lundi 30 septembre 2024

Nantes - ASSE, 2-2 (Sissoko x2)

Qui l'aurait cru ?


Après avoir pris huit buts à Nice, les Verts en ont pris deux autres à Nantes... et pourtant ils ont réussi à arracher le match nul !

Après la déroute de la semaine dernière, Olivier Dall'Oglio a fait des choix forts. S'il n'a pas changé de système, il a changé de tactique, arrêtant le pressing haut mal coordonné. Et surtout il a changé des titulaires, Abdelhamid et Cafaro étant laissés sur le banc au détriment de Nadé et Old :


Sissoko a été préféré à Stassin et Old a donc été aligné à l'aile droite (si, si!), pendant que Davitashvili a pris l'autre couloir. Tous les changements ont été effectués dans le dernier quart d'heure, aucun auparavant - ce trio offensif a été remplacé par Stassin, Cafaro et Boakye, le 4e joueur remplacé a été Amougou. Après Old à l'aile et pas dans l'axe, le staff stéphanois a continué à innover et a donc fait rentrer Bouchouari dans l'axe et pas excentré :


Avec toujours Ekwah en sentinelle entre les lignes... même si très souvent il était très bas, au niveau de la charnière, donnant l'impression d'une défense à 5 :


Pour comprendre se positionnement d'Ekwah, il faut comprendre l'animation offensive nantaise. L'ailier gauche, leur arme offensive principale, joue très excentré, toujours collé à la ligne de touche. Son défenseur latéral se projète à l'intérieur dans l'espace laissé libre par le latéral stéphanois qui sort bloquer le couloir. Pour sécuriser défensivement, le staff stéphanois a voulu que l'ailier soit pris à deux, par Appiah et Old ensemble. Ce qui voulait donc dire qu'un autre joueur devait suivre l'appel du latéral gauche nantais - Ekwah. Voici quelques exemples :


A la 8e minute de jeu on voit bien le latéral gauche adverse dans l'axe, pris par Moueffek, pendant qu'Ekwah est dans la zone du "10" adverse, comme une sentinelle. Le jeu est envoyé vers la droite de l'attaque, l'ailier gauche nantais n'est même pas visible sur l'image...


... mais c'est lui qui est recherché finalement. Moueffek laisse son adversaire pour sortir sur un milieu et Ekwah plonge pour couvrir ce latéral nantais très offensif et axial. Il comble ainsi le grand écart entre Appiah et les défenseurs centraux :


Les deux joueurs de couloir droit stéphanois sont sur l'ailier, les Verts sont présents dans la surface, le centre adverse ne donne rien.

Après cet exemple en début de match, en voici un autre vers la fin, après l'entrée en jeu de Cafaro et Stassin :


Ekwah se trouve devant la défense, Cafaro au marquage de son adversaire direct - le latéral gauche - et le ballon parvient jusqu'à l'ailier nantais. Automatiquement ce dernier est pris à deux :


Laissé libre par Cafaro, le latéral plonge dans le dos d'Appiah. Batubinsika sort sur lui et Ekwah recule entre les deux défenseurs centraux. Batubinsika gagne son duel contre le latéral, mais le ballon revient dans les pieds de l'ailier...


... qui essaie à nouveau de combiner avec son coéquipier. Cette fois-ci le une-deux fonctionne et l'ailier entre dans la surface balle au pied. Où il est attendu par Ekwah, qui couvrait derrière et qui dévie en corner.

Cette animation nantaise et l'approche envisagée par les Verts pour la contrer sont aussi visible sur l'action du premier but :


Appiah et Old sur l'ailier gauche adverse, excentré, Ekwah au marquage du latéral, dans l'axe dans la surface. Le ballon est envoyé vers la défense, qui le fait circuler jusqu'au côté opposé...


... et la "défense à cinq" est en place. Mais le bloc stéphanois se fait transpercer facilement et le déséquilibre est vite créé :


L'ailier droit élimine Davitashvili et monte balle au pied. Amougou se trouve à un-contre-deux, Moueffek est loin. Et le latéral gauche recule, se plaçant dans la zone de Old et se faisant oublié par Ekwah...


... d'où il refait un appel dans cet espace entre Appiah et Batubinsika. Le premier est excentré pour surveiller son ailier (toujours pas visible sur l'image), le deuxième est au marquage de l'avant-centre avec Nadé. Et pourtant le Nantais est trouvé et arrive à lancer dans la surface le latéral gauche, qui n'avait pas été suivi ni par Old, ni couvert par Ekwah :


Heureusement Appiah resserre bien et arrive à le contrer. Malheureusement le ballon est reperdu rapidement et le milieu offensif nantais, qui a suivi, ouvre le score.


Conclusions

C'était bien vu tactiquement par le staff stéphanois, le jeu nantais avait été analysé et une réponse tactique trouvée. Malheureusement ça ne suffit pas toujours, il faut que les joueurs gagnent leur duels et chaque moment d'inattention peut coûter cher. Il était évident que le traumatisme du 8-0 à Nice n'allait pas disparaître juste parce que les joueurs se sont parlé en revisionant le match. Et leur fébrilité a été évidente, des Nantais plus en réussite auraient pu marquer plus de buts. Des entames de période difficiles, de la panique à chaque incursion adverse, encore trop de joueurs éliminés facilement... il y a plein de choses à gommer. Mais, contre toute attente, les protégés de Dall'Oglio ont eu la force mentale pour remonter deux buts d'écart. Ce mental, boosté par le résultat obtenu, leur permettra peut-être d'aborder plus sereinement les prochaines rencontres... 


samedi 21 septembre 2024

Nice - ASSE, 8-0

Historique !


Un de plus impressionnants naufrages collectifs du 21e siècle et de l'histoire du club...

Pour le déplacement à Nice, le staff stéphanois a fait le choix de reconduire la même équipe et la même tactique que lors du précédent match, contre Lille. Après tout, une autre équipe européenne qui joue avec des pistons, qu'est-ce qui peut se passer différemment ? Et si on croyait que ce n'est pas possible de faire pire que le non-match à Brest, les Verts ont démontré qu'impossible n'est pas stéphanois.

Les protégés d'Olivier Dall'Oglio ont eu à résoudre un problème tactique classique : comment gérer les couloirs avec une défense à 4 contre une équipe qui joue en 3-4-3, qui prend les pistons adverses ? Voici la réponse stéphanoise :


Les Verts font un pressing haut, les Niçois envoient le ballon à gauche où leur défenseur central gauche et le piston sont libres. Appiah est au marquage de l'ailier de ce côté, mais ils sort prendre le piston adverse, pendant que Davitashvili presse le central : 


Et Moueffek, le milieu relayeur de ce côté, compense la montée de son latéral. Les Stéphanois ont coordonné leurs déplacements pour ne pas se retrouver en déséquilibre, les trois attaquants adverses sont suivis et le couloir est bloqué :


Les Niçois envoient donc le ballon vers le côté opposé et les Stéphanois coulissent vers leur gauche, Appiah revenant en défense :


Comme à droite, c'est le latéral qui bloque le piston adverse, Cornud sort et l'oblige à reculer. Sa montée est compensée par ses coéquipiers, qui suivent tous un adversaire :


Ekwah et Amougou sont au marquage des deux milieux niçois, les trois défenseurs restants (Cornud étant très haut) gèrent les trois attaquants adverses et Moueffek se trouve devant la défense, prêt à compenser à nouveau si Appiah doit remonter sur le piston gauche.

Ceci était l'exemple positif, quand tout a été exécuté comme il fallait, les Verts étant bien en place. Comme le score le montre, ça n'a pas été le cas tout le temps. L'auteur de ses lignes étant présent au stade, l'envie manque pour décortiquer les 4 premiers buts encaissés en détail. Il suffit juste de dire qu'à chaque fois la gestion du couloir gauche a failli : Cornud était soit seul contre le piston et l'ailier (1e but), soit sorti haut sur le piston et pas bien compensé dans son dos (2e et 3e but), soit au marquage de l'ailier et le piston seul dans le couloir (4e but). 

Après avoir pris 4 buts en moins d'une demi-heure, tous montrant une grosse faille, le staff stéphanois a décidé de réagir. Trois changements effectué et un nouveau système de jeu en place, une défense à 3 (avec Nadé axe gauche)...

... deux pistons défensifs, Appiah et Petrot, et seulement deux milieux axiaux, Ekwah et Old. Les Verts ont sécurisé les couloirs et se sont affaibli dans l'axe : 5 minutes plus tard ils avaient encaissé deux autres buts, les deux suite à des progressions verticales plein axe de la ligne médiane jusque dans la surface...


Conclusions


Le match contre Le Havre avait montré les difficultés des Verts à gérer une équipe qui joue avec des pistons, surtout en s'entêtant d'effectuer un pressing haut - ils avaient pris 2 buts. Le match à Brest,  avait montré ce que le manque d'intensité et de courses donne en Ligue 1 - ils en avaient pris 4. Pour ce déplacement à Nice, le staff et les joueurs se sont donc dit "et si on combinait les deux ?". Et le résultat les a fait entrer dans l'histoire du club....

samedi 14 septembre 2024

ASSE - Lille, 1-0 (Cafaro)

Ils ont répondu présents


Face à une équipe qualifiée en Champions League, les Verts ont enfin marqué un but, synonyme de leur première victoire de la saison...

Les protégés d'Olivier Dall'Oglio ont affiché un visage très différent de celui à Brest, mettant l'intensité nécessaire pour rivaliser avec une équipe du haut de tableau. Mais le onze de départ n'était pas le même non plus :


Si la défense était celle attendue compte tenu de la blessure de Maçon, le choix fort a été fait plus haut, où le jeune trio Ekwah - Moueffek - Amougou a été aligné. Trois profils choisis pour solidifier le milieu, le staff a donc renoncé à aligner un milieu "offensif" (Old ou Davitashvili sur les précédents matchs), réalisant que contre les gros les Stéphanois n'ont pas besoin d'un créateur, ils n'auront pas le ballon. En effet, les Verts se sont employés à bien défendre et ont essayé d'exploiter les ballons récupérés, même si Stassin a peu été trouvé par ses coéquipiers.

Le 4-1-4-1 a été maintenu tout le match, les changements effectués étant du poste pour poste :


Old est entré à l'aile droit, Davitashvili passant à gauche, à la place de Cafaro. Sissoko a remplacé Stassin en pointe et les deux milieux relayeurs ont donc changé aussi, Louis Mouton et Tardieu - ce dernier n'est pas passé en sentinelle, c'est toujours Ekwah qui est resté devant la défense.

Si les Verts ont gagné plus de duels que lors de leurs matchs précédent, ils en ont quand-même gagné moins que leurs adversaires, qui souvent leur étaient supérieurs individuellement. La solidité défensive a été donc le résultat d'un effort collectif, les Stéphanois compensant les uns pour les autres si besoin, comme on peut le voir dans cet exemple après une demi-heure de jeu, qui commence par une touche lilloise :


Le ballon circule vers la droite entre les 3 défenseurs - Lille joue en 3-4-3, avec les deux offensifs en soutien de l'avant-centre assez axiaux, laissant les couloirs pour les pistons. Un de ces "ailiers", Cabella, est pris en marquage individuel par Moueffek. Un défenseur monte balle au pied...


... et Ekwah sort pour lui bloquer la progression. Ça laisse de l'espace entre les lignes stéphanoise, où l'ailier droit est trouvé. Il est suivi par Cornud...


... et Cafaro recule pour se placer comme un latéral gauche, pour compenser. A l'opposé, Appiah n'est pas loin de la défense centrale, ce qui laisse le couloir droit libre, où le piston adverse est trouvé. Même si Davitashvili est loin...


... il sprinte est gène la progression de son adversaire. Qui arrive à centrer, mais les Stéphanois étaient nombreux dans leur surface, 8 joueurs plus Amougou à l'entrée des 16 mètres. Batubinsika dégage le centre, mais le ballon est récupéré très vite :


Et le même circuit du ballon de gauche vers la droite, jusqu'au même défenseur, qui encore une fois progresse avec le ballon : 


Cafaro se jette, mais se fait éliminer, ce qui crée un déséquilibre sur le côté gauche de la défense stéphanoise. Les Verts compensent rapidement, Cornud sortant sur le piston, Abdelhamid sur l'ailier et Ekwah suivant le défenseur à l'origine de ce décalage :


Batubinsika se trouve donc seul en duel contre l'avant-centre adverse, Appiah est au marquage de l'ailier opposé, mais Moueffek se projette dans la surface entre les deux. Et il est pile là où le centre arrive, qu'il dégage de la tête. 


Le ballon arrive dans la zone de Cafaro, qui perd le duel aérien et tombe à terre. Ekwah récupère et tente de lancer Stassin, qui tombe lors de son duel aussi. Pas de faute sifflée, les Lillois peuvent repartir à l'attaque : 


Le ballon est envoyé jusqu'à l'aile gauche de l'attaque, d'où il revient en suivant le même circuit, vers le défenseur axial droit, qui de nouveau monte balle au pied :



Les Verts se jettent autour de lui pour le bloquer, il se retrouve encerclé par Moueffek, Ekwah, Amougou et Stassin. Il arrive néanmoins à glisser le ballon jusqu'à son coéquipier...



... qui lui aussi se retrouve au milieu d'Abdelhamid, Cornud, Ekwah et Stassin. Les adversaires des Verts sont supérieurs techniquement et arrivent à sortir de ces petits périmètres, en deux passes le jeu est écarté à gauche. Une nouvelle situation de centre, mais de nouveau les Stéphanois répondent présent dans la surface :


Cafaro défend sur le piston de son côté, Davitashvili sur un milieu, Moueffek, Amougou et Ekwah prennent chacun un adversaire, l'avant-centre adverse est seul entre trois défenseurs. Et comme Appiah avait bien couvert, le piston gauche lillois est obligé de jouer en arrière.


Un milieu adverse est trouvé, Amougou se jette et se fait éliminé par la passe vers l'autre milieu. Batubinsika sort donc sur celui-ci, mais le ballon parvient jusqu'à l'avant-centre, qui remet en arrière :


Il avait été suivi par Abdelhamid, les sorties de l'alignement des deux centraux stéphanois laissent un trou dans l'axe de la défense, où le ballon est envoyé. Batubinsika, bien revenu, dégage de la tête, mais les Lillois récupèrent de nouveau le ballon. Qui est encore une fois envoyé dans le dos d'Appiah :


La défense stéphanoise se remet de nouveau rapidement en place, du surnombre dans la surface et un joueur qui bloque le centre :



A part Stassin et Davitashvili tout le monde défend, seulement 4 Lillois sont dans la surface. Et dans tous les cas, Appiah dévie de la tête le centre adverse...



Conclusions


Le staff stéphanois a fait le choix, réaliste, de ne pas se découvrir ou chercher à produire du jeu contre un adversaire supérieur, qui joue la Ligue des Champions, pas le maintien. C'est peut-être minimaliste comme plan de jeu, mais les Verts avaient besoin de passer par là, de se rassurer, de prendre des points. Et comme ils l'avaient vu lors du match précédent, bien défendre, en équipe, en compensant les duels perdus des coéquipiers, n'est pas évident. Les protégés de Dall'Oglio ont mis lors de ce match les ingrédients qu'ils n'avaient pas mis à Brest, et ils ont été récompensés. Le visage affiché aurait été rassurant même s'ils perdaient, mais la victoire au bout fera encore plus de bien au moral. De quoi préparer plus sereinement les matchs suivants ?


dimanche 1 septembre 2024

Brest - ASSE, 4-0

En manque un peu partout


Le duel entre deux équipes qui n'avaient pas encore pris de points en Ligue 1 a été emporté par les Brestois, qui ont largement dominé les Verts...

Les protégés de Dall'Oglio n'ont tout simplement pas rivalisé avec leur adversaire du jour, et leur entraîneur n'hésite pas à énumérer tout ce qu'il leur a fait défaut : "un manque de malice, certainement d’expérience et peut-être un peu de force aussi (...) un manque de justesse mais il y a eu surtout tous les duels perdus (...) en manque un peu partout, sur le plan technique, sur le plan de l’engagement, sur la vivacité". Bref, ses joueurs n'ont pas répondu présent, n'ont pas été au niveau... mais ont-ils été mis dans les meilleurs dispositions par le staff ?

Sur le plan tactique, le 11 de départ a surpris : le 4-1-4-1 avec Tardieu en sentinelle a été abandonné au détriment d'un 4-2-3-1 avec Davitashvili en "10" et la paire Fomba - Amougou au milieu :

On note donc la première apparition en Vert de Cornud, ce qui remet Maçon à droite. Par contre, la surprise a été au milieu : ce n'était que la troisième titularisation de Fomba sous Dall'Oglio, les deux autres datant d'il y a 6 mois, pendant une absence de Moueffek. Depuis, Fomba n'a joué que 36 minutes en Ligue 2 et 9 en Ligue 1 et se retrouve donc a faire, avec un jeune de 18 ans, la paire des milieux qui doit contrarier le point fort adverse.

Car l'approche tactique brestoise était connue et décrite par Appiah : "leur jeu en place avec des longs ballons bien travaillés sur Ajorque. Puis sur les deuxièmes ballons, ils écartaient sur les côtés". Il était donc crucial que les Verts soient présents au milieu, sur ces deuxièmes ballons - un de moins que d'habitude, ils ne l'ont pas été.


D'ailleurs, si on regarde la suite de la première capture d'écran, c'est une action type : ballon dévié de la tête par l'avant-centre, récupéré par les Brestois - regardez la densité des joueurs dans cette zone - et un milieu relayeur est lancé dans le couloir gauche. 

Quant à l'animation offensive stéphanoise... comment dire. En voici un exemple, après une grosse demi-heure de jeu, les Verts étant déjà menés 2-0 :


Larsonneur joue avec Abdelhamid, qui passe le ballon à Batubinsika. Devant eux, les deux équipes sont en place, le meneur de jeu stéphanois étant pris en marquage individuel par la sentinelle adverse. Qui ne le lâchera pas du tout pendant que le ballon circule...


... vers la droite, où Maçon est bloqué dans le couloir, sans aucune solution de passe autre qu'en retrait vers Batubinsika, qui rejoue avec Larsonneur :


Tous les milieux stéphanois sont pris par leurs adversaires directs, le jeu devrait passer par les côtés. On s'attend donc que Larsonneur fasse circuler la balle vers la gauche, vers Cornud. Au contraire, il attend...


... et vu qu'il n'y a aucun appel devant lui, aucun déplacement d'un coéquipier, il décide de jouer long. Pas pour un jeu en pivot de Sissoko, mais en profondeur... tellement profond que le ballon finit par sortir en 6 mètres.

Le staff stéphanois a donc fait le choix d'enlever un milieu défensif, de la zone où la présence stéphanoise était la plus importante, pour en rajouter un offensif, un meneur de jeu, qui n'a eu aucun rapport dans l'animation, car rarement trouvé par ses coéquipiers.

Aucun changement n'a été effectué au retour des vestiaires, le changement tactique n'intervenant qu'à l'heure de jeu, quand les Verts sont passés en 4-4-2 :

Wadji a formé la paire des attaquants avec Sissoko, Davitashvili a retrouvé son aile droite (à la place d'Aïki), Moueffek a remplacé Fomba et Appiah, Maçon. Dans cette formule les Stéphanois ont essayé de développer un peu plus de jeu, mais ils ne se sont créés aucune occasion.


Conclusions


L'entraîneur stéphanois s'en était pris à ses attaquants avant ce match à Brest, soulignant le manque de tranchant offensif, la présence dans la surface, etc. Il n'a pas tort, mais cela sous-entend que son équipe se crée des occasions, il faudra commencer plutôt par là. Ou par trouver un vrai plan de jeu. Ou bien par réellement travailler les phases arrêtées - un seul but encaissé dans le jeu cette saison (le premier, à Monaco). Et surtout, accepter l'effectif qu'il a - c'est bon, le mercato est fini - et construire avec les joueurs qui le composent, en arrêtant de se plaindre publiquement de leurs points faibles. Car si la seule solution que le staff peut trouver est de "avoir plus d'expérience de Ligue 1", ce sera une très longue phase aller...