lundi 16 août 2021

Lens - ASSE, 2-2 (Khazri, Bouanga)

Un match plein, mais des regrets


Même s'ils ont mené deux fois au score, les Verts n'ont ramené qu'un point d'un Bollaert quasiment à guichets fermés.


Avec le retour de suspension de Neyou et avec Abi malade, le onze de départ pour le déplacement à Lens a été légèrement différent de celui de la semaine précédente. Mais le système de jeu aussi, les Stéphanois évoluant cette fois-ci dans un 4-3-3 / 4-1-4-1, avec un trio offensif Bouanga - Khazri - Hamouma et un triangle pointe basse Neyou - Camara - Zaydou :


La défense à aussi été un peu retouchée, Sow étant préféré à Nadé dans l'axe, à côté de Moukoudi. Les cinq changements effectués en 2MT ont amené beaucoup de jeunes sur le terrain, les Verts finissant le match avec un seul joueur âgé de plus de 23 ans (Green / Maçon - Sow - Moukoudi - Kolo / Nokoué - Camara - Gourna - Rivera / Aouchiche - Nordin) :





Avant de regarder de plus près l'animation offensive stéphanoise, un commentaire s'impose sur le bloc équipe proposé. Comme la première image ci-dessus le montre, malgré le système différent, le bloc des Verts conserve les mêmes caractéristiques que contre Lorient : une hauteur moyenne, avec des lignes assez distancées. Ce qui a été souvent exploité par les Lensois, comme dans cet exemple à la 32e minute :


Attaque placée pour le RC Lens, les deux équipes sont en place, avec les Verts en 4-5-1, vu que Neyou a quitté son poste entre les lignes et s'est mis à la hauteur des autres milieux. Ce qui laisse beaucoup d'espaces pour un des trois milieux axiaux adverses, ainsi que pour un avant-centre, qui avait décroché. C'est le premier qui est trouvé...


... avec une passe qui traverse la ligne de 5 milieux. Il décale ensuite son piston gauche, pendant que la défense est obligée de reculer. Parti dans le dos des milieux, le deuxième avant-centre...


... se retrouve seul au point de penalty, d'où il rate heureusement le cadre. Seulement Zaydou avait fait un effort pour le suivre, mais il partait de trop loin...


Contre trois défenseurs centraux


Cette analyse ne se focalisera pas sur les failles défensives stéphanoises, mais sur la manière dont les Verts ont essayé de déséquilibrer le bloc lensois. Jouer en 4-3-3 contre une défense à 3/5 peut présenter un certain avantage, avec deux joueurs de couloir (latéral et ailier) contre un seul adversaire (piston). Mais ça implique que l'unique avant-centre se retrouve seul contre trois défenseurs centraux. Une autre option est de mettre la pression sur ces défenseurs, en faisant rentrer les ailiers (3 offensifs contre 3 défenseurs) ou en dézonant pour réduire leur surnombre dans l'axe. Voici plusieurs exemples de comment les protégés de Claude Puel ont utilisé ces options, avec le positionnement des 3 centraux Lensois mis en évidence sur chaque image :


A la 5e minute, un dégagement de Green est repoussé par un adversaire, le ballon arrive à Sow et via Moukoudi est envoyé à gauche, à Kolo. Ça presse haut, avec pas moins de 6 Lensois dans la moitié stéphanoise, mais Kolo, Neyou et Zaydou osent de se faire des passes dans un petit périmètre, le dernier écartant le ballon ensuite, de retour chez Moukoudi. Avant de poursuivre l'action, il faut remarquer que le piston droit est monté sur Kolo et Khazri, collé à la ligne de touche, est donc pris par un défenseur central. Neyou montre que les Stéphanois savent aussi se projeter dans le dos des milieux...


... et le jeu de passes verticales est parfait. Moukoudi joue de nouveau avec Kolo, qui trouve Neyou entre les lignes. Il est attendu par un défenseur central, mais il décale Khazri dans le couloir, dans le dos d'un autre. Un jeu de passes simples qui élimine tout simplement trois des cinq défenseurs adverses :


Hamouma et Bouanga se trouvent donc à 2-contre-2 dans la surface, mais le centre de Khazri est complètement raté et intercepté ensuite par le retour d'un milieu lensois. L'action ne se finit pas là, car les Verts aiment le contre-pressing :


Bouanga, Camara et Hamouma récupèrent le ballon dans les 30 mètres adverses et le dernier tire de l'extérieur de la surface, sans inquiéter le gardien. 

Un autre exemple, quelques minutes plus tard, avec un ballon qui circule dans la moitié des Verts, de gauche à droite, jusqu'à Maçon :


Le pressing adverse est déclenché par le piston gauche, qui monte en flèche, mais qui ne peut rien faire tellement la maîtrise technique est stéphanoise :


Double une-deux entre Maçon et Hamouma sur le côte droit, où le dernier est suivi par un défenseur central (pour éviter le fameux 2-contre-1 dans les couloirs). Hamouma joue ensuite avec Khazri dans l'axe...


... et du nouveau un jeu de passes en petit périmètre, Khazri - Zaydou - Camara se défont ainsi de leurs 3 adversaires et le dernier peut lancer Hamouma en profondeur, complètement libre : le piston est sur Maçon, il plonge dans le dos d'un défenseur central excentré, pendant qu'un autre est occupé avec Khazri. Malheureusement, son centre est bloqué et le ballon sort en corner.

Finalement, un troisième exemple, en 2MT, avec une touche de Kolo pour Zaydou, les deux joueurs échangent le ballon pendant que le bloc adverse est parfaitement en place : 


5-3-2, avec un 3-contre-3 au milieu dans l'axe, le piston droit lensois au marquage de Bouanga. Khazri n'a pas un positionnement d'avant-centre qui fixe la défense centrale, mais plutôt de milieu offensif. Ce qui a son importance, car ça apporte un surnombre, un milieu adverse restant dans cette zone, ne suivant pas Camara : 


Ça joue à 3 dans ce coin, entre Zaydou, Camara et Kolo, contre un seul adversaire. Le piston monte donc pour fermer le couloir, pendant que Bouanga décroche déjà et quitte la ligne de touche. La passe de Kolo qui suit est tout simplement magnifique...


... et elle trouve Bouanga dans surface. Un défenseur central éliminé par cet appel dans son dos, un autre vient de trop loin et éliminé par le crochet de l'attaquant stéphanois, qui marque le deuxième but des Verts.


Trois exemples différents, mais avec la même animation offensive : trio défensif adverse obligé de s'excentrer, un d'entre eux pris par un appel en profondeur dans son dos, pendant qu'un autre est éliminé soit en étant au marquage d'un Stéphanois (Neyou 1er exemple, Khazri 2e), soit parce un dribble (Bouanga 3e). Animation rendue possible par la qualité technique des Verts et le jeu de passes malgré la pression adverse...



Conclusions


Même s'ils n'ont pris qu'un point après avoir mené deux fois au score, les protégés de Claude Puel peuvent être satisfaits après ce match. Ils auraient pu le perdre (les arrêts décisifs de Green dans le temps additionnel), comme ils auraient pu creuser l'écart au score en 2MT. Mais la satisfaction principale vient du visage proposé dans un match d'une rare intensité pour un début de championnat. Ils ont répondu présent dans les duels, en étant appliqués dans un stade plein, contre une équipe qui produit du jeu. Ils ont su trouver des points faibles chez l'adversaire, même si eux aussi en ont eu quelques uns qui auraient pu leur coûter cher. Bref, si les Verts confirment par la suite, s'ils arrivent à enchaîner des prestations de ce niveau, les résultats seront au rendez-vous.

lundi 9 août 2021

ASSE - Lorient 1-1 (Khazri)

Comment jouent les Verts ?


Une nouvelle saison débute : voici une analyse du style de jeu stéphanois lors de la réception de Lorient. 

Le onze de départ pour la première journée était assez facile à deviner après les matchs de préparation. Il n'y avait pas beaucoup d'autres options à la disposition du staff stéphanois, les autres titulaires potentiels étant suspendus (Neyou), à l'infirmerie (Gourna, Moueffek) ou en retard sur leur préparation (Trauco, Hamouma, Nordin). Mais si les protégés de Claude Puel ont évolué lors des derniers amicaux plutôt en 4-3-3 (Aouchiche en milieu axial relayeur, Abi sur l'aile droite), contre Lorient c'était un 4-4-2 très classique qui a été proposé :


La paire des défenseurs centraux a été Moukoudi - Nadé, Kolo a été utilisé en latéral gauche, pendant qu'Aouchiche était ailier droit et Khazri et Abi ont joué ensemble en pointe. Les principaux changements ont été du poste-pour-poste : Hamouma pour Abi, Nordin pour Aouchiche et Dioussé pour Zaydou, à côté du capitaine Camara, au milieu. Quant aux Lorientais, ils étaient dans leur désormais classique 3-5-2.

Le système ne représente pas tout, l'important est comment il est utilisé. Voici quelques exemples.


Hauteur du bloc et espaces entre les lignes


Sur l'image ci-dessus on voit clairement que les Verts proposent un bloc équipe ni trop bas, ni trop haut, et surtout pas trop resserré, avec pas mal de place entre les lignes. Ce qui a pu être exploité par Lorient, comme dans cet exemple après une demi-heure de jeu :


Le 4-4-2 stéphanois est visible, avec ses lignes horizontales, pendant que les Lorientais sont orientés verticalement, les trois milieux axiaux et les deux avant-centres se positionnant de telle manière pour offrir des solutions de passe vers l'avant. Le ballon circule de la gauche à la droite de l'attaque, avec un échange de passes entre deux milieux adverses - le premier rideau défensif Abi - Khazri n'empêche rien. En même temps, deux adversaires se trouve entre les lignes de 4, dans le dos de Zaydou et Camara. Et tout le problème vient de là :


L'avant-centre se positionne comme un 3e milieu axial, même hauteur que deux autres. La paire Zaydou-Camara se trouve en infériorité numérique : le premier en prend un, le deuxième court pour couvrir l'avant-centre et Bouanga quitte son adversaire direct pour resserrer sur le troisième. Abi aussi défend (sur un avant-centre adverse !), ce qui génère ensuite cette configuration insolite :


Un espèce de 4-1-4-1 avec Abi en sentinelle... mais le mal était déjà fait. Le piston gauche lorientais est complètement libre dans son couloir, où il est bien lancé par cet avant-centre qui avait décroché et gardé ensuite le ballon malgré la pression de Camara et Abi. Pire, ce même attaquant suit l'action, ce que les milieux stéphanois ne font pas :


Il est donc trouvé par le centre venant de la gauche complètement libre au point de penalty, entre les deux lignes stéphanoises, reformées. Heureusement, sa frappe rate le cadre de Green.


Relances courtes malgré le pressing 


Si quasiment tous les 5m50 lorientais ont été des longs dégagements de leur goal, les Stéphanois ont eu une approche opposée. Ils se sont entêtés à toujours sortir proprement de leurs 30 mètres, même si parfois le pressing adverse était difficile à dépasser :


Dans cet exemple, Maçon joue une touche avec Camara, qui lui redonne le ballon avant de le recevoir à nouveau. Six joueurs de Lorient se trouvent dans ce quart de terrain, bien décidés à enfermer les Verts et les pousser à la faute. Malgré le pressing de deux d'entre eux...


... le jeu à trois Camara - Maçon - Moukoudi fonctionne et ce dernier ose une passe à destination de Khazri, pourtant bien pris. L'avant-centre stéphanois, qui avait donc beaucoup décroché, garde le ballon malgré la pression, se retourne... et finit par le remettre à Maçon :


Sauf que la situation avait changé, les Lorientais s'était focalisé sur Khazri. Ainsi, Maçon peut combiner avec Moukoudi, qui ouvre enfin vers le côté opposé, où Kolo et Aouchiche étaient complètement libres : si 6 adversaires se trouvaient dans ce quart du terrain, il y avait de l'espace ailleurs.


Cet espace est pris par la remontée de Kolo, qui combine avec Zaydou et Aouchiche, ce dernier étant lancé balle au pied vers la défense. C'est toujours difficile de défendre en reculant, mais la défense de Lorient est aidé par les faibles appels stéphanois : seulement Abi et Bouanga s'y trouvent, et ils sont complètement excentrés, leurs courses ne créant pas des décalages.


La solution de passe pour Aouchiche vient de Khazri, qui avait remonté tout le terrain, reçoit le ballon bien dosé dans sa course et essaye de franchir en dribblant. Il est bousculé par un adversaire à l'entrée de la surface, mais l'arbitre ne siffle rien.

Cette action n'a rien donné, mais elle est un bon exemple du sang froid des Verts sous le pressing adverse et de cette volonté de sortir le ballon proprement de leur camp. Evidemment, c'est une approche qui peut leur jouer des mauvais tours, chaque petite erreur pouvant avoir des grosses conséquences. Comme à la 5e minute...


... quand Green joue avec Moukoudi, qui cherche Camara. Sauf que le jeu avait été bien lu par un milieu adverse, qui surgit et intercepte dans les pieds du capitaine stéphanois. Son tir s'écrase ensuite sur le poteau...


Jouer et camper dans la moitié adverse


Même si les Verts ont recherché à remonter le ballon proprement de leur propre moitié, ils ont préféré avoir la possession dans la moitié adverse. Moins d'espaces, plus de pertes de balle, mais aussi plus d'opportunités qui en découlent, grâce au contre-pressing. Qui est tout simplement le pressing effectué juste après avoir perdu le ballon, pour le récupéré et profiter du fait que l'adversaire est en déséquilibre (se projetant déjà dans une phase de transition). Et les protégés de Claude Puel ne sont pas avares d'effort sur cet aspect, comme par exemple à la 19e minute :


Une combinaison entre Aouchiche et Bouanga dans les 30 derniers mètres échoue et un défenseur adverse dégage de la tête, jusqu'à un coéquipier. Les Lorientais peuvent partir en contre...


... mais l'étau stéphanois se resserre immédiatement. Kolo, Zaydou, Camara et Khazri entourent le porteur du ballon, qui s'en débarrasse en le donnant à un coéquipier, qui n'a pas de solutions...


... parce que tous ses coéquipiers sont tous pris par un Vert. Il hésite, ce qui permet à Aouchiche de revenir et récupérer le ballon dans ses pieds. Les Stéphanois sortent le ballon de cette zone et écartent ensuite vers la droite, mais la suite de l'action ne donne rien.

Un autre exemple, après la pause, part d'une belle combinaisons à gauche entre Aouchiche, Bouanga et Kolo :


Du jeu à trois, qui continue avec Kolo qui recherche Bouanga dans l'axe, plusieurs adversaires ayant été attirés par l'appel d'Aouchiche. Malheureusement la passe est un peu à contre-temps et le ballon est intercepté :


Le milieu lorientais peine à contrôler le ballon, ce qui lui est fatal. Le temps de se retourner, ses coéquipiers sont tous pris par des Stéphanois déterminés à rester haut...


... et Bouanga et Khazri viennent sur lui. Le dernier arrive à récupérer le ballon dans les pieds du Lorientais et décale Hamouma...


... qui voit sa frappe contrée par un défenseur. Le ballon arrive sur l'aile droite, où Maçon sprinte pour le récupérer, prenant ensuite le temps d'ajuster son centre. 


Il a des solutions, pas moins de six Stéphanois se trouvant dans la surface ou à l'entrée. Le ballon est à destination de Hamouma, qui rate le cadre. Quelques minutes plus tard, Lorient ouvrait le score...



Conclusions


Bien évidemment, on ne peut pas tirer des conclusions à partir d'un seul match - probablement les Verts afficheront d'autres visages tactiques tout au long de la saison, par choix ou pour s'adapter au style de jeu de l'adversaire. Ce n'est pas important, ce qui compte le plus est de maîtriser l'approche tactique choisie. Ça n'a pas toujours été le cas lors de ce match, qui a aussi été rendu difficile par une condition physique hétérogène, plusieurs joueurs ayant clairement du mal en fin de partie. Les espaces entre les lignes ont mis en difficulté les milieux de l'ASSE quand il s'agissait de récupérer le ballon (surtout suite aux longs ballons dont Lorient a abusé), pendant que les pistons lorientais ont pu parfois profiter du manque de rigueur défensive des ailiers stéphanois. Et le peu de combinaisons entre les offensifs, rajouté au manque de réalisme dans la zone de vérité (3 tirs cadrés, dont 1 penalty, sur 20 !) ont gâché tous les efforts fournis dans le contre-pressing. Des aspects à améliorer pour les prochaines journées, même si ce n'était pas si mal pour un match de reprise... 

dimanche 4 juillet 2021

L'effectif du RCT pour la saison 2021-22

 Les Toulonnais connaitront des nombreux changements dans l'effectif à l'intersaison :

Pilier gauche : personne ne remplace le départ de S. Taofifenua (20% du temps de jeu total possible la saison dernière à ce poste). Gros (prolongé) sera toujours le titulaire, Fresia (prolongé) et Devaux auraont plus de temps de jeu, surtout que le titulaire est international...

...à moins que le nouveau pilier droit, Brooks, soit polyvalent. Parce que Setiano et Gigashvili (prolongé) sont toujours là et ensemble ils avaient couvert 80% du temps de jeu - les joueurs des autres 20% sont partis.

Côté talonneurs, aucun changement : Etrillard, Tolofua et Soury, mais le 2e sera absent la première moitié de la saison... joker médical à venir ?

Le départ de R. Taofifénua sera remplacé par Quinn Roux et Warion est déjà venu remplacé Jolmes. Avec Etzebeth et Alainu'uese qui ont prolongé et la recrue de dernière minute Nakarawa, c'est complet en deuxième ligne.

Un départ mineur en troisième ligne, Hoarau, mais deux arrivées Du Preez et Timani. Probablement pour compenser la longue absence et les sélections d'Ollivon, mais aussi l'âge de Parisse. Avec Lakafia, Isa, Rebbadj, Ory (prolongé), c'est une ligne bien complète aussi.

Gros changements au poste de demi de mêlée, avec le départ de Meric et les arrivées de Blanc et le jeune Danglot. Ça signifie moins de temps de jeu pour Takulua, mais avec la longue blessure de Serin et ses sélections, c'est justifié.

Pas de vrai changement à l'ouverture, où la recrue sera Belleau, après sa longue blessure, et le retour de prêt de Smaïli, ce qui soulagera Carbonel (prolongé) et lui permettra d'aller en sélection. Les deux premiers pourront aussi dépanner...

... au centre, où Heriteau aura plus de temps de jeu s'il n'est plus blessé. Les départs de Nonu, Toeava, Heem et Wulf (la moitié du temps de jeu possible à ce poste) seront remplacés par les arrivées de Wainiqolo, pendant que Paia'aua est toujours présent. Ça reste très léger, même si d'autres trois-quarts recrutés comme Salles et Septar peuvent dépanner, donc encore une recrue est attendue.

A l'aile, le RCT voit partir Dakuwaqa, mais aussi des pertes mineures de Ikpefan et Moyano. Compensées par les arrivées de Aymeric Luc et Septar. Et comme Villière et Dridri sont toujours là, c'est plutôt complet, surtout que Cordin et Wainiquolo peuvent dépanner.

A l'arrière, le poste semble être promis à Cordin (prolongé), avec l'aide de Salles qui vient d'arriver.


Voici à quoi peut ressembler le meilleur groupe du RCT sans blessés et avec les internationaux présents :



Et voici le groupe du RCT pendant les doublons (sans Gros, Gigashvili, Etzebeth, Rebbadj, Isa, Carbonel, Villière) et sans les blessés de longue durée (Tolofua, Ollivon, Serin) :


Ça fait moins rêver, mais comme on l'a vu récemment, la différence entre une saison ratée et une correcte est faite par les performances de ce deuxième groupe, sans internationaux...

samedi 3 juillet 2021

L'équipe-type du RCT pour la saison 2020-21

 Même si la saison a été arrêtée avant la fin, il y a quand-même des renseignements à tirer d'un point de vue effectif, non seulement pour les essais et points pris. Comme pour la saison précédente, on regarde les titularisations et les minutes jouées poste par poste.


Les avants


Pilier gauche : Gros (18 titularisations, 970 minutes jouées) a été le titulaire indiscutable à gauche, suppléé pendant les sélections et les quelques blessures par S. Taofifénua (8, 778'), Fresia (6, 508') et Devaux (3, 419')

Pilier droit  le poste a été partagé entre Setiano (15, 892') et Gigashvili (14, 1035'), surtout que le dernier a souvent été absent avec la sélection et parfois les blessures. C'est S. Taofifenua qui a aussi dépanné, parce que le 3e pilier droit, Boyadjis a été longtemps blessé au tendon et au dos (0, 11'), voyant même le jeune Tchelidze lui passer devant (0, 188').

Talonneur : Etrillard (19, 1267') a été rarement blessé et a ainsi joué plus que Tolofua (12, 892') embêté en début et en fin de saison - la dernière blessure étant même très longue. Soury (1, 228') a été le 3e joueur a  ce poste.

Deuxième lignes : le trio Etzebeth (16, 1060'), Alainu'uese (18, 1264') et R.Taofifénua (13, 710') a le plus joué à ce poste. Rebbadj a eu 7 titularisations et 713' en 2e ligne, jouant plus souvent en 3e. Jolmes n'a pas donné satisfaction (1, 243') et est parti en cours de saison, étant remplacé par Warion (3, 233'). La hécatombe en fin de saison a profité à Halagahu (3, 220'), au joker médical Douglas (2, 142') et a même fait monter Ollivon (1, 86'), Lakafia (0, 19') et Hoarau (0, 92').

Troisième lignes : ce sont 4 joueurs qui ont le plus joué, Lakafia (20, 1692'), Parisse (19, 1292'), Rebbadj (15, 937') et Ollivon (15, 987'), ce dernier étant souvent en sélection. Isa (9, 717') a souvent été blessé en sélection, ce qui a permis au jeune Ory (11, 1002') de confirmer au haut niveau. Dakuwaqa (4, 285') a été repositionné en 3e ligne, Etzebeth aussi (2, 93'), passant ainsi devant Hoarau (1, 119') et Lecorvec (0, 16').

Les trois-quarts


Demi de mêlée : Serin (19, 1260') a été le titulaire indiscutable, quand il n'était pas avec le XV de France ou à l'ouverture. Le reste du temps a été partagé par Takulua (9, 873') et Meric (4, 267'). 

Demi d'ouverture : Carbonel (21, 1585') a été le seul joueur de métier dans l'effectif, suite à la grave blessure de Belleau en début de saison, qui n'a joué que 10 minutes à ce poste. Et comme le titulaire a été aussi pris en sélection, derrière ça a été le grand n'importe quoi : Serin (3, 273'), Toeava (4, 266'), Nonu (1, 132'), Paia'aua (2, 54'), Takulua (1, 40') et le jeune Domon (0, 14').

Centres : c'est le trio Paia'aua (17, 1262'), Toeava (11, 797') et  Nonu (15, 936') qui a le plus joué, malgré leur âge, l'arrivée en cours de saison du dernier ou les blessures et dépannage à d'autres postes. Hériteau (9, ) a été très longtemps blessé (épaule) et le reste du temps a été partagé par le joker médical Wolf (2, 44'), l'échec Dachary (2, 205') et surtout des joueurs pas à leur poste Dakuwaqa (4, 367'), Heem (3, 266'), Villière (1, 71') et Belleau (43'), du Plessis (26'), Ory (12'), Takulua (4') et Carbonel (3'). 

Ailiers : ceux qui ont le plus joué sont Villière (19, 1411') et Dridri (10, 748'), suivis par Dakuwaqa (7, 579') quand il ne jouait pas ailleurs, Moyano (6, 345') quand il n'était pas blessé ou en sélection, Heem (6, 284') avant qu'il quitte le club et Ikpefan (4, 364') et Dachary (1, 131') avant qu'ils soient écartés. Le reste du temps a été comblé par Cordin (4, 277') et Wolf (1, 96') et les jeunes du Plessis (3, 204'), Moretti (2, 216'), Robert (1, 80') et Egiziano (0, 40') 

Arrière : le titulaire a été Cordin (15, 1175') et derrière lui plein de joueurs ont été essayés sans donner satisfaction. Paia'aua (6, 379'), Toeava (4, 266'), Ikpefan (3, 268'), Heem (2, 225'), Moyano (1, 62') et Belleau (1, 5'). 

L'équipe-type


La plupart des postes ont connu un titulaire évident :


Sur ces 21 joueurs, certains seront absents longtemps (Tolofua, Ollivon, Serin), d'autres ne seront plus au club (R.Taofifenua, Nonu, Toeava, Dakuwaqa), donc le chantier sera important la saison prochaine...

dimanche 27 juin 2021

Bilan de la saison toulonnaise 2020-21

Après une saison ratée en 2018-19, avec des résultats catastrophiques à l'extérieur, le RCT avait réussi une meilleure saison en 2019-20, malheureusement arrêtée prématurément. Et si à la fin du championnat 2020-21 il n'y a pas de doute, c'était une année ratée par les Toulonnais, que disent les chiffres ?

(sauf mention contraire, ces chiffres sont pris sur tous les matchs disputés, donc 30 - 26 en Top 14, 3 en phases finales de la petite Coupe d'Europe et 1 lors de la courte phase de poule de la Champions Cup)


Si on regarde seulement les essais, les Toulonnais en ont marqué 70 (2,3 par match), donc en baisse de 0,4 par match par rapport à la saison précédente. Et ils en ont encaissé 59 (2 par match), une hausse de 0,27. Donc moins efficaces offensivement et défensivement, les résultats ne sont que la conséquence logique.

Comme d'habitude, il y a une différence nette entre les matchs à domicile et à l'extérieur, même sans spectateurs. 41 pour, 21 contre, les essais à Mayol (2,4 à 1,2 en moyenne). Mais 29 à 38 à l'extérieur (2,2 à 2,9 en moyenne). Autrement dit, offensivement ça a été à peu près la même chose peu importe l'endroit, mais la défense à pris l'eau à l'extérieur. Quand on se souvient des 7 essais encaissés à Lyon, 6 à Castres, 5 à Toulouse, ce n'est pas surprenant. Le RCT n'a jamais encaissé plus de deux essais à domicile.


Il y a eu un serial marqueur dans les rangs du RCT, Villière (9 essais à son actif). Le deuxième meilleur marqueur n'a pas été un trois-quart, mais Isa... et de pénalité (6 essais chaque). Suivis de Cordin (5), Carbonel, Heem et Etzebeth (4). En total, 26 joueurs différents ont marqué au moins un essai. Si on regarde les types d'attaques, 39% des essais marqués ont été à 0 temps de jeu, mais ce ratio monte à 50% à domicile.


Une défense très permeable à l'extérieur, avec les résultats qui vont avec, voici donc la raison de la saison ratée du RCT. Pour faire simple, en Top 14, les Toulonnais se sont inclinés 2 fois à domicile (La Rochelle et Bayonne), défaites compensées à l'extérieur (Racing, Pau). A part cela, que des victoires à Mayol et défaites loin de Toulon, exception faite à Agen, où tout le monde a gagné. Clairement insuffisant, quand on sait qu'il faut plus de 5 points chaque deux matchs pour finir barragiste - il en fallait au moins 2,7 par match cette saison.

Et si on regarde phase par phase, la moyenne de points pris a été de 2,25 au début (avec la phase finale du Challenge en bonus), de 3,1 pendant les doublons de l'automne et même de 3,5 en décembre-janvier. Bref, du très haut niveau pour le RCT, qui s'est ensuite écroulé pendant le Tournoi (1,7 en moyenne, dont 2 défaites à domicile) et n'a pas réussi à se rattraper dans le sprint final (2,3 points en moyenne).

L'échec de la saison toulonnaise a été la conséquence logique du manque de profondeur de banc à certains postes, surtout à la charnière, où l'absence de Serin-Carbonel a couté cher, sans un demi de mêlée remplaçant de bon niveau et avec Belleau blessé de longue durée.

dimanche 20 juin 2021

Points et buts (2)

Des points laissés en route


Une analyse des points pris par les Verts sur les dernières saisons montre une performance assez consistante d'une année à l'autre. A peine un point pris en moyenne (sur 6 possibles) contre les 5 premières places, entre 3 et 4 points en moyenne contre les places 6-15 et autour de 4 points en moyenne contre les 5 derniers.

Avec bien sûr des exceptions. Des bons résultats contre les premiers en 2014-15, saison finie avec 69 points au total. Des mauvais résultats contre les derniers pour la dernière saison de Galtier (et donc 50 points au final), et un sans faute (6/6) contre eux sous Gasset en 2018-19 (et 66 points à la fin). Même si la saison 2019-20 n'a pas pu aller au terme, une projection sur les résultats montre que les Stéphanois ont eu du mal contre les équipes du milieu de tableau, un peu comme lors de la saison qui vient de se finir :


Pour cette dernière saison, on remarque facilement des résultats au dessus de la moyenne contre les premiers - c'est surtout la double victoire historique contre Marseille qui augmente cette moyenne. Une moyenne plutôt correcte, même si un peu en dessous de l'habitude, contre le milieu du classement. Mais surtout, la moyenne des points pris contre les 5 derniers est terrible, seulement 2 points sur 6 possibles. Ce qui n'est pas surprenant quand on se rappelle que les Stéphanois n'ont pris aucun point contre Brest, et seulement 1 contre Dijon (bon dernier) et 2 contre Nantes (barragiste).

Même si ça reste du foot fiction, il suffit de regarder où les Verts auraient pu se situer avec une moyenne correcte des points pris contre le bas du classement. S'ils avaient pris 4 points en moyenne, comme à l'heure habitude, ils aurait pu finir le championnat avec 56 points, à seulement 2 petits points d'une place européenne. Bref, c'est contre le bas du tableau que les protégés de Claude Puel ont le plus souffert... 


Les buts verts 2020-21


Les Verts nous manquent - voici quelques statistiques pour faire passer le temps en attendant le premiers matchs amicaux de l'inter-saison...   

Types de buts


Il y a eu 42 buts marqués et 55 encaissés par l'ASSE lors des 39 matchs disputés lors de la saison 2020-21, toutes compétitions confondues. Certains de ces buts ont été inscrits dans le jeu, d'autres suite à un coup de pied arrêté (CPA) et d'autres sur penalty ou des buts contre son camp (csc). On différencie les buts inscrits dans le jeu entre ceux qui ont découlé d'une action construite (par exemple une relance qui part du gardien) et ceux qui ont suivi la récupération du ballon de l'adversaire (un contre, une récupération haute, etc.)

Voici les buts encaissés :


Il est évident que l'ASSE a connu des problèmes défensifs, encaissant 1,4 buts par match. Mais ces problèmes deviennent relatifs si on compare avec les chiffres de la saison précédente. La proportion des phases de transition subies a été similaire (autour d'un quart des buts encaissés), mais celle de buts pris sur des attaques construites a largement diminué (passant de presque la moitié à un tiers). Bref, la performance du bloc stéphanois s'est améliorée d'une saison à l'autre.


Quant aux buts marqués :


A peine plus d'un but marqué par match, une moyenne similaire à celle de la saison d'avant. Par contre, là aussi une différence importante est visible entre les deux saisons. Les Verts de Printant et Puel avaient marqué plus de buts sur attaques construites que sur phases de transition et CPA réunies, quand lors de la saison qui vient de finir la répartition entre ces 3 types est quasiment identique...


Contribution des joueurs


Pour regarder les joueurs qui ont le plus contribué offensivement du côté de l'ASSE, il ne faut pas se limiter au nombre de buts marqués ou à ce qu'on appelle passe décisive. Pour chaque but on prend en compte "l'avant-dernier" joueur, mais aussi d'autres qui ont été "impliqués" dans l'action, juste avant le but. Par exemple, l'antépénultième stéphanois qui joue le ballon. Ou le joueur ayant obtenu le penalty, le joueur ayant provoqué le but contre-son-camp, etc. Même si cet exercice est plus difficile à effectuer - il faut regarder les images, non seulement les chiffres secs - on considère qu'il est plus relevant pour la vraie contribution offensive des joueurs. Pour prendre un exemple, lors du premier but stéphanois de la saison, Nordin est crédité d'une passe décisive pour Hamouma, mais la belle relance de Moulin mérite être reconnue aussi - il est donc considéré comme impliqué dans le but.

Bref, voici les Stéphanois ayant contribué à au moins 3 buts lors de cette saison :


Même s'il a inscrit autant de buts que Khazri, Bouanga arrive premier, ayant contribué à 19 buts différents, exactement comme lors de la saison précédente. Il est suivi des autres offensifs Hamouma, Nordin et Aouchiche (10 chacun), Khazri (9) et Abi (6). Ce dernier est à égalité avec Camara et des défenseurs comme Moukoudi ou Debuchy. Les autres milieux (Neyou et Zaydou - 4 chaque) et défenseurs (Trauco - 4, Maçon et Cissé - 3) utilisés régulièrement apparaissent aussi dans cette liste.

Pour être complet, sans marquer, Boudebouz a été l'avant-dernier joueur sur 2 buts cette saison, en tant que tireur de CPA pour Camara à Brest et Moukoudi contre Nîmes. Et cinq autres joueurs ont été impliqués dans un but chacun : Moulin, Kolo, Gourna-Douath, KMP et Krasso.

Si on regarde cette contribution aux buts par rapport au temps de jeu, la grosse différence entre Bouanga et les autres offensifs disparaît. Khazri a contribué à un but toutes les 132 minutes jouées, suivi par Bouanga (144), Abi (151) et le trio Aouchiche, Nordin et Hamouma (175 minutes). A noter que Maçon s'est montré très offensif dans le peu de matchs joués en début de saison, ayant contribué à 3 buts, donc un toutes les 180 minutes aussi. 

Si on compare ces chiffres avec ceux de la saison précédente, on remarque que l'équipe est dans la continuité. Bouanga qui contribue à 19 buts, suivi de quatre autres offensifs à peu près à égalité, mais loin derrière la principale arme offensive stéphanoise. Ce qui est très différent des deux saisons de Gasset (2018-19 et 2017-18) avec des paires offensives prolifiques : Khazri-Cabella (28, resp. 26 buts) et Bamba-Cabella (23, resp 22 buts).

Bouanga est très collectif, il fait marquer plus que ce qu'il marque, à la différence de Khazri et Hamouma qui sont au même niveau en terme de buts inscrits, mais bien loin en ce qui concerne les autres contributions. Par rapport aux saisons de Gasset, ce qui manque au groupe de Claude Puel est un binôme pour Bouanga, quelqu'un qui marquera et fera marquer autant que lui, ce que Cabella a été pour Bamba ou Khazri avant...

jeudi 17 juin 2021

Mercato d'été 2021

Voici quelques projections sur les besoins quantitatives (pas forcément qualitatives) dans le groupe des Verts.

La saison précédente Claude Puel a utilisé un groupe de 18 joueurs de champs, qui ensemble ont couvert 91% du temps de jeu possible. 6 autres ont été utilisés en complément pour arriver à 99%. Voici le groupe.

Défenseurs

Debuchy (2107'), Moukoudi (2277'), Kolo (2038'), Trauco (2035'), Fofana (315') + Retsos (273') + Cissé (1320'), Sow (998')

+ Maçon (539'), Sissoko (472'), Silva (358')

Avec le départ de Fofana/Retsos/Cissé, il est évident qu'il manque un défenseur central capable de jouer 2000', donc un titulaire. Sissoko a eu du temps de jeu seulement suite à la blessure de Maçon, et même si ce dernier revient bien en forme, il ne pourra probablement pas couvrir 3000' suite au départ de Debuchy. On peut donc s'attendre à un groupe de défenseurs :

Maçon, Trauco, latéral droit, Moukoudi, défenseur central, Sow + Kolo, Silva

Le seul problème est de garder des joueurs expérimentés et chers comme ces deux-là en dehors du groupe restreint. Mais si ils partent, à l'heure actuelle ça serait du Tshibuabua, Bakayoko...


Milieux

Camara (3286'), Neyou (2450'), LGD (1318'), Zaydou (1229'), Moueffek (728')

Normalement il ne devait pas y avoir du recrutement nécessaire à ce poste. En cas d'un départ, un remplacement serait nécessaire seulement si un des deux premiers quitte le groupe.

Camara, Neyou, LGD, Zaydou, Moueffek


Offensifs

Bouanga (2732'), Nordin (1784'), Hamouma (1773'), Aouchiche (1735'), Khazri (1191'), Abi (905'), Boudebouz (650')

KMP (562'), Krasso (220') + Modeste (294'), Rivera (226')

Le départ de KMP serait normalement compensé par plus de temps de jeu pour Rivera. Krasso et Modeste on chacun joué une demi-saison, si le premier est encore au club, il ne semble pas avoir convaincu. Mais ce temps de jeu peut largement être pris par Khazri et Abi. Tout comme Aouchiche pourrait jouer plus grâce au départ de Boudebouz. Reste l'inconnue Hamouma, qui devrait être remplacé en cas de non prolongation.

Bouanga, Nordin, Hamouma/ailier, Aouchiche, Khazri, Abi, Rivera

Le seul problème dans cette configuration est qu'il y a une rotation importante, ce sont les offensifs qui sont régulièrement changés. Donc il faut du nombre sur le banc et à l'heure actuelle ça serait du Lhery, Saban, Sidibé, Tormin...