mercredi 31 août 2016

Où sont nos jeunes ?

Huit. Ils ne sont pas plus de huit. Les jeunes issus du centre de formation de l'ASSE qui ont joué au moins une minute de match officiel avec l'équipe première lors de la saison 2015-16. Par "jeune", on comprend un joueur nés après le 01/01/1994, donc âgé de max 21 ans en début de saison. Et voilà les huit, les minutes jouées et leur année de naissance :

  • Bamba (96) : 585' jusqu'à janvier
  • Pierre-Gabriel (98) : 569'
  • Dekoké (96) : 210'
  • Saint-Louis (95) : 191' jusqu'à janvier
  • Roussey (97) : 149'

  • Pinheiro (97) : 64'
  • Karamoko (95) : 27'
  • Suljic (96) : 3'
Presque 1800 minutes en total, sur une saison de 5040 minutes possibles, ça ne fait pas beaucoup. Surtout qu'on a eu droit à deux matchs de gala / impasse, au Parc en Coupe de la Ligue et contre la Lazio en Coupe d'Europe. Sans ces deux matchs, le total aurait été encore plus petit.

Même s'il n'a pas été formé au club, on peut rajouter à cette liste Maupay, vu qu'il est très jeune (96) avec ses 951 minutes jouées. On ne compte pas Selnaes et Tannane, ils ont fêté leurs 21 ans avant d'arriver à Saint-Etienne.

A cela on peut rajouter, pour être complets, les joueurs formés au club mais nés avant 1994. Ils ne sont que quatre :
  • Perrin (85) : 3002'
  • Polomat (93) : 1277'
  • Diomandé (92) : 683' jusqu'à janvier
  • Moulin (86) : 180'


Ça, c'était l'ASSE, "club formateur", lors de la saison précédente. Pourquoi on en parle maintenant ? Parce que la saison qui vient de démarrer s'annonce encore pire.


Dekoké et Suljic sont partis, Bamba, Saint-Louis et Maupay ont été prêtés. Diomandé aussi a été vendu.

Il ne reste plus que trois joueurs formés au club à plus de 21 ansPerrin, Moulin et Polomat.

Quant aux jeunes nés après 01/01/1995 (max 21 ans en début de saison), qui aura un peu de temps de jeu cette année ? Pierre-Gabriel et Karamoko ont déjà joué en match officiel, mais ils sont 3ème, respectivement 4ème dans la hiérarchie à leur poste. Pinheiro reste un mystère et Roussey ne s'impose pas vraiment. Si on regarde les matchs de préparation, Cabaton (96) a eu un peu de temps de jeu, Souici (98) aussi, ainsi que Nordin (98). Le dernier a même été sur le banc lors d'un match officiel, Maiga (96) aussi, mais sans entrer en jeu. 

Et c'est à peu-près tout, si d'autres jeunes feront une apparition dans le groupe pro avant la fin de la saison, ça sera vraiment une surprise. Ou peut-être lors d'un match qui compte pour du beurre, comme les deux de la saison passée. Si la saison précédente ils ont été huit, cette saison il est probable qu'ils seront encore moins nombreux...

mardi 30 août 2016

ASSE - Toulouse, 0-0

Difficile de savoir si on doit se contenter de ce deuxième 0-0 de la semaine, le troisième à domicile sur 4 matchs officiels. Vu la quantité des absents, surtout les 3 en défense et vu que Toulouse était venu bétonner en 4-5-1, ce n'est pas un si mauvais résultat, surtout si on prend en compte la forte chaleur et l'état de fatigue, ceci étant le 5ème match dans 15 jours.

Après, il est difficile de se satisfaire d'un match nul à domicile, surtout vu la piètre qualité de l'adversaire, qui a réussi seulement 55% de leurs passes, déjà qu'ils avaient pas souvent le ballon (60% possession pour les Verts). Les stéphanois ont donc dominé, mais leur domination était stérile. En face, le 4-5-1 couvrait à la fois les couloirs et l'entre-jeu. Le 4-3-3 proposé par l'ASSE avec des ailiers sur leur bon pied (Tannane à gauche et KMP à droite) et des latéraux soit pas à leur place (RPG à gauche), soit avec consignes de ne pas monter (Malcuit) ne pouvait pas défaire ce bloc si facilement.

Et pourtant il y a eu quelques occasions des buts, des tirs mal cadrés. Cependant, pour vraiment déstabiliser l'adversaire, il fallait beaucoup plus des courses dans le vide, des appels sans le ballon. Trop pour une équipe visiblement émoussée, mais le goût amer vient surtout de l'impression que pour une fois on avait la maîtrise technique nécessaire. Avec Selnaes dans son rôle habituel, mais bien épaulé par Saivet, on avait deux milieux de terrain extrêmement techniques. On a donc pu imposer des belles séquences avec le ballon, malheureusement mal finies. En voici une longue de 1:20, avec énormément de passes réussies de la part des Verts :

La trêve nous ferra du bien, on récupéra des blessés. Mais il y a des raisons d'être optimistes, il y a de la qualité dans cette équipe.


lundi 29 août 2016

ASSE - Beitar, 0-0

La saison n'a pas bien commencé et l'infirmerie de l'ASSE est bien pleine : M'Bengue, Polomat, Dabo, Hamouma et Söderlund sont absents. Bamba est parti en prêt, Saint-Louis pas encore, Mollo est indésirable et Corgnet l'est aussi - ou il est blessé, difficile à dire. Quant aux recrues Saivet et Veretout, ils ne sont pas qualifiés pour ce match. Comme les absences les plus nombreuses sont au poste de latéral gauche et pour les milieux axiaux, Galtier a eu l'idée de reconduire le 3-4-3 qui a si bien marché contre Montpellier quelques jours auparavant.

3-4-3 contre 5-4-1


Malheureusement, ça avait été bien lu par le coach adverse. Contre un Montpellier avec un milieu de terrain en losange, sans ailiers, nos joueurs de couloirs s'étaient bien amusés. Mais Beitar a proposé un système 5-4-1 :

 
Non seulement nos trois défenseurs sont inutiles contre 1 seul avant-centre, mais l'adversaire à deux joueurs dans chaque couloir (contre un pour nous) et assez des défenseurs centraux pour contenir nos trois attaquants. Autrement dit, le choix de Beitar a été simple : bien bétonner et bien contenir nos couloirs. Choix étonnant de la part d'une équipe qui avait besoin de marquer deux fois pour se qualifier. Mais probablement leur plan de jeu était de bien défendre et espérer des faits de jeu favorables pour ouvrir le score et nous mettre en doute.

En deuxième période


Et un tel fait de jeu est arrivé juste avant la pause, l'exclusion de Ruffier. Saint-Louis a donc du céder sa place et nous sommes passés dans un 4-4-1 ou même en 4-2-3, tout dépend de la positions de nos deux ailiers, Roux et KMP/Tannane. Quant à l'adversaire, ils ont enfin choisi la carte de l'attaque, en faisant entrer leur meilleur joueur (Atzilii) en ailier droit et en passant dans un 4-3-3 plus offensif :





Même à 10 contre 11, la différence de niveau a rendu le match équilibré et les Verts ont pu gérer presque sans être inquiétés. Les phases d'attaques adverses consistaient à créer un déséquilibre avec des latéraux qui montent, nos ailiers étant de plus en plus fatigués par les courses. Mais même comme ça, nos 4 défenseurs et 2 milieux défensifs ont fait le travail qu'il fallait, en contenant leur 5 éléments offensifs plus les éventuels latéraux montés :


Si on avait pas gaspillait plusieurs occasions de contre, en face-à-face avec le gardien, on aurait pu avoir une fin de match bien tranquille. Mais, à la fin c'est pas le score et ni le résultat qui comptent, c'est la qualification, pour la troisième saison consécutive en phase de groupes de la Ligue Europa!

mercredi 24 août 2016

Bayonne - RCT, 28-23 (Ollivon, Taofifenua)

Et la saison 2016-17 du Rugby Club Toulonnais a commencé... par une défaite chez un promu. A vrai dire, c'est toujours difficile d'aller gagner dans ce contexte, le premier match à la maison après la remontée, mais au delà du résultat, c'est plutôt la manière qui laisse un goût amer.

C'est bien beau d'avoir 36 joueurs pros dans l'effectif, avec 5 blessés, 4 autres absents suite à des matchs internationaux et un forfait de dernière minute, former un groupe de 23 peut s'avérer compliqué. Pour le premier match de la saison, à Bayonne, Diego Dominguez a donc pris tous les pros à sa disposition sauf Saulo, Deboulbés, Escande et Kruger - postes déjà doublés - et Gill - à peine arrivé dans le groupe. Un groupe plutôt complet donc, avec points faibles éventuels le jeune talonneur Alkhazashvili (titulaire en plus vu que Orioli revient de blessure) et les deux ailiers (Yobo pas à son poste et le jeune espoir Blanc, sans aucun autre ailier sur le banc).

On peut dire que sans ailiers c'est difficile de marquer des essais, mais le match a été perdu ailleurs. Si je dois résumer la prestation rouge et noire, je dirais : manque d'application en attaque.

On a subi l'entame de match (normal vu le contexte), mais on est rentré dans le match après et on a fait match égal avec les bayonnais. D'ailleurs, les stats sont plutôt équilibrées, sauf la possession qui est basque (60%). Et bien sûr les pénalités concédées, 13 pour le RCT, 8 seulement pour Bayonne. Cependant, une stat qui diffère vraiment entre les deux équipes est le nombre des offloads essayés : 18 pour le RCT et seulement 8 pour les adversaires. Et tout le match se résume à ça, à la manière d'attaquer.

Les essais de Toulon ont été marqués suite à des attaques bien construites et sans prises des risques, sans passes extravagantes. Il suffisait d'insister, d'être patient et ça finissait par craquer. Mais à chaque fois qu'on a essayé de faire du n'importe quoi avec le ballon, on l'a perdu. Et parfois on a été puni tout de suite, comme lors du premier essai bayonnais :


Ballon joué n'importe comment, perdu par Taofifenua, 9 autres joueurs sont positionnés là, laissant seulement deux troisième lignes à l'extérieur, qui se sont fait vite bouffés à la course. A noter aussi le positionnement de l'ailier de ce côté-là (le jeune Blanc, qu'on reverra pas bientôt, à mon avis). Ce n'est pas sa faute d'être là, mais quand on met tous les joueurs à un endroit du terrain, on s'applique pour éviter de perdre le ballon...

On va mettre tout ça sur une envie trop grande de bien faire, c'était la reprise. A voir le sérieux des joueurs lors de la deuxième journée.

ASSE - Montpellier, 3-1 (KMP, DSL, Beric)

Avec les blessures de Hamouma, Söderlund en attaque, Dabo et Corgnet au milieu et M'Bengue et Polomat en défense, tout le monde se posait des questions sur l'équipe qui sera alignée par Galtier contre Montpellier, surtout dans un contexte des matchs tout les 3 jours.

Des jeunes étaient pressentis dans le groupe, voir même dans le 11 de départ, mais le plus surprenant a été leur positionnement dans un 3-4-3 :
Ruffier - Karamoko, Perrin, Pogba - Malcuit, Clément, Lemoine, DSL - Tannane, Roux, KMP

Pourquoi un 3-4-3 ?


Parce qu'il est parfait contre le système annoncé par Montpellier, un 4-4-2 en losange. Dans ce système, on abandonne les côtés mais on met un grand nombre des joueurs au milieu. 


Le 3-4-3 suppose trois attaquants qui entre eux occupent complètement les 4 défenseurs adverses. Les 3 défenseurs sont suffisants pour gérer les 2 attaquants adverses et on abandonne la bataille du milieu... Par contre, on place deux pistons sur les côtés et leurs allers-retours font très mal au bloc adverse. Les milieux axiaux de l'adversaire sont obligés de se décaler sur les côtés et leur sentinelle ne sert à rien vu qu'on attaque jamais par l'axe.

Et contre un 4-4-2 à plat ?


L'intensité des attaques Vertes à obligé le coach adverse de change de système dès la 20ème minute, en passant dans un 4-4-2, voir plutôt un 4-1-4-1, tellement leur 10 décrochait de partout. Ce système, ainsi que le but contre le cours du jeu qu'ils ont mis, ont bien plombé les envies stéphanoise. Mais seulement jusqu'à la mi-temps, quand le discours de Galtier a eu l'effet escompté. Pas besoin de changer de système ou de tactique, il suffisait de remettre la même intensité qu'un début de match pour prendre le dessus. Le fait que nos pistons latéraux avaient maintenant un adversaire direct aurait pu être problématique, sauf que nos joueurs sur-motivés ont largement pris le dessus. Et si la motivation ne suffit pas toujours, la qualité technique était aussi au rendez-vous : Malcuit et Saint-Louis ont réussi 71-72% de leurs passes chacun (ce qui est très haut pour cette position sur le terrain).

Ne jamais oubliez, ce soir on va gagner...


Et non seulement Malcuit et Saint-Louis ont réussi leurs passes, ils ont aussi fait des centres, 6 chacun - c'était leur rôle et c'est comme ça que le premier but est arrivé.

Sur cette capture d'écran on voit très bien le 3-4-3 stéphanois, le fait que les défenseurs adverses sont occupés par KMP, Roux et Tannane et que Malcuit et DSL ont pris le couloir dans le dos de leurs adversaires directs, les milieux excentrés (ME) :


L'ouverture de Perrin trouve Saint-Louis qui avance avec le ballon, ce qui fait tout le monde se projeter vers la surface montpellieraine :


Tout le monde ? Non, au fait les attaques Vertes ont été portées par seulement 5 joueurs à chaque fois, mais à eux seuls ils occupent 7 adversaires. Le nombre ne fait pas tout, l'intensité et la vitesse compensent largement le sous-nombre : le centre de Saint-Louis trouve Malcuit (tout seul) et son centre à lui trouve Roux qui remise pour KMP et son premier but de la saison.

Une attaque portée par nos points forts dans ce système et match, les latéraux, et conclue par notre point réputé faible, KMP, comme un symbole.
test

vendredi 19 août 2016

Les guerriers du pilou-pilou, 2016-17 (2)

Le groupe pro


Voilà la liste des 35 joueurs du RCT avec un contrat pro cette saison :
  • Fresia, Chiocci, Delboulbés, Guirado, Orioli, Etrillard, Van der Merwe, Chilachava, Saulo
  • Manoa, Taoffifenua, Suta,  Kruger
  • Smith, Gill, Vermeulen, Gorgodze, Ollivon, Fernandez-Lobbe
  • Pelissié, Tilous-Borde, Escande
  • Trinh-Duc, Bernard
  • Giteau, Nonu, Bastareaud, Mermoz, Yobo
  • Habana, O'Connor, Mitchell, Clerc
  • Halfpenny, Goromaru
En gras les joueurs formés au club (4, tous première ligne), en italique les JIFF (19, mais très peu en troisième lignes et les ailiers/arrières).

Auquel on rajoute les jokers médicaux :
  • Carraro (centre/ailier), joker de Goromaru
  • Ferreira (2ème ligne), joker de Smith

Les contrats espoirs


Plusieurs joueurs ont un contrat espoir, les voilà classés par la probabilité d'une apparition dans le groupe :
  • Tuisova
  • Alhazashvili, Davis, Belleau, Blanc, Müller
  • Cramond, Annetta, Méric
  • Setiano, Vernet, Soury, Rebbadj, Lalarme, Buliruarua, Vodo, Jacquelain


Des prolongations et des départs


Plusieurs joueurs pro seront en fin de contrat en juin 2017 et il est clair qu'ils ne seront pas tous prolongés:
  • 33+ ans: Smith, Clerc, Suta
  • 30+ ans : Kruger, Fernandez Lobbe, Nonu, Mermoz, Mitchell, Habana
  • Plus jeunes: Orioli, Pelissié, O'Connor, Halfpenny, Yobo

A ceux-là on peut rajouter :
  • Fin de contrat pro en 2017, mais avec une année d'option : Giteau, Goromaru
  • Fin de contrat espoir en 2017 : Davis

A noter beaucoup des trois quarts dans cette liste, donc un gros renouvellement des arrières est à prévoir. Aussi, pas mal des possibles départs ne sont pas JIFF, ce qui va dans le sens des réformes en cours.

EDIT 21/11/16:
  • Côté trois-quarts, Bonneval, Ashton, Filipo Nakosi, Semi Radradra ont signé.
  • Côté avants, Raphael Lakafia a signé


http://www.allrugby.com/clubs/rugby-club-toulonnais/effectif

jeudi 18 août 2016

Beitar - ASSE, 1-2 (Lemoine, csc)

Dans la chaude ambiance de Jérusalem, les Verts ont fait honneur à leur statut de favoris et ont gagné sans trembler, 2-1 contre le Beitar. Il y aura un match retour, mais la différence de niveau aperçue, ainsi que ces deux buts à l'extérieur sont des raisons pour vraiment nous mettre en confiance. Tous les buts ont été marqués en première période et dans la deuxième les Stéphanois se sont contentés de gérer le match. Match qui avait mal commencé, avec une ouverture du score assez rapide côté israélien, profitant d'une incompréhension dans notre défense.

Mais nos joueurs n'ont pas baissé les bras et ont répliqué comme il faut, en marquant deux buts rapidement. Et le premier mérite un petit détour, tellement il était rare de voir ce type d'action le dernier temps. Enfin, dernière saison, parce que c'est un but similaire au premier marqué 4 jours auparavant à Bordeaux, suite à un centre parfait d'un de nos latéraux.

Analysons donc ces deux buts récents, marqués suite à des centres.

Centre de Polomat


Menés 3-0, les Verts étaient dans une mauvaise situation samedi dernier. Galtier les avait replacés dans un 3-4-3 assez inhabituel, histoire de figé KTC dans la défense et Pajot au milieu. Polomat était par contre libre de monter et Selnaes d'orienter le jeu. En partant avec le ballon de notre moitié, contre un bloc en 4-1-4-1 bien en place, il peut sembler difficile de se créer une occasion rapidement. Et pourtant, tout tient dans la qualité de passe et les déplacements sans ballon.

Selnaes ouvre parfaitement vers Polomat (PYP) sur la gauche, éliminant par sa passe le premier rideau des milieux (M) bordelais:


Le trio offensif Beric - Hamouma - Söderlund est dans le bloc mais sans créer un vrai danger : le premier est suivi par la sentinelle (6), les deux autres sont pris par trois défenseurs, libérant ainsi le latéral droit pour fermer son côté et la montée de Polomat. 

Et pourtant, une petite seconde plus tard, Hamouma et Söderlund sont un à côté de l'autre, en se plaçant à deux sur un seul défenseur :


Leur appel croisé, Hamouma venant de la gauche vers le premier poteau et Söderlund dans l'autre sens, est parfait, ce croisement leur permettant de se bien démarquer. Et le centre de Polomat est bien sûr parfait, enroulé, arrivant sur la ligne des 6m sur la tête d'Hamouma.

Centre de KTC à Jérusalem


Contre le Beitar, le jeu se passe à droite, toujours lors d'une attaque placée. Il y a déjà eu une série des passes entre KTC, Pajot et KMP, ce qui a attiré un peu le bloc israélien de ce côté. Il n'y a pas de déséquilibre proprement dit, même si on a réussi à attirer 4 joueurs (un milieu défensif, leur offensif, ainsi que les deux joueurs de ce couloir). Beric est bien pris par les deux défenseurs centraux, Hamouma par son adversaire direct (hors cadre). Finalement, Lemoine est central, mais surveillé de prés par les deux autres milieux :


Neanmoins, Beric et Hamouma jouent parfaitement le coup, en faisant tous les deux un appel vers le côté droit et en aspirant ainsi tous les défenseurs, laissant le centre de la surface vide pour l'appel de Lemoine. Appel suivi d'un centre parfait de KTC, arrivant pile dans les jambes de Papy : 


Conclusions


La qualité des deux centres est bien sûr exceptionnelle, le ballon arrive pile où il faut. Et il faut aussi souligner la présence Stéphanoise dans la surface, il y a au moins deux joueurs prêts à recevoir le ballon, un faisant un appel au premier poteau, l'autre au deuxième. Mais en plus de tout ceci, il faut remarquer la qualité des mouvements sans ballon, mouvements qui créent en fait le danger des ces actions. Le placement de Hamouma et Söderlund suivi de leurs appels croisés ou le déplacement intelligent de Hamouma et Beric pour créer l'espace dans la surface sont des superbes exemples des courses dans le vide. A refaire, sans modération.