dimanche 11 juin 2023

La nouvelle tactique

3-3-3-1 ou 3-2-3-2 ?



Un petit décryptage tactique s'impose avant le début de la nouvelle saison, car ce n'est pas toujours évident de comprendre les matchs des Verts...

En janvier 2023, grâce aux recrues du mercato d'hiver, le staff stéphanois a enfin pu mettre en place le système tactique voulu. Les Verts ont ainsi évolué pendant des longs mois dans un 3-4-3 losange, qu'on appellerait aussi un 3-3-3-1 - c'est difficile de mettre les joueurs sur une seule ligne. Pour faire simple, on avait 3 défenseurs, 3 milieux en pointe basse (sentinelle + deux relayeurs), 2 joueurs de couloir et 2 attaquants, mais un d'entre eux (Krasso) reculait beaucoup, il faisait le lien, organisait le jeu, c'était la pointe haute du losange :


Dans tous les cas, on avait 4 joueurs à rôle absolument offensif, les deux ailiers et les deux attaquants. En jouant avec des ailiers, c'est normalement le rôle des relayeurs de couvrir dans leur dos dans les couloirs, comme dans tout système avec losange au milieu. Même si c'est arrivé chez les Stéphanois, le plus souvent c'était les centraux qui s'excentraient, la sentinelle qui reculait - on défendait donc dans un 4-4-2, pas dans un 3-3-4 :


Les adversaires ayant compris qu'il fallait museler Krasso, Batlles a rajouté un autre meneur de jeu, Bamba parfois, mais surtout Chambost, revenu en forme. D'ailleurs, les 4 derniers matchs de la saison 2022-23 ont été joués avec un triangle pointe haute au milieu, deux milieux défensifs et un meneur de jeu (Chambost) derrière deux attaquants (Krasso et Wadji). C'est exactement le même système apperçu lors des amicaux avant la nouvelle saison - le changement n'est pas intervenu à l'intersaison, mais avant. Surtout que cette été Krasso a été remplacé par Sissoko, qui n'a pas le même profil. S'il veut aligner Sissoko et Wadji et faire en même temps la place à Chambost, Batlles ne peut faire autrement que jouer dans ce 3-2-3-2, le M & M :

(les noms des joueurs sont donnés à titre indicatif, le mercato est encore en cours)

Sur papier ça semble encore plus déséquilibré, car là on parle de 5 éléments offensif, pas 4 comme avant. En pratique, ça peut être plus sécurisant, car avant les deux relayeurs se projetaient beaucoup, laissant seulement 4 joueurs derrière. C'est moins le cas maintenant, leur rôle est plus défensif. Par contre, quand on défend, les joueurs de couloir doivent revenir, car on ne peut plus compenser dans leur dos aussi facilement : leur rôle commence à ressembler plus à des pistons qu'à des purs ailiers. 



Les Verts défendront probablement dans un vrai 3-4-3, les 4 étant les deux milieux défensifs + les pistons. Et les attaquants s'excentreront pour aider dans les couloirs, comme c'est souvent le cas dans un système avec un "10" derrière deux avant-centres.



Bien évidemment, l'équipe pourra osciller entre ces deux systèmes, en fonction de l'adversaire ou des joueurs aptes. Et on n'est jamais à l'abri de voir encore d'autres innovations tactiques de la part du staff. La nouvelle saison commence, on verra ce que ce système peut donner - pour l'instant, les matchs amicaux indiquent une vraie reflexion pour s'adapter à l'effectif. Et un système plutôt travaillé, avec des joueurs de couloirs plus défensifs qu'avant, tout comme la paire des milieux axiaux...

samedi 3 juin 2023

ASSE - Valenciennes, 2-0 (Krasso, Bamba)

La der' de la saison


Dans un Geoffroy-Guichard à guichets fermés, les Verts ont conclu de la plus belle des manières une saison qui avait pourtant si mal commencé...

Pour ce dernier match avant les vacances, le staff stéphanois a fait confiance au groupe habituel - avec une première apparition pour Cheikh Fall au milieu à la place de Fomba, blessé - et le 11 de départ a été aligné dans le système habituel :


Cette image permet de mieux comprendre pourquoi on parle de 3-4-3 losange pour le système stéphanois et non pas d'un 5-3-2 classique. Trois défenseurs axiaux (Appiah-Briançon-Petrot), un avant-centre (Wadji), deux ailiers (Cafaro et Nkounkou) et quatre autres joueurs, axiaux. Sur cette image Monconduit est la pointe basse, Chamboste la pointe haute, mais ils n'ont pas cessé de permuter pendant la partie. Par exemple, à la 22e minute :


Monconduit reçoit le ballon en position de pointe haute du losange, de la part de Nkounkou. Son contrôle est approximatif et il perd la possession, ce qui permet aux adversaires de se projeter vers le camp stéphanois :


Les Verts ont très peu de joueurs à vocation défensive, en plus les défenseurs jouent très haut sur le terrain, sur la ligne médiane. Ce qui veut dire qu'il y a le risque des appels dans leur dos, comme dans ce contre de Valenciennes :


Heureusement, Briançon lit bien le jeu et coupe la trajectoire de la passe, arrêtant net l'attaque adverse. Comme lors du deuxième but stéphanois, que nous verrons plus tard. 

Avant cela, on peut voir un autre exemple du losange des Verts à la 30e minute, quand le ballon est sur l'aile droite, dans les pieds de Cafaro : 


Il essaie de dribbler un adversaire, mais il n'y arrive pas et perd le ballon - les Valenciennois partent en contre au long de la ligne de touche. Krasso suit, mais n'arrive pas à arrêter ce joueur adverse...


... qui progresse, entre dans la moitié de terrain stéphanoise, et oriente le jeu à l'opposé. Les Verts sont obligés de défendre en reculant, et surtout en sous nombre, car les milieux étaient trop haut. Ainsi, Petrot se retrouve seul contre deux adversaires :


Si Krasso, Cafaro, Monconduit et Moueffek essayent de revenir, Nkounkou n'apparait pas sur l'image, Petrot doit donc gérer seul le dédoublement adverse sur son côté. Il défend debout et dépossède le Valenciennois, passant le ballon à Moueffek. Les Verts peuvent partir à leur tour en contre :


Moueffek joue avec Chambost devant lui, qui peut avancer balle au pied, pendant que Nkounkou est déjà bien plus haut, dans son couloir...


... où il est trouvé par Chambost. Et d'où il remet à ce dernier dans la surface, mais le milieu offensif stéphanois rate sa tentative de centre. Ce une-deux avec un joueur dans le couloir gauche lors d'une transition rapide a pu être aussi vu lors du deuxième but stéphanois :


Ça part d'une attaque des Verts, avec les trois "attaquants" Nkounkou - Krasso - Cafaro positionnés plus haut que les quatre "milieux" Lobry - Bamba - Monconduit - Bouchouari : le losange est bien aplati sur cette image. La passe de Lobry a destination de Bamba est intercepté par un adversaire et les Valenciennois peuvent partir en contre :


Avec un appel dans le dos de la défense et une passe en profondeur interceptée par Briançon, comme dans le premier exemple. Le ballon arrive dans les pieds de Petrot...


... et via Bamba et Monconduit, de nouveau à Briançon. Qui monte balle au pied...


... avant de de donner à Bamba, qui continue à avancer dans la moitié adverse. C'est pas Nkounkou qui se trouve à sa gauche - il était descendu lors du contre adverse, mais Lobry. 

Bamba s'appuie donc sur Lobry à gauche, qui lui remet le ballon au point de penalty. Le une-deux a bien fonctionné et Bamba marque le dernier but stéphanois de la saison, le 57e.


Conclusions


Pour leur dernier match de la saison les Verts ont été donc dans la continuité des matchs retours. Un jeu porté vers l'offensive, quitte à se découvrir derrière, misant tout sur la capacité des défenseurs de maîtriser les un-contre-un. Du jeu vertical, beaucoup de mouvement, des occasions, des buts - bref, un jeu plaisant à  voir. Et un jeu qui gagne, car ils n'ont perdu que deux matchs depuis fin janvier. Après une première moitié de saison très compliquée, disons de transition, Laurent Batlles semble avoir trouvé les joueurs et la bonne formule. La question qui se pose maintenant c'est si la saison prochaine sera dans la continuité de celle-ci ou si ça sera un éternellement recommencement, après des changements trop importants à l'inter-saison...

lundi 22 mai 2023

ASSE - Quevilly, 4-2 (Cafaro, Chambost, Bamba, Krasso)

Ce n'est pas une question de système


Même si les Verts ont encore une fois gagné en proposant du jeu, ils ont de nouveau encaissé deux buts et ont une des pires défenses du championnat...

La plupart des observateurs mettent le grand nombre de buts encaissés - et d'occasions concédées - sur le dos du système tactique proposé par Laurent Batlles, qui assume le choix du déséquilibre. Mais ce n'est pas toujours le cas, surtout que lors de ce match il avait essayé d'être plus solide : "on voulait être un peu plus costauds que d’habitude en mettant les pistons plus bas". Très souvent, la solidité défensive est une question d'attitude, de rigueur de la part des joueurs, plus que de système utilisé. Voici un exemple qui commence à la 18e minute :


Les Verts sont en place, on observe bien la défense à 5 (Cafaro est un peu haut mais s'alignera rapidement avec les autres), donc avec des joueurs de couloir bien placé. Le triangle au milieu est lui aussi en place, mais très axial, ce qui permet au défenseur droit adverse de monter sans ballon. Comme Nkounkou est le seul joueur stéphanois dans le couloir et il est au marquage de l'ailier, le premier problème défensif à résoudre est de fermer cette zone :


Monconduit et Petrot ferment le jeu sans sortir sur le latéral, qui peut échanger des passes avec l'ailier, surveillé de près par Nkounkou, puis avec un milieu axial, surveillé de pas si près par Chambost. Bouchouari est au marquage d'un autre milieu, devant la défense.


Les Verts se contentent de cadrer leurs adversaires sans les presser, les empêchant de jouer vers l'avant. Par contre, si Nkounkou et Monconduit ont pris les deux joueurs de couloir, Chambost et Bouchouari sont assez loin de leurs adversaires, qui combinent. 


Le problème intervient après, car les Stéphanois s'échangent les joueurs au marquage sans bien se coordonner. Nkounkou prend le latéral et Petrot l'ailier, Bouchouari et Monconduit sont tous les deux sur un milieu, pendant que Chambost quitte complètement la zone. Ce qui laisse un adversaire complètement seul - la capture ci-dessus est faite quand il reçoit le ballon, la suivante quand il fait sa passe...


... cinq secondes plus tard, pressé un peu par Monconduit et Wadji. Il a eu tout le temps d'orienter le jeu, à l'opposé, où un grand espace était libre. Les Verts l'avait laissé jouer en restant loin de lui, mais ce n'est rien comparé à ce qui se passe de l'autre côté :


Krasso est loin du latéral adverse (c'est normal), qui joue avec l'ailier. Cafaro était loin de lui et se jette, se faisant éliminer facilement :


Bouchouari se jette aussi en essayant de couper une passe, mais il est trop en retard et se fait éliminer par l'une-deux. Monconduit est loin et il n'arrive pas à temps pour empêcher la suite de l'action...


... qui voit Appiah anticiper une passe latéral quand elle est partie en profondeur. Un autre Stéphanois éliminé et un déséquilibre créé dans le couloir :


Tout n'est pas perdu, car dans l'axe les autres défenseurs sont en place, Briançon, Petrot et Nkounkou contre deux attaquants. Mais au moment du centre...


... un d'entre eux avait été laissé seul, en retrait. Heureusement, il écrase sa frappe et Larsonneur peut facilement capter le ballon.

Une grosse occasion concédée non par le déséquilibre d'un jeu trop porté à l'offensive, non par des joueurs de couloir trop hauts sur le terrain, mais tout simplement par des Stéphanois toujours loin de leurs adversaires, toujours en retard sur leurs interventions. Comme lors du deuxième but encaissé, quand Fomba est loin de son adversaire et rate son intervention et Briançon ne suit pas son adversaire direct. Quant au premier but, il vient suite à une double perte de balle dans la propre moitié. Les mauvaises stats défensives ne sont pas toujours la consequence du système de jeu...

dimanche 14 mai 2023

Laval - ASSE, 2-1 (Chambost)

Il faut bien finir


Même s'ils se sont procurés de très grosses occasions, les Verts n'ont pas su mettre les ingrédients nécessaires pour s'imposer à Laval, contrairement à leurs adversaires...

Même si le système de jeu est resté le même, l'animation offensive stéphanoise a été légèrement différente dans ce match. Si souvent les milieux relayeurs s'écartaient pour apporter du surnombre dans les couloirs (par exemple contre Bordeaux), ça n'a pas été le cas à Laval. Les Verts ont systématiquement cherché à trouver des joueurs entre les lignes adverses, comme on peut le voir sur deux exemples :


Le premier commence juste avant l'ouverture du score adverse, quand le ballon est donné aux défenseurs, pour organiser une attaque. On voit bien sur cette image le système stéphanois, avec deux attaquants axiaux, Krasso et Wadji, deux ailiers, Cafaro et Nkounkou, trois défenseurs et les trois milieux, dont Chambost le plus haut et Monconduit le plus bas. 


Appiah échange des passes avec Cafaro à droite, puis joue avec Sow, pour changer de côté. Le ballon arrive jusqu'à Petrot...


... qui s'appuie sur Monconduit. Le bloc de Laval est en place, en 5-4-1, mais se laisse aspirer par le ballon :


... ce qui libère un espace, bien pris par Krasso, qui décroche et est trouvé par Petrot. Le décalage est fait et le jeu devient vite vertical :


Krasso trouve Chambost plus haut, qui lance parfaitement Monconduit, qui s'était projeté. Une très belle action collective...


... qui voit Wadji recevoir le ballon à l'entrée de la surface. Malheureusement, il rate son contrôle - une occasion de plus gâchée par l'attaquant, clairement pas dans son meilleur jour.


Cet animation tactique basée sur un jeu vertical vers un milieu situé entre les lignes adverses est encore plus visible un quart d'heure (et un but de chaque côté) plus tard :


Appiah joue une touche à droite et le ballon est transmis jusqu'à Petrot, à gauche. Il s'appuie sur Nkounkou, qui lui le rend :


Si Monconduit se trouve devant sa défense, ses deux relayeurs se trouvent dans la ligne des milieux adverses, cherchant à trouver une zone qui leur permet de recevoir le ballon :


Ainsi, quand Monconduit reçoit le ballon, il se tourne et chercher devant lui Krasso, Chambost et Moueffek, tous entre les lignes. Il n'essaie pas de jouer autrement - il marche (littéralement) avec le ballon pendant 8 secondes en attendant du mouvement de la part de ses trois joueurs :


La solution arrive vers la gauche, avec Moueffek et Chambost, alors Monconduit passe par Petrot, qui à un meilleur angle de passe et trouve Moueffek. La suite de l'action est de nouveau un bel exemple de jeu collectif stéphanois :

Moueffek talonne pour Chambost, qui s'était projeté et qui malheureusement ne reçoit pas le ballon proprement après son une-deux avec Krasso...


Conclusions


Les Verts ont continué avec la même animation après la pause, mais l'adversaire avait compris et s'était adapté. Le bloc de Laval est devenu bien plus serré, surtout après avoir repris l'avantage au score et les protégés de Laurent Batlles ont eu du mal à combiner entre les lignes. Ils se sont procurés nettement moins d'occasions qu'en 1MT, quand ils auraient du tuer le match. Leur défaite est le résultat logique du manque d'adresse en première et d'adaptabilité en deuxième - heureusement, le résultat n'a plus d'importance...

dimanche 7 mai 2023

ASSE - Guingamp, 3-2 (Moueffek, Cafaro, Wadji)

Toujours déséquilibrés


Même si les Verts ont gagné, car ils ont réussi à renverser le score en fin de match, le résultat ne doit pas cacher la fragilité affichée, surtout en première période...

Laurent Batlles est très clair par rapport à la prestation de ses protégés en 1MT : "après une première période où l’on se fait pratiquement à chaque fois ouvrir…" et les joueurs avouent qu'il les a secoué à la pause. Pourtant, le 11 de départ était dans la continuité des dernières mois, compte tenu des absents - certains étant trop justes pour démarrer :

L'habituel 3-3-4 donc, avec un triangle au milieu Fomba - Moueffek - Lobry. Ces trois joueurs ont un rôle clé dans la gestion des transitions, quand les Stéphanois perdent le ballon. Car sinon les 3 défenseurs ne peuvent pas couvrir la largeur et la profondeur en même temps.

Voici un exemple qui démarre juste après l'ouverture du score :


Les Guingampais ont la possession dans leur propre moitié, les Verts sont alignés en 4-4-2, Fomba étant descendu au niveau des défenseurs. Un bloc assez haut qui est efficace sur cette action, car Lobry intercepte un passe latérale d'un adversaire. Récupération haute, transition immédiate...


... vers Krasso, qui combine avec Bamba, qui essaie de dribbler et perd le ballon. La ligne des 4 milieux Cafaro - Moueffek - Lobry - Nkounkou était montée aussi, jusqu'aux 30 derniers mètres, on compte 6 joueurs de champ de chaque côté dans cette zone :


Moueffek et Lobry sont éliminés par une passe, qui trouve un relay plus haut, qui élimine d'une feinte de corps Fomba :


Et la transition adverse est parfaite, la défense stéphanoise devant se débrouiller à 3-contre-3, un de plus si on veut compter Fomba et son adversaire direct :


Un attaquant est lancé en profondeur, heureusement son centre est ralenti par Sow, qui le suivait, et ensuite dégagé par Appiah, qui avait suivi son adversaire. Une action qui est partie d'une récupération haute, une perte de balle à l'entrée de la surface, un milieu qui ne bloque pas la transition adverse et donc une défense qui se retrouve en déséquilibre.

Malheureusement, ce n'est pas juste une question de perte du ballon haute et contre adverse. La volonté des Verts est clairement de jouer haut sur le terrain, pas de proposer un bloc resserré. D'ailleurs, l'action du premier but guingampais semble partir d'une phase de transition, tellement le déséquilibre défensif est évident, mais en réalité c'est une remise en touche adverse dans leur propre moitié :


Même bloc haut stéphanois en 4-4-2, avec des milieux dépassés par jeu long vers l'aile opposée. La défense doit à la fois reculer et coulisser. Et si Fomba est initialement placé comme un défenseur central, aidant Petrot contre deux adversaires, il quitte ce poste pour un rôle de sentinelle, pour prendre le joueur entre les lignes :


Appiah coulisse à droite, comme un vrai latéral, Sow doit le suivre sinon l'espace dans l'axe est trop important, mais donc Petrot se trouve seul contre deux adversaires. Il suit l'appel au premier poteau d'un, le deuxième se retrouvant trouvé libre pour l'ouverture du score.


Conclusions


Ce déséquilibre n'est pas nouveau et il est clairement assumé par le staff stéphanois. Les défenseurs doivent très souvent se retrouver à 3-contre-3 et défendre en reculant, car les Verts jouent très haut sur le terrain. C'est une tactique qui peut s'avérer payante, mais à l'heure actuelle les Stéphanois ne sont pas largement au dessus des autres équipes. Il suffit de quelques absents clé, d'un joueur défensif qui perd un duel individuel, d'un manque de réalisme offensif, ou bien de quelques décisions arbitrales pas favorables, et le scénario du match n'est plus le même. C'est une tactique qui fonctionne pour une équipe qui est techniquement supérieure à ses adversaires, qui possède des individualités qui peuvent faire la différence, défensivement et offensivement. Est-ce que ça sera le cas la saison prochaine ?

mardi 2 mai 2023

Rodez - ASSE, 1-1 (Bamba)

S'adapter à l'adversaire


Laurent Batlles l'a déjà déclaré, il ne veut pas s'adapter à ce que l'adversaire propose : "je ne me pose pas trop de questions par rapport à l’adversaire, je veux d’abord imposer notre jeu"

Alors, contre Rodez, il a aligné le 11 de départ classique, en 3-1-4-2, ou 3-4-3 losange :


Sauf qu'à l'heure de jeu il a décidé de changer, passant en 4-3-3, avec Appiah latéral droit :


Un changement pas préparé à l'avance, les nouvelles consignes étant passées aux joueurs via un bout de papier :


Ce système est même devenu un 4-2-3-1 quand Chambost est entré, en "10", les Verts restant comme ça jusqu'à la fin du match, quand les ailiers étaient Lhery et Pintor :

L'explication de cette adaptation tactique a été donnée après le match : "il a fallu tenter des choses, changer tactiquement pour amener plus de largeur et de surnombre dans les couloirs".


Une équipe et un style de jeu pas adapté à l'adversaire, pas adapté au terrain. Comme les points ne sont plus si importants cette saison, ce n'est pas grave. Mais la saison prochaine il faudra faire preuve de plus de souplesse tactique pour gagner, pas juste vouloir imposer ses idées à tout prix...