lundi 14 novembre 2016

RCT - Stade Français, 31-12 (Bastareau, Chiocci, Gill, Nonu)

Pour ce match doublon, joué le même weekend qu'un match international, les toulonnais sont privés de pas mal des joueurs. Avec les blessés (en italique), on a de quoi faire une belle équipe des absents :

Saulo, Guirado, Chilachava - Manoa, Gorgodze - Fernandez-Lobbé, Ollivon, Smith
Pélissié, Trihn-Duc - Habana, Carraro, Giteau, Tuisova - Halfpenny

C'est surtout en troisième ligne qu'on est mal (Fernandez-Lobbé, Davis, Smith, Ollivon, Manoa, Gorgodze tous absents), ce qui explique le placement de Kruger en 6. A noter également le retour de blessure de Taofifénua et Mitchell, au bon moment.

Le match


Après la déroute en conquête de la semaine dernière, il était clair que les avants toulonnais avaient à cœur de montrer un autre visage. Et l'entame de match en est le parfait exemple : après le coup d'envoi, une première touche toulonnaise, puis une deuxième, puis une pour le SF dans leurs 5m et de nouveau une pour le RCT, ça fait 3 minutes qu'on joue, le tout sur les touches. La dernière est transformée dans un ballon porté, pénalité pour le RCT, jouée en touche (4 minutes qu'on joue), de nouveau un ballon porté et essai ! 4 touches sur 4 dans les premières minutes et essai en ballon porté, les gros sont présents.

Le match continue à sens unique, avec un autre essai sur ballon porté et un 3ème suite à une belle action collective après une touche (100% sur ses propres lancés), le tout assorti d'un 3/3 au pied par Bernard, la soirée est belle... sauf que le relâchement nous coûte cher. On perd O'Connor sur blessure, on encaisse deux essais et surtout le jeu se débride - et dès que c'est le chaos, c'est le SF qui en profite. Rien ne change après la pause, à la 55ème minute il n'y avait toujours plus d'action construite correctement, on était tombés dans nos travers.

Heureusement, on marque un 4ème essai (toujours en partant d'une touche), le bonus offensif est en vue. Surtout qu'à la 70ème on campe dans nos 5m, mêlée après mêlée, pas propres, mais finalement une qui nous offre une pénalité. Touche, en-avant parisien, mêlée, pénalité de nouveau, touche trouvée sur la ligne des 22, on s'approche et le bonus peut être envisagé. Sur l'attaque qui suit Goromaru se débarrasse du ballon au pied (son choix de jeu privilégié il semble) et sur la dernière attaque du match Müller n'arrive pas à se saisir le ballon et à l'aplatir dans l'en-but. Un final dans la lignée de se match, mise à part la première demi-heure d'une belle qualité.

L'action collective


À la 16ème, une touche parisienne dans leurs propres 22 est cafouillée et le ballon récupéré par les toulonnais. Tillous-Borde (9) le sort pour une première percussion de Taofifénua, épaulé par Chiocci (1) et Etrillard (2) :


Ballon libéré pour une deuxième vague des gros, van der Merwe et Gill et après Tillous-Borde le sort pour le premier groupe, replacé et prêt à repartir au combat :


Le nouveau point de fixation serre la défense, il est temps de jouer au large. Le demi de mêlée pour son demi d'ouverture (Bernard, 10) qui n'essaie pas de jouer avec les deux centres qui l'entourrent (Bastareaud 13 et Nonu 12), ni à l'aile où Goromaru (15) se proposait entre l'ailier Mitchell (11) et lui:


Heureusement que le ballon vit - Bastareaud le prend des mains de Bernard avant qu'il soit mis au sol, Nonu continue en faisant la même chose, mais il finit par être mis au sol et Tillous-Borde inverse le jeu :

Bernard et Bastareaud étaient déjà replacés, le premier caché derrière ses deux 2èmes lignes, donc le 9 le trouve en passant par le relais de Suta (4). Le demi d'ouverture envoie plus au large, vers Vermeulen (8) :


Celui-ci choisit le défi, serrant la défense et laissant de la place pour ses deux ailiers, les deux placés de ce côté. Malheureusement son offload n'est pas très propre et le ballon arrive difficilement à O'Connor (14). Celui-ci est plaqué (jeu déloyal) et Tillous-Borde inverse de nouveau :


Il choisit une longue passe sautée pour Bastareaud qui avance avec le ballon, puis le donne à Nonu qui échoue dans son 2 contre 2 (avec Goromaru) à l'aile gauche. Point de fixation, jeu inversé (de 9 au 10 en passant par un relais) et Bernard trouve Mitchell :


Ça-y-est, le balayage gauche-droit, les passes après contact, les libérations rapides ont porté leurs fruits, un magnifique surnombre reste à jouer... sauf que Mitchell ne passe pas le ballon et se fait rattrapé. Plusieurs pilonnages des gros plus tard, on arrive à quelques centimètres de l'en-but :


Tillous-Borde choisit d'envoyer une 3ème fois pendant cette action le groupe avec Taofifénua en fer de lance, mais celui ci commet un en-avant au contact. Dommage, c'était une belle action construite, malgré plusieurs choix discutables à des moments clés.

La suite


Des nouveaux blessés (O'Connor), des anciens qui ne reviennent pas, au contraire (Tuisova sera opéré finalement), des nouveaux sélectionnés (Chiocci), pour le match suivant à Castres ça va pas être facile d'avoir une feuille de match digne de ce nom. Et ça sera le dernier match "test", après c'est les grosses échéances de décembre-janvier qui arrivent.

dimanche 13 novembre 2016

Inefficacité offensive

Il faut trouver nos avant-centres !



L'impression laissée par les Verts lors des derniers matchs est celle d'une équipe qui joue bien au ballon, mais qui n'est pas dangereuse offensivement. Est-ce que c'est vrai et, si oui, c'est quelque chose de nouveau ou cette situation date depuis un moment ?

Dans les dernières analyses de match, on a pu apercevoir un beau jeu collectif, mais qui n'a pas abouti à une grosse occasion, comme par exemple contre Dijon, contre Qabala et à Caen, à Bakou ou à Metz. Comme même Galtier pointe le bilan insuffisant des attaquants, il est temps d'essayer de comprendre le pourquoi du comment, grâce aux données statistiques du site whoscored.com. On a ainsi comparé les matchs de L1 de la saison passée avec ceux de cette saison (12, presque un tiers), en essayant de voir une éventuelle évolution dans les tirs ou passes effectués par les Verts. Ce qui nous intéresse le plus c'est l'animation offensive, pas l'efficacité sur CPA, donc les corners, touches ou coups de pied arrêtés ne sont pas comptés. La question qu'on se pose est simple : est-ce qu'on arrive à trouver, dans le jeu, nos attaquants dans des bonnes positions pour tirer ?

Centres et passes


Si on regarde d'abord les centres effectués dans le jeu (donc pas les corners et les coups francs), ainsi que les passes clés (passes - centres inclus - qui sont suivies par un tir, mais pas sur CPA ou touche), on se rend compte que cette saison on est légèrement mieux que la saison dernière :


Avec 5,5 centres réussis par match, l'ASSE est deuxième de la L1 cette saison (après Caen) - on était 10èmes la saison précédente. Si on se compare à la saison précédente, en prenant en compte les joueurs qui ont joué au moins un quart des matchs à un poste, on est en progression :


Les chiffres affichés à un poste représentent la moyenne des joueurs listés à ce poste (on a pris seulement les joueurs ayant joué au moins 10 matchs la saison dernière ou 3 cette saison - un quart des matchs donc). On centre mieux de la droite que de la gauche et Veretout fait mieux à lui tout seul que le trio du milieu de la saison passée ensemble. Quant aux passes clés, la différence est moins évidente :


A noter que la moyenne du "10" est baissée par Corgnet et Cohade, Eysseric étant à 2,1 passes clés par match. Par contre, on voit clairement que cette saison il y a moins des passes clés venant de l'axe et plus des côtés - normal vu le système utilisé.

Bref, le système de jeu n'est pas relevant, cette année comme celle d'avant, on a des centres qui trouvent nos joueurs dans la surface et des passent qui amènent des tirs. Mais si les centres arrivent à un de nos joueurs, est-il vraiment en position de tirer ? Et s'il le fait, a-t-il la possibilité de bien le faire ? 

Tirs


Si on regarde le nombre de tirs effectués par l'ASSE, on voit qu'on suit le même rythme que la saison dernière - normal vu le nombre relativement constant des centres et passes clés :


Par contre, on cadre un peu moins, mais sans que ça soit relevant (un tir cadré de moins tous les deux matchs). Ce qui reste quand même surprenant, vu qu'on tire plus souvent de la surface qu'avant. Après, si on s'intéresse à l'animation offensive, les tirs suite à des CPAs ne sont pas intéressants - dans le jeu on est légèrement moins bien qu'avant, mais pas trop loin.

Cette sensation de manque de progression est d'ailleurs illustrée par le nombre des buts marqués, quasiment identique en championnat (1,1 par match en 2015-16, 1,15 par match cette saison). Mais la situation n'est plus du tout la même si on regarde en détail la contribution de chaque joueur :


Nos 5 joueurs offensifs cette saison cadrent moins que les 6 d'avant... mais pas à cause des milieux axiaux (les deux de cette année font aussi bien que les trois d'avant). Si à l'aile droite Hamouma et Tannane ont quasiment la même moyenne qu'avant (au fait, Hamouma cadre un peu plus et Tannane un peu moins), à gauche il y a une grande différence. KMP, par exemple, cadrait 0,5 tirs / match la saison dernière (ce qui est peu), mais il cadre seulement 0,1 tirs par match cette saison ! C'est encore pire pour nos avant-centres, qui cadrent beaucoup moins des tirs qu'avant. Si en pourcentage c'est plutôt pareil (Beric - autour de 50% de ses tirs sont cadrés, Söderlund - autour de 25%, Roux - de 40% avant à 25% maintenant), c'est surtout qu'ils tirent moins souvent qu'avant. 

Donc même si l'équipe tire autant qu'avant, nos avant-centres le font moins. C'est encore plus intéressant si on regarde les tirs dans le jeu :


Rien qu'à lui, Beric a perdu un tir dans le jeu en moyenne entre la saison précédente et celle-ci, Roux presque pareil.

Conclusions


Même si on centre et on fait des passes clés autant qu'avant, même si l'équipe tire au but autant qu'avant, on a un problème : nos avant-centres sont moins trouvés en position de tir. Et quand on sait que Beric marque un but tous ses 2,4 tirs en L1 (ce qui est énorme), c'est encore plus dommage. Pour finir, une dernière analyse - le nombre des ballons touchés par l'avant-centre titulaire dans la surface et dans le jeu lors des matchs de championnat cette saison :


Avec l'utilisation de ces ballons par l'avant-centre : les tirs effectués, les autres ballons bonifiés (une passe, un dribble) et pas bonifiés (contrôle raté, hors-jeu, faute commise, etc.). Le déchet est normal, mais avec seulement 3 ballons touchés en moyenne par l'attaquant de pointe lors d'un match, il est plutôt clair d'où vient notre inefficacité offensive. A titre de comparaison, lors de la réception de Reims l'année dernière, Beric a touché 9 ballons dans la surface, dont 5 tirs et 3 passes...

Bref, malgré une belle circulation du ballon et des jolis mouvements, les Verts n'arrivent pas à trouver leur avant-centre souvent et dans des bonnes conditions - ce qui ne transforme donc pas ce jeu collectif dans des occasions de but et laisse une impression d'inefficacité offensive.


Edit : rajout de la saison 2012-13


Comme demandé, voilà une comparaison avec la saison 2012-13.

En nombre de centres réussis dans le jeu, c'est plutôt pareil et en nombre des passes clés (toujours dans le jeu), on en faisait plus :


Quand on regarde dans le détail les 6 éléments susceptibles de centrer dans le jeu, on réussis 1,2 centres de plus qu'il y a 4 ans. Pas forcément grâce aux ailiers, mais plus avec les latéraux :


Et pour les passes clés, nos 6 éléments font 1,2 / match de moins qu'avant, presque chaque poste faisant un tout petit peu plus, spécialement les ailiers :


Et quand on sait que les passes clés contiennent des centres dans le jeu, ça veut tout simplement dire que cette saison (et celle d'avant), on se base beaucoup plus sur des centres que sur des passes normales. Même en supposant qu'un centre réussi (ballon touché par le coéquipier) est suivi par un tir (loin d'être le cas), ça veut dire qu'il y a 4 ans on avait 3 tirs / match qui ne venait pas d'un centre... et ce chiffre cette saison est de 0,6.



En parlant de tirs, on tirait un peu plus, autant de la surface que maintenant, mais on cadrait mieux et plus souvent dans le jeu :


Et quand on regarde en détail les 5 éléments offensifs susceptibles de tirer le plus souvent :


On cadrait avec 5 autant que les 6 joueurs de la saison 2015-16, plus qu'avec les 5 de cette saison. Avec Aubameyang qui surperformait et KMP/Nordin qui souperforment, c'est pas surprenant.

Même Brandao cadrait plus des tirs que nos avant-centres actuels, mais tout simplement parce qu'il avait plus de ballons :

Dans le jeu, on tirait (avec Brandao ou Aubam qui jouait souvent en avant-centre) 2,9 fois en moyenne.... plus de 3 fois plus souvent que cette saison. Et je finis avec ce chiffre qui dit tout...



samedi 12 novembre 2016

Lyon - RCT, 27-13 (Tillous-Borde)

Premier match de la série de trois "plus simples", avec des doublons et donc un effectif amoindri. Heureusement pour le RCT, Chilachava, Gorgodze, Habana n'étaient pas encore avec leurs équipes nationales, même si finalement ça n'a pas servi à beaucoup. 

La conquête 


On attendait de voir pendant ce match la patte de Mike Ford, une animation offensive digne de ce nom... on n'a rien vu, parce que tout simplement pour attaquer il te faut des ballons, il te faut une conquête propre pour lancer les attaques. Et la conquête toulonnaise dans ce match a été horrible, probablement le pire de ce qu'on a vu le dernier temps. Si en mêlée ça a été n'importe quoi des deux côtés (60% des mêlées gagnées sur l'introduction), en touche les toulonnais se sont complètement ratés, avec seulement 64% de lancers réussis.

L'exemple-type se passe à la 37ème. Mêlée pour le RCT à 35m de l'en-but adverse. Grosse poussée des toulonnais, la mêlée adverse recule sur plusieurs mètres :


Avantage qui ne profite pas, on revient à la pénalité. Joueurs, les toulonnais choisissent la touche, trouvée à hauteur des 15m. Lancé d'Orioli, capté par Gorgodze, le maul est formé et avance bien, poussant les avants lyonnais à la faute :


Pénalité de nouveau, le capitaine adverse est averti verbalement : encore une faute et ça sera carton jaune. Forts, retrouvés, les avants toulonnais choisissent de nouveau la touche, cette fois-ci à 5m de l'en-but :


Mais le lancement d'Orioli pour Gorgodze et facilement lu par l'adversaire qui capte le ballon et Michalak peut se dégager au pied - touche de nouveau pour le RCT, mais à environs 30m maintenant. On a bien reculé, mais on peut recommencer... sauf que le lancer d'Orioli pour Gorgodze est de nouveau lu et sous pression le dernier échappe le ballon :


Sur le ruck formé Chilachava a l'idée de déblayer en venant sur le côté, pénalité pour les lyonnais qui trouvent une touche dans nos 22m. Sur le lancer, Suta à l'idée de pousser sur le porteur :


Pénalité pour le LOU et carton jaune pour Suta... le tout parti d'une belle mêlée, un beau maul, arrivés dans les 5m adverses et puis des lancés ratés et de l'indiscipline.

Le reste du match


Rien d'intéressant dans cette pauvre prestation toulonnaise - on a abordé le match contre le vent, avec l'intention de les obliger de jouer au pied et avoir des bons ballons de relance. Ça n'a pas trop marché et les lyonnais ont fait preuve d'un réalisme glacial dans le jeu au pied. Chaque ballon toulonnais perdu se transformait dans une grosse occasion pour le LOU, en général suite à un coup de pied très bien dosé dans notre dos. On rajoute à ça l'envie, qui était clairement lyonnaise - par exemple les 7 premières minute de la 2MT on n'est pas sortis de nos 22m - et le résultat est clair, sans appel.

Les matchs suivants seront intéressants, sans beaucoup des joueurs, mais avec une envie de montrer qu'on vaut mieux que ça. Quant à la qualité du jeu, on va toujours devoir attendre...

mercredi 9 novembre 2016

Mercato 2017 (1)

Situation contractuelle à l'été 2017

  • retours de prêt :
    • Bamba, Saint-Louis, Maupay
  • fins de prêt :
    • Saivet, Veretout
  • départs en fin de contrat :
    • Corgnet
  • fin de contrat en 2018 :
    • Clément, Perrin, KMP, Lemoine, KTC, Roux, Hamouma, Pogba, Ruffier, Maisonnial
    • Bamba, Saint-Louis
De quoi les mercatos suivants (et surtout celui de l'été) seront faits, ça dépend de beaucoup des facteurs, qualification européenne ou non, coach et/ou système et surtout des offres qu'on peut recevoir pour certains de nos joueurs qui voudront partir pour des salaires plus élevés. A l'heure actuelle, je dirais qu'il y a des grandes chances d'être attaqués sur : Malcuit, Selnaes, Beric, Ruffier



Autrement dit, poste par poste, le chantier que je vois :

Gardien
  • soit on prolonge Ruffier, soit on le vend (en supposant qu'on sera attaqués à ce poste)
  • avec l'argent reçu on peut prendre un goal prometteur, mais on peut promouvoir Moulin pour un ou deux ans avant de passer le relay à Maisonnial (à prolonger dans ce cas) ou Guendouz 
Défenseurs
  • on peut soit vendre Pogba, soit le prolonger - dans le premier cas, il faut le remplacer par un "jeune Perrin"
  • probablement on va prolonger Perrin et KTC (qui sera replacé dans l'axe), créant de la place à droite pour Malcuit titulaire (si on n'est pas trop attaqués) et RPG
Avant-centres 
  • faire la place pour Maupay soit en changeant de système, soit en vendant un ou deux des autres
  • qui on vend, ça dépend des offres : c'est sur Beric qu'on risque d'être attaqués s'il continue à être très efficace, pas sur Söderlund. Et on prolonge ou vend Roux en fonction de ça
Ailiers
  • faire la place pour Bamba et Saint-Louis (prolongés), ou au moins un d'entre eux
  • qui on vend, ça dépend des offres - je ne crois pas qu'on sera attaqués sur Tannane s'il continue comme ça, ça sera probablement un des Hamouma et KMP - et l'autre sera prolongé
Milieux
  • c'est le gros chantier, tout dépend des départs, à mon avis les seuls qui resteront sûrement sont Dabo et Pajot - on espère tous pouvoir garder Selnaes et signer un des Veretout ou Saivet
  • Corgnet partira libre sûrement, Clément partira probablement aussi, Lemoine - tout dépend de lui, je crois
  • Comme on n'a pas de jeune qui s'impose, c'est là qu'on devra investir - surtout si on nous propose une somme indécente pour Selnaes

4-4-2 et départ de Selnaes

R - Malcuit, Lacroix, Perrin, Polomat - Bamba, Dabo, V, Tannane - Beric, Maupay

Moulin - RPG, KTC, P, MBengue - H, L, Pajot, SL - Roux, Soderlund

R = Ruffier ou son remplaçant
V = Veretout ou un nouveau joueur
P = Pogba ou son remplaçant
L = Lemoine ou son remplaçant
H = Hamouma ou KMP ou un remplaçant
SL = Saint-Louis ou KMP

Dans le cas de nombreux départs, les postes de gardien et défenseur sont auto-financés. L'argent pris pour Selnaes, plus pour Lemoine, Clément, Hamouma et KMP (ou Saint-Louis) nous permet de prendre un très bon milieu (V), un remplaçant pour lui (L) et un bon ailier (H).

4-3-3 et pas de départ de Selnaes

R - Malcuit, Lacroix, Perrin, Polomat - Selnaes, Dabo, V - Bamba, B, Tannane

Moulin - RPG, KTC, P, MBengue - S, L, Pajot - H, Maupay, SL

R = Ruffier ou son remplaçant
V = Veretout ou un nouveau joueur
B = Beric ou Söderlund
P = Pogba ou son remplaçant
L = Lemoine ou son remplaçant
S = un jeune pour entrer dans la rotation au milieu (à la place de Saivet)
H = Hamouma ou KMP
SL = Saint-Louis ou Roux

Dans le cas de nombreux départs, les postes de gardien et défenseur sont auto-financés. Il faudra trancher entre Hamouma et KMP, Saint-Louis et Roux et Beric et Söderlund. L'argent pris pour la vente des trois doit être utilisé pour trois milieux axiaux : un très bon titulaire (V), un jeune dans la rotation pour Selnaes (S) et l'éventuel remplaçant de Lemoine (L). Autrement dit, il faudra une vente importante (genre Beric vers l'Angleterre) ou un investissement conséquent. 

Metz - ASSE, 0-0

Vas-y, Théo !


Pendant le match à Metz, on pouvait entendre ce genre d'encouragement venant du banc pour les montées de Kevin Théophile-Catherine (KTC pour les connaisseurs) - ces montées dans le couloir droit étaient essentielles pour l'animation offensive Stéphanoise. 


Après un long déplacement en Coupe d'Europe, pour le troisième match de la semaine, une legère rotation a été mise en place pour amener de la fraîcheur dans le jeu, dans l'espoir d'un bon résultat en Lorraine. KTC a été ainsi titularisé en tant que latéral droit, chose assez rare pour être mentionnée, c'est seulement la 2ème fois depuis fin août que ça arrive, la faute à sa polyvalence (il a souvent dépanné dans l'axe et même à gauche une fois), aux blessures et à la grosse forme de Malcuit.

Le match


Mais avant d'analyser son rôle dans l'animation offensive des Verts, il faut expliquer un peu le contexte du match. L'équipe à domicile a essayé d'emballer le match d'entrée, avec un pressing agressif, une bonne possession de ballon et plusieurs situations chaudes dans notre surfaces, des mains pas sifflées, des corners et même un but refusé pour un hors-jeu - décision correcte, mais pas facile à comprendre. Ça a duré un bon quart d'heure, mais les Verts ont laissé passer l'orage, on repris le contrôle du ballon et du match et ont commencé a copieusement dominer les Grenats. Ainsi, entre la 16ème et la 35ème, on a eu la possession (63%) et on a tiré 4 fois - nos adversaires ne faisant aucun tir. Certes, aucun de ces 4 tirs n'a été cadré et celui de Pajot à la 15ème est compté comme un tir bloqué dans les stats même si c'est plus un contrôle raté. Mais on s'est quand-même créé plusieurs situations et les deux tirs dans le jeu de Nordin à la 19ème et KTC à la 26ème sont les seuls tirs Stéphanois dans le jeu (pas sur CPA) de tout le match. C'était notre temps fort et ça a été brusquement fini avec l'expulsion de Tannane à la 36ème pour "une erreur de jeunesse".

Parce que par la suite, à 10 contre 11, à l'extérieur contre une équipe en grand besoin des points, on a préféré d'assurer le 0-0. On est passé dans un 4-4-1, avec deux lignes de 4 bien serrées, abandonnant l'avant-centre et espérant quelque-chose sur un coup de pied arrêté :


Pour essayer de positiver, on s’intéressera plutôt au temps fort des Stéphanois et à leurs attaques bien construites et non au bloc défensif efficace qu'ils ont mis en place en deuxième période.

Théo centre...


Pour illustrer donc les attaques Stéphanoises entre la 16ème (après l'entame de match Messine) et la 35ème (et le fait de jeu qui a tout changé), deux exemples. Le premier à la 20ème, avec une relance de Ruffier qui cherche directement Veretout - un peu risqué de relancer plein axe, mais le pressing Messin est inexistant. Le ballon est envoyé plus loin jusqu'à Saivet et le premier rideau adverse est ainsi dépassé  :


Sur la capture suivante, on voit bien les deux lignes de 4 de Metz, ainsi que l'appel classique de Tannane, de son côté vers l'axe, qui aspire parfaitement le latéral (BAE) et qui libère ainsi le couloir pour KTC :


Celui ci ne s'engouffre pas dans son couloir, il préfère combiner avec Saivet, qui subit une faute. Le coup franc envoie le ballon sur l'autre côté et après une combinaison MBengue - Nordin, Pajot reçoit le ballon en retrait et une nouvelle attaque doit être construite :


On remarque de nouveau le positionnement en "10" de Tannane, ainsi que le grand espace autour de Saivet. Cependant, le ballon ne lui parvient pas, Pajot joue avec Veretout, en retrait pour Perrin, Lacroix, de nouveau Veretout, le premier rideau Messin est de nouveau dépassé :


Nous avons une supériorité au milieu, dans l'axe, on joue quasiment à 4 (comme dans un losange), l'adversaire a seulement deux milieux axiaux, donc les excentrés doivent aider, libérant les couloirs. Tannane étant placé entre les lignes et Roux se plaçant sur le "bon" défenseur central pour l'empêcher de monter, un milieu axial doit descendre (Cohade) - Pajot se projette dans l'espace laissé libre dans l'axe. Saivet reçoit le ballon, trouve Tannane entre les lignes, qui joue sur KTC, assez libre sur son côté :


Il est parfaitement placé pour un centre, mais Roux est quasiment tout seul dans la surface, pris entre les deux centraux. Tannane fait un appel dans le couloir, Nordin vient de son côté et Pajot du milieu, mais ils sont encore loin et sont tous les deux suivis. Le centre pour Roux est mal repoussé, mais arrive quand-même à Nordin, qui essaye une reprise acrobatique (comptée comme un tir dans les stats, le premier pour les Verts dans le jeu, de la surface).

... et Théo tire


Un autre exemple, à la 26ème, une attaque construite de nouveau à partir de Ruffier, qui joue avec Lacroix. On note sur la capture suivante le parfait exemple de "triangle pointe basse" du milieu stéphanois :


Lacroix envoie un long ballon devant, très précis, sur la tête de Roux, qui avait décroché et qui n'était pas pris par les défenseurs, pour une remise de la tête pour Tannane (venu à côté de Roux, dans l'axe). Le positionnement de Tannane aspire de nouveau le latéral (BAE), ce qui laisse un champ libre impressionnant pour Saivet. Malheureusement Tannane ne joue pas sur ce côté, mais en retrait pour Pajot :


Pajot joue pour la montée de KTC, mais c'est tard maintenant, le couloir est déjà bouché, les deux lignes de 4 Messins sont en place (avec le DL et DC interchangés suite à la montée de BAE sur Tannane). KTC combine avec Saivet (en position d'ailier, Tannane est en "10" faisant un appel entre les lignes pour une passe de Pajot), qui joue en arrière avec Lacroix pour repartir proprement :


Une nouvelle passe entre les deux avant-centre adverses pour les éliminer et Veretout reçoit le ballon et peut construire proprement :


Sauf qu'il ne va pas poser le jeu, il fera une merveille de passe en profondeur qui traverse entre les deux milieux axiaux...


... et entre deux défenseurs, pile dans la course de KTC...


... qui avait fait un magnifique appel. Il se retrouve ainsi dans le coin de la surface, avec la possibilité de remise dans l'axe pour l'appel de Roux ou de tirer. Il choisit la deuxième option, mais son tir n'est malheureusement pas cadré (le deuxième et dernier tir des Verts dans le jeu et de la surface).

Conclusions


Une fois le premier quart d'heure passé, les Verts ont pris le contrôle du match et ont proposé un jeu collectif très intéressant. L'efficacité offensive n'a toujours pas été au rendez-vous, mais qui sait ce qui se serait passé sans l'expulsion de Tannane. On était bien en place, et même si le schéma d'attaque est classique maintenant pour notre équipe (Tannane qui entre dans l'axe pour libérer le couloir), il semble fonctionner, le jeu de passe est fluide et précis, les décalages sont créés et trouvés. Malheureusement, il nous manque une dernière chose, une présence et des déplacements dans la surface pour bonifier les centres, ou des centres ou tirs plus précis. Bref, il nous manquait plus que la finition propre d'une de ces deux actions ci-dessus pour assister à une merveille de but collectif.

samedi 5 novembre 2016

Gabala - ASSE, 1-2 (Tannane, Beric)

Pressing et inefficacité offensive


Au delà du résultat positif, on peut aussi retenir du match à Bakou une facette du jeu Stéphanois peu en vue jusqu'à maintenant : un pressing haut et très agressif qui prive littéralement l'adversaire du ballon. Mais ce pressing, sert-il à quelque chose ?

Le premier quart d'heure


Ça n'a échappé à personne, contre Qabala les Verts ont produit un premier quart d'heure d'une très grande intensité. Très présents dans le jeu, récupérant le ballon dès qu'ils le perdait, ils n'ont pas laissé les adversaires respirer, même pas une seconde. Les chiffres parlent pour eux-même, 72% de possession dans les premiers 15 minutes, 4 tirs (2 cadrés), aucun pour l'adversaire. Mieux que ça, non seulement l'adversaire n'a pas tiré, mais il n'a quasiment pas sorti de sa propre moitié, comme illustré par cette image de whoscored.com :


En orange les touchers du ballon Azéris lors des premières 15 minutes, en bleu ceux des Stéphanois (qui attaquent de droite à gauche). A noter que tous les points orange dans notre moitié sont issus d'une seule action, dans la première minute, après ils n'ont plus touché le ballon dans notre moitié avant la 16ème minute.

Bref, une grosse domination, grâce à un pressing très haut, qui sera illustré plus bas. Mais ce genre de pressing nécessite une grosse débauche d'énergie, il ne peut pas être soutenu très long temps. Et donc graduellement les Verts ont levé le pied, ont été moins agressifs sur le porteur du ballon et ils ont ainsi permis à l'adversaire de prendre confiance et se montrer de plus en plus dangereux : 50% de possession Verte lors du quart d'heure suivant (2 tirs à 1 pour les Azéris) et seulement 42% de possession Verte lors du dernier quart d'heure avant la pause (6 tirs à 2 pour les Azéris).

Alors, quel est l'intérêt d'une telle débauche d'énergie pendant une période limitée, si après on subit le contre-coup physique ? La réponse tactique est simple : on tue le match lors d'un gros temps fort et après on gère tranquillement. Sauf qu'il y a un léger problème avec cette tactique : il faut pouvoir tuer le match, il faut marquer des buts. Parce que sinon, à la fin du temps fort, on n'est pas plus avancés, seulement plus fatigués.

Et contre Qabala, si les Verts ont été très présents dans les duels lors de ce premier quart d'heure, ils ne l'ont pas été dans la surface adverse. Sur l'image ci-dessus on voit clairement qu'on a pas trop joué à l'intérieur et aux abords de la surface. Et si c'est compréhensible vu que l'adversaire ne faisait que défendre, ça le devient quand on pense à la débauche d'énergie pour récupérer le ballon haut. Il y a des entraîneurs, comme Klopp, qui considèrent le pressing comme le meilleur meneur de jeu : on récupère le ballon haut, la défense n'est pas en place, on se crée des occasions. Nous, on a essayé de le récupérer haut et à chaque fois qu'on l'a fait, on est repassé par la défense pour construire une attaque placée. Et quand notre avant-centre touche un seul ballon dans la surface pendant un tel quart d'heure, on a des faibles chances d'être efficaces offensivement et on ne peut donc pas bonifier les efforts consentis.


Pressing haut et attaque placée


Pour mieux comprendre à la fois le pressing mis en place et l'utilisation du ballon récupéré par la suite, prenons un exemple. On joue à la 5ème minute et, pour ne pas rendre trop rapidement le ballon, le goal adverse ne le dégage pas loin, mais le donne à un de ces centraux. Le pressing stéphanois se met tout de suite en route :


Beric, Saivet, Tannane et Malcuit ferment tous les angles de passe et poussent le défenseur vers le coin du terrain. Il arrive à envoyer le ballon vers le centre du terrain - où avec un peu de chance il est récupéré par un de ses coéquipiers, mais qui est tout de suite entouré par nos joueurs :


Cette fois, Tannane, Saivet, Veretout et Malcuit l'entourrent et lui coupent les possibilités de passe, alors il redonne le ballon à son gardien, qui joue avec le défenseur central et 20 secondes plus tard, on est dans la même situation :


Le défenseur balance de nouveau le ballon vers son milieu du terrain, mais cette fois-ci, il est récupéré par Selnaes et Veretout. On a donc empêché une sortie propre du ballon pendant plus de 20 secondes et on a fini par le récupéré à 40m des buts adverses. Mais pas pour se lancer tout de suite en attaque contre un bloc pas en place - Veretout préfère jouer en arrière, avec Pogba, qui combine avec Perrin :


Finalement Perrin lance Malcuit dans son couloir et l'attaque Stéphanoise commence :


On peut rémarquer plusieurs choses sur cette capture d'écran. La défense adverse est en place, KMP est pris par le latéral, Beric se trouve entre les deux centraux. Tannane, comme à son habitude, n'est pas dans le couloir, mais un peu axial - il est pris par la sentinelle adverse, mais aspire en même temps le milieu latéral. Ce cas de figure a été très fréquent, Malcuit a été rarement pris par le milieu latéral, il a été la responsabilité du défenseur. Peu importe, le jeu est sur ce côté, Malcuit combine avec Tannane en profondeur, sauf que celui ci n'essaie pas de centrer ou de passer en un contre un avec le milieu qui l'a suivi, il se retourne, redonne le ballon à Malcuit et l'attaque devient statique - celui-ci garde le ballon sans bouger (et sans se faire attaquer), pendant 2-3 secondes :


On est ainsi passé d'un ballon récupéré haut, à un jeu sur un côté, d'abord en profondeur et après arrêté. Pour débloquer cette situation de deux contre deux sur le côté, Veretout vient prêté un coup de main - il est libre parce que le milieu latéral s'est positionné dans la défense centrale, en couverture d'un éventuel dribble dans la surface de Malcuit ou Tannane. Il faut aussi souligner le replacement de KMP, qui a quitté son côté, venant chercher le premier poteau en espérant un centre quand Malcuit a lancé Tannane en profondeur.


Veretout n'est pas utilisé, Tannane fait ce qu'il sait le mieux, il porte le ballon en rentrant vers l'axe. Il s'appuie dans un un-deux sur KMP pour se mettre dans une meilleure position :


Et il arme une frappe (cadrée) de 25m de son pied gauche, jeu tout à fait classique pour un ailier inversé. Il n'avait pas d'autres possibilités, sauf peut-être de dribbler (ou de chercher un autre un-deux avec Beric) pour s'approcher des buts : l'attaque était en sous-nombre, la défense en place. La hauteur de la récupération du ballon - suite à un pressing très bien coordonné - n'a eu aucune incidence sur le reste de l'action.

Conclusions


Le jeu produit par les Verts lors du premier quart d'heure a été impressionnant et très agréable à regarder, mais pas dangereux pour l'adversaire. S'il avait été accompagné d'une efficacité offensive, il aurait été parfait. S'il y a donc de la place pour s'améliorer, ça représente quand même un pas de plus vers une qualité de jeu supérieure et il ne faut pas oublier que ça a été accompagné d'une victoire à la fin. Et au delà des 3 points, on a maintenant la possibilité d'assurer la qualification lors du 5ème match de poule, à domicile, où il faudra gagner ou faire 0-0 ou 1-1 contre Mayence. Ce n'est pas donné à tout le monde d'être dans un ballottage si favorable et il faut apprécier une telle opportunité, tout comme il faut apprécier les différentes approches de produire un beau jeu. Les résultats sont là et si la manière n'y est pas totalement, elle commence à l'être de plus en plus, on finira par y arriver.

mardi 1 novembre 2016

RCT - Grenoble, 42-12 (Bastareaud, Gorgodze, Suta, Müller, de pénalité x 2)

La semaine a été agitée de côté de la Rade, où tout est différent. Le changement d'entraîneur a été justifié par une volonté de produire un rugby plus plaisant à voir et donc des espoirs été permis pour cette réception de Grenoble, même si du temps sera nécessaire avant de voir vraiment un jeu d'attaque plus lisse. Le changement de coach n'a pas sorti du placard certains joueurs, Orioli, Kruger et Pélissié n'étant toujours pas sur la feuille de match, ni Goromaru d'ailleurs, malgré l'absence de Halfpenny. On peut aussi signaler le retour de blessure de Müller, pile au moment de la blessure de Tuisova et le départ pour les matchs internationaux de Habana.

On a pu donc voir O'Connor à l'arrière - et il a plutôt bien joué - et Carraro à l'aile - pas vraiment à son avantage. Et surtout on a pu voir une équipe toulonnaise très entreprenante, qui a envoyé du jeu, alternant le défi physique et le jeu au large. Il est difficile de se faire une idée précise, tellement l'écart été important, surtout au niveau des avants, probablement ça marche moins contre d'autres équipes. Mais il est clair que c'est plaisant de voir du jeu après contact, en vitesse, pour une fois.

La plus grosse domination du RCT a été au niveau de la mêlée, incroyable à ce niveau. Deux essais de pénalité, des innombrables mêlées adverses gagnées par les toulonnais (70% !!!), un secteur du jeu qui a clairement permis à nos joueurs de marquer au fer rouge leurs adversaires pour ensuite développé le jeu, sans s'affoler, en étant patients. 

Comme le match a été diffusé sur Rugby+, il n'y aura pas d'analyse en image, le résumé vidéo public n'allant pas assez loin au début de l'action pour illustrer le travail de préparation. On pense notamment au premier essai, marqué par Bastareaud, mais parti d'une touche toulonnaise autours des 40m, avec un beau jeu collectif, une grosse percée de Manoa jusque dans les 22m. Les images montrent juste le 2-3 temps de jeu qui en restent, mais le travail de préparation a été fait bien en avant...

La préparation de novembre


Bref. C'était un match qui avait comme objectif clair de retrouver des couleurs dans la qualité du jeu et obtenir le bonus offensif, objectifs atteints. On attend maintenant la confirmation et le mois de novembre offre l'opportunité parfaite. Des adversaires corrects, ni trop faibles, ni trop forts (Lyon, Castres, Stade Français) et deux semaines de pause avant de commencer une série de folie en décembre-janvier avec 4 équipes du Top 6 (Bordeaux, Montpellier, Racing, Clermont) et les matchs de Coupe d'Europe dont les victoires obligatoires lors de la double contre Scarlets et le match contre Sale...

Un bon mois de préparation donc, mais une préparation tronqué par l'absence de plusieurs joueurs, c'est un mois des matchs internationaux. Côté absents toulonnais, on aura donc :

  • Guirado - donc Orioli et Etrillard auront la chance de montrer qui mérite le plus le rôle de doublure
  • Chilachava - donc Saulo aura enfin droit à des bouts de matchs, espérons qu'il ne nous coutêra pas trop cher en points
  • Gorgodze - heureusement que la blessure de Taofifénua n'est pas grave, sinon on serait un peu démunis en deuxième ligne - on verra normalement le joker médical Ferreira à l'oeuvre, Kruger et Suta auront aussi du temps de jeu
  • Ollivon - avec la longue blessure de Smith et celle encore pas claire de Fernandez-Lobbé, on est mal en troisième ligne, Vermeulen-Gill-Davis seront les titulaires, difficile à voir qui sera le remplaçant, peut-être que Manoa descendera de la deuxième ligne
  • Trihn-Duc - Bernard aura enfin la possibilité de devenir le dépositaire du jeu et s'il se montre au niveau, il pourra même en devenir le titulaire du poste
  • Habana - on est de nouveau mal aux ailes, avec les blessures de Mitchell, Tuisova et Clerc, seulement Müller et O'Connor sont disponibles, un centre (Yobo ou Carraro) en dépannera si besoin
  • Mermoz - normalement on est tranquilles au centre, même s'il faut dépanner à l'aile
  • Halfpenny - on pourra enfin voir à l'oeuvre la recrue Goromaru
Ce qui nous fait donc une équipe type pour les trois matchs suivants :

Fresia, Etrillard, vdMerwe - Ferreira, Taofifénua - Manoa, Vermeulen, Gill - Escande, Bernard - Müller, Nonu, Bastareaud, O'Connor - Goromaru

Remplaçants : Chiocci, Orioli, Saulo, Suta ou Kruger, Davis, Tillous-Borde, Carraro, Yobo ou Belleau