dimanche 7 février 2021

EECN Sochaux

Le style de jeu sochalien


On a regardé pour vous des morceaux du dernier match de FC Sochaux-Montbéliard, le prochain adversaire des Verts...


Vendredi dernier, l'entraîneur Omar Daf a démarré le match contre Chambly dans un système 4-2-3-1 classique :


Une paire de milieux récupérateurs Kaabouni - Thiouné, un milieu offensif (Soumaré) et deux ailiers (Lasme et le jeune Virginius) devant l'avant-centre Ambri. A noter que ce dernier s'est pris la tête à plusieurs reprises avec ses coéquipiers.

Comme cette image le montre, c'est une équipe placée assez haut sur le terrain, les offensifs pressant souvent dans la moitié adverse pour empêcher les relances. Quant à la construction, elle passe principalement sur les côtés, comme dans cet exemple après un quart d'heure de jeu :


Un coup franc sur la ligne médiane est joué vers le défenseur droit, qui lance directement un joueur plus haut dans le couloir. Pas de phase de préparation, du jeu simple, profitant des appels des offensifs :



L'ailier décroche pour aspirer son adversaire direct, pendant que le "10" (Bryan Soumaré) fait un appel dans le dos du latéral. Il centre, mais le ballon est intercepté par un défenseur. Du jeu basique, qui repose principalement sur l'entente et les combinaisons entre les offensifs. Mais aussi du contre-pressing...


... parce que dès la perte du ballon, le latéral droit et un milieu axial viennent aider leurs coéquipiers à récupérer le ballon. Ils enferment leurs adversaires dans un coin du terrain...


... et sont bien placés pour récupérer la possession sur le dégagement forcé d'un défenseur de Chambly. La suite de l'action est similaire, le milieu offensif perd le ballon sur le côté opposé et le contre-pressing oblige un adversaire à dégager en touche.


Etouffant leurs adversaires et récupérant rapidement le ballon, les Sochaliens ont eu une grosse possession en 1MT. Mais plutôt stérile, alors ils ont changé de tactique à la pause. Un changement au milieu (Ndiaye à la place de Thiouné) et Soumaré évoluant plus bas ont fait passer le FC Sochaux en 4-3-3 :


Avec une approche tactique très simple - c'est aux 3 devant de se débrouiller. Et ils l'ont bien fait dans le premier quart d'heure de la 2MT, marquant 3 buts, très similaires dans leur construction. Dégagement du gardien pour l'avant-centre, qui décale l'ailier droit dans son couloir, qui centre pour l'ailier opposé. Dégagement du gardien gardien pour l'ailier gauche (placé dans l'axe), qui décale l'ailier droit, qui frappe de l'extérieur de la surface. Un contre avec un ballon balancé sur l'avant-centre, qui décale l'ailier gauche dans son couloir, qui centre pour l'ailier opposé. Ces buts sont visibles dans le résumé du match.


Voici donc le prochain adversaire des Verts, qui a plusieurs facettes à son jeu. Du jeu direct sur les attaquants, ou de la possession avec un jeu qui passe par les côtés. Le danger principal vient de l'entente entre les offensifs, qui se déplacent beaucoup et se trouvent facilement. Les Sochaliens sont capables de presser haut et effectuer du contre-pressing pour récupérer vite le ballon, mais déjouer ce pressing peut facilement les déséquilibrer.

vendredi 5 février 2021

EECN Metz

 Le style de jeu messin


Comme Nice, l'adversaire des Verts d'il y a une semaine, le FC Metz de Fred Antonetti évolue avec une défense à 3/5 :

Mais là où les Niçois proposaient un milieu à 3 avec une pointe basse, les Messins n'ont que deux milieux axiaux et 3 joueurs offensifs. On pourrait donc parler d'un 3-4-3... mais c'est un peu plus compliqué que ça.

Le système change en fonction de Boulaya, leur "10", qui est plutôt un électron libre. Souvent, il est placé en soutien de ses deux avant-centres, dans ce que ressemble donc à un 3-4-1-2 :

Il peut bouger sur tout le front de l'attaque, parfois dans la même action, et un des défis défensifs des adversaires de Metz est d'empêcher Boulaya de toucher trop de ballons.

Mais les Messins n'aiment pas tant que ça avoir la possession et c'est donc son positionnement défensif qui est intéressant :


Peu importe qui est l'attaquant droit, il est souvent placé de son côté du terrain, aidant le piston à tenir le couloir. Boulaya, par contre, même s'il est censé faire la même chose de l'autre côté, il n'est pas très discipliné en terme de placement. Leurs adversaires peuvent donc assez facilement avancer sur la droite.


Un 3-4-3 peut facilement se transformer dans un bloc défensif en 5-4-1. Et même si parfois ça arrive, le plus souvent il n'y a pas un vrai bloc qui est proposé et on peut même parler d'un marquage individuel au milieu du terrain :

Dans cet exemple, un milieu messin sort pour être au marquage d'un brestois et il le colle jusqu'au moment où l'autre milieu quitte sa zone pour suivre un autre adversaire, qui s'était projeté dans la défense :


Comme les trois offensifs font parfois un pressing et comme les milieux suivent leurs adversaires directs un peu partout, il est difficile pour une équipe de sortir proprement de sa propre moitié. La solution passe donc par la contribution des offensifs à la construction du jeu, s'ils décrochent ils peuvent facilement apporter du surnombre au milieu, les espacent ne manquent pas.


Voilà. Attaquer à deux dans le couloir droit, avoir des offensifs qui décrochent entre les lignes, les Verts ont des options pour déséquilibrer cette équipe messine, qui reste néanmoins un adversaire pas facile à jouer.

jeudi 4 février 2021

ASSE - Nantes, 1-1 (Camara)

En dents de scie


Après avoir affiché un visage séduisant à Nice, les Verts ont été méconnaissables lors de la première période contre Nantes, évitant la défaite grâce à de la réussite défensive et à leur réveil après la pause... 

Claude Puel dans son analyse du match ne mâche pas ses mots pour décrire la 1MT de ses protégés : "on ne peut pas être frustrés quand on est autant absents des débats pendant une mi-temps. On s’est beaucoup trop éloigné du niveau qui doit être le nôtre. C’était très insuffisant. En première période, il nous a tout manqué : qualité de jeu, technique, créativité offensive et rigueur défensive. On a tout simplement loupé le coche".

Comment expliquer les deux visages affichés par les Stéphanois contre Nantes ? Le pressing adverse les a bien embêté en première période et il a été de moins en moins présent avec la fatigue. Le manque d''envie de proposer des solutions à ses coéquipiers a été bien visible en 1MT, tout comme les nombreux duels perdus. Mais aussi, comme on pourra le voir dans les exemples ci-dessous, les changements effectués à la pause, même si en théorie du poste pour poste, ont apporté des profils qui ont comblé les manques dans le jeu.


Sans solutions


La physionomie de la première période est très bien résumée par une action qui prend place après seulement une minute de jeu :


Les 4 défenseurs stéphanois (Debuchy - Moukoudi - Cissé - Trauco) se passent le ballon latéralement. Les deux milieux axiaux (Camara - Neyou) se trouvent juste un peu plus haut, pendant que le "9 1/2" (Nordin) est surveillé par la sentinelle adverse - les Nantais défendaient en 4-1-4-1. Il n'y a pas de pressing haut proprement dit de la part des Nantais, leur avant-centre se déplace pour couper les angles de passe, mais les milieux n'attaquent pas les défenseurs des Verts :


De Trauco jusqu'à Debuchy, de retour à Trauco, et de nouveau vers la droite via Cissé et Moukoudi, le ballon ne circule que latéralement. Camara est pris, Neyou se cache derrière les milieux où il ne peut pas être trouvé, comme Nordin. Pour toucher le ballon, les milieux stéphanois doivent être plus bas que leur adversaires :


Les deux descendent donc et touchent enfin le ballon, mais il est impossible à remonter. Sur les 6 "défensifs" des Verts, seulement Trauco se trouve un peu plus haut dans son couloir, tous les autres sont en dehors du bloc adverse. Il est très difficile de trouver un coéquipier (Aouchiche ou Nordin) derrière les milieux...


... alors Neyou joue avec Moukoudi, qui monte un peu avec le ballon. Le bloc adverse a reculé un peu, mais n'a pas été transpercé. Et quand le choix est fait de le contourner par la droite...


... la passe de Moukoudi est imprécise, arrive pile entre Debuchy et Bouanga, et sort en touche.

Ce n'est pas le pressing nantais qui a empêché une construction propre, juste un rideau des milieux correctement placé sur la ligne médiane. Ce qui a suffi, vu qu'il n'y avait aucune vraie solution pour que les défenseurs tentent une passe verticale et ils n'ont pas osé de prendre ce genre de risque.


Les Verts ont perdu assez tôt leur capitaine, sorti sur blessure après un choc à la tête. Camara a pris sa place de latéral droit et Gourna-Douath est entré au milieu :


Même système en 4-4-2 donc, bien visible sur cette action à la 36e minute, quand les défenseurs nantais ont le ballon devant un bloc stéphanois parfaitement en place. Gourna et Neyou sont au marquage des milieux adverses, Nordin et Abi encadrent la sentinelle, il y a deux joueurs dans chaque couloir pour chaque équipe... bref, un équilibre parfait. Qui est cassé par des déplacements inutiles ou pas synchronisés :


L'ailier droit adverse décroche, suivi par Trauco, mais Gourna-Douath sort aussi pour bloquer une passe vers lui. Neyou et Cissé se jettent tous les deux pour prendre le milieu axial nantais abandonné, mais ils ne sont pas assez réactifs et ne peuvent pas l'empêcher de servir de point d'appui pour lancer en profondeur le latéral droit, qui était parti dans le dos d'Aouchiche. Bref, deux passes ont éliminé 5 Stéphanois et le centre est repris par l'avant-centre adverse pour l'ouverture du score...


Du jeu vertical


A la mi-temps, les entrées de Modeste à la place d'Abi et de Hamouma à celle d'Aouchiche peuvent être considérées comme du poste pour poste (enfin, Hamouma s'est positionné dans l'axe, en "9 1/2" et Nordin s'est excentré). Mais une différence notable est intervenue dans l'animation offensive, Hamouma a décroché beaucoup plus souvent, proposant donc plus des solutions à ses milieux et défenseurs. Qui, en plus, ont enfin osé des passes vers l'avant. 

Un premier exemple intervient à la 53e minute, avec une phase de construction qui implique les défenseurs :


On remarque que Gourna-Douath se place entre ses deux défenseurs centraux, Neyou se trouvant un peu plus haut et Hamouma juste derrière la ligne des milieux. Le ballon va vers la droite et ensuite vers le côté opposé, toujours latéralement :


C'est trop risqué pour Cissé d'essayer de trouver Hamouma entre les milieux nantais, il peut donc jouer avec Trauco à gauche, ou continuer les passes latérales, vers Moukoudi. Ou bien...


... profiter du positionnement de Gourna-Douath et Neyou, entre les attaquants et les milieux adverses, pour trouver le premier. Une passe verticale qui casse le premier rideau, puis une deuxième qui casse le deuxième et trouve Hamouma. Ça peut sembler simple, mais c'est une des premières fois dans ce match que les Verts ont réussi ce genre de sortie.

Et ça n'a pas été la dernière, seulement quelques minutes plus tard, c'est le tour de Moukoudi de faire une passe qui casse la ligne des milieux, à destination de Nordin :


Le bloc nantais n'a pas été trop compact dans ce match, même en 1MT. Les milieux sur la ligne médiane, les défenseurs bien plus bas, il y a toujours eu de la place entre les lignes, mais les joueurs stéphanois n'étaient pas suffisamment décalés pour permettre ce genre de passes. Ils l'ont été en 2MT, et dans cette action Nordin peut remonter balle au pied, accompagné de Camara dans le couloir droit.


Il décale son coéquipier, qui centre au deuxième poteau, d'où Hamouma lobe le ballon, qui est dégagé sur la ligne par un défenseur. Et sur le corner qui suit, les Verts égalisent.

Le reste de la 2MT a été à sens unique, avec seulement l'ASSE qui s'est procuré des occasions, très souvent après des phases de construction assez simples. Comme par exemple en fin de match, avec comme point de départ toujours ces passes entre les défenseurs :


Trauco - Cissé - Moukoudi, qui donne à Gourna-Douath un peu plus haut. On remarque que le pressing nantais est très mal organisé, trois joueurs essayent de le mettre en place, mais ils ne sont pas suivis par les autres. Le bloc adverse se remet quand-même assez rapidement en place :


Toujours ce 4-1-4-1, avec Hamouma surveillé entre les lignes par la sentinelle, les milieux sur la ligne médiane et l'avant-centre qui bloque un des milieux stéphanois. Mais pas le deuxième, Neyou, qui se déplace pour offrir un relay à Gourna-Douath et qui ensuite casse la ligne avec sa passe à destination de Bouanga.


De nouveau, rien d'exceptionnel, mais un jeu simple qui n'a pas été mis en place avant la pause. Pour la suite de l'action, Bouanga repique dans l'axe balle au pied, et se sert de Modeste en point d'appui avant de tirer de l'extérieur de la surface. Cadré, mais trop écrasé pour inquiéter le goal adverse.



Conclusions


Quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre. Et même si une victoire contre Nantes aurait été intéressante au classement, le fait d'avoir éviter la défaite contre un concurrent direct reste aussi important. Surtout que les Nantais se sont procurés beaucoup d'occasions franches dans leur temps fort - les premières 50 minutes - et les Verts ont bénéficié d'une certaine réussite défensive, qui leur a souvent fait défaut cette saison. Le fait d'avoir pu renverser la tendance après la pause est rassurant, mais permettra aussi au staff technique de tirer pas mal d'enseignements. Par exemple, sur l'adaptation des schémas tactiques aux profils disponibles - Hamouma est mieux adapté à un rôle de "10" ou "9 1/2" que Nordin ou Bouanga. Mais aussi sur la constance dans l'investissement de certains joueurs. Il faut savoir profiter de cet avertissement, parce que si le niveau affiché continue à varier tellement d'un match ou d'une période à l'autre, les Stéphanois n'arriveront jamais à prendre de la distance avec la zone rouge...

lundi 1 février 2021

Nice - ASSE, 0-1 (Abi)

Attendue et méritée


Ça faisait longtemps que les Verts voulaient retrouver le goût de la victoire - ils y sont arrivés à Nice, après un match qu'ils ont contrôlé du bout en bout.

Il a été long à se dessiner, mais le succès des Stéphanois a été logique : ils ont dominé leur adversaire tactiquement et dans l'envie, ils se sont créé plusieurs occasions... mais ils n'ont cadré qu'un tir, en tout fin de match. Claude Puel résume bien la physionomie du match dans sa conférence de presse : "on a été acteurs même si on a eu peur de ne pas réussir à concrétiser. Mes joueurs se sont donné les moyens d’être présents dans la récupération du ballon. Je regrette de ne pas plus capitaliser. Quand on domine un match de cette manière, on doit marquer avant. On s'est procuré énormément d’occasions".

Les Verts ont donné l'impression de vouloir plus la victoire que les Niçois, mais ils ont aussi été aidés par un plan de jeu qui a bloqué l'animation offensive adverse, tout en profitant des faiblesses de leur système. Voici quelques exemples.


D'un côté à l'autre


La seule vraie surprise dans le 11 de départ stéphanois a été la présence de Sow, aligné en défense centrale à la place de Kolo :


Pour le reste, un 4-4-2 plutôt classique, où les 4 éléments offensifs ont eu un rôle défensif important contre le 3-5-2 niçois. Hamouma et Bouanga se sont relayés pour être au marquage de la sentinelle adverse et de presser les défenseurs. Le ballon circulait entre les 3 défenseurs centraux : quand il allait à droite, l'attaquant de ce côté (Hamouma dans l'image ci-dessus) allait vers le défenseur et l'autre (Bouanga) vers le milieu défensif. Et quand le ballon était envoyé dans l'autre direction, ils changeaient :


Ce mouvement par le premier rideau a empêché toute construction propre de la part des Niçois. Et quand ils envoyaient le ballon sur un côté, à un des pistons, il était pris par deux stéphanois, Debuchy et Nordin dans cet exemple (pendant que Camara suit son adversaire direct qui plonge dans le dos du capitaine). Bref, les Verts ont bien contrarié l'animation offensive de Nice.

 
Et ils ont fait mieux que ça, en possession du ballon ils ont su appuyer sur les points faibles du système adverse. Comme dans cet exemple après une demi-heure de jeu quand Debuchy joue une touche avec Neyou :


Le milieu stéphanois écarte immédiatement à l'aile opposée avec Trauco, qui est libre et peut remonter le terrain avec le ballon. Il passe à Aouchiche...


... et l'attaque commence à être préparée. Le bloc adverse est en place, en 5-3-2, et doit coulisser de droite à gauche pour suivre le ballon. Via Neyou, le ballon arrive à Debuchy, qui a du champ devant lui, aidé en plus par Nordin...


... et par Hamouma, qui s'excentre et qui fait ensuite un appel dans le dos du piston gauche niçois. Debuchy dédouble, ça aspire des adversaires, et Nordin repique vers l'axe. Le bloc adverse avait coulissé vers ce côté, il doit refaire chemin inverse...


... parce que le ballon est envoyé jusqu'à Camara, via Moukoudi. Si les 5 défenseurs n'ont aucun problème à couvrir toute la largeur, c'est bien plus difficile pour les 3 milieux et les deux attaquants. Et quand Camara renverse le jeu de nouveau...


... Debuchy à un boulevard devant lui. Le seul adversaire dans ce couloir doit suivre Hamouma, resté en ailier, et le capitaine des Verts a tout le temps pour ajuster son centre. Qui est repris de la tête par Bouanga, qui voit le ballon frôler le poteau...



Les Niçois ont tellement été baladés de gauche à droite lors des attaques stéphanoises, que leur entraîneur a du procéder à un ajustement tactique avant même la mi-temps :


Un des deux avant-centres a reculé et leur bloc s'est transformé dans un 5-4-1, ce qui a facilité le travail défensif dans les couloirs, où Debuchy et Trauco avaient désormais un adversaire direct qui les suivait.


Maîtrise presque stérile en 2MT


Nice a continué d'utiliser ce système ultra-défensif après la pause, abandonnant la maîtrise du jeu aux Stéphanois, se contenant de quelques contres et des coups francs. Ça a été donc un peu plus dur pour les Verts, qui se sont néanmoins procurés d'autres occasions, comme dans cet exemple à la 70e :
 

Sow joue avec Neyou, qui écarte à gauche avec Camara, qui peut remonter un peu avec le ballon. Les 4 offensifs stéphanois sont dans l'axe, les couloirs sont pris par Debuchy et Trauco. C'est avec ce dernier que Camara joue...


... mais il y a du monde dans le couloir. Le piston sort sur Trauco, un milieu suit Aouchiche et un autre bloque Camara. Les Verts arrivent quand-même à combiner et Trauco ressort le ballon pour Sow. Pendant ce temps, le milieu latéral gauche de Nice est resté dans la zone de Debuchy, qui n'est plus si libre comme avant. Quand le jeu est envoyé vers la droite...


... par les défenseurs centraux, le couloir semble pris. Moukoudi s'applique et sa passe est bien dosée pour la course de Debuchy. Qui parvient à centrer, même si pressé par son adversaire :


Son centre trouve Bouanga, qui voit son tir passer juste à côté du cadre. Peu de réussite pour l'attaquant stéphanois, qui a réussi 5 tirs après des centres comme celui-ci, en ne cadrant aucun...



Il n'y a eu que trois changement pour les Verts lors de ce match, Gourna-Douath à la place de Neyou, KMP à celle de Nordin et Abi pour Aouchiche (Bouanga se décalant en ailier gauche). Les entrants ont amené de la fraîcheur et malgré les occasions ratées, les Stéphanois n'ont jamais baissé les bras :


Dans les dernières minutes, une passe hasardeuse de Sow vers Camara a failli être interceptée, mais le ballon est poussé jusqu'à Moukoudi. Qui résiste au pressing adverse et sert Gourna-Douath...


... qui perd le ballon au milieu. Il y a du gâchis dans le jeu des Verts, mais il est compensé par leur volonté. Abi presse le défenseur niçois qui a hérité du ballon et l'oblige à sortir avec le ballon :


KMP joue vite la touche, pour Debuchy qui arrive lancé, tout comme Trauco du côté opposé :


Le ballon revient à KMP, qui centre vers Hamouma et Bouanga, avant que ça arrive dans les pieds de Trauco, aux abords de la surface. Les Stéphanois s'étaient vraiment projetés en nombre, seulement les deux défenseurs centraux ne se trouvent pas dans les 20 derniers mètres :


Le centre-tire du latérale gauche est repris par Abi, pour le premier tir cadré de l'ASSE dans ce match. Les Verts y ont cru jusqu'au bout, et ils ont été récompensés.



Conclusions


Même si par le plus petit des scores, la victoire des Stéphanois est vraiment méritée, tellement ils ont dominé leurs adversaires, sur plusieurs niveaux. Ils ont été clairement plus motivés que les Niçois - duels gagnés, pressing effectué - et ils ont affiché une très belle maîtrise technique - leur meilleur pourcentage de passes réussies de la saison. Surtout, tactiquement ils ont bien muselé les attaques adverses et ont fait très mal sur les points faibles identifiés : quand ton adversaire est obligé de changer sa tactique avant même la pause, ça veut dire que tu as gagné ce combat. C'est seulement la maladresse devant le but qui a fait défaut et qui a rendu la victoire difficile. Les Verts ne sont pas guéris pour autant, leur adversaire du jour n'était pas l'équipe la plus en forme du championnat et il aurait suffi d'une erreur défensive pour faire réapparaître le doute dans les têtes des protégés de Claude Puel. Néanmoins, cette victoire représente un énorme bol d'air frais, il faut espérer qu'elle sera suivie des autres...

samedi 30 janvier 2021

Brive - RCT, 25-23 (Etzebeth, Gigashvili)

L'avant-match


Ça y est, la période du Tournoi a commencé, les clubs sont privés de leurs internationaux et le RCT est bien impacté par les sélections. Avec les blessures, c'est un nombre important de joueurs qui manqueront le déplacement à Brive, quasiment une équipe entière. Les Toulonnais viennent d'enchaîner deux victoires consécutives, la seule fois où ça leur ait arrivé en championnat cette saison, ils avait réussi une troisième, à l'extérieur... mais à Agen. Ça ne serait pas aussi simple chez une équipe en forme, mais un bon résultat marquerait les esprits...


Le match


... commence avec des Toulonnais très ambitieux, qui relancent de leur moitié, arrivent dans les 5m adverses où ils obtiennent une pénalité et un jaune pour un Bréviste. Mais ce n'était qu'un feu de paille, ils ont quasiment tout raté par la suite : des mauls adverses qui avancent sur 15-20m, ils reculent à l'impact, sortie trop lente de Takulua à la 13e, touche pas droite à la 17e... Bref, ils ont encaissé 3 points en supériorité numérique sans en marquer et ils ont ensuite pris un essai en 1e main après une mêlée. Après 20 minutes à sens unique, les joueurs du RCT se sont réveillés, ont marqué un essai et deux pénalités, mais ils ont concédés des points après chaque remise en jeu. Une pénalité bête, une erreur de défense (et un 2e essai bréviste), un coup d'envoi laissé en touche et un lancer volé... Une mi-temps remplie d'erreurs, mais seulement 6 points de retard à la pause, 19-13.

La 2MT commence dans la même veine : 4e remise en jeu bréviste, 4e erreur toulonnaise - mêlée Brive, pénalité, 3 points. Ensuite, une belle relance du RCT, avec deux passes au pied suivies de 10 temps de jeu sans avancer...et concéder une pénalité. Le reste du match devient compliqué pour les Toulonnais, Paia'aua écope d'un rouge totalement immérité à 20 minutes de la fin, ce qui a le don de réveiller ses avants. Pénalité obtenue au sol, pénalité sur mêlée adverse et un essai en force après du pilonnage sur la ligne. Ils obtiennent même la pénalité de la gagne à 3 minutes de la fin, mais elle est ratée...

La suite

Un point de bonus défensif n'est pas un mauvais résultat, surtout après avoir pris un carton rouge. Mais la victoire n'était pas impossible à obtenir, ce sont leurs nombreuses imprécisions qui ont empêcher les Toulonnais de signer un 3e succès de suite. Le Tournoi commence dans une semaine, les joueurs auront du temps à se reposer et préparer les autres matchs sans internationaux qu'ils auront à disputer. Avec un peu plus d'application, il faut espérer...

vendredi 29 janvier 2021

Le nerf de la guerre (3)

Dans le foot actuel l'argent est un élément incontournable : non seulement combien on en a, mais aussi comment il est utilisé.

L'arrêt prématuré de la saison précédente a généré un important manque de revenus pour les clubs, qui a été aggravé cette saison avec la suite de la crise sanitaire et le fiasco Mediapro. Comment s'en sort l'ASSE dans ces conditions ? Voici quelques éléments de réponse à base des bilans comptables publics, enregistrés au Registre du Commerce et des Sociétés par la SASP AS SAINT-ETIENNE (le club) et l'ASSE GROUPE (le club, l'immobilier dont il est propriétaire, le Chaudron Verts et d'autres sociétés annexes). L'analyse porte principalement sur la saison 2019-20, dont les comptes viennent d'être publiés, mais aussi sur des données provenant des saisons précédentes.


De combien d'argent dispose l'ASSE ?


On peut analyser les actifs et passifs du club ou bien d'autres aspects comptables, mais à l'heure actuelle la chose la plus importante semble être la trésorerie, l'argent dont il dispose. Et ça permet notamment de répondre à pourquoi il y a peu de joueurs achetés :
 
La dernière saison de Galtier a été une d'équilibre, avec quasiment la même trésorerie en entrée et sortie, avec peu d'achats, mais pas trop de ventes non plus. Et avec quasiment aucun crédit à rembourser (sauf l'immobilier pour l'Etrat) en plus des 800k€ - 1M€ de dividendes vers les sociétés mères.

La saison 2017-18 a été mal gérée et le club n'aurait presque pas survecu sans emprunter 10M (remboursables sur les trois années suivantes (en gros 3,4 / saison). Le déficit structurel a été tel que même en incluant les ventes des joueurs, le club a perdu 3 millions. Ces 10M€ empruntés lui ont permis de faire des achats et malgré ça, la trésorerie a quand-même diminué de 5M€ (30%) au cours de la saison...

La saison pleine avec Gasset à la tête de l'équipe a vu passer des transactions importantes. Le club a dépensé plus que d'habitude pour acheter des joueurs (p.ex Cabella, Khazri), a eu une activité "normale" presque à l'équilibre (bon classement en fin de saison) et a eu pas mal d'argent suite à des ventes (Selnaes, d'autres). L'ASSE a commencé le remboursement du premier crédit et à encore emprunté, 20M€ (sur 4 ans, environ 5,1 / an) : lors des saisons 2019-20 et 2020-21 le club doit ainsi rembourser deux crédits en même temps, 8,5 M€ par saison. Ainsi, la trésorerie du club a fait +17M€ sur la saison - on peut presque dire que le crédit de 20M€ n'était pas nécessaire, mais probablement la vente de Selnaes en cours de saison n'était pas prévue non plus...

Pour la saison suivante, la première impactée par la crise, les grosses ventes à l'été 2019 ont sauvé le club. Les 37M€ encaissés par le club suite aux transferts des joueurs ont comblé des pertes structurelles très importantes pour arriver en positif de seulement 4M€. Le club a encore emprunté 10M€ (ce que lui a permis de couvrir les remboursements des prêts précédents) et a aussi dépensé de l'argent pour l'achat des joueurs à hauteur de 17M€. 

Avant de décrire plus en détail ce qui s'est passé lors de cette saison 2019-20, la structure des revenus et des transferts du club mérite un petit detour.


Chiffre d'affaires (CA) et transferts



Si on regarde le CA du club pour la saison 2018-19, il est de 90,7M€ et il est composé de:


Ces pourcentages varient assez peu d'une saison à l'autre avant la crise. On sait le club très dépendent des droits télé, les sponsors jouent un rôle pas négligeable aussi. Mais ces éléments ne suffisent pas à la survie du club, c'est le trading des joueurs qui permet au club de rester à l'équilibre. 

Ventes pour équilibrer les comptes. Ainsi, pour la saison 2018-19, le résultat d'exploitation hors ventes est de -15,6M et il est compensé par des ventes à hauteur de +17,1M€ (le 18,9M€ ci-dessus moins 1,8M€ amortissements joueurs cédés). Pour la saison précédente les valeurs sont similaires, -17,4M€ hors vente, +17,8M€ de ventes. Quant à la saison 2019-20, les chiffres sont sans appel : -30,9M hors vente, +37,1M de ventes. Bref, le club a absolument besoin de vendre, beaucoup même, pour survivre. 

Paiements étalés. A noter que les transferts sont souvent étalés sur plusieurs saisons. Par exemple, les 37,1M€ de ventes dans l'exercice comptable 2019-20 ne signifient pas autant d'argent pour des joueurs transférés seulement lors de cette saison. Ainsi, au 30 juin 2019, le club avait encore de l'argent à récupérer des transferts passés, 18M€. Ce sont donc "seulement" 19M€ qui ont été récupérés dès la première saison pour les transferts de Saliba, Cabella et autres.

Bien sûr, ça va dans les deux sens. Au 30 juin 2019 le club devait encore 14M€ pour des transferts passés (9M€ de transferts + 5M€ pour les agents). A la fin de la saison, il a payé 17,3M€, donc réellement seulement 3,3M€ pour des nouveaux achats.


Qu'est-ce qui s'est passé lors de la saison 2019-20 ?


De manière presque surprenante, le CA de la saison 2019-2020 a augmenté de 10M€ comparativement à la saison précédente, passant de 91M€ à 100M€. La ventilation est elle sensiblement différente :


Une autre source des revenus. On constate bien sûr une baisse des revenus billetterie et des recettes commerciales, la baisse des droits TV liée à l'arrêt de la saison est elle compensée par la ligne redevance et royalties. Les revenus liés aux ventes de joueurs explosent et passent à 44M€, soit plus du double de la saison précédente. Côté charges, la masse salariale s'est réduite de 5M€, traduction de la volonté de l'équipe dirigeante de réduire ce poste du budget, pour faire face aux difficultés liées aux revenus. A noter, l'ASSE dispose toujours d'une ligne de crédit de 8M€.

Un nouvel emprunt a été réalisé, de 10M€ sur 3 ans à 1,9% soit 3,4M€ à rembourser par an et a terminé de rembourser le premier emprunt de 10M€ durant l'exercice. Notre endettement a augmenté, mais nos ventes de joueurs aussi. Une grosse partie des emprunts devrait être remboursée cette année, et nous avons les moyens de le faire entre la trésorerie et les paiements échelonnés des diverses ventes attendues.

Les créances clients / dettes fournisseurs au 30 juin 2020 nous donnent une bonne indication à quoi s'attendre cette saison. On doit encaisser 30M à moins d'un an (vente joueurs principalement), 11M à long terme, et on doit décaisser 38M (sans compter des dettes fiscales qu'on a tous les ans en fait), dont emprunt 20M, achat joueurs 7M, immobiliers 10M à moins d'un an, 12M à long terme (emprunt). Si pas de nouvel emprunt (à part celui garanti par l'Etat) sur 2020-2021 on a dû considérablement assainir notre taux d'endettement avec la vente de Fofana, conjuguée à une réduction de la masse salariale. On comprend d'ailleurs pourquoi les ventes de Saliba et Fofana n'ont pas été réinvesties en achat joueurs, 20M à rembourser sur un an c'est juste énorme pour un club comme l'ASSE.


Pour ne pas entrer de nouveau dans ce cercle de surendettement, un travail est effectué pour réduire les charges en attaquant notamment le poste principal qu'est la masse salariale (l'effet devrait être encore plus grand en 2020-2021). Cette réduction des coûts est tout simplement nécessaire face à l'effet double vague baisse du CA (COVID + Mediapro) et hausse des charges financières (remboursement d'emprunts). Il est encore trop tôt pour dire si les mesures prises seront suffisantes, mais il apparaît clair qu'on n'aurait pas pu continuer avec une politique de salaires aussi élevés. Vendre chaque saison nos meilleurs joueurs est nécessaire, dans un cadre d'endettement élevé, la baisse de la masse salariale allant dans le sens de réduction de cette dépendance au marché des transferts.



Conclusions


Pour faire très simple, le club a depuis un moment un modèle économique dans lequel des ventes annuelles sont absolument nécessaires pour finir à l'équilibre. Les 3 dernières années, des emprunts ont été nécessaires pour soutenir le train de vie du club. La vente de Saliba a été obligatoire pour compenser les dettes financières souscrites. Et celle de Fofana pour compenser les énormes pertes générées par les crises, sanitaire et des droits tv. Et ça n'aurait probablement pas été assez sans une réduction de la masse salariale et le strict minimum dépensé lors des mercatos.

Même si on a essayé de simplifier au maximum, la lecture et l'interpretation des chiffres dans cet article peuvent être compliquée. On essayera au mieux de répondre aux questions des lecteurs sur le forum des poteaux-carrés. 

mercredi 27 janvier 2021

Nice - Bordeaux et Lens - Nice

Le style de jeu niçois

On a regardé pour vous les deux derniers matchs du prochain adversaire des Verts, son système de jeu et son comportement avec et sans ballon.


Depuis maintenant plusieurs matchs, les protégés d'Adrian Ursea évoluent dans un 3-5-2, avec une sentinelle au milieu (pointe basse) :

La défense à trois est composée de Daniliuc, Saliba et N'Soki (ou Bambu), les pistons sont Kamara et Atal (ou Lotomba), les deux avant-centres sont Dolberg et Gouiri. Quant aux trois milieux, ça tourne entre Thuram, Boudaoui, Lees-Melou et Reine-Adelaide.

Caractéristiques du système : la présence de 3 défenseurs centraux rassure en cas de contre adverse, les latéraux peuvent monter sans avoir peur d'être complètement découverts derrière. Le grand nombre des milieux offre des possibilités pour ressortir et garder le ballon. En revanche, ce système repose beaucoup sur la qualité de ses pistons, leur volume de courses et leur placement. Et c'est un système qui a du mal à défendre sur la largeur, qui n'est pas facile à couvrir par seulement 3 joueurs.

Utilisation du système : Nice est une équipe qui aime avoir ballon et quand elle ne l'a pas, c'est un bloc moyen qui est proposé : ni trop haut, ni trop bas, avec parfois un pressing sur les défenseurs adverses, mais pas souvent. A noter aussi que les deux avant-centres ne font pas trop d'efforts défensifs - ils se placent proprement, mais sans vraiment couvrir ou mettre la pression sur les défenseurs. Voici deux exemples tirés de leurs derniers matchs.

Défensivement...


... les difficultés à couvrir la largeur ont été bien exploitées par Bordeaux, comme dans cet exemple à la 50e minute de leur confrontation :


Les défenseurs bordelais font circuler le ballon d'un côté à l'autre, obligeant le bloc niçois (pas trop bas, pas trop serré) de coulisser. C'est facile pour les 5 défenseurs à couvrir toute la largeur, mais plus difficile pour les 3 milieux. 


Le ballon est gardé un peu sur le côté gauche de l'attaque, ce qui attire bien les défenseurs et les milieux niçois - les avant-centres ne s'approchent toujours pas des défenseurs pour les gêner. Et ensuite le jeu est envoyé sur le côté opposé...


... où Bordeaux a deux joueurs de couloir, contre un seul Niçois. Les attaquants et les milieux ne peuvent pas couvrir, c'est le piston gauche qui sort sur le latéral. Son défenseur central doit s'excentrer pour prendre l'ailier, ce qui laisse un grand espace, pris par le milieu offensif bordelais. Qui n'a pas été suivi par les milieux :


Le décalage est fait, après une construction toute basique. L'essuie-glace bordelais et l'incapacité des attaquants et milieux à couvrir toute la largeur ont obligé les défenseurs adverses de sortir et laisser des espaces dans leur dos.


Offensivement...


Voici une phase de possession niçoise lors de leur dernier match, à Lens, avec un 3-1-4-2 visible sur cette image :


Pour Nice, la préparation de l'attaque est faite par les défenseurs, qui gardent le ballon en attendant la possibilité de passe vers l'avant. Dans cet exemple, une passe mal ajustée oblige les défenseurs de reculer un peu par rapport à la ligne médiane. Le ballon arrive au défenseur axial droit...


... qui trouve son avant-centre, qui avait décroché entre les lignes. Il s'agit ici d'un classique de l'animation offensive niçoise, très souvent c'est cet attaquant qui est recherché par un défenseur. Le premier rideau défensif a été passé, les milieux combinent pour envoyer le jeu dans le couloir gauche :


Le piston de ce côté combine avec l'autre avant-centre et après l'intervention des milieux, le ballon est redonné à la défense...


... et c'est le couloir opposé qui est recherché :


Du jeu assez simple, qui passe forcément par les côtés, mais qui nécessite une certaine maîtrise dans l'axe pour la phase de préparation.


Conclusions

Tactiquement, le jeu de Nice peut être contrarié par une équipe évoluant en 4-2-3-1 / 4-4-2. 

Sans le ballon, les Verts peuvent museler les attaques adverses. Un pressing des deux attaquants peut rendre difficile la préparation des attaques par les 3 défenseurs adverses. Si des ailiers sont au marquage des pistons niçois, ceux-ci auront du mal à percer dans leurs couloirs. Et deux lignes resserrées empêcheront leur avant-centre d'être trouvé par une passe verticale venant de la défense, ce qui est un circuit de passe préférentiel pour Nice.

Avec le ballon et une certaine maîtrise, il faut faire coulisser le bloc niçois d'un côté à l'autre en attendant que les espaces se créent, ce qui arrivera forcement, les milieux n'étant pas assez nombreux pour couvrir toute la largeur. Comme en plus le bloc n'est n'y trop bas, ni top serré, des appels intelligents entre les lignes ou dans ces espaces peuvent amener le danger.