On savait qu'ils prennent des risques
Les Verts poursuivent leur incroyable série, invaincus après 9 matchs, et se rapprochent de plus en plus de leur objectif...
Après un match et demi joué avec une défense à 3, le staff stéphanois est revenu à un système plus classique, le habituel 4-3-3 dans lequel les titulaires sont presque tous connus :
Une défense Pedro - Le Cardinal - Nadé - Old, un trio d'attaque Cardona - Stassin - Davitashvili et un triangle au milieu avec Kanté, Boakye et un troisième joueur, qui lors de ce match a été Moueffek. Et c'est ce dernier qui a été choisi par le staff de jouer plus haut, à la même hauteur que Stassin, les Verts défendant en 4-4-2 / 4-2-3-1 :
Ce positionnement haut de Moueffek est expliqué par la construction adverse, basée sur leur sentinelle utilisée en rampe de lancement, mais avant cela il faut mentioner qu'à l'heure de jeu le trio du milieu avait déjà complètement changé côté stéphanois :
Le revenant Jaber avait remplacé Boakye, Miladinovic avait pris la place de Kanté et Davitashvili a été repositionné en "10", laissant l'aile gauche à Joshua Duffus.
Quant à la tactique des Verts, elle a été clairement choisie par rapport à l'adversaire, comme l'explique Montanier après le match : "on savait que Dunkerque est une équipe qui est habile pour sortir le ballon, mais on savait aussi qu'ils prennent beaucoup de risques. Et que si, de temps en temps, on jumpait au bon moment, forcément, ça pouvait nous donner des possibilités". Voici quelques exemples, dont le premier après 42 minutes de jeu :
Relance adverse, le (4-)4-2 stéphanois en place, avec le duo Stassin - Moueffek qui bloque une eventuelle passe vers le milieu défensif de Dunkerque. Mais quand Moueffek déclenche un pressing sur le gardien...
... Stassin ne ferme pas l'angle de passe et la sentinelle est trouvée en pointe d'appui. Kanté arrive de loin pour la prendre en charge et c'est grâce à lui que les Verts ont le nombre pour efficacement empêcher la relance :
Le jeu repasse par le gardien adverse qui est obligé de dégager loin, dans les pieds de Boakye. Et les Stéphanois essaient de bonifier la récupération haute...
... avec Kanté qui est trouvé par son compère du milieu et qui essaye de lancer Stassin à l'entrée de la surface, mais la passe est imprecise.
Quelques minutes plus tard, une autre relance adverse, le bloc stéphanois toujours en place, avec Moueffek au marquage du milieu défensif :
Dunkerque garde le ballon dans la défense, Stassin déclenche un pressing, Moueffek est toujours au marquage de son adversaire...
... mais ne le suit pas très bien, et le milieu défensif est trouvé par un défenseur. Les adversaires des Verts font tourner le ballon dans l'axe...
... et seulement à eux deux Stassin et Moueffek n'arrivent pas à les empêcher, surtout quand ils utilisent le gardien aussi :
Kanté et loin du milieu défensif, libre et qui se déplace beaucoup pour offrir des solutions. Ainsi, quand le ballon arrive sur le côté de Davitashvili...
... ce milieu défensif permet à ses coéquipiers de facilement sortir du pressing stéphanois. Son rôle dans la construction dunkerquoise étant si important, il y avait souvent un stéphanois en charge de le chercher haut :
Dans cet exemple en deuxième période, quand Moueffek le lâche pour presser un défenseur, Kanté arrive de loin pour le prendre. Sans cette option, le défenseur doit dégager loin. Et 30 secondes plus tard, après un centre raté de Cardona, bis repetita :
Stassin et Moueffek sont dans sa zone, Kanté est loin, mais quand le premier presse le gardien et le deuxième un défenseur...
Et si sur ces exemples c'est Kanté qui monte sur la sentinelle adverse, ça n'a pas toujours été lui, parfois c'était son compère du milieu qui le faisait. Boakye sur le premier but en première période, Jaber sur le deuxième but après la pause, à chaque fois un milieu stéphanois qui récupère un ballon dans les pieds de ce milieu dunkerquois, rampe de lancement, mais point à exploiter bien identifié par le staff stéphanois... Un match donc bien maîtrisé par les Verts, qui consolident ainsi leur place dans les deux premiers, à quatre journées de la fin.















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