on peut considérer que les entraîneurs ont eu à leur disposition seulement 20. En effet, Charbonnier, Diarra (croisés) et Lobry sont "partis" en même temps que Cardona, Mbuku et Maçon sont arrivés pour les remplacer dans le groupe, quasiment du poste pour poste. Et une fois n'est pas coutume, il faut souligner la qualité "médicale" du mercato d'hiver, car aucune des recrues arrivées en janvier n'a passé du temps à l'infirmerie.

      Sur ces 20 joueurs, si on enlève Wadji - saison quasiment blanche - et les deux gardiens, ça fait donc un groupe de seulement 17 joueurs de champ disponibles pour les entraîneurs. Pas beaucoup de rotations possibles, ces joueurs se sont partagé le temps de jeu et ils ont été plutôt épargnés par les blessures. Les trois latéraux ont été très fiables - seul Appiah a été absent et Maçon était déjà de retour. Les défenseurs centraux aussi - ça a été plutôt un problème de choisir la paire titulaire. Les trois milieux Tardieu - Moueffek - Chambost n'ont raté que très peu de matchs, et c'est la même chose pour les ailiers. Il n'y a que sur le poste d'avant-centre que les Verts ont galéré  - les deux fois quand Wadji est revenu avant de rechuter c'était parce que Sissoko était absent, soit à la CAN, soit blessé au mollet...

      Les buts verts, 2023-24

       Les buts verts 2023-24


      Les Verts nous manquent déjà - voici quelques statistiques pour faire passer le temps en attendant la reprise de l'entraînement dans moins de trois semaines...


      Types de buts


      Il y a eu 54 buts marqués et 34 encaissés par l'ASSE lors des 41 matchs disputés lors de la saison 2023-24,  - Ligue 2 et barrages, on ignore les matchs de Coupe de France, tout comme la direction du club l'a fait. Certains de ces buts ont été inscrits dans le jeu, d'autres suite à un coup de pied arrêté (CPA) et d'autres sur penalty ou des buts contre son camp (csc). On différencie les buts inscrits dans le jeu entre ceux qui ont découlé d'une action construite (par exemple une relance qui part du gardien) et ceux qui ont suivi la récupération du ballon de l'adversaire (un contre, une récupération haute, etc.)

      Comme la saison des Verts a eu deux périodes distinctes, une sous Laurent Batlles (phase 1, 17 matchs) et l'autre sous Olivier Dall'Oglio (phase 2, 24 matchs), on sépare les statistiques, la différence étant assez parlante :



      La première partie de la saison a été dans la continuité de la saison précédente, la première en Ligue 2, toujours sous Batlles. Certes, les Verts ont concédé moins de buts, un par match et non un et demi, mais deux tiers de ces buts ont été dans le jeu, quasiment pareil qu'en 2022-23. Le signe d'une équipe friable défensivement, surtout si on compare à celle d'ODO : 0,66 buts encaissés par match, seulement un tiers dans le jeu. Il n'était pas facile de marquer contre les Stéphanois, autre que sur des coups de pied arrêtés...

      Quant aux buts marqués :



      Pour la période Batlles, la différence avec sa première saison et saisissante : 1 but marqué par match quand avant c'était 1,65... et encore, c'est grâce aux CPAs et penalties, car à peine plus de la moitié des buts ont été marqués dans le jeu (contre 75% la saison 2022-23 !). C'est seulement sous ODO que les Verts ont retrouvé de l'allant, avec 1,5 buts par match, deux tiers dans le jeu. 

      Il est assez simple de résumer la dernière saison des Stéphanois de ce point de vue. Sous Batlles, ils ont été un peu plus solides défensivement que la saison d'avant, mais toujours prenables dans le jeu, et ils se sont montrés complètement inoffensifs, surtout dans le jeu. Les pendules ont été remis à l'heure en deuxième partie de saison, avec une équipe très, très, solide défensivement et qui a retrouvé son efficacité offensive, dans le jeu, mais aussi sur CPA.


      Contribution des joueurs


      Pour regarder les joueurs qui ont le plus contribué offensivement du côté de l'ASSE, il ne faut pas se limiter au nombre de buts marqués ou à ce qu'on appelle passe décisive. Pour chaque but on prend en compte "l'avant-dernier" joueur, mais aussi d'autres qui ont été "impliqués" dans l'action, juste avant le but. Par exemple, l'antépénultième stéphanois qui joue le ballon. Ou le joueur ayant obtenu le penalty, le joueur ayant provoqué le but contre-son-camp, etc. Même si cet exercice est plus difficile à effectuer - il faut regarder les images, non seulement les chiffres secs - on considère qu'il est plus relevant pour la vraie contribution offensive des joueurs. Pour prendre en exemple le dernier but de la saison, marqué par Wadji après une passe décisive de Mbuku, il serait injuste d'ignore la passe / petit-pont d'Appiah pour ce dernier...

      Bref, voici les Stéphanois ayant contribué à au moins 4 buts lors de cette saison :


      Le principal avant-centre stéphanois, Sissoko, a de nouveau dépassé la barre de 10 buts par saison, mais a aussi été impliqué dans 5 autres, pour un beau total de 19 buts différents. Même s'il a inscrit moins de buts que Sissoko, Cafaro en a contribué à plus - 21, porté par son rôle de serial passeur. Tout comme Chambost, qui a marqué plus que Cafaro, mais qui a contribué à un total de 18 buts. Les groupe des 4 principaux joueurs offensifs de la 2e partie de saison est bien sûr complété par Cardona, qui a contribué à 14 buts différents depuis son arrivé en janvier. Arrivé en même temps, Mbuku en a contribué moins, seulement 7 buts. On retrouve ensuite les autres titulaires habituels, au milieu (Moueffek - 6, Tardieu - 5, Fomba - 4) ou les latéraux (Appiah - 6, Petrot - 5, Maçon - 5, Bentayg - 4).

      Les défenseurs centraux (Nadé, Briançon, Batubinsika) ont contribué à 3 buts chacun, le premier en marquant 2, les autres un chacun. Les autres milieux (Monconduit et Bouchouari) ont eux aussi contribué à 3 buts chacun, pendant que les deux avants-centres qui ont moins joué (Charbonnier et Wadji) ont contribué à 2 buts (dont un marqué) chacun. Finalement, Rivera a été impliqué dans 1 but.


      Si on regarde cette contribution aux buts par rapport au temps de jeu, Cardona arrive en tête, car il n'a joué qu'une demi-saison - il a contribué à un but toutes les 110 minutes jouées. Les autres offensifs ne sont pas si loin, Cafaro et Sissoko toutes les 130 minutes, Mbuku et Chambost toutes les 145. Bentayg, qui a plus joué à l'aile qu'en latéral s'y trouve aussi dans ce groupe, avec un but toutes les 150 minutes.

      Le cas Wadji permet d'illustrer les limites des statistiques. Son apport chiffré a été bien moindre, il a contribué à un but toutes les 250 minutes, car il a joué sans être impliqué dans des buts, les deux premiers matchs de la saison en intégralité, avant d'enchaîner les blessures. Par contre, qu'il a joué les 24 dernières minutes contre Bordeaux, quand il a été l'avant-dernier joueur pour le lob victorieux de Cardona. Et les 19 dernières minutes à Metz, quand il a marqué le but de la montée... 

      dimanche 11 juin 2023

      La nouvelle tactique

      3-3-3-1 ou 3-2-3-2 ?



      Un petit décryptage tactique s'impose avant le début de la nouvelle saison, car ce n'est pas toujours évident de comprendre les matchs des Verts...

      En janvier 2023, grâce aux recrues du mercato d'hiver, le staff stéphanois a enfin pu mettre en place le système tactique voulu. Les Verts ont ainsi évolué pendant des longs mois dans un 3-4-3 losange, qu'on appellerait aussi un 3-3-3-1 - c'est difficile de mettre les joueurs sur une seule ligne. Pour faire simple, on avait 3 défenseurs, 3 milieux en pointe basse (sentinelle + deux relayeurs), 2 joueurs de couloir et 2 attaquants, mais un d'entre eux (Krasso) reculait beaucoup, il faisait le lien, organisait le jeu, c'était la pointe haute du losange :


      Dans tous les cas, on avait 4 joueurs à rôle absolument offensif, les deux ailiers et les deux attaquants. En jouant avec des ailiers, c'est normalement le rôle des relayeurs de couvrir dans leur dos dans les couloirs, comme dans tout système avec losange au milieu. Même si c'est arrivé chez les Stéphanois, le plus souvent c'était les centraux qui s'excentraient, la sentinelle qui reculait - on défendait donc dans un 4-4-2, pas dans un 3-3-4 :


      Les adversaires ayant compris qu'il fallait museler Krasso, Batlles a rajouté un autre meneur de jeu, Bamba parfois, mais surtout Chambost, revenu en forme. D'ailleurs, les 4 derniers matchs de la saison 2022-23 ont été joués avec un triangle pointe haute au milieu, deux milieux défensifs et un meneur de jeu (Chambost) derrière deux attaquants (Krasso et Wadji). C'est exactement le même système apperçu lors des amicaux avant la nouvelle saison - le changement n'est pas intervenu à l'intersaison, mais avant. Surtout que cette été Krasso a été remplacé par Sissoko, qui n'a pas le même profil. S'il veut aligner Sissoko et Wadji et faire en même temps la place à Chambost, Batlles ne peut faire autrement que jouer dans ce 3-2-3-2, le M & M :

      (les noms des joueurs sont donnés à titre indicatif, le mercato est encore en cours)

      Sur papier ça semble encore plus déséquilibré, car là on parle de 5 éléments offensif, pas 4 comme avant. En pratique, ça peut être plus sécurisant, car avant les deux relayeurs se projetaient beaucoup, laissant seulement 4 joueurs derrière. C'est moins le cas maintenant, leur rôle est plus défensif. Par contre, quand on défend, les joueurs de couloir doivent revenir, car on ne peut plus compenser dans leur dos aussi facilement : leur rôle commence à ressembler plus à des pistons qu'à des purs ailiers. 



      Les Verts défendront probablement dans un vrai 3-4-3, les 4 étant les deux milieux défensifs + les pistons. Et les attaquants s'excentreront pour aider dans les couloirs, comme c'est souvent le cas dans un système avec un "10" derrière deux avant-centres.



      Bien évidemment, l'équipe pourra osciller entre ces deux systèmes, en fonction de l'adversaire ou des joueurs aptes. Et on n'est jamais à l'abri de voir encore d'autres innovations tactiques de la part du staff. La nouvelle saison commence, on verra ce que ce système peut donner - pour l'instant, les matchs amicaux indiquent une vraie reflexion pour s'adapter à l'effectif. Et un système plutôt travaillé, avec des joueurs de couloirs plus défensifs qu'avant, tout comme la paire des milieux axiaux...

      samedi 3 juillet 2021

      L'équipe-type du RCT pour la saison 2020-21

       Même si la saison a été arrêtée avant la fin, il y a quand-même des renseignements à tirer d'un point de vue effectif, non seulement pour les essais et points pris. Comme pour la saison précédente, on regarde les titularisations et les minutes jouées poste par poste.


      Les avants


      Pilier gauche : Gros (18 titularisations, 970 minutes jouées) a été le titulaire indiscutable à gauche, suppléé pendant les sélections et les quelques blessures par S. Taofifénua (8, 778'), Fresia (6, 508') et Devaux (3, 419')

      Pilier droit  le poste a été partagé entre Setiano (15, 892') et Gigashvili (14, 1035'), surtout que le dernier a souvent été absent avec la sélection et parfois les blessures. C'est S. Taofifenua qui a aussi dépanné, parce que le 3e pilier droit, Boyadjis a été longtemps blessé au tendon et au dos (0, 11'), voyant même le jeune Tchelidze lui passer devant (0, 188').

      Talonneur : Etrillard (19, 1267') a été rarement blessé et a ainsi joué plus que Tolofua (12, 892') embêté en début et en fin de saison - la dernière blessure étant même très longue. Soury (1, 228') a été le 3e joueur a  ce poste.

      Deuxième lignes : le trio Etzebeth (16, 1060'), Alainu'uese (18, 1264') et R.Taofifénua (13, 710') a le plus joué à ce poste. Rebbadj a eu 7 titularisations et 713' en 2e ligne, jouant plus souvent en 3e. Jolmes n'a pas donné satisfaction (1, 243') et est parti en cours de saison, étant remplacé par Warion (3, 233'). La hécatombe en fin de saison a profité à Halagahu (3, 220'), au joker médical Douglas (2, 142') et a même fait monter Ollivon (1, 86'), Lakafia (0, 19') et Hoarau (0, 92').

      Troisième lignes : ce sont 4 joueurs qui ont le plus joué, Lakafia (20, 1692'), Parisse (19, 1292'), Rebbadj (15, 937') et Ollivon (15, 987'), ce dernier étant souvent en sélection. Isa (9, 717') a souvent été blessé en sélection, ce qui a permis au jeune Ory (11, 1002') de confirmer au haut niveau. Dakuwaqa (4, 285') a été repositionné en 3e ligne, Etzebeth aussi (2, 93'), passant ainsi devant Hoarau (1, 119') et Lecorvec (0, 16').

      Les trois-quarts


      Demi de mêlée : Serin (19, 1260') a été le titulaire indiscutable, quand il n'était pas avec le XV de France ou à l'ouverture. Le reste du temps a été partagé par Takulua (9, 873') et Meric (4, 267'). 

      Demi d'ouverture : Carbonel (21, 1585') a été le seul joueur de métier dans l'effectif, suite à la grave blessure de Belleau en début de saison, qui n'a joué que 10 minutes à ce poste. Et comme le titulaire a été aussi pris en sélection, derrière ça a été le grand n'importe quoi : Serin (3, 273'), Toeava (4, 266'), Nonu (1, 132'), Paia'aua (2, 54'), Takulua (1, 40') et le jeune Domon (0, 14').

      Centres : c'est le trio Paia'aua (17, 1262'), Toeava (11, 797') et  Nonu (15, 936') qui a le plus joué, malgré leur âge, l'arrivée en cours de saison du dernier ou les blessures et dépannage à d'autres postes. Hériteau (9, ) a été très longtemps blessé (épaule) et le reste du temps a été partagé par le joker médical Wolf (2, 44'), l'échec Dachary (2, 205') et surtout des joueurs pas à leur poste Dakuwaqa (4, 367'), Heem (3, 266'), Villière (1, 71') et Belleau (43'), du Plessis (26'), Ory (12'), Takulua (4') et Carbonel (3'). 

      Ailiers : ceux qui ont le plus joué sont Villière (19, 1411') et Dridri (10, 748'), suivis par Dakuwaqa (7, 579') quand il ne jouait pas ailleurs, Moyano (6, 345') quand il n'était pas blessé ou en sélection, Heem (6, 284') avant qu'il quitte le club et Ikpefan (4, 364') et Dachary (1, 131') avant qu'ils soient écartés. Le reste du temps a été comblé par Cordin (4, 277') et Wolf (1, 96') et les jeunes du Plessis (3, 204'), Moretti (2, 216'), Robert (1, 80') et Egiziano (0, 40') 

      Arrière : le titulaire a été Cordin (15, 1175') et derrière lui plein de joueurs ont été essayés sans donner satisfaction. Paia'aua (6, 379'), Toeava (4, 266'), Ikpefan (3, 268'), Heem (2, 225'), Moyano (1, 62') et Belleau (1, 5'). 

      L'équipe-type


      La plupart des postes ont connu un titulaire évident :


      Sur ces 21 joueurs, certains seront absents longtemps (Tolofua, Ollivon, Serin), d'autres ne seront plus au club (R.Taofifenua, Nonu, Toeava, Dakuwaqa), donc le chantier sera important la saison prochaine...

      dimanche 27 juin 2021

      Bilan de la saison toulonnaise 2020-21

      Après une saison ratée en 2018-19, avec des résultats catastrophiques à l'extérieur, le RCT avait réussi une meilleure saison en 2019-20, malheureusement arrêtée prématurément. Et si à la fin du championnat 2020-21 il n'y a pas de doute, c'était une année ratée par les Toulonnais, que disent les chiffres ?

      (sauf mention contraire, ces chiffres sont pris sur tous les matchs disputés, donc 30 - 26 en Top 14, 3 en phases finales de la petite Coupe d'Europe et 1 lors de la courte phase de poule de la Champions Cup)


      Si on regarde seulement les essais, les Toulonnais en ont marqué 70 (2,3 par match), donc en baisse de 0,4 par match par rapport à la saison précédente. Et ils en ont encaissé 59 (2 par match), une hausse de 0,27. Donc moins efficaces offensivement et défensivement, les résultats ne sont que la conséquence logique.

      Comme d'habitude, il y a une différence nette entre les matchs à domicile et à l'extérieur, même sans spectateurs. 41 pour, 21 contre, les essais à Mayol (2,4 à 1,2 en moyenne). Mais 29 à 38 à l'extérieur (2,2 à 2,9 en moyenne). Autrement dit, offensivement ça a été à peu près la même chose peu importe l'endroit, mais la défense à pris l'eau à l'extérieur. Quand on se souvient des 7 essais encaissés à Lyon, 6 à Castres, 5 à Toulouse, ce n'est pas surprenant. Le RCT n'a jamais encaissé plus de deux essais à domicile.


      Il y a eu un serial marqueur dans les rangs du RCT, Villière (9 essais à son actif). Le deuxième meilleur marqueur n'a pas été un trois-quart, mais Isa... et de pénalité (6 essais chaque). Suivis de Cordin (5), Carbonel, Heem et Etzebeth (4). En total, 26 joueurs différents ont marqué au moins un essai. Si on regarde les types d'attaques, 39% des essais marqués ont été à 0 temps de jeu, mais ce ratio monte à 50% à domicile.


      Une défense très permeable à l'extérieur, avec les résultats qui vont avec, voici donc la raison de la saison ratée du RCT. Pour faire simple, en Top 14, les Toulonnais se sont inclinés 2 fois à domicile (La Rochelle et Bayonne), défaites compensées à l'extérieur (Racing, Pau). A part cela, que des victoires à Mayol et défaites loin de Toulon, exception faite à Agen, où tout le monde a gagné. Clairement insuffisant, quand on sait qu'il faut plus de 5 points chaque deux matchs pour finir barragiste - il en fallait au moins 2,7 par match cette saison.

      Et si on regarde phase par phase, la moyenne de points pris a été de 2,25 au début (avec la phase finale du Challenge en bonus), de 3,1 pendant les doublons de l'automne et même de 3,5 en décembre-janvier. Bref, du très haut niveau pour le RCT, qui s'est ensuite écroulé pendant le Tournoi (1,7 en moyenne, dont 2 défaites à domicile) et n'a pas réussi à se rattraper dans le sprint final (2,3 points en moyenne).

      L'échec de la saison toulonnaise a été la conséquence logique du manque de profondeur de banc à certains postes, surtout à la charnière, où l'absence de Serin-Carbonel a couté cher, sans un demi de mêlée remplaçant de bon niveau et avec Belleau blessé de longue durée.

      dimanche 20 juin 2021

      Points et buts (2)

      Des points laissés en route


      Une analyse des points pris par les Verts sur les dernières saisons montre une performance assez consistante d'une année à l'autre. A peine un point pris en moyenne (sur 6 possibles) contre les 5 premières places, entre 3 et 4 points en moyenne contre les places 6-15 et autour de 4 points en moyenne contre les 5 derniers.

      Avec bien sûr des exceptions. Des bons résultats contre les premiers en 2014-15, saison finie avec 69 points au total. Des mauvais résultats contre les derniers pour la dernière saison de Galtier (et donc 50 points au final), et un sans faute (6/6) contre eux sous Gasset en 2018-19 (et 66 points à la fin). Même si la saison 2019-20 n'a pas pu aller au terme, une projection sur les résultats montre que les Stéphanois ont eu du mal contre les équipes du milieu de tableau, un peu comme lors de la saison qui vient de se finir :


      Pour cette dernière saison, on remarque facilement des résultats au dessus de la moyenne contre les premiers - c'est surtout la double victoire historique contre Marseille qui augmente cette moyenne. Une moyenne plutôt correcte, même si un peu en dessous de l'habitude, contre le milieu du classement. Mais surtout, la moyenne des points pris contre les 5 derniers est terrible, seulement 2 points sur 6 possibles. Ce qui n'est pas surprenant quand on se rappelle que les Stéphanois n'ont pris aucun point contre Brest, et seulement 1 contre Dijon (bon dernier) et 2 contre Nantes (barragiste).

      Même si ça reste du foot fiction, il suffit de regarder où les Verts auraient pu se situer avec une moyenne correcte des points pris contre le bas du classement. S'ils avaient pris 4 points en moyenne, comme à l'heure habitude, ils aurait pu finir le championnat avec 56 points, à seulement 2 petits points d'une place européenne. Bref, c'est contre le bas du tableau que les protégés de Claude Puel ont le plus souffert... 


      Les buts verts 2020-21


      Les Verts nous manquent - voici quelques statistiques pour faire passer le temps en attendant le premiers matchs amicaux de l'inter-saison...   

      Types de buts


      Il y a eu 42 buts marqués et 55 encaissés par l'ASSE lors des 39 matchs disputés lors de la saison 2020-21, toutes compétitions confondues. Certains de ces buts ont été inscrits dans le jeu, d'autres suite à un coup de pied arrêté (CPA) et d'autres sur penalty ou des buts contre son camp (csc). On différencie les buts inscrits dans le jeu entre ceux qui ont découlé d'une action construite (par exemple une relance qui part du gardien) et ceux qui ont suivi la récupération du ballon de l'adversaire (un contre, une récupération haute, etc.)

      Voici les buts encaissés :


      Il est évident que l'ASSE a connu des problèmes défensifs, encaissant 1,4 buts par match. Mais ces problèmes deviennent relatifs si on compare avec les chiffres de la saison précédente. La proportion des phases de transition subies a été similaire (autour d'un quart des buts encaissés), mais celle de buts pris sur des attaques construites a largement diminué (passant de presque la moitié à un tiers). Bref, la performance du bloc stéphanois s'est améliorée d'une saison à l'autre.


      Quant aux buts marqués :


      A peine plus d'un but marqué par match, une moyenne similaire à celle de la saison d'avant. Par contre, là aussi une différence importante est visible entre les deux saisons. Les Verts de Printant et Puel avaient marqué plus de buts sur attaques construites que sur phases de transition et CPA réunies, quand lors de la saison qui vient de finir la répartition entre ces 3 types est quasiment identique...


      Contribution des joueurs


      Pour regarder les joueurs qui ont le plus contribué offensivement du côté de l'ASSE, il ne faut pas se limiter au nombre de buts marqués ou à ce qu'on appelle passe décisive. Pour chaque but on prend en compte "l'avant-dernier" joueur, mais aussi d'autres qui ont été "impliqués" dans l'action, juste avant le but. Par exemple, l'antépénultième stéphanois qui joue le ballon. Ou le joueur ayant obtenu le penalty, le joueur ayant provoqué le but contre-son-camp, etc. Même si cet exercice est plus difficile à effectuer - il faut regarder les images, non seulement les chiffres secs - on considère qu'il est plus relevant pour la vraie contribution offensive des joueurs. Pour prendre un exemple, lors du premier but stéphanois de la saison, Nordin est crédité d'une passe décisive pour Hamouma, mais la belle relance de Moulin mérite être reconnue aussi - il est donc considéré comme impliqué dans le but.

      Bref, voici les Stéphanois ayant contribué à au moins 3 buts lors de cette saison :


      Même s'il a inscrit autant de buts que Khazri, Bouanga arrive premier, ayant contribué à 19 buts différents, exactement comme lors de la saison précédente. Il est suivi des autres offensifs Hamouma, Nordin et Aouchiche (10 chacun), Khazri (9) et Abi (6). Ce dernier est à égalité avec Camara et des défenseurs comme Moukoudi ou Debuchy. Les autres milieux (Neyou et Zaydou - 4 chaque) et défenseurs (Trauco - 4, Maçon et Cissé - 3) utilisés régulièrement apparaissent aussi dans cette liste.

      Pour être complet, sans marquer, Boudebouz a été l'avant-dernier joueur sur 2 buts cette saison, en tant que tireur de CPA pour Camara à Brest et Moukoudi contre Nîmes. Et cinq autres joueurs ont été impliqués dans un but chacun : Moulin, Kolo, Gourna-Douath, KMP et Krasso.

      Si on regarde cette contribution aux buts par rapport au temps de jeu, la grosse différence entre Bouanga et les autres offensifs disparaît. Khazri a contribué à un but toutes les 132 minutes jouées, suivi par Bouanga (144), Abi (151) et le trio Aouchiche, Nordin et Hamouma (175 minutes). A noter que Maçon s'est montré très offensif dans le peu de matchs joués en début de saison, ayant contribué à 3 buts, donc un toutes les 180 minutes aussi. 

      Si on compare ces chiffres avec ceux de la saison précédente, on remarque que l'équipe est dans la continuité. Bouanga qui contribue à 19 buts, suivi de quatre autres offensifs à peu près à égalité, mais loin derrière la principale arme offensive stéphanoise. Ce qui est très différent des deux saisons de Gasset (2018-19 et 2017-18) avec des paires offensives prolifiques : Khazri-Cabella (28, resp. 26 buts) et Bamba-Cabella (23, resp 22 buts).

      Bouanga est très collectif, il fait marquer plus que ce qu'il marque, à la différence de Khazri et Hamouma qui sont au même niveau en terme de buts inscrits, mais bien loin en ce qui concerne les autres contributions. Par rapport aux saisons de Gasset, ce qui manque au groupe de Claude Puel est un binôme pour Bouanga, quelqu'un qui marquera et fera marquer autant que lui, ce que Cabella a été pour Bamba ou Khazri avant...