dimanche 1 mai 2016

Des finales pour la fin (3)

La situation s'est clarifiée après la semaine dernière, nous sommes maintenant arrivés au moment des finales.

Les Verts n'ont plus que des chances théorique pour le podium. Il faut faire un parcours parfait et espérer des faux pas des Lyon et Monaco. Pour doubler Lyon il faut qu'ils prennent un seul point sur les deux matchs. Pour doubler Monaco, il faut qu'ils prennent maximum deux points sur les deux matchs (dont une réception de Montpellier).

Les matchs qui comptent sont donc: Nice - ASSE, Losc - Guingamp, ASSE - Losc, Guingamp - Nice. Quatre matchs entre quatre équipes.

Si on gagne à Nice (peu probable)
  • on est assurés de finir au moins 5èmes
  • si Lille gagne contre Guingamp, un nul contre eux nous suffit pour être 4èmes. S'ils ne gagnent pas, on le sera avant la dernière journée

Si on fait match nul à Nice
  • il faut gagner le dernier match pour être 4èmes
  • il faut faire aussi bien que Nice lors du dernier match pour rester devant eux et être au moins 5èmes
  • si Lille gagne contre Guingamp, ils passent devant nous à la difference des buts. On doit gagner le dernier match pour les doubler
Si on perd à Nice
  • il faut gagner le dernier match pour être 5èmes
  • on peut passer 4èmes seulement en espérant une defaite de Nice à Guingamp...

Pour faire simple:
  • 6 points = 4èmes, mieux seulement si Monaco ne gagne pas à la maison contre Montpellier
  • 4 points = 4èmes
  • 3 points = 5èmes, mieux seulement si Guingamp gagne des points
  • 2 points = 6èmes, mieux seulement si Guingamp gagne des points
  • 1 point  = 6èmes, mieux seulement si Guingamp gagne des points
  • 0 points = 6èmes, mais Rennes ne doit pas prendre 6 points à Montpellier et contre Bastia...

mercredi 27 avril 2016

ASSE vs Lorient, 2-0 (Roux x2)

L'équipe qui démarre et celle qui finit


En conférence de presse, Galtier a souligné la entre la première et la dernière partie du match contre Lorient: "en ce moment, l'équipe qui démarre nous permet d’être assez solide, alors que celle qui finit nous permet de gagner". Mais d'où vient cette différence ?

Qui joue au ballon ?


Le changement le plus important dans les style de jeu des Verts pendant ce match est intervenu à la 60ème minute. Non seulement on est entré dans la dernière demi-heure, le moment parfait pour commencer à mettre la pression, mais un changement a été effectuer par Galtier en ce moment aussi: Eysseric est entré à la place de Cohade. Si on regarde le pourcentage des ballons stéphanois touchés par chacun de nos joueurs pendant les premières 60 et les dernières 30 minutes, voilà ce qu'on obtient :
La première chose qui saute aux yeux est qu'on a joué beaucoup plus haut dans la dernière demi-heure: la charnière centrale a joué moins des ballons, c'est les milieux qui ont pris le contrôle à partir de ce moment là - ce qui nous a permis de trouver l'avant-centre plus facilement. La proportion de jeu sur les côtés à été la même tout au long du match. 

La différence des ballons touchés par Cohade et Eysseric est impressionante : le jeu est clairement passé plus par Eysseric dans les 30 dernières minutes que par Cohade avant. Cet aspect est encore plus souligné si on regarde le passes qui les concernent. En 60 minutes, Cohade a reçu 26 passes de ses coéquipiers, dont 8 de Clément et Lemoine ensemble. Dans la moitié du temps, Eysseric a reçu 20 passes de ses coéquipiers, dont 9 de Clément et Lemoine ensemble. Cohade a tenté 26 passes, Eysseric "seulement" 21 (dans la moitié du temps!), mais les deux ont réussi 18 passes chacun. 

Cohade et Eysseric


Cette différence entre Cohade et Eysseric n'est pas donnée par la qualité des joueurs, mais par leur rôle dans le système de jeu, par leur positionnement. Ceci peut être remarqué si on regarde sur fourfourtwo.com l'influence de chaque joueur, donc le positionnement moyen :

On peut voir que Hamouma a piqué vers l'intérieur plus que KMP, que BAE a joué un cran plus bas que KTC, mais le plus impressionnant c'est que Cohade a joué très haut, à la même hauteur que Roux, pendant que Eysseric a joué plus bas, créant un vrai triangle avec Clément et Lemoine. Ce sont bien sur des positions moyennes, mais quand on revoit le match, on trouve plein des phases de jeu qui illustrent ce positionnement.

Voilà une capture d'écran en première période (on attaque de gauche à droite). On voit bien le 4-4-2 lorientais et la relance stéphanoise avec Clément (C)  descendu au niveau de la défense et Lemoine entre la ligne de 2 et celle de 4:
Roux (R) et Cohade (Co) sont tous les deux sur la même ligne, en train d'occuper la défense adverse. Il est très difficile pour eux de recevoir le ballon, la première ligne de 4 coupe les angles de passe, le jeu doit passer par les côtés. Notre formation ressemble plus à un 4-4-2 ou un 4-2-3-1 avec un 10 qui ne prend pas l'espace entre les lignes.

Et voilà une capture d'écran en deuxième période (on attaque de droite à gauche). On voit toujours le 4-4-2 lorientais, et la relance stéphanoise avec Clément (C) descendu au niveau de la défense et Lemoine (L) entre la ligne de 2 et celle de 4:
Par contre, maintenant Roux (R) est tout seul avec la défense centrale et Eysseric (E) il descend chercher le ballon dans le bloc lorientais. Notre formation ressemble plus à un 4-3-3.

Conclusions


Le positionnement de Cohade, régulièrement à côté de Roux, ne peut pas être le fruit du hasard, surtout que ce n'est pas un endroit où il est le plus à l'aise et où il a plus de mal à recevoir le ballon. Une explication possible (peut-être pas la seule ou la bonne) serait que le plan de jeu de Galtier en première période a été de jouer bas pour user le bloc adverse: Cohade a été dans ce sens "sacrifié" pour faire des courses dans le vide, d'une ligne à l'autre, obligeant ainsi les milieux lorientais à se repositionner ou à le suivre. Et ça a ouvert ensuite la porte à Eysseric, frais, qui a trouvé plus facilement l'espace dans le bloc lorientais, qui n'était plus bien en place. Les derniers résultats des Verts prouvent que c'est un plan de jeu qui marche... au moins pour l'instant. A voir contre des équipes qui mettent plus d'intensité physique (Toulouse) ou qui ont une plus grande maîtrise de l'entre-jeu (Nice).

lundi 25 avril 2016

Le sprint final toulonnais

Trois matchs à domicile contre la 5ème, 6ème et 7ème place. Deux matchs à l'extérieur à Agen et Montpellier. Voilà le programme du RCT pour ce sprint final du Top 14, sprint qu'il faut réussir pour attaquer les phases finales d'une position de force.

Premier objectif: finir dans les quatre premiers. Donc ne pas laisser Toulouse (5ème à 10 points), Castres (6ème à 14 points) et Bordeaux (7ème à 14 points) nous rejoindre. Rien de plus simple que ça: il suffit de gagner contre chacun d'entre eux à la maison. Sans aucun bonus, ça fait 79 points, avance plus que confortable, aucune de ces équipes ne pourrait en arriver à ce nombre.

Deuxième objectif: finir dans les deux premiers. Donc finir devant Montpellier (2ème, 1 point de plus) et Racing (4ème, 3 points de moins), vu que Clermont semble difficile à attraper (1er, 8 points de plus). Déjà, ça tombe bien, ces deux équipes jouent une finale européenne, elles vont laisser des plumes. En plus, elles se rencontrent lors de la dernière journée, au Racing. Voilà quelques hypothèses prises:
  • en plus des trois matchs à la maison, le RCT gagne une fois à l'extérieur et glane seulement un point de bonus sur cinq matchs: 84 points. Le match perdu est à Montpellier.
  • Montpellier gagne trois de ces cinq matchs, ils perdent à la Rochelle avant la finale européenne et au Racing. Ils glanent 4 points de bonus sur cinq matchs: 84 points, mais 100 points de moins que le RCT au goalaverage.
  • Racing gagne quatre de ces cinq matchs, ils perdent à Brive avant la finale européenne, ils glanent 4 points de bonus sur cinq matchs: 84 points, mais 200 points de moins que le RCT au goalaverage.
Des hypothèses assez réalistes. Même en perdant à Montpellier, la deuxième place reste largement à la portée de Toulon: il faut gagner les matchs à domicile et à Agen.

On revient donc au point de départ: il faut gagner à domicile. A commencer avec le Stade Toulousain...

RCT vs Pau, 25-9

Après la désillusion de l'élimination en Champions Cup, place maintenant au Top 14, objectif affiché du RCT. Pour le gagner, il suffit d'être dans les premiers 6, ce qui semble chose acquise. Mais il est mieux d'être dans les premiers deux ou au pire quatre. Pour cela, des calculs peuvent être faits, mais le plus simple c'est de gagner tous les matchs, à domicile ou à l'extérieur.

Gagner à Pau n'est pas forcement facile, mais les toulonnais ont mis les ingrédients nécessaires. Avec un bonus offensif obtenu sur la sirène, sur un essai de pénalité, sous un orage. Comme un symbole. Mais à la mi-temps le RCT était mené 9-6, contre le cours du jeu, les toulonnais n'ayant pas concrétisé les occasions d'essais créées. D'un point de vue statistique, le match est un classique du Top 14 pour le RCT à l'extérieur:

  • 10,6% des ballons joués au pied, plus que la moyenne toulonnaise en Top 14 (9,4%) et nettement plus que la moyenne en Champions Cup (6,6%)
  • les toulonnais ont pas mal défendu (103 plaquages, seulement contre le Racing ils ont fait plus), mais ils l'ont fait très, très bien - 92% des plaquages réussis, leur meilleur score de la saison
  • par contre, ils ont pas été impressionnants sur les rucks, en gagnant seulement 3% des rucks adverse, leur moyenne étant supérieure à 9%
Ces chiffres montrent donc une équipe bien en place défensivement, sereine, qui se consomme pas, qui attend patiemment l'erreur adverse... et quand ça arrive, ça contre dangereusement, comme lors du premier essai, de Delon Armitage.

Pour le jeu construit, un classique déjà pour le RCT cette saison. Touche toulonnaise dans les 22m adverses, ballon sorti au centre du terrain, point de fixation d'un centre, ballon sorti très vite sur l'extérieur, essai. Des nombreux essais ont été marqués ainsi par les toulonnais, un de plus pendant ce match pour le doublé de Delon.

Il faut aussi remarquer la pauvre défense paloise, le trio arrière toulonnais était placé sur les extérieurs, mais le 14 de Pau non:


Tous les avants, des deux équipes, étaient consommés par la touche, cette phase d'attaque a eu lieu entre les lignes arrières. Et si les centres palois ont bien défendu contre les centres toulonnais (Mermoz - 12 - envoie Belan - 13 - à l'impact), ça a été trop rapide par la suite. Le mouvement classique: le 10 glisse vers l'extérieur, le 9 sort vite le ballon, le ballon arrive à l'ailier, le 11 dans ce cas. Sauf que le RCT a trois joueurs, Pau seulement deux, donc essai facile - la vitesse d'exécution est telle que la défense ne peut tout simplement pas glisser...

Maintenant que la machine a été remise en marche, il faut enchaîner les victoires - non seulement ça nous permet d'attaquer les phases finales d'une meilleure position, mais ça fait du bien au moral. Et quand les rouges et noirs sont sereins, ils sont imbattables.

Des finales pour la fin (2)

Les chances des Verts de jouer l'Europe ont évolué depuis la semaine dernière. Tout d'abord, la 5ème place est devenue qualificative suite à la victoire du QSG en Coupe de la Ligue. Nous y sommes, tout ce qu'il faut c'est d'y rester. Par contre, l'objectif a changé, maintenant on vise la 4ème place. Si le QSG gagne la Coupe de France aussi, cette place nous permettra de ne pas jouer des tours préliminaires en juillet - août, un grand avantage dans une saison chargée.

La 2ème place est quasiment impossible à chercher, au delà d'un parcours parfait des Verts, il faudra que Lyon et Monaco se plantent dans des matchs à leur portée.

La 3ème place - difficile à croire, il faudra un parcours parfait des Verts (donc une victoire à Nice) et un gagnant dans le match Lyon - Monaco. Par contre, ces deux match là seront disputés en même temps, donc ça peut être intéressant - avant la dernière journée on sera ce qu'on cherche.

La 4ème place se jouera entre ASSE et Nice, le match direct à l'avant-dernière journée sera la finale pour éviter les barrages. Comme Nice à une différence de buts à son avantage, un nul leur convient, sauf évidement s'ils se plantent dans un autre match. Ils jouent deux fois à l'extérieur, on joue deux fois à la maison, le scénario idéal serait donc:
  • on gagne nos matchs à la maison, on fait nul à Nice
  • ils gagnent un match à l'extérieur, font nul dans l'autre et donc nul contre nous

La 5ème place, on la tient. Même si on perd nos deux prochains matchs, on a notre destin dans la main. Dans le cas où Lille gagne ses deux prochains matchs, une victoire lors de notre confrontation directe nous permet de les dépasser. 
Dans ce cas, le match direct de la dernière journée sera la finale pour être européen peu importe la Coupe de France. Par contre, on sera obligés de la gagner, pour être plus tranquille dans cette finale il faudra ne pas perdre les deux matchs suivants.

La 6ème place, c'est vraiment difficile de la perdre. En supposant que Rennes perde à Paris, un nul lors des nos 3 derniers matchs devrait nous suffire...

En conclusion? Il y a des très grandes chances qu'on joue la Ligue Europa la saison prochaine. L'objectif maintenant est d'éviter les tours préliminaires et pour ça le match à Nice dans deux semaines sera déterminant. Entre temps il faut battre Toulouse, sinon tout se complique...

lundi 18 avril 2016

ASSE vs Bastia, 1-0 (Roux)

Nolan'alyse tactique


L'ASSE à utilisé plusieurs approches pour essayer de marquer un but contre Bastia et une analyse très pertinente des attaques vertes à été fournie par Nolan Roux même. Mais comme tout le monde ne sent pas le jeu comme un professionnel, quelques exemples sont peut-être nécessaires pour mieux illustrer ses propos.

L'oeil tactique de Roux


L'interview de Nolan Roux au bord du terrain à la fin de la première période est pleine d'enseignements:

"Ils nous pressent très bien et on a du mal à ressortir les ballons. On a eu quelques possibilités, quelques contres, mais on les a mal joué malheureusement. On joue un peu trop dans les pieds, je trouve, il y a la solution par dessus la défense, mais on l'utilise pas quand il faut, c'est un peu dommage. En plus de ça, on aurait pu concéder un but dès le début, donc il faut rester vigilant. On défend bien, mais si on veut l'emporter, évidement il faut marquer, mais il faut mettre plus que ça. Il faut qu'on évite un peu le jeu court. Sur les vidéos on a vu qu'il fallait combiner sur les côtés. On l'a fait quelques fois, on a mis quelques bons centres, mais il faut faire encore plus, parce que même si on a quelques possibilités, ça reste pas grande chose pour l'instant. On désespère pas, mais si on veut l'emporter il faut revenir en deuxième mi-temps avec plus d'ambitions."

La première période


Pour vérifier la deuxième partie marquée en gras, il suffit de regarder les passes effectuées par les Verts lors du premier acte (en bleu foncé les réussies, en rouge les ratées, en bleu clerc celles qui ont été suivies par une frappe - image fourfourtwo.com):

En effet, il semble y avoir une zone de non-droit pour nos joueurs, ils n'ont pas du tout essayé de combiner dans la zone centrale de la moitié adverse. Et si on suit les données whoscored.com, les Verts ont effectués 5 centres (2 du côté droit, 3 du gauche) pendant cette première période. Bref, les données corroborent parfaitement l'analyse de Roux.  

La deuxième période


Mais est-ce Nolan avait raison avec la première partie de sa déclaration marquée en gras, est-ce qu'il y avait vraiment le moyen de passer au dessus de la défense? Prenons un exemple en deuxième période.

Les Verts récupèrent le ballon, qui arrivent dans les pieds de Tannane, alors que Roux et Cohade font des appels en profondeur:

Tannane profite de ces appels pour aller sur le côté gauche, là où KMP monte aussi et où il reçoit le ballon: 

Jusqu'à là, non seulement on joue de nouveau sur un côté, mais nos deux ailiers se trouvent sur le même! Ce côté se referme, alors KMP redonne le ballon à Tannane qui revient vers l'axe - à noter que 10 secondes se sont déjà écoulées avec cet essai de passer sur le côté et donc le bloc bastiais s'est repositionné: 

Comme il n'a pas des solutions (Cohade et Roux sont sur la même ligne suite à leur appel, Pajot est pris), Tannane est obligé de faire une passe en arrière jusqu'à Clément, dans le rond central:

De Clément, via Pajot, le ballon arrive jusqu'à Sall, qui temporise... une attaque placée sera mise en place. On note que Cohade se positionne toujours comme un deuxième attaquant, que Tannane et Pajot sont dans l'axe, mais derrière le premier rideau défensif corse et que Clément recule pour couvrir une éventuelle montée de Sall. 20 secondes ce sont déjà écoulées après le début de l'action:

Sall joue un un-deux rapide et statique avec Pajot. Le but n'est pas d'éliminer un défenseur, mais d'en attirer un et de donner encore plus des temps aux coéquipiers de se démarquer. On voit ainsi comment un des milieux suit le ballon et monte sur Sall, ce qui permet à Tannane de se libérer et demander le ballon dans l'entre-jeu. On voit aussi que KTC a avancé de quelques mètres, en entamant un appel en profondeur:

Long ballon de Sall au dessus de la défense, dans la course de KTC, centre en premier intention dans la course de Roux et but!

Une action de plus de 30 secondes pendant laquelle les Verts ont essayé de passer sur un côté, puis ils sont revenus dans l'axe, où ils ont temporisé pour mettre en place une attaque telle que Roux souhaitait.

Conclusions


Tout le monde, joueurs et coach compris, s'accorde, les Verts ne pratiquent pas un jeu spectaculaire. Mais au delà du spectacle, ce qu'ils font, ils le font bien. Le bloc défensif est bien en place et concède peu d'occasions. Les attaques sont basées sur des principes simples, mais efficaces car bien effectués. Cet exemple est utile pour comprendre que jouer avec des ballons longs ne se résume pas juste à les balancer n'importe comment - il y a une phase de préparation qui est très importante. Et que parfois ce style de jeu, même si pas spectaculaire, est tout simplement une solution à une situation particulière. C'était peut-être pas le plan de jeu initial, mais des joueurs comme Roux ont compris rapidement que c'est une option, ils l'ont utilisé et le résultat leur donne raison. Et comme ça fait quatre victoires consécutives, on peut même penser qu'ils savent ce qu'ils font...

Des finales pour la fin

Les résultats de la 34ème journée de Ligue 1 nous permettent de mieux envisager la lutte pour l'Europe. 

L'ASSE doit s'imposer à domicile contre Lorient et Toulouse pour avoir droit à deux finales en fin de saison, à Nice et contre Lille. L'objectif est d'attaquer ces deux finales avec 60 points.

Rennes est quasiment éliminé de la course en ce qui nous concerne. Même s'ils gagnent contre Monaco, ils se déplacent ensuite à Paris et finiront donc le championnat avec max 60 points - un nul des Verts lors d'une des finales et on sera au pire 6èmes.  

Pour doubler Nice, il faut qu'on gagne la finale contre eux et qu'on prend au moins un point contre Lille. Pour doubler Lille, il suffit de gagner contre eux, même si on perd contre Nice.

Ça sera très difficile de doubler Monaco, même s'ils perdent à Rennes et Lyon, il nous faudra 4 victoires sur 4 pour les doubler. De même pour Lyon, avec nos 4 victoires on peut les doubler seulement s'ils perdent un match, trois victoires et un nul leur sont suffisantes.

Bref, on a notre destin entre nos mains:
  • assurons nos deux matchs à domicile et nous serons 6ème
  • gagner une finale = une place de plus grattée
  • gagner les deux finales = au minimum le podium