dimanche 25 août 2024

ASSE - Le Havre, 0-2

Ne pas laisser le doute s'installer


Les Verts connaissent un début de championnat compliqué, avec une deuxième défaite de suite, sans avoir marqué le moindre but...

Pour la réception du Havre, un concurrent direct, le staff stéphanois a fait le choix de reconduire le 11 qui s'est incliné à Monaco, à l'exception du retour de suspension de Maçon...


... qui a joué en latéral gauche. Ce qui a décalé Nzuzi à droite en 1MT, le latéral droit après la pause étant Appiah. Les autres changements effectués en 2MT ont été du poste pour poste, avec la particularité que Boakye est entré d'abord en ailier droit à la place de Davitashvili et il a ensuite été placé dans l'axe pour les dernières minutes quand Old est sorti et Aiki est entré :


Sur la première image on peut aussi voir le système de jeu adverse, basé sur une défense à 3, un 3-4-3 ou 5-4-1 selon les besoins. Un système inhabituel pour eux, mais choisi spécialement pour embêter les Verts selon leur entraîneur : "le fait d'avoir joué avec une défense à 3, ce n'était pas pour rassurer le bloc. C'est parce que je pensais que c'était le système adéquat pour gêner Saint-Etienne". Ça a partiellement fonctionné, car même si on ne peut pas dire que les Stéphanois se sont procurés des innombrables occasions, ils en ont eu quelques unes - ils ont eu beaucoup plus de tirs cadrés dans le jeu que leurs adversaires. 

Par contre, on ne peut pas dire que les Verts ont aussi bien préparé la rencontre, un choix tactique particulier leur ayant causé beaucoup de problèmes défensifs. Le 4-1-4-1 vu sur les images précédentes est théorique, car le plus souvent les protégés de Dall'Oglio n'ont pas défendu en bloc. Amougou et Old ont été en marquage individuel sur les deux milieux axiaux adverses (comme à Monaco) et les Stéphanois ont laissé beaucoup d'espaces entre les lignes. Comme par exemple à la 28e minute :


Une relance des 6 mètres adverses et les Verts font le choix d'être très haut sur le terrain. Les trois offensifs sur les trois centraux havrais, les milieux en individuel dans l'axe... mais qui défend sur les latéraux adverses ? Quand on regarde l'image précédente - avec la paire Batubinsika Nzuzi occupée par les deux offensifs havrais à droite de la défense, il est évident où le jeu sera développé :


Le latéral gauche adverse est complètement libre et facilement trouvé, car Old ne suit pas assez vite son adversaire direct...


... et pire, se fait complètement éliminé par cette combinaison. Dans quelques passes, les Havrais sont sortis du pressing haut stéphanois et peuvent monter balle au pied, car devant il y a un grand espace. Même si on ne voit pas bien sur cette image - cachés par une explication pour quoi Nzuzi a été autant en difficulté en 1MT - Tardieu est venu aider la défense en prenant l'avant-centre et Nzuzi est au marquage de l'ailier gauche. Ils ne peuvent donc pas stopper la remontée des Havrais...


... c'est Old et Davitashvili qui essayent de le faire. Et si sur cette image on a l'impression que les Stéphanois sont en place, une défense à 4 alignée, une sentinelle devant, il n'y a pas de bloc équipe proprement dit et ils se font transpercés trop facilement, 3 joueurs étant éliminés par le latéral gauche adverse.


Batubinsika doit sortir de la défense pour bloquer son avancement, Nzuzi doit resserrer dans l'axe, son ailier est donc libre. Sans parler du latéral à l'opposé, qui arrive complètement seul. Le premier centre à sa destination est dégagé par Maçon, mais le ballon est remis de nouveau à l'aile gauche. Le deuxième centre oblige Larsonneur à effectuer un super arrêt - pas comptabilisé car l'arbitre siffle main sur le contrôle précédant le tir.

Ce déséquilibre dans le bloc stéphanois, provoqué par un pressing haut pas bien synchronisé, n'a pas été corrigé à la pause, on peut aussi le voir sur un exemple à la 54e minute :


Même disposition stéphanoise, pas de bloc en place, les latéraux adverses ne sont pas pris. Comme le ballon est envoyé vers le même latéral gauche que dans le premier exemple...


... Appiah laisse son ailier pour y aller et Batubinsika sort de la défense pour prendre l'ailier. Le problème est que les Stéphanois ont du retard, ils arrivent de loin sur leurs adversaires, qui ont donc du temps pour jouer facilement :


Le latéral gauche havrais élimine Appiah et joue avec le milieu axial qui n'avait pas été suivi par Old. En bonne sentinelle, Tardieu essaie de couvrir ce déséquilibre sur le côté droit de la défense...


... mais c'est trop tard. Abdelhamid monte pour mettre deux attaquants hors-jeu, pas suivi par Maçon, qui les couvre. Sans conséquence, car c'est l'ailier de Batubinsika, en jeu, qui est lancé en profondeur. Et les Havrais ont une belle situation à jouer :


Un 3-contre-3, voir même un 4e Havrais à prendre en compte dans l'axe - le "milieu de Old", que Amougou finit par couvrir après avoir sprinté pour compenser...


... mais c'est sans prendre en compte la remontée du latéral droit, complètement seul et pas suivi. Heureusement, le contrôles havrais ne sont pas précis et finalement Amougou dévie un tir en corner. Le corner est dégagé, la possession reste normande et Appiah finit par concéder un penalty. 


Conclusions


A Monaco, la défense a eu du mal car le milieu a été dépassé numériquement et techniquement. Contre le Havre, le milieu n'était tout simplement pas en place sans le ballon, car le choix a été fait de ne pas proposer un bloc équipe, mais s'écarter sur le terrain pour un pressing haut. Choix qui peut être payant si bien effectué, ce qui n'a pas été le cas des Verts. Si la dernière semaine du mercato peut permettre aux Stéphanois de se renforcer, la solution viendra plutôt collectivement qu'individuellement. Certes, les joueurs ont perdu des duels et se sont fait éliminés, mais c'est surtout car ils étaient loin. Des adversaires - car pas bien positionnés - ou de leur coéquipiers pour pouvoir compenser. Il est donc impératif de corriger tout ça, collectivement et tactiquement, car sinon le début de saison sera encore plus dur que ce qu'on croyait...

dimanche 18 août 2024

Monaco - ASSE, 1-0

Et c'est parti...


Les Verts sont de retour en Ligue 1, mais ils se sont inclinés d'entrée, sur la pelouse de Monaco, un adversaire qui leur a été supérieur...

Ce n'est pas évident de démarrer le championnat chez le vice-champion de la saison précédente et en étant privé de très nombreux joueurs, mais les Stéphanois n'ont pas démérité, malgré un 11 de départ qui est probablement assez loin de la future équipe type :


Privé des 4 latéraux confirmé de son effectif, le staff stéphanois a aligné deux jeunes, Owusu à droite et Nzuzi à gauche, aux côtés de la charnière titulaire Batubinsika - Abdelhamid. Tardieu en sentinelle, et devant lui une ligne de 4 new look : Davitashivili a remplacé Cardona, Old a remplacé Chambost, pendant que le jeune Amougou a été préféré à Monconduit, Fomba, Mouton, Moueffek étant blessé. Cafaro à l'aile gauche et Sissoko en pointe ont conservé leur statut de titulaire de la saison passée.

Si Monaco jouait en 4-4-2, l'animation offensive était particulière, car les deux ailiers jouaient dans l'axe, entre les lignes, ce qui a posé beaucoup de problèmes au bloc stéphanois. Voici quelques exemples, dont le premier commence après 18 minutes de jeu :


Les Monégasques jouent une touche à droite et le ballon circule jusqu'à l'opposé - une animation classique, mais sur cette image on voit bien le positionnement très axial des deux ailiers. Un s'excentre au dans le couloir gauche pour combiner avec le latéral, mais Owusu le suit, tout comme Davitashvili couvre son adversaire direct :


Par contre, le deuxième ailier se propose dans la même zone aussi, quittant complètement son couloir. Il est pris par Tardieu...


... qui continue à le suivre quand le jeu est envoyé de nouveau à droite de l'attaque. L'ailier monégasque se déplace entre les lignes stéphanoises, Tardieu fait un signe de la main qu'il devrait être pris par un des centraux. Par contre, Batubinsika et Abdelhamid ne peuvent pas - ils sont au marquage des deux avant-centres adverses. Ainsi, quand le ballon arrive au latéral droit...


... la charnière stéphanoise est écartée, l'ailier adverse fait un appel entre eux, donc Tardieu doit suivre, se retrouvant ainsi comme un troisième défenseur :


Le problème est que les deux latéraux des Verts ne compensent pas. Nzuzi sort avec Cafaro sur le latéral droit adverse (deux joueurs sur un), pendant que Owusu ne prend ni l'avant-centre de Batubinsika (permettant à celui-ci de coulisser), ni l'ailier gauche, qui est trouvé seul devant la défense stéphanoise. 


Face au jeu, il a trois solutions devant lui, il essaie de jouer à droite, mais Nzuzi coupe la passe et les Verts récupèrent le ballon. Qu'ils perdent rapidement et 40 secondes plus tard Monaco attaque de nouveau en envoyant le ballon dans le couloir droit :


Le bloc stéphanois se met en place, la défense est alignée, l'ailier droit est devant elle, pris par Amougou, pendant que l'autre ailier reçoit le ballon dans l'axe, devant Tardieu :

Même mécanisme de fixation des défenseurs centraux par les deux avant-centres, suivie par une projection de l'ailier droit dans l'axe. Cette fois-ci il est suivi par Amougou :

La défense à 5 (comptant le milieu stéphanois) est bien alignée... à l'exception de Nzuzi, qui est un demi-mètre derrière ses coéquipiers. L'ailier monégasque en profite, est trouvé dans la surface et ouvre le score... mais le but est refusé après VAR car il était parti un poil trop tôt. 8 minutes plus tard ça n'a plus été le cas et toujours le même ailier, toujours lancé dans l'axe de la défense, n'a pas été hors-jeu pour marquer le seul but de la partie. 

Mais avant cela, un autre exemple nous permet de voire encore mieux comment la défense stéphanoise a été mise en difficulté par cette animation monégasque : 


On retrouve les deux avant-centres fixant la charnière, ainsi que les deux ailiers dans l'axe, entre les lignes. Owusu et Nzuzi restent à côté de leurs centraux, prêts à couvrir les ouvertures dans les couloirs vers les latéraux adverses, qui n'étaient que rarement suivis par nos milieux excentrés. Les deux ailiers monégasques étaient donc à la charge des milieux stéphanois, qui ont eu du mal :


Sur cette action ils sont trouvés plein axe, où ils combinent, ils échangent plusieurs passes au milieu du trio Old - Tardieu - Amougou, qui n'arrivent pas à les empêcher de jouer vers l'avant :


La défense est toujours alignée... à l'exception de Nzuzi, un avant-centre décroche, suivi par Batubinsika, pendant que l'autre fait l'appel complémentaire, en profondeur :



Ce petit mouvement empêche la charnière stéphanoise de s'entre-aider, un défenseur central ne peut pas couvrir derrière son compère. Abdelhamid est pris de vitesse, Nzuzi couvre le hors-jeu mais ne serre pas dans l'axe, permettant à l'avant-centre adverse de se présenter seul devant Larsonneur. Heureusement, il ne cadre pas sa frappe...


Conclusions


Ce premier match de la saison n'est pas représentatif pour la suite du championnat. Evidemment les deux semaines restantes de mercato permettront aux Verts d'améliorer l'effectif. Et même sans recrues, ils étaient bien diminués pour ce match, surtout aux postes de latéraux. Ils ne rencontreront pas non plus des adversaires du même calibre, car le jeu monégasque était bien huilé et posera des problèmes à beaucoup d'autres équipes. N'empêche, malgré avoir eu du mal à contenir l'animation offensive adverse, les Stéphanois n'ont pas démérité - ils n'ont pris qu'un but (merci Larsonneur !) et surtout ils se sont aussi procuré des occasions. Ils auraient pu amener un point du Rocher, même si la défaite n'est pas illogique et ce faible écart, ainsi que l'état d'esprit affiché sont des signaux positifs pour la suite... 


samedi 22 juin 2024

L'équipe type du RCT pour la saison 2023-24

Voici l'inventaire des joueurs toulonnais utilisés lors de la dernière saison, Top 14 et Champions Cup réunis. Une saison particulière suite à la Coupe de Monde (CdM) et ses jokers...


Les avants


Pilier gauche : Priso (17 titularisations sur 31 matchs, 1107 minutes jouées - 44% du temps de jeu possible) a été le titulaire incontestable. Devaux (8, 791' - 32%) a joué plus que Gros (6, 480' - 20%), car ce dernier a raté 12 matchs sur blessure (cervicales) et a été avec le groupe France pour la CdM. On note les premières minutes (58) du jeune Gonzalez.

Pilier droit : Gigashvili (18 titularisations sur 31 matchs, 1168 minutes jouées - 47% du temps de jeu) a été le titulaire incontestable malgré les matchs en sélection (4). Le remplaçant a été partagé entre Brookes (6, 692' - 28%) et Setiano (7, 507' - 20%). On note quasiment aucune blessure chez les piliers droits (un match chacun pour Brookes et Setiano) et les premières minutes (33) du jeune Mitchelidze.

Talonneur : Baubigny (19 titularisations sur 31 matchs, 1069 minutes jouées - 43% du temps de jeu) a été le titulaire incontestable malgré ses fractures à la main (8 matchs ratés). Son remplaçant a été d'abord Ch.Tolofua (7, 710' - 28%) avant son départ à Montpellier mi-fevrier, suivi par Singleton (5, 532'- 21%) arrivé mi-novembre en joker médical de Etrillard. On notera la saison blanche et fin de carrière de ce dernier, tout comme les premières minutes de Boulassel (60, avant son prêt en janvier) et Damond (14), ainsi que le dépannage de Brookes (12') à ce poste.

Deuxième lignes : le titulaire a été Ribbans (20 titularisations sur 31 matchs, 1510 minutes jouées - 61% du temps de jeu) malgré la CdM (5 matchs ratés). Alainu'uese (15, 1084' - 44%) et Halagahu (14, 1088' - 44%) se sont partagés le temps de jeu à côté, le premier ratant aussi 5 matchs à cause de la CdM et suspensions. S.Rebbadj (6, 479' - 19%) a raté les 10 premières matchs de la saison à cause de son genou, Warion (2, 190' - 8%) a gratté un peu de temps de jeu, tout comme Tanguy (2, 140' - 6%), parti début novembre. Sans oublier bien sûr le joker CdM Alun Wyn Jones (3, 221' - 9%).

Troisième lignes : Abadie (18 titularisations sur 31 matchs, 1419 minutes jouées - 57% du temps de jeu), malgré les 7 matchs ratés sur blessure (genou, puis mollet), a été un titulaire incontestable ce qui l'a propulser en sélection (3 matchs ratés). Du Preez (15, 1080 - 43%) et S.Tolofua (15, 1157 - 46%) ont des stats très similaires, qui les mettent devant les deux internationaux, Ollivon (13, 920' - 37%) et Isa (9, 692'- 28%). Le premier a raté 9 matchs à cause du XV de France (plus 4 matchs à cause de la cuisse et du dos) et le dernier 5 avec l'Argentine (plus 8 matchs à cause d'un genou et des adducteurs). Coulon (12, 954' - 38%) et Le Corvec (8, 609' - 24%) en ont profité. On note le très faible temps de jeu du jeune Youyoutte (3, 245' - 10%) et le dépannage de S.Rebbadj (27') à ce poste.


Les trois-quarts


Demi de mêlée : Serin (11 titularisations sur 31 matchs, 861 minutes jouées - 35% du temps de jeu) a été moins utilisé que White (14, 943' - 38%) à cause de sa longue blessure à l'épaule (12 matchs ratés). L'Ecossais a lui raté 6 matchs à cause de la sélection, ce qui a profité à Danglot (3, 295' - 12%). On note le faible apport du joker médical Lobzhanidzhe (3, 295' lors des 10 matchs où il était présent) et du joker CdM Young (0 titularisations et 9 minutes jouées lors des 6 matchs où il était présent. Hervé a dépanné 25' à ce poste quand Serin s'est blessé à l'épaule.

Demi d'ouverture : Hervé (13 titularisations sur 31 matchs, 1037 minutes jouées - 42% du temps de jeu) a été le plus utilisé, mais il n'a pas fini la saison en titulaire. Biggar (9, 537' - 22%) a commencé plus tard suite à la CdM (4 matchs ratés) et a surtout été blessé au dos (6 matchs, plus 2 autres malades). Arrivé très tard, fin février, Grbisi (5, 393' - 16%) s'est imposé comme titulaire sur la fin de la saison. Sinzelle (2, 209' - 8%) a dépanné à ce poste, tout comme Smaïli (25'), pendant que le joker CdM Lolesio n'a été utilisé que très peu (2 titularisations, 200 minutes jouées à l'ouverture).

Centres : Païa'aua (13 titularisations sur 31 matchs, 937 minutes jouées - 38% du temps de jeu) a été le plus utilisé, malgré la CdM (3 matchs ratés) et ses blessures récurrentes au mollet (10 matchs). Une situation similaire pour Waisea (9, 642' - 26%) avec 4 matchs de CdM et 13 ratés à cause de l'épaule/saison finie. Arrivé très tard, début décembre, Fainga'anuku (9, 669' - 27%) a alterné entre l'aile et le centre avant de s'imposer comme titulaire à ce poste, ratant lui aussi 2 match sur blessure. Arrivé d'abord comme joker CdM, Tuicuvu est resté pour toute la saison, passant plutôt à l'aile, mais ayant quand même pas moins de 12 titularisations au centre (948' - 38%). Smaïli (9, 692' - 28%), Sinzelle (5, 387' - 16%) et Rabut (6, 462' - 19%) ont contribué aussi, pendant que des demis d'ouverture ont dépanné : Grbisi (24'), Biggar (9') et Lolesio (14').

Ailiers : Villière (16 titularisations sur 31 matchs, 1133 minutes jouées - 46% du temps de jeu) a été un titulaire incontestable malgré le XV de France (3 matchs ratés) et sa blessure au genou (4 matchs). Tuicuvu (10, 688' - 28%) et Wainiqolo (9, 817 - 33%) se sont disputé l'autre place, le deuxième commençant la saison tard (3 matchs de CdM) et n'arrivant pas a retrouvé son statut de titulaire dans le nouveau système. Le joker CdM Naikataci (1, 71' - 3%) a été un flop, c'est le jeune Drean qui s'est imposé lors de la CdM, finissant la saison avec un total de 19 titularisations (1459' - 59%). Fainga'anuku (5, 426' - 17%) et R.Rebbadj (2, 160' - 6%) en ont joué aussi, pendant que Sinzelle (28') et Luc (9') ont dépanné.

Arrière : Jaminet (16 titularisations sur 31 matchs, 1200 minutes jouées - 48% du temps de jeu) s'est imposé comme titulaire une fois arrivé fin-novembre, malgré 2 matchs ratés sur blessure et 1 pour sélection. Luc (9, 711' - 29%) a été titulaire en début de saison, perdant ensuite même sa place de remplaçant au détriment de Domon (6, 473' - 19%). Lolesio a aussi dépanné 9 minutes à ce poste.

L'équipe-type


Voici à quoi peut ressembler l'équipe des TITULAIRES pour la saison qui vient de finir :



Tous les postes doivent être doublés, voir même triplés. Avec les départs connus et les arrivées déjà confirmées, l'effectif toulonnais pour la saison à venir donnerait ça :
  • Piliers gauche: Priso, Gros, Brennan
  • Piliers droit : Gigashvili, Sinckler, Setiano
  • Talonneurs: Baubigny, Ivaldi, Boulassel
  • 2e ligne: Ribbans, Alainu'uese, Rebbadj, Halagahu, Espoir
  • 3e ligne: Ollivon, Abadie, Tolofua, Isa, Coulon, Ludlam, Le Corvec
  • Demi mêlée: Serin, White, Danglot
  • Demi ouverture: Grbisi, Biggar, Hervé
  • Centres: Paia'aua, Fainga'anuku, Frisch, Smaïli, Sinzelle
  • Ailiers: Villière, Tuicuvu, Wainiqolo, Drean
  • Arrière: Jaminet, Domon
Pas beaucoup de changements dans l'effectif, avec des arrivées qui remplacent des départs : Brennan pour Devaux, Sinckler pour Brookes, Ivaldi pour Singleton pour Tolofua, Ludlam pour Du Preez et Frisch pour Waisea et Rabut. Les départs sont des remplaçants, donc les recrues peuvent chambouler la hiérarchie aux postes respectifs. Par contre, il y a d'autres départs qui ne sont pas remplacés et c'est risqué :
  • pas de 3e talonneur, à moins que le jeune Boulassel perce vraiment
  • pas de 5e deuxième ligne, Warion n'est pas remplacé - il n'a pas beaucoup joué, on peut monter un 3e ligne, mais ça peut être léger, surtout que Rebbadj n'a pas vraiment retrouvé son niveau d'avant blessure et Alainu'uese commence a être plus âgé
  • Deux départs au centre (Waisea et Rabut) remplacés par une seule arrivée, mais le premier a été absent long temps de toute façon, le deuxième n'a que peu joué, tout comme Sinzelle - toujours au club. Sans parler de la possibilité de Grbisi et Tuicuvu de dépanner
  • pour l'arrière, Luc n'est pas remplacé - il a peu joué la 2e partie de saison, il faudra que le jeune Domon perce vraiment
Bref, un groupe peu changé, avec des départs de remplaçants compensés par les arrivés des potentiels titulaires donc une amélioration de la qualité de l'effectif. Ça reste potentiellement léger au poste de talonneur et d'arrière, il faudra éviter des longues absences pour Baubigny et Jaminet. A voir aussi si un jeune 2e ligne pointera son bout du nez si besoin. 

dimanche 16 juin 2024

Les blessures vertes, 2023-24

Comme à leur habitude, les Verts ont eu un bon nombre de joueurs absents pour des raisons médicales, même si certains ont serré les dents pour pouvoir jouer en fin de saison...


Comme tous les ans, la saison stéphanoise a été ponctuée des blessures, certaines plus pénalisantes que d'autres. Plusieurs joueurs ont fini la saison sur les rotules, mais comme ils ont joué, leur blessure n'est pas comptée ci-dessous. Voici le détail, joueur par joueur, pour les joueurs les plus utilisés - les chiffres représentent le nombre de matchs ratés sur blessure par rapport aux matchs où le joueur était réellement disponible (si le joueur est suspendu ou ne fait pas partie des plans de l'entraîneur, le fait qu'il soit blessé ou pas n'est pas relevant). Tous les matchs sont comptés, championnat, Coupe de France et barrages.

Les "titulaires"

  • Larsonneur - 6 matchs ratés suite à une épaule luxée à l'automne plus un 7e, le dernier du championnat, pour ses problèmes à la cuisse qui l'ont diminué en fin de saison
  • Appiah - 5 matchs ratés pour une blessure aux ischios au printemps
  • Petrot - aucun match raté pour des raisons médicales. D'ailleurs, à part les deux matchs de Coupe, il a été sur la feuille pour tous les autres et il n'y a que deux matchs où il n'est pas rentré en jeu
  • Maçon - aucun match raté pour des raisons médicales depuis son retour début janvier - le seul où il n'a pas participé c'était pour une suspension
  • Nadé - aucun match raté pour des raisons médicales
  • Batubinsika - 5 matchs ratés pour une blessure aux ischios à l'automne, en même temps que Larsonneur. Il a aussi raté 5 autres matchs car il jouait la CAN avec sa sélection
  • Briançon - 2 matchs ratés pour des blessures musculaire, un à l'automne, l'autre au printemps, même si plusieurs fois il a été ménagé, sur la feuille de match, sans entrer
  • Tardieu - 2 matchs ratés, en février, un car il était malade, l'autre car il ressentait une gêne
  • Monconduit - 7 matchs ratés pour des raisons musculaires (ischios), 2 en août, 4 en décembre et un autre le dernier du championnat
  • Moueffek - 3 matchs ratés à cause de la cheville (1, en août) et de la cuisse (2, en février)
  • Chambost - 3 matchs ratés suite à une élongation (2, en septembre), plus un autre en octobre
  • Cafaro - 5 matchs ratés, dont deux pour des maladie (gastro, etc), 2 pour des problèmes aux côtes (en août) et 1 en mars pour une gêne musculaire
  • Cardonaaucun match raté pour des raisons médicales depuis son arrivée début janvier. Pour être plus précis, aucun match raté tout court
  • Mbuku -  aucun match raté pour des raisons médicales depuis son arrivée fin janvier. Pour être plus précis, aucun match raté tout court
  • Sissoko5 matchs ratés en avril à cause d'un mollet. Il en a aussi raté 4 autres car il jouait la CAN avec sa sélection

Les "remplaçants"

    • Green - 2 matchs passés à l'infirmerie fin janvier
    • Bentayg - 11 matchs ratés, dont une longue série de 10 fin 2023 pour une blessure à la cuisse
    • Bouchouari - aucun match raté pour des raisons médicales 
    • Fomba - 2 matchs ratés pour une entorse à la cheville en mars
    • Lobry -  aucun match raté pour des raisons médicales jusqu'à son départ en janvier
    • Diarra - 6 matchs ratés à cause des adducteurs en octobre (2) et décembre (4), avant de se faire les croisés en janvier - saison finie
    • Charbonnier -  aucun match raté pour des raisons médicales jusqu'à son départ en janvier
      • Wadji - il est plus simple de lister les matchs qu'il n'a pas raté. Il a joué les deux premiers matchs de la saison avant d'avoir la cheville cassée. Il est revenu 7 minutes à Laval en octobre pour enchaîner avec une blessure musculaire. Il est revenu 3 matchs (le 3e en titulaire) en janvier, quand Sissoko était à la CAN, avant de rechuter. Il est revenu en avril, quand Sissoko était blessé, pour la semaine à 3 matchs (dont 2 en titulaire) avant de rechuter à nouveau. Il est revenu pour le dernier quart d'heure de la saison


      Sur les 23 joueurs listés ci-dessus, on peut considérer que les entraîneurs ont eu à leur disposition seulement 20. En effet, Charbonnier, Diarra (croisés) et Lobry sont "partis" en même temps que Cardona, Mbuku et Maçon sont arrivés pour les remplacer dans le groupe, quasiment du poste pour poste. Et une fois n'est pas coutume, il faut souligner la qualité "médicale" du mercato d'hiver, car aucune des recrues arrivées en janvier n'a passé du temps à l'infirmerie.

      Sur ces 20 joueurs, si on enlève Wadji - saison quasiment blanche - et les deux gardiens, ça fait donc un groupe de seulement 17 joueurs de champ disponibles pour les entraîneurs. Pas beaucoup de rotations possibles, ces joueurs se sont partagé le temps de jeu et ils ont été plutôt épargnés par les blessures. Les trois latéraux ont été très fiables - seul Appiah a été absent et Maçon était déjà de retour. Les défenseurs centraux aussi - ça a été plutôt un problème de choisir la paire titulaire. Les trois milieux Tardieu - Moueffek - Chambost n'ont raté que très peu de matchs, et c'est la même chose pour les ailiers. Il n'y a que sur le poste d'avant-centre que les Verts ont galéré  - les deux fois quand Wadji est revenu avant de rechuter c'était parce que Sissoko était absent, soit à la CAN, soit blessé au mollet...

      Les buts verts, 2023-24

       Les buts verts 2023-24


      Les Verts nous manquent déjà - voici quelques statistiques pour faire passer le temps en attendant la reprise de l'entraînement dans moins de trois semaines...


      Types de buts


      Il y a eu 54 buts marqués et 34 encaissés par l'ASSE lors des 41 matchs disputés lors de la saison 2023-24,  - Ligue 2 et barrages, on ignore les matchs de Coupe de France, tout comme la direction du club l'a fait. Certains de ces buts ont été inscrits dans le jeu, d'autres suite à un coup de pied arrêté (CPA) et d'autres sur penalty ou des buts contre son camp (csc). On différencie les buts inscrits dans le jeu entre ceux qui ont découlé d'une action construite (par exemple une relance qui part du gardien) et ceux qui ont suivi la récupération du ballon de l'adversaire (un contre, une récupération haute, etc.)

      Comme la saison des Verts a eu deux périodes distinctes, une sous Laurent Batlles (phase 1, 17 matchs) et l'autre sous Olivier Dall'Oglio (phase 2, 24 matchs), on sépare les statistiques, la différence étant assez parlante :



      La première partie de la saison a été dans la continuité de la saison précédente, la première en Ligue 2, toujours sous Batlles. Certes, les Verts ont concédé moins de buts, un par match et non un et demi, mais deux tiers de ces buts ont été dans le jeu, quasiment pareil qu'en 2022-23. Le signe d'une équipe friable défensivement, surtout si on compare à celle d'ODO : 0,66 buts encaissés par match, seulement un tiers dans le jeu. Il n'était pas facile de marquer contre les Stéphanois, autre que sur des coups de pied arrêtés...

      Quant aux buts marqués :



      Pour la période Batlles, la différence avec sa première saison et saisissante : 1 but marqué par match quand avant c'était 1,65... et encore, c'est grâce aux CPAs et penalties, car à peine plus de la moitié des buts ont été marqués dans le jeu (contre 75% la saison 2022-23 !). C'est seulement sous ODO que les Verts ont retrouvé de l'allant, avec 1,5 buts par match, deux tiers dans le jeu. 

      Il est assez simple de résumer la dernière saison des Stéphanois de ce point de vue. Sous Batlles, ils ont été un peu plus solides défensivement que la saison d'avant, mais toujours prenables dans le jeu, et ils se sont montrés complètement inoffensifs, surtout dans le jeu. Les pendules ont été remis à l'heure en deuxième partie de saison, avec une équipe très, très, solide défensivement et qui a retrouvé son efficacité offensive, dans le jeu, mais aussi sur CPA.


      Contribution des joueurs


      Pour regarder les joueurs qui ont le plus contribué offensivement du côté de l'ASSE, il ne faut pas se limiter au nombre de buts marqués ou à ce qu'on appelle passe décisive. Pour chaque but on prend en compte "l'avant-dernier" joueur, mais aussi d'autres qui ont été "impliqués" dans l'action, juste avant le but. Par exemple, l'antépénultième stéphanois qui joue le ballon. Ou le joueur ayant obtenu le penalty, le joueur ayant provoqué le but contre-son-camp, etc. Même si cet exercice est plus difficile à effectuer - il faut regarder les images, non seulement les chiffres secs - on considère qu'il est plus relevant pour la vraie contribution offensive des joueurs. Pour prendre en exemple le dernier but de la saison, marqué par Wadji après une passe décisive de Mbuku, il serait injuste d'ignore la passe / petit-pont d'Appiah pour ce dernier...

      Bref, voici les Stéphanois ayant contribué à au moins 4 buts lors de cette saison :


      Le principal avant-centre stéphanois, Sissoko, a de nouveau dépassé la barre de 10 buts par saison, mais a aussi été impliqué dans 5 autres, pour un beau total de 19 buts différents. Même s'il a inscrit moins de buts que Sissoko, Cafaro en a contribué à plus - 21, porté par son rôle de serial passeur. Tout comme Chambost, qui a marqué plus que Cafaro, mais qui a contribué à un total de 18 buts. Les groupe des 4 principaux joueurs offensifs de la 2e partie de saison est bien sûr complété par Cardona, qui a contribué à 14 buts différents depuis son arrivé en janvier. Arrivé en même temps, Mbuku en a contribué moins, seulement 7 buts. On retrouve ensuite les autres titulaires habituels, au milieu (Moueffek - 6, Tardieu - 5, Fomba - 4) ou les latéraux (Appiah - 6, Petrot - 5, Maçon - 5, Bentayg - 4).

      Les défenseurs centraux (Nadé, Briançon, Batubinsika) ont contribué à 3 buts chacun, le premier en marquant 2, les autres un chacun. Les autres milieux (Monconduit et Bouchouari) ont eux aussi contribué à 3 buts chacun, pendant que les deux avants-centres qui ont moins joué (Charbonnier et Wadji) ont contribué à 2 buts (dont un marqué) chacun. Finalement, Rivera a été impliqué dans 1 but.


      Si on regarde cette contribution aux buts par rapport au temps de jeu, Cardona arrive en tête, car il n'a joué qu'une demi-saison - il a contribué à un but toutes les 110 minutes jouées. Les autres offensifs ne sont pas si loin, Cafaro et Sissoko toutes les 130 minutes, Mbuku et Chambost toutes les 145. Bentayg, qui a plus joué à l'aile qu'en latéral s'y trouve aussi dans ce groupe, avec un but toutes les 150 minutes.

      Le cas Wadji permet d'illustrer les limites des statistiques. Son apport chiffré a été bien moindre, il a contribué à un but toutes les 250 minutes, car il a joué sans être impliqué dans des buts, les deux premiers matchs de la saison en intégralité, avant d'enchaîner les blessures. Par contre, qu'il a joué les 24 dernières minutes contre Bordeaux, quand il a été l'avant-dernier joueur pour le lob victorieux de Cardona. Et les 19 dernières minutes à Metz, quand il a marqué le but de la montée... 

      vendredi 31 mai 2024

      ASSE - Metz, 2-1 (Sissoko, Cardona)

      On a gagné la première manche...


      Même si les Verts ont été clairement supérieurs dans le jeu lors du match aller, ils n'ont qu'un but d'avance avant de se déplacer à Metz pour la deuxième manche de ce barrage...

      On ne change pas une équipe qui gagne (le match de play-offs contre Rodez), donc le staff stéphanois a aligné le même onze contre Metz, mais avec une approche spécifique pour contrer la tactique adverse. Si la principale arme offensive messine reste leur vilain avant-centre, le choix a été fait de le priver des ballons. Pour cela, rien de plus simple, un marquage individuel sur les trois milieux axiaux messins : 


      Dans cet exemple dans les arrêts de jeu de la 1MT, le 4-1-4-1 stéphanois est (presque) visible, avec Tardieu en sentinelle, mais les déplacements des milieux sont intéressants. Moueffek et Tardieu sont collés à des milieux adverses, Chambost est légèrement plus loin du sien, mais il le suit quand il décroche :


      Tardieu aussi suit son milieu, qui quitte la zone entre les deux lignes stéphanoises - en fait, on ne peut pas parler proprement dit de bloc équipe pour les Verts, car les joueurs ne restent pas dans une zone assignée :


      Tardieu suit sont adversaire direct jusqu'au 20 mètres adverses, Moueffek ne lache pas d'un mètre le sien, et Chambost continue à suivre le troisième, qui s'était placé devant la défense. Bref, un 4-1-4-1 semble de nouveau se dessiner, mais avec Chambost en sentinelle.

      Le marquage sur les Messins a été parfois plus subtil que ça, les Stéphanois se parlant pour compenser les déplacements adverses, comme dans cet exemple à la 12e minute :


      Moueffek collé à un milieu adverse, Chambost suivant le sien, comme dans l'exemple précédent... et Tardieu en sentinelle sur le troisième :


      La défense est en place, le vilain avant-centre entre les deux défenseurs centraux, Petrot surveille l'ailier droit messin, qui permute avec un milieu :


      Tardieu et Petrot se parlent - on voit sur cette image le signe que Tardieu fait du bras - et ils changent leurs adversaires directs respectifs. Pendant ce temps, Moueffek et Chambost ne bougent pas...


      ... ni quand le vilain avant-centre décroche pour servir en point d'appui à son défenseur. Son déplacement est suivi par Nadé et les Messins pensent pouvoir profiter de l'espace laissé libre en défense, mais les Verts se sont bien parlé :


      Les plusieurs échanges de position entre les joueurs adverses n'ont rien donné, il y a toujours une défense de 4 stéphanois (avec Moueffek) et une "sentinelle" devant (Nadé), pour trois "attaquants" (dont deux milieux axiaux). Bref, aucun décalage et le ballon en profondeur n'a aucune chance d'aboutir. 


      Quant au vilain avant-centre messin, pas alimenté par ses coéquipiers, il n'a pas eu beaucoup de ballons à disputer. Et quand ça a été le cas, il a été bien pris par la défense, comme dans cette longue action à la 18e minute de jeu :


      Après plusieurs duels gagnés par les Verts dans le rond central, Cafaro hérite du ballon et lance parfaitement dans le couloir droit Maçon. Sur cette image on voit comment le vilain avant-centre messin essayait de se faire oublier à droite de la défense stéphanoise, comme à son habitude. Le centre est capté par le gardien adverse...


      ... qui relance rapidement, les Messins adorent jouer en contre. Comme Maçon s'était projeté, Petrot reste pour aider les défenseurs centraux, tout comme Tardieu...


      ... surtout que Batubinsika s'excentre à droite, là où les contres adverses se développent habituellement. En effet, c'est le vilain avant-centre adverse qui est recherché, les Messins sont à 4-contre-4...


      ... mais la défense est en place, bien alignée. Et le centre dans la surface de réparation est facilement dégagé de la tête...


      ... par Tardieu, le ballon arrivant dans les pieds de Cafaro. C'est le tour des Verts d'essayer de profiter des espaces laissés libres par les Messins, l'ailier stéphanois essaie le même ballon long dans le couloir droit, à destination de Cardona maintenant :


      Malheureusement, un défenseur intercepte et monte avec le ballon jusqu'au delà de la ligne médiane, cherchant une solution vers l'avant :


      Il n'y a que deux attaquants dans la défense stéphanoise, qui est de nouveau en place, à 4 + Tardieu devant. Ainsi, le vilain avant-centre adverse, qui est recherché en profondeur, n'a aucune chance, Nadé couvrant dans le dos et interceptant le ballon. La possession change encore une fois de camp, et cette fois-ci les Verts sortent proprement :


      Nadé joue avec Maçon, qui donne plus haut à Tardieu, qui voit le très bon appel de Chambost, qui se déplace vers la gauche, dans un espace libre. Ce qui lui permet de remonter avec le ballon...


      ... avant de jouer avec Cafaro à sa gauche et de lui proposer une solution en profondeur dans le même couloir. Il n'y a aucun déséquilibre, les 4 stéphanois se trouvent contre une défense à 4 en place, aidée par deux milieux axiaux. Pourtant, les Messins défendent très mal :


      Ils se jettent à trois sur Cafaro et Chambost, les défenseurs centraux deviennent trop écartés, un milieu ne suit pas Sissoko, qui fait l'appel parfait entre les deux centraux. Et les Verts ouvrent le score. 



      Conclusions


      Les Verts ont donné une leçon à leur adversaire du jour. Non seulement dans l'intensité, dans l'état d'esprit, mais aussi tactiquement. Ils ont joué comme une vraie équipe, avec des joueurs qui compensent les uns pour les autres. Le jeu messin avec le ballon étant très pauvre - à base de permutations entre des joueurs et tout misant sur un exploit de leur vilain avant-centre, les Stéphanois n'ont ainsi pas concédé beaucoup d'occasions. Pourtant, ils ont encaissé un but sur corner et l'avance au score avant le match retour ne leur permet pas de s'enflammer. Tout reste à refaire et s'ils arrivent à mettre les mêmes ingrédients dans deux jours, la montée en Ligue 1 est tout à fait possible...