dimanche 17 octobre 2021

Strasbourg - ASSE, 5-1 (Khazri)

Dans le dur


Les Verts se sont complètement écroulés en infériorité numérique à Strasbourg, confortant ainsi leur place de lanterne rouge.

Dans la continuité du bon Derby d'il y a 15 jours, le staff n'a pas effectué des changements dans le onze de départ, sauf pour compenser l'absence de Trauco : Kolo a pris la place de latéral gauche et Nadé a été préféré à Sow en défense centrale à côté de Moukoudi :


Maçon toujours indisponible, c'est encore Camara qui a été aligné en latéral droit. Ce 4-2-3-1 avec Boudebouz en meneur de jeu et Khazri en avant-centre a plutôt bien fonctionné en début de match, voici deux exemples.

Le premier commence après 12 minutes de jeu, avec les Stéphanois qui construisent une attaque dans leur propre moitié, allant d'abord vers la gauche :


Kolo et Zaydou échangent des passes, avant que ce dernier joue avec Moukoudi pour orienter le jeu vers la droite, où Camara et Nordin sont dans leur couloir. C'est l'ailier qui décroche pour proposer une solution...


... et après avoir reçu de nouveau le ballon, Moukoudi envoie de nouveau le jeu à l'opposé. L'idée est claire, l'essuie-glace a pour but de déplacer les trois milieux adverse, qui ne sont pas assez nombreux pour couvrir toute la largeur. Et ça fonctionne :


Le bloc strasbourgeois en 5-3-2 est en place, mais le milieu axial droit est en infériorité numérique dans ce coin de terrain. Boudebouz se place bien entre les lignes, tout en montrant à Kolo par où passer. Ce que le latéral stéphanois fait, et via Zaydou, le ballon arrive dans les pieds du meneur de jeu, face au jeu et en position idéale pour servir ses attaquants :


Malheureusement, sa passe en profondeur dans la course de Bouanga est interceptée par un défenseur adverse...

Une autre action, 8 minutes plus tard, voit les Verts partir en contre après avoir récupéré le ballon à l'entrée de leur surface :


La passe de Zaydou pour Nordin est mal dosée, elle arrive dans le dos de l'ailier, qui doit faire demi-tour. Le contre est arrêté et les Stéphanois calme le jeu pour construire proprement :


Nordin - Camara - Boudebouz - Moukoudi : le ballon est d'abord envoyé dans la défense, avant d'aller à l'opposé, où Kolo le demande. Le bloc adverse en 5-3-2 a le temps de se mettre en place...


... mais il y a toujours cette faille, le milieu à trois qui ne peut pas couvrir toute la largeur. Kolo en profite et trouve parfaitement Neyou, qui avait fait un très bel appel entre les lignes. Il joue ensuite avec Bouanga, collé à la ligne de touche...


... et évidemment tout le bloc adverse a coulissé vers ce côté du terrain. Pour les Verts, le jeu est à l'opposé, où Camara et Boudebouz sont complètement libres. Et Kolo se charge de cette transversale. 


Boudebouz profite des appels de Nordin (vers l'axe) et Camara (dans le couloir) pour préparer son centre, qui arrive pile dans la course de Bouanga, dans le dos de la défense. Malheureusement, l'ailier stéphanois n'arrive pas à contrôler proprement.



Même si ces exemples ne sont pas des superbes actions ou des grosses occasions, ils illustrent une certaine maîtrise de la part des Verts, une volonté de produire du jeu. Mais ces actions ont été extraites de la bonne période des Stéphanois, avant que tout commence à tourner contre eux. Strasbourg a réussi l'exploit de tirer une seule fois et marquer deux buts en 1MT, et la sortie sur blessure de Green, le but contre-son-camp et le carton rouge de Zaydou ont détruit le plan de jeu stéphanois. Le penalty obtenu par Nordin et transformé par Khazri dans le temps additionnel de la première période ont donné de l'espoir aux Verts, qui sont revenus des vestiaires dans une nouvelle disposition tactique :


Un 4-3-2 avec un triangle pointe basse (Gourna-Douath, entré à la place de Nordin) et un duo d'attaquants Bouanga - Khazri. Un système préservé après deux autres changements poste pour poste, Hamouma (pour Khazri) et Aouchiche (pour Boudebouz) :


Même à 10 contre 11, les Verts ont bien tenu, ne se montrant pas dangereux, mais ne concédant pas de grosses occasions non plus... avant qu'ils s'écroulent complètement dans les 20 dernières minutes. Un gros manque d'application défensive a permis aux Strasbourgeois de marquer leur troisième but, avant d'en marquer deux autres dans la foulée. Et la sortie sur blessure de Kolo a amené un nouveau changement de système, les Stéphanois finissant le match en 3-4-2, avec comme pistons Bouanga et Dieye (pour son premier match avec l'équipe première) et un duo d'attaquants Hamouma - Krasso :





Conclusions


Il y a eu tout simplement trop d'éléments contraires pour espérer quoi que ce soit de ce déplacement à Strasbourg, cette nouvelle défaite est logique. Le score peut paraître très lourd par rapport au niveau proposé 20 premières minutes, mais il est tout à fait justifié vu comment les protégés de Claude Puel ont lâché lors des 20 dernières. Les Verts restent derniers, et même s'ils ne sont pas encore décrochés au classement, ils souffrent énormément, quasiment à chaque sortie. Leur salut viendra quand le scénario d'un match tournera enfin en leur faveur - c'est triste d'avoir la chance comme seul espoir, mais on en est là. Car même si le staff technique déclare qu'"il y a toujours des leviers pour inverser la tendance", il ne semble pas avoir d'autres ressorts à actionner avec l'effectif actuel...

mardi 12 octobre 2021

EECN Strasbourg

Le style de jeu strasbourgeois


On a regardé pour vous le style de jeu du prochain adversaire des Verts, Strasbourg.

On dit souvent qu'un quart d'heure suffit pour comprendre la philosophie de jeu d'une équipe. Voici quelques enseignements des premières 15 minutes du dernier match de Strasbourg en championnat, à Montpellier.

En ce qui concerne le système de jeu, c'est un 3-5-2 / 5-3-2 classique, avec un triangle pointe basse au milieu :


La paire d'avant-centres est formée par Ajorque et Gameiro, et ils sont complémentaires (voire plus bas). Contre l'ASSE, Djiku sera suspendu et probablement remplacé dans l'axe droit de la défense à 3 par L. Perrin (le faux, pas Dieu). Les milieux relayeurs titulaires sont Bellegarde et Thomasson, mais comme le dernier sera toujours suspendu, c'est Sissoko qui sera aligné. Finalement, le poste de piston gauche est disputé entre Lienard et Caci. 

Sans le ballon


Strasbourg ne pratique pas un pressing haut, la paire d'avant-centre ne harcèle pas les centraux et le gardien adverses. Le bloc proposé est moyen, avec les milieux dans le rond central :


Sur cette image on aperçoit Bellegarde, milieu relayeur, sortir du bloc et déclencher un pressing, car un milieu axial adverse avait le ballon. Ça a été l'élément déclenchateur de pressing à chaque fois que Montpellier avait le ballon dans sa propre moitié. Par exemple, quelques minutes plus tard :


Relance montpelliéraine qui part du gardien, les deux avant-centres se replient, ne regardent même pas le ballon. Par contre, le milieu relayeur droit - Sissoko - sort de l'alignement pour suivre un milieu adverse. Et quand, dix secondes plus tard, le ballon est envoyé de l'autre côté du terrain...


... c'est l'autre milieu relayeur - Bellegarde - qui sort du bloc pour appliquer la même consigne. Sur cette image on observe aussi la gestion des couloirs par Strasbourg : les latéraux adverses sont recherchés par les pistons, pas par un milieu ou un avant-centre qui s'excentre.

Avec le ballon


Les deux avant-centres ont des rôles différents, qui ressortent facilement dans les exemples suivants, dont le premier en tout début de match, quand un défenseur récupère le ballon dans sa propre moitié :


Gameiro et Ajorque se trouvent à peu près à la même hauteur, sur la ligne médiane, et c'est le premier qui reçoit le ballon. Le deuxième fait un appel en profondeur...


... ce qui fait reculer toute la défense, créant ainsi un espace, dans lequel Gameiro peut combiner avec un coéquipier qui s'était projeté. Trois minutes plus tard, un autre exemple avec cette fois-ci pas une phase de transition, mais une attaque construite par Strasbourg :


C'est le lancement de jeu habituel pour cette équipe (4 fois dans les premières 5 minutes du match) : long dégagement du gardien à destination d'Ajorque, qui gagne souvent ses duels aériens. Dans ce cas, il arrive donc à passer le ballon à son milieu de terrain, pendant que Gameiro se trouve un peu plus haut. Le jeu continue à gauche...


... où le piston est lancé dans son couloir, pendant qu'Ajorque se projette en profondeur, faisant reculer la défense avec lui, et Gameiro reste un peu en retrait. Et ce mouvement continue avec la défense qui est obligée de descendre encore plus...


... et Gameiro qui peut être ainsi trouvé à l'entrée de la surface, pour une combinaison avec le piston. Les déplacements d'Ajorque ont clairement l'objectif de créer de l'espace derrière, où un autre joueur y sera trouvé, et parfois ça paye. Le but de Strasbourg dans ce match est parti d'un mouvement de ce type :


Ajorque dans la défense adverse, Gameiro plus dans la zone des milieux, où il combine à droite avec le piston et un milieu relayeur. Et son coéquipier fait l'appel qu'il faut...


... pour amener la défense avec lui et créer un espace à l'entrée de la surface, où Gameiro se place. Ajorque est trouvé et il remet à son compère dans cette zone, d'où il égalise.


Conclusions


Strasbourg n'est pas une équipe qui aime spécialement avoir le ballon : ils ont fini avec moins de 50% de possession même lors des réceptions des équipes "faibles" comme Brest ou Metz - d'ailleurs leurs seules victoires à domicile en 5 rencontres. Ils proposent un bloc en 5-3-2 de hauteur moyenne. Les avant-centres ne pressent pas haut, ce sont les milieux relayeurs qui déclenchent le pressing sur les milieux adverses pour empêcher des relances propres. Pour construire, ils privilégient les longs ballons à destination d'Ajorque, mais ce n'est seulement lors des duels aériens qu'il est le plus dangereux. Ses appels sont très utiles pour créer des espaces devant la défense, qui sont bien pris ensuite par ses coéquipiers, Gameiro en tête. Voilà pour le style de jeu du prochain adversaire des Verts...

lundi 4 octobre 2021

ASSE - Lyon, 1-1 (Khazri)

Un déclic ?


Les Verts ont fait leur meilleur match de cette saison, et même s'ils n'ont toujours pas gagné, ils peuvent être fiers de la copie rendue lors de ce Derby.

Pour la première fois de la saison, le staff stéphanois a choisi de démarrer un match en 4-2-3-1, avec un vrai meneur de jeu, Boudebouz, en soutien de l'avant-centre Khazri :


Le choix de l'expérience a été fait en défense aussi, avec pour la première fois dans une défense à 4 la charnière Moukoudi - Kolo. Au milieu c'était la paire Neyou - Zaydou, Camara étant aligné à droite de la défense, le seul latéral droit "confirmé" de l'effectif étant toujours blessé. Tous les changements effectués en 2MT ont été du poste pour poste : Gourna pour Neyou, Hamouma pour Nordin, Aouchiche pour Boudebouz, Krasso pour Bouanga.

Le match a été assez ouvert, et si Green a retardé à plusieurs reprises l'ouverture du score, les Verts ont eu leur lot d'occasions aussi, prenant même le dessus après la pause. Et certaines de leurs situations dangereuses ont un point en commun : du jeu simple, fluide, bien exécuté - voici quelques exemples.


C'est simple, et ça marche


La première action commence avec une possession adverse, devant un bloc stéphanois relativement en place, même si Nordin est plus haut que les autres milieux, dans une zone avec Khazri et Boudebouz :


Un Lyonnais est recherché entre les lignes, mais Kolo lit bien le jeu et intercepte. Le ballon arrive à Bouanga, qui le donne à Zaydou...


... qui lui le redonne, et les Verts calment le jeu, envoyant le ballon dans la défense, où il circule de gauche à droite. Pendant ce temps, les trois autres offensifs sont restés dans la même zone, et c'est vers eux que le jeu part :


Passe verticale de Moukoudi, qui casse les lignes et trouve Boudebouz. Qui lance immédiatement Nordin à droite. Du jeu simple, vertical, pour lancer un ailier dans son couloir. Le Stéphanois progresse balle au pied...


... entre dans la surface, mais son centre à destination de Khazri est dégagé par un défenseur. 


Après 40 minutes de jeu, les Stéphanois construisent une attaque en faisant circuler le ballon dans la défense, sur la ligne médiane :


Sur cette image on comprend bien le terme "milieu avec une pointe haute", mais Neyou, Zaydou et Boudebouz de participent pas à cette action. Le bloc adverse est en place, et Kolo monte avec le ballon...


... avant de lancer parfaitement en profondeur Trauco, profitant de l'espace créé par le décrochage de Bouanga, qui amène avec lui le vilain latéral droit. 


Le centre du latéral péruvien est à destination de Nordin (Khazri étant excentré droit sur cette action), mais celui-ci ne peut pas contrôler et les Lyonnais récupèrent le ballon. Ils essayent de sortir proprement...


... mais Khazri, Boudebouz et Bouanga pressent et le dernier parvient à dévier le ballon vers le premier. Récupération haute, l'avant-centre stéphanois entre dans la surface...


... mais son tir est contré par un défenseur. Le ballon arrive jusqu'à Camara, à droite, mais sa tentative de débordement échoue. Sortie de but et remise en jeu courte par le vilain gardien...


... ce qui invite les Stéphanois à mettre en place un pressing haut. Ils sont six dans les derniers trente mètres, contre autant d'adversaire, ce qui signifie que la défense se trouve en 4-contre-4. Ce qui lui est fatal sur le long dégagement adverse :


Kolo arrive à toucher le ballon de derrière l'avant-centre lyonnais, mais ses milieux sont très loin de l'action, suite au pressing haut. Son adversaire parvient donc à récupérer la balle, profitant aussi du fait que toute la défense recule :


Il a donc largement le temps et la place pour lancer en profondeur son coéquipier, qui arrive dans la surface et ouvre le score...


Un autre exemple, après la pause, commence avec une touche jouée par Trauco avec Neyou, pendant que le bloc adverse et les offensifs stéphanois sont tous autour de la ligne de 16 mètres :


La remise du milieu axial pour son latéral est très bonne, et profitant d'un appel de Nordin vers le point de penalty, Boudebouz appelle le ballon au deuxième poteau. Trauco le voit...


... et son centre le trouve, mais la remise de la tête de Boudebouz ne trouve aucun preneur dans la surface, à l'exception d'un adversaire, qui dégage... jusqu'à Camara :


Les Lyonnais se remettent en place, tout comme les quatre offensifs stéphanois. Camara joue avec Zaydou et la remise du milieu axial pour son latéral est très bonne :


Lancé dans son couloir, Camara ajuste un centre à destination de Khazri, mais la reprise de la tête passe à côté du cadre.


Une autre action démarre du gardien, qui joue avec Kolo, et via Moukoudi le ballon arrive dans les pieds de Zaydou, qui monte un peu balle au pied :


Boudebouz se trouve un peu plus haut, Khazri fait reculer la défense et Bouanga et Hamouma prennent les couloirs. Zaydou voit l'appel en profondeur de ce dernier...


... et le cherche avec une belle passe au dessus de la défense. Hamouma parvient à contrôler le ballon dans le coin du terrain, avant de passer à Boudebouz :


Les quatre offensifs stéphanois sont assez loin les uns des autres, mais le meneur de jeu temporise, avant de chercher avec un centre...


... Bouanga, qui arrive lancé. Malheureusement, un défenseur arrive à repousser de la tête et les Lyonnais peuvent partir en contre. Avec une sortie similaire à celle sur l'ouverture du score :


Une passe à destination de l'avant-centre, qui à Kolo dans son dos, mais qui arrive à contrôler et se retourner. Le milieu offensif adverse part de loin, mais il se projette vite...


... et il est parfaitement trouvé en profondeur par la passe de son coéquipier. Il se présente ainsi face à Green, avec Moukoudi pas loin. Il essaye d'éviter ce dernier...


... ce qui permet au gardien stéphanois de sortir et repousser le ballon, qui est récupéré par Camara. Le capitaine de l'ASSE s'enferme dans un coin du terrain...


... et cherche à ressortir grâce à une passe lobée à destination de Hamouma. Le ballon arrive dans les pieds de Zaydou, qui monte de nouveau balle au pied...


... et lance encore une fois un coéquipier en profondeur, avec une passe au dessus de la défense. Cette fois-ci c'est Bouanga, qui se présente devant le vilain gardien, qui arrête le ballon de la main en dehors de la surface, se tenant ensuite le visage. Les Verts finissent ainsi le match en supériorité numérique, mais toujours derrière au score.


Et la délivrance vient dans le temps additionnel, après une autre action très simple dans sa construction. Après plusieurs passes dans la défense, le ballon est donné aux milieux...


... qui combinent au centre du terrain, avant d'envoyer le ballon à Camara, à droite. Il n'y a aucun déséquilibre créé, l'ailier adverse de ce côté était descendu pour défendre à côté de ses coéquipiers. Hamouma, Khazri et Krasso sont surveillés par les quatre défenseurs, le capitaine stéphanois est arrêté... 


... mais Hamouma lui propose une solution et le une-deux est parfaitement exécuté, Camara se retrouve en position de centre :  


Et il trouve au premier poteau Krasso, qui arrive lancé, suivi de deux défenseurs. Dont un qui arrête le ballon de la main, pour permettre à Khazri d'égaliser sur penalty.


Tous ces exemples ne se sont pas conclus par une grosse occasion pour les Verts, mais ils ont tous quelque chose en commun. Du jeu simple, des passes précises, des ailiers ou latéraux lancés dans leur couloir et des centres assez dangereux. Bref, beaucoup des éléments qu'on a vu assez rarement cette saison.


Conclusions


Un système de jeu classique, avec des joueurs d'expérience, à leur poste et jouant sur leurs point forts. Les choix du manager stéphanois ont été payants, parce que même s'ils n'ont pas gagné, ses protégés ont réalisé leur meilleur match de la saison, de loin. Certes, certains problèmes restent toujours présents, comme les grosses occasions ratées, des pertes de balle évitables ou un pressing haut qui n'apporte rien autre que mettre la défense lente en danger. Mais en terme d'état d'esprit, de combativité, d'application, les joueurs ont répondu présent. Et ils ont montré qu'en jouant tout simplement au football, avec des combinaisons simples, ils peuvent mettre en danger n'importe qui. Reste à confirmer maintenant, à montrer que ce n'était pas seulement "l'effet derby". Mais s'ils rééditent ce genre de performance contre des adversaires plus faibles, ils peuvent vite remonter au classement...

samedi 2 octobre 2021

Castres - RCT, 27-16 (Luc)

L'avant-match


Après sa défaite à l'extérieur de la semaine dernière, le RCT se déplace à nouveau, cette fois-ci à Castres. Au même endroit donc que lors de la grosse claque reçue il y a quelques mois, pour le dernier match de la saison précédente. Une claque synonyme de saison ratée - pas de qualification en phases finales, donc normalement on devrait avoir droit à des Toulonnais revanchards. Revanche pour la saison passée, revanche sur la pale prestation à Perpignan... ou tout simplement une nouvelle défaite à l'extérieur, la septième consécutive ? Les supporters sont résignés et s'attendent à la dernière option, aux joueurs et staff de les surprendre...


Le match


... commence avec des Toulonnais très indisciplinés (3 pénalités en 4 minute, dont une sur leur propre mêlée), mais qui se remettent ensuite en ordre de marche. Avec l'appui du vent, ils jouent souvent dans la moitié castraise et enchaînent les pénalités, ce qui leur permet d'être seulement 4 points derrière au score à la pause. Castres a franchi plusieurs fois (marquant même un essai) et même si la défense du RCT a plutôt bien tenu, il était évident que le rapport de forces en 2MT, contre le vent, leur sera défavorable. Surtout avec un arbitrage maison : pas de rouge - même pas de pénalité - pour un Castrais pour un plaquage épaule dans la tête, mais jaune pour Nakarawa pour avoir tenu le bras d'un adversaire...

La 2MT a été jouée contre le vent par le RCT, mais ce n'est pas le vent qui a provoqué la défaite, ce sont les très mauvaises réceptions des coups d'envoi. Ballon perdu dès l'entame de la période, pilonage, jaune pour Belleau et essai encaissé en force sur la pénalité jouée vite. L'essai des Toulonnais a été un exploit individuel, une interception et course de 70m de Luc, mais sur la reprise de jeu, des mauvais choix se sont transformés en mêlée pour Castres à 10m de l'en-but. Plusieurs pénalités et mêlées de suite ont généré deux autres cartons (Takulua et Fresia) et un essai de pénalité, qui a clos les débats. Malgré un pilonage devant la ligne castraise dans les dernières minutes, mais à 13 contre 15, c'était mission impossible.


La suite


Cette deuxième défaite consécutive des Toulonnais est logique, ils ont joué 40 minutes en infériorité numérique. Et les nombreuses erreurs, plaquages ratés et pénalités concédées ont fait le reste. Un résultat attendu et il est difficile à dire si les joueurs pourront construire quelque chose à partir de ce match. Ils seront dans la réaction pour le match suivant, la réception de Brive, mais ils sont toujours loin de démarrer réellement leur saison...