jeudi 2 décembre 2021

Brest - ASSE, 1-0

L'écart est faible


Même si le match à Brest a été plus à leur portée que le précédent, les Verts ont perdu une deuxième fois en trois jours et restent à la dernière place du classement.

Avec trois joueurs suspendus, d'autres blessés ou sortant à peine de l'infirmerie et une semaine à trois matchs, le staff stéphanois n'a pas eu beaucoup de choix pour le 11 de départ : 


Un système 4-4-2 à plat, avec un couloir droit inhabituel, Camara en latéral et Moueffek en milieu excentré. Aouchiche a été le milieu excentré gauche, Bouanga étant aligné à côté de Khazri en pointe. Si le choix de Boudebouz en milieu défensif / premier relanceur n'est plus une surprise, l'utilisation de deux milieux de profil axial dans les couloirs était une option nouvelle. Et pour mieux comprendre pourquoi, voici le positionnement des Verts avec le ballon en 1MT :


Ils attaquent en 3-5-2, avec Boudebouz entre les défenseurs centraux et les trois milieux tous dans l'axe, laissant les couloirs pour les deux latéraux. Une animation offensive typique d'un 4-4-2 losange, donc. Avant de regarder la circulation du ballon dans cette configuration, il faut mentionner que le système en 4-4-2 a été maintenu tout au long du match, mais le profil des entrants a modifié l'animation : 


Avec Maçon sur le terrain, Camara a retrouvé une place au milieu, à côté de Boudebouz. Nordin et Lhery ont joué plus souvent dans le couloir que dans l'axe, et les deux avant-centres Krasso et Ramirez ont pesé sur la défense, bien plus que le duo Bouanga-Khazri, qui cherchait plutôt à jouer dans les espaces.


Quant à l'animation offensive initiale, elle a légèrement changé à la pause. Voici donc deux exemples, pris en début de chaque période. Le premier commence à la 12e, avec un ballon récupéré par Moueffek dans sa propre moitié et le jeu calmé avant de construire une attaque : 


Le ballon est donné au meneur de jeu reculé, Boudebouz, qui trouve avec une passe verticale Aouchiche, déjà plutôt axial. Il prolonge jusqu'à Khazri...


... qui attend du soutien, avant de revenir avec le ballon dans l'axe et finalement le redonner en arrière. Trauco et Aouchiche sont excentrés à gauche et Boudebouz oriente le jeu dans la même zone :


Trauco reçoit le ballon, il joue vers l'avant avec Khazri, qui lui le redonne. Le bloc adverse est en place et à chaque fois que le ballon traverse la ligne des milieux, il est renvoyé en arrière. Le jeu devient ainsi latéral, avec Gourna...


... qui change de côté, pour Camara. Une autre passe verticale, à destination de Moueffek, qui lui aussi remet en arrière, à Gourna. Qui oriente change de nouveau de côté...


... pour retrouver Trauco, à gauche. L'essuie-glace à fonctionné, cette circulation latérale du ballon a déplacé le bloc brestois sur un côté, laissant de l'espace au latéral péruvien. Mais il est seul (Aouchiche et Khazri ont eu aussi coulissé vers le côté opposé) et sa seule option est le centre. Qui est facilement repoussé par la défense.

En 2MT Gourna et Boudebouz ont plus souvent changé de rôle, le premier descendant entre les défenseurs pour démarrer l'action. Comme par exemple à la 52e :


Bajic joue avec Sow, qui cherche donc Gourna, Boudebouz ayant un adversaire collé à lui. Pour cette action il faut suivre le positionnement des 4 milieux stéphanois. Le ballon est envoyé à gauche et le bloc adverse recule immédiatement :


Après un appui sur Aouchiche - qui joue en arrière, le ballon arrive de nouveau à Gourna, situé entre les centraux, et qui peut remonter tranquillement balle au pied, car il n'y a pas de pressing :


Devant lui, les trois autres milieux sont tous axiaux, dans le rond central. Moueffek reçoit le ballon comme un vrai relayeur il l'amène plus haut, jusqu'à Camara. Qui lui le redonne et le jeu passe de nouveau par la défense...


... et Gourna. Sur cette image on voit mieux le "losange" au milieu. C'est Boudebouz qui est le plus surveillé par les Brestois, donc Moueffek a plus d'espace. Il est trouvé et il relaye de nouveau le ballon...


... jusqu'à Camara. Qui n'est plus tout seul dans son couloir droit, Khazri s'y étant excentré. Le une-deux fonctionne très bien, les deux stéphanois se défont de deux adversaires et Camara se trouve en position de centre à l'entrée de la surface :


Mais quand on joue avec quatre milieux axiaux et des deux avant-centres un s'est excentré pour aider à la construction, il n'en reste plus qu'un joueur dans la surface, à la réception : Bouanga, qui n'est pas trouvé par le centre de Camara. 

Pendant une heure de jeu, les Verts ont eu 61% de possession, mais sans se créer des vraies occasions. Et pendant cette période, dans le jeu, le rapport de tirs a été de 3 à 1 en faveur du Stade Brestois. Un parfait exemple de possession stérile.


Conclusions


Cette première heure de jeu, avant le penalty offert aux Brestois, est résumé par Claude Puel en conférence de presse : "l’adversaire qui jouait chez lui nous attendait. Jusqu’à la 60ème, on était bien. Un fait de jeu nous a fait sortir de ce qu’on voulait continuer à faire. C’est difficile. On perd un match qu’on ne méritait pas de perdre". S'il a raison, ses protégés ne méritaient pas de perdre cette rencontre, le plus surprenant dans cette déclaration est la satisfaction de ce que son équipe a produit jusqu'à l'ouverture du score. La rencontre était équilibrée, entre une équipe qui ne voulait que défendre et une autre qui voulait bien attaquer, mais ne savait pas comment bien le faire. Se satisfaire de se neutraliser avec l'adversaire du jour, c'est se mettre à la merci d'un fait de jeu. Qui dans ce match a été contraire aux Stéphanois. L'écart de niveau entre les équipes du bas de tableau est faible, et si les Verts n'arrivent pas à hausser le leur, pour faire une vraie différence dans le jeu, ils seront souvent pénalisés par une erreur individuelle, d'un joueur ou d'un arbitre.

lundi 29 novembre 2021

ASSE - Paris, 1-3 (Bouanga)

On s'y attendait


Même si les Verts se sont inclinés contre le PSG après avoir évolué une mi-temps en infériorité numérique, ils n'ont pas à rougir quant aux intentions affichées en première période.

Si le système proposé par le staff stéphanois pour cette rencontre est un classique 4-2-3-1, le choix des titulaires a été assez surprenant :


Maçon a été aligné en milieu gauche et Sissoko a pris sa place de latéral droit. La charnière a été la même que lors du précédent match, Nadé - Kolo, même si Moukoudi et Sow étaient dans le groupe. Boudebouz a de nouveau été aligné en milieu défensif, à côté de Camara, derrière Aouchiche placé en soutien de l'avant-centre Khazri.


Mais au delà du choix des joueurs, c'est l'ambition dans le jeu - pendant les 45 minutes à égalité numérique - qui a le plus marqué les observateurs. Du pressing haut et de sorties de ballon propres, même si les risques pris étaient très importants contre un adversaire de cet calibre. Par exemple, à la 13e minute :


Relance du goal adverse avec ses défenseurs, les 6 milieux et offensifs stéphanois sont dans les 30 derniers mètres, au pressing. Ils sont rejoints par Trauco...


... qui suit son adversaire direct,, qui décroche pour offrir une solution. Les Parisiens se permettent de combiner dans un petit périmètre...


... avant d'écarter le jeu à l'opposé. Leur aisance technique déjoue ainsi le pressing stéphanois - il y avait 7 Verts dans cette zone du terrain pour moins de Parisiens, donc le décalage est fait pour une sortie de balle rapide :


L'ailier gauche adverse est trouvé et même si Sissoko sort sur lui, il parvient à lancer en profondeur le latéral, qui peut remonter malgré le retour de plusieurs stéphanois...


... et lancer ensuite dans la surface son avant-centre, qui n'a aucun problème à prendre de vitesse la charnière Nadé - Kolo. Heureusement, Green gagne son face-à-face, le premier des plusieurs dans ce match.


Mais le PSG n'a pas eu le monopole des relances qui partent de la surface, les Verts n'ont pas été timides et  ont eux aussi essayé de construire proprement. Par exemple, à la 21e minute :


Boudebouz, très reculé, joue avec ses centraux malgré les lignes de 4 et 2 adverses très hautes sur le terrain. Kolo reçoit le ballon et remonte balle au pied...


... avant de la donner à Trauco, qui cherche à trouver Aouchiche entre les lignes. Où il y a de la place, le bloc adverse étant haut, ces lignes sont écartées. Mais un défenseur intercepte le ballon et les Parisiens sont rapides à se projeter sur ce ballon de transition :


Heureusement, Nadé intercepte la passe en profondeur qui lançait le milieu offensif adverse vers le but de Green. Il contrôle le ballon et le donne à Boudebouz...


... qui élimine facilement l'ailier gauche adverse avant de remonter jusqu'à la ligne médiane, pendant que la défense parisienne recule. De là...


... il lance parfaitement en profondeur Bouanga, le ballon arrive pile dans sa course. L'ailier stéphanois n'arrive pas à prendre de vitesse le défenseur adverse :


... et comme il est seul, il temporise, se retourne et cherche une option. En profitant des appels de Khazri, Aouchiche et Maçon, la solution vient à l'opposé...


... grâce à l'appel de Trauco, qui est trouvé par la transversale de Bouanga. Son centre est dévié en corner. Et si le premier ne donne qu'un autre corner, le deuxième permet aux Verts d'ouvrir le score.


En tout fin de la première période, les Stéphanois cherchent encore à sortir proprement de leur moitié après une touche jouée par Sissoko :


Bouanga lui redonne le ballon et dans trois passes courtes les Verts sortent de cette zone de terrain, le ballon circulant bien entre Sissoko, Boudebouz, Camara et Trauco. Le pressing haut adverse est déjoué et le jeu est dans l'espace trouvé à l'opposé :


Les Stéphanois temporisent, Trauco, Maçon et Camara s'échangent le ballon sans qu'aucun joue vers l'avant. Ça permet aux Parisiens de se replacer...


... et via Boudebouz, le ballon est envoyé en arrière à Kolo. Les lignes du bloc adverse sont toujours très espacées, et plusieurs Verts s'y placent :


Kolo ose la passe verticale qui casse les lignes et trouve Aouchiche et l'attaque stéphanoise est déclenchée.  Un une-deux avec Trauco dans le couloir permet d'éliminer le latéral droit parisien...


... et Aouchiche lance ensuite Maçon entre les deux défenseurs centraux. Le latéral droit converti ailier gauche se trouve en position d'avant-centre et il hésite, ce qui permet à un milieu parisien de revenir. Un tacle pas forcément licite...


... et Maçon s'écroule, mais l'arbitre laisse l'avantage, car le ballon est récupéré par Camara. Il a la possibilité de lancer à gauche Aouchiche, mais il hésite et perd le ballon. La transition est instantanée :


Dans deux passes l'avant-centre adverse se trouve de nouveau lancé en profondeur, où il prend de vitesse Kolo, qui commet une faute. Qui vaut rouge dans les yeux de l'arbitre et pour couronner le tout, le PSG égalise sur ce coup de pied arrêté.


La 2MT a eu une physionomie complètement différente, car en infériorité numérique les Verts n'ont fait que défendre avec un bloc bas et compact en 4-4-1 : 


Sissoko est sorti et Maçon a repris sa place de latéral droit, Moukoudi est entré pour former la charnière avec Nadé. Zaydou a remplacé Aouchiche, se plaçant en milieu excentré. Si en 1MT le ballon a été principalement parisien (69%), il l'a été encore plus après la pause, le PSG arrivant à un record de 80% de possession lors du premier quart d'heure de la deuxième période. Privés de ballon et devant un très haut niveau technique, les Verts ont fini par craquer, encaissant un but dans le dernier quart d'heure. Ils sont ensuite passé dans un système plus offensif...


... avec une défense à trois et le jeune Calodat entré en piston droit, pendant que Krasso a été associé à Khazri en pointe. Sans succès, les Stéphanois n'ont pas réussi à revenir au score, encaissant même un troisième but dans le temps additionnel.


Conclusions


Le résultat était attendu, le rapport de forces était trop disproportionné. Sur papier, car à égalité numérique les protégés de Claude Puel ont fait jeu égal contre les stars parisiennes. Ils n'ont pas renoncé à leurs principes de jeu, ils les ont cherché haut, ils ont relancé proprement malgré le pressing adverse... Et ils menaient 1-0 jusqu'au carton rouge, qui a complètement changé le cours du match. Une défaite logique à la fin, mais une défaite sur laquelle les Verts peuvent s'appuyer, car ils ont montré qu'ils peuvent affiché un bon niveau, peu importe l'adversaire. 

lundi 22 novembre 2021

Troyes - ASSE, 0-1 (Trauco)

On enchaîne !


Première victoire à l'extérieur et premier clean sheet de la saison - les Verts ont réussi à confirmer à Troyes leur victoire contre Clermont deux semaines plus tôt.

Claude Puel a bien résumé cette rencontre en conférence de presse : "on avait sept joueurs blessés, malades ou suspendus. C’est beau, dans ce contexte, d’enfin mener au score, de ne pas prendre de but et de ramener trois points". Avec tous ces absents, ses protégés ont ressemblé à ce qui pourrait être l'équipe stéphanoise lors du mois de janvier, pendant la CAN :


Si les compositions de la défense et de l'attaque étaient plutôt logiques compte tenu des absences de Moukoudi et Sow, respectivement Bouanga et Khazri, c'est au milieu que le choix de l'entraîneur de l'ASSE a le plus surpris. Même privé de Camara et Neyou, il a fait le choix de laisser sur le banc Gourna et Moueffek, pour titulariser Boudebouz en milieu défensif à côté de Zaydou. Pour une raison qu'il a expliqué après le match, mettre de la qualité technique dans les sorties de balle, dans la construction : "on a décidé de mettre Ryad Boudebouz devant la défense pour compenser l’absence d’Yvan Neyou. Il fallait l’entourer, lui proposer des solutions. (...) Avec Ryad un cran plus bas, c’est plus de sérénité technique et de la confiance pour nos défenseurs".

Si Boudebouz a joué donc très bas, qui a pris son rôle et son positionnement entre les lignes adverses, en meneur de jeu ? La réponse en quelques images.


Le premier exemple commence à la 9e minute avec une relance de Green, qui joue avec Boudebouz, très bas sur le terrain, à la même hauteur que les défenseurs :


Il passe à Kolo, qui peut remonter balle au pied et jouer ensuite avec Zaydou plus haut - les Troyens n'exercent aucun pressing dans la moitié stéphanoise. Le ballon revient ensuite à Boudebouz...


... et le positionnement des 4 offensifs Stéphanois devient plus clair. Si Hamouma est à côté de Krasso dans l'axe (les deux avant-centres) et Aouchiche est excentré à gauche (ailier), Nordin se trouve assez axial. Le but est de faire coulisser le bloc adverse vers la gauche...


... et libérer ainsi le couloir droit pour Maçon. Tout en créant un surnombre au milieu, avec Zaydou, Nordin et Aouchiche, qui avait changé avec Hamouma. C'est le premier des trois qui reçoit le ballon de la part de Boudebouz, après que celui-ci l'avait échangé avec Trauco. Mais il joue en arrière vers la défense, sans essayer d'écarter à droite ou combiner dans l'axe.


Quatre minutes plus tard, une autre relance qui part de Green, avec toujours Boudebouz en premier joueur trouvé, très bas. Il échange avec Zaydou...


... et le ballon est ensuite donné à Trauco. Le positionnement des 4 offensifs est très axial, ils sont tous dans le rond central. Ils resserrent ainsi le bloc troyen... 


... et les côtés sont disponibles pour les deux latéraux stéphanois. Trauco joue avec Boudebouz et, via Nadé, le ballon arrive à droite. Maçon ne remonte pas dans son couloir, il préfère jouer en arrière et les Verts ne cherchent pas réellement à profiter de ces espaces.


C'est ce qu'ils ont commencé à mieux faire après vingt minutes de jeu, comme par exemple à la 28e, avec une autre relance de Green jouée avec Boudebouz :


Ballon échangé d'abord avec Maçon à droite, avant d'arriver à Kolo, qui le remonte en attendant des solutions. Qui arrivent en suivant la même approche :


Krasso, Aouchiche, Hamouma et Zaydou sont dans le rond central, resserrant le bloc adverse, seulement Nordin est excentré, à droite. Ce qui signifie que bloc adverse penche de ce côté, laissant de l'espace à Trauco à gauche. Il est bien servi par Kolo...


... et il a beaucoup de temps pour ajuster son centre. Qui passe au dessus de toute la défense et arrive pile dans la course de Nordin, qui avait bien suivi du côté opposé. Et qui voit sa frappe finir sur le poteau...

Même pas une minute plus tard, une autre attaque se met en place, cette fois-ci à partir d'un coup franc, joué par Nadé avec Boudebouz :


Bloc adverse en place, Nordin, Aouchiche et Zaydou dans le rond central, Boudebouz joue avec l'ailier gauche de cette action, Hamouma.


Les 4 offensifs des Verts sont à la même hauteur sur le terrain, mais tous vers la gauche, laissant Maçon libre à l'opposé. Hamouma joue en arrière avec Trauco, qui donne le ballon à Boudebouz. Celui-ci regarde clairement en direction de Maçon...


... mais décide de ne pas tenter la transversale. Il rejoue avec Trauco, qui combine avec Aouchiche, qui revient un peu en arrière pour sortir du bloc. Il regarde aussi en direction de Maçon...


... et n'ose pas la passe non plus, préférant de jouer avec Zaydou, qui redonne le ballon à Boudebouz. Dès le contrôle on voit son intention de rechercher Maçon...


... mais c'est toujours pas le cas. Entre temps Hamouma avait quitté le couloir gauche et avec Aouchiche et Zaydou ils amènent du surnombre dans l'axe. Boudebouz y va  aussi, balle au pied...


... et la qualité technique des Verts leur permet de jouer dans ce petit périmètre. Pour resserrer encore plus le bloc troyen et c'est Nordin qui décale enfin Maçon dans son couloir. Le latéral droit stéphanois peut ajuster son centre...


... au deuxième poteau, d'où Krasso rate une énorme occasion, les Verts touchant encore une fois les montants.

Ils l'ont même fait une troisième en 1MT, sur un coup franc de Boudebouz et ils méritaient de rentrer aux vestiaires en menant au score - ça n'a pas été les cas, mais l'ouverture du score à l'heure de jeu a été complètement logique. Nordin a raté une occasion en or de tuer le match et ensuite la physionomie de la partie a totalement changé. Lors des 70 premières minutes, les Stéphanois ont eu 60% de possession et ont effectué 13 tirs, contre seulement 5 pour Troyes. Lors du reste du match, leur possession a été de seulement 28% et le rapport des tirs a été 10-1 en faveur de l'ESTAC... Mais les Verts ont tenu bon et n'ont pas eu à regretter les occasions manquées. 



Conclusions


Cette victoire est importante au classement, car même si les Verts restent à une place de relégable, ils ne sont pas décrochés et se trouvent à un point de la 15e place. Elle encore plus importante car elle est logique, elle est la conséquence de la grosse maîtrise des Stéphanois sur le match, elle aurait pu être plus large et sans appel. Mais surtout, cette victoire est un vrai tournant de la saison, car c'est celle de la confirmation, celle qui bonifie le succès du match précédent. C'est une chose de gagner un match - surtout au mental, dans les dernières minutes - mais en gagner deux consécutifs, être dans une série de quatre matchs sans défaite, c'en est une autre. Cette série ne durera pas éternellement, mais elle récompense les efforts et l'état d'esprit du groupe stéphanois. Et après les mauvais résultats en début de saison, ça n'a pas de prix...