jeudi 17 juin 2021

Les blessures vertes (6)

Comme à leur habitude, les Verts ont eu un bon nombre de joueurs absents pour des raisons médicales, avec en bonus cette saison les testés positifs au Covid

Voici le détail, joueur par joueur, pour les 24 joueurs de champ les plus utilisés (qui ensemble couvrent 99% du temps de jeu total disponible). Les chiffres représentent le nombre de matchs ratés sur blessure par rapport aux matchs où le joueur était réellement disponible (si le joueur est suspendu ou ne fait pas partie des plans de l'entraîneur, le fait qu'il soit blessé ou pas n'est pas relevant). 

Les joueurs


 Défenseurs


  • Moukoudi - 2277 minutes jouées, 8 matchs ratés pour des raisons médicales. 2 fois Covid (absent 2 matchs à chaque fois), une autre fois malade. Absent le premier match de la saison (fracture de côte) et les deux derniers (ischios)
  • Debuchy - 2107 minutes, 12 matchs. 7 ratés suite à une blessure musculaire en début de saison (ischios), les autres pour d'autres raisons (2 Covid, 2 suite à un coup à la tête et le dernier match en délicatesse avec la cheville)
  • Kolo - 2038 minutes, 2 matchs ratés suite au Covid
  • Trauco - 2035 minutes, 4 matchs. Une blessure aux adducteurs (2 matchs), une autre à l'entraînement (1) et une dernière au pied (1)
  • Cissé - 1320 minutes, 1 match raté, l'avant-dernier de la saison
  • Sow - 998 minutes, aucun match raté pour des raisons médicales
  • Maçon - 539 minutes, 32 matchs ratés suite à sa blessure au genou en sélection, après avoir disputé les 6 premiers matchs de la saison
  • Sissoko - 472 minutes, 3 matchs ratés en total, 2 pour une gêne aux adducteurs en novembre et 1 pour un coup au genou en janvier
  • Silva - 356 minute, 15 matchs. Il a commencé avec une lesion musculaire qui l'a fait rater les 8 premiers matchs de la saison (il a été titulaire le 9e). Il a été annoncé indisponible 5 autres matchs en décembre, sans plus de détails, et a eu le Covid en janvier (2 matchs)


Milieux

  • Camara - 3286 minutes, aucun match raté pour des raisons médicales
  • Neyou 2450 minutes, 5 matchs. Blessé à la cuisse (2 matchs), une autre gêne musculaire (1) et la cheville (2). D'autres pépins (luxation épaule à Nantes, sorti sur civière à Bordeaux) ne l'ont pas empêché d'être sur la feuille de match la semaine suivante
  • Gourna-Douath - 1318 minutes, 1 seul match raté en étant malade
  • Zaydou - 1229 minutes, 2 matchs ratés. Un en étant malade et le premier match de la saison pour une lourdeur musculaire
  • Moueffek - 728 minutes, 3 matchs : Covid (2) et cheville (1). Il est sorti lors du dernier match de la saison après une blessure aux adducteurs

Offensifs

  • Bouanga - 2732 minutes, 1 match raté pour des raisons médicales (malade)
  • Nordin - 1784 minutes, 6 matchs. 4 ratés suite à une fissure à l'orteil, 2 autres en étant malade.
  • Hamouma - 1773 minutes, 8 matchs. Une fois malade, dernier match de la saison avec un problème à la hanche et une longue absence suite à une lésion à la cuisse - presque 2 mois, 6 matchs comptés, car il était suspendu lors d'un 7e.
  • Aouchiche - 1735 minutes, 1 match raté pour des raisons médicales (malade)
  • Khazri - 1191 minutes, 8 matchs. 6 ratés à cause des adducteurs, 2 autres blessure à la cuisse.
  • Abi - 905 minutes, 9 matchs. Lésion au genou (5), fatigue musculaire (1) gêne à l'entraînement (1), malade (1), claquage (1, le dernier de la saison)
  • Boudebouz - 650 minutes, 7 matchs. Cheville (3), Covid (2), genou (1), coup pris (1)
  • KMP - 562 minutes, 4 matchs ratés car blessé aux adducteurs (2) et ayant eu le Covid (2)
  • Modeste - 294 minutes, 8 matchs, étant malade en février (1 match) et finissant la saison blessé aux adducteurs (7)
  • Rivera - 226 minutes, aucun match raté pour des raisons médicales

Pour tout couvrir, il faut mentionner la rotation forcée des gardiens. Moulin a raté les 9 derniers matchs de la saison suite à sa blessure aux ischios. Il a été remplacé par Bajic pour un match et quand celui-ci a eu des problèmes à la cheville (4 matchs hors du groupe), c'est Green qui a pris la place dans le but stéphanois pour le reste de la saison. Les deux derniers ont aussi étés malades plus tôt dans la saison (3, respectivement 2 matchs ratés), en même temps.

On ne compte pas dans cette liste Retsos, qui n'a joué que deux fois 1 match et demi avant de se blesser pour des longues semaines ensuite.



Conclusions


Si on additionne tous les matchs mentionnés ci-dessus, on obtient la jolie somme de 160 - le nombre de matchs ratés pour des raisons médicales par les joueurs qui ensemble couvrent 99% du temps de jeu possible. Avant d'analyser si c'est beaucoup ou pas, la nature des absences est intéressante aussi. Sur toutes ces absences, seulement 68 ont eu une cause musculaire, pendant que 33 autres ont eu comme cause "malade".

Mais est-ce que ce chiffre, 160, ça représente beaucoup ou c'est juste la norme ? Si on regarde seulement les absences en championnat, ça revient à une moyenne de 4,15 joueurs blessés par match de L1. Cette moyenne a été de 4,85 la saison précédente (Printant/Puel), mais de seulement 2,5 en 2018-19 (Gasset) et 2,6 la saison avant (Garcia/Gasset). La moyenne devient plus raisonnable si on enlève les absences-Covid, et surtout la saison qui vient de finir semble normale d'un point de vue blessures musculaires: 68 cette saison, 84 celle d'avant, 56 sous Gasset et 69 en 2017-18.

Bref, comme à l'heure habitude, les Verts ont connu leur lot de problèmes médicales, mais ça a été plutôt raisonnable. Le problème principal est venu de la différence de niveau dans le groupe, ça a été difficile quand plusieurs titulaires habituels étaient absents en même temps. Par exemple, fin octobre à Metz, Debuchy, Maçon, Trauco et Silva étaient tous blessés - les latéraux étaient Moueffek et Sissoko. Et dans l'axe, Kolo était suspendu et Moukoudi avait le Covid... On n'en parle même plus du cluster Covide avant le match à Strasbourg en janvier, quand il n'y avait que 18 joueurs sur la feuille de match (dont un seul gardien) et aucun membre du staff sur le banc. Ce n'est pas le nombre de blessures qui a pénalisé les Verts cette saison, c'est leur concentration sur quelques matchs ou dans un secteur particulier.

dimanche 13 juin 2021

L'équipe-type de la saison 2020-21

Entre les tâtonnements tactiques et surtout les nombreuses absences pour des raisons médicales, il est très difficile d'extraire une équipe-type pour toute la dernière saison...


C'était difficile de sortir un 11 titulaire pour la saison 2019-20, entre le changement d'entraîneur et la revue de l'effectif de Claude Puel. Et cette tâche n'a pas été facile pour la saison qui vient de se finir, malgré la stabilité sur le banc. En cause des blessures et maladies, mais aussi des mouvements au mercato - départ de dernière minute, arrivées en janvier ou bien des joueurs poussés vers la sortie qui ne sont finalement pas partis.

Jusqu'à fin novembre


La dynamique des 11 premiers matchs de la saison est connue : 3 victoires pour démarrer, 1 nul et 7 défaites consécutives ensuite. Le onze de départ au début a été très clair et le système presque toujours avec une défense à 4, mais une défense qui n'a pas été la même au début et à la fin de cette période :


A l'exception des défenseurs, ça a été plutôt stable, la paire Neyou - Camara étant alignée très souvent, tout comme les quatre offensifs Aouchiche - Bouanga - Nordin - Hamouma. Leurs positions respectives ont souvent changé (dans un match et d'une semaine à l'autre), mais en général leur statut de titulaire n'a pas été remis en cause par un autre joueur.

C'est la même défense qui a démarré chacun des 3 premiers matchs de la saison, 3 victoires sans encaisser de but : Debuchy, Fofana, Kolo et Maçon à gauche. Et cette stabilité s'est ensuite effondrée :
  • Fofana n'a plus démarré un match après ces 3 premiers, c'est Moukoudi qui a pris sa place. Mais quand il a été malade, en même temps que Kolo suspendu et Retsos qui s'est blessé, les Verts ont joué la 2MT à Metz avec une charnière Sow - Tshibuabua...
  • A droite, Debuchy s'est blessé après 3 matchs et n'est plus revenu avant la fin de cette série. Moueffek (3 fois), Sissoko (2), Camara (2) et KMP (1) ont tenté en vain de le remplacer
  • A gauche, Maçon s'est blessé après 6 matchs et là non plus il n'y a pas eu de vraie solution, Trauco étant d'abord écarté et ensuite blessé, et donc a été titulaire une seule fois. Le reste du temps ça a été du bricolage, avec Sissoko (2 fois), Moueffek (1) et Silva (1)
Bref, une défense type pour démarrer la saison, du n'importe quoi pendant plusieurs matchs ensuite.

Décembre et janvier


La série noire a été stoppée et a même laisser la place a des résultats encourageants à partir du match contre le futur champion. Une série de 11 matchs de championnat jusqu'à la fin du mercato d'hiver, mais pour une équipe-type il ne faut pas regarder le onze de départ contre Strasbourg et les Vilains, un nombre impressionnant de joueurs ayant été malades. Les 9 autres matchs ont tous été démarré en 4-2-3-1 :


En terme de stabilité, c'est tout l'inverse de la période précédente, ça a été très stable pour les 7 joueurs non-offensifs ci-dessus, qui ont tous été alignés dans 100% de cas où ils étaient disponibles. Un seul match démarré sur le banc par un de ces joueurs : Trauco, lors de son retour tardif lors de la trêve de Noël. Quant aux 4 offensifs, ça a tourné pas mal. Bouanga a été un titulaire incontestable à gauche, sauf quand il dépannait en avant-centre (poste normalement pris par Hamouma) et laissait donc le couloir pour Aouchiche. A droite c'est Nordin qui a été le titulaire, mais moins souvent que son coéquipier sur l'aile opposé - Zaydou et KMP (2 fois chaque) ont aussi démarré à ce poste. Boudebouz et Khazri se sont partagé les titularisations en "10".

De février à mai


Déjà stable, la défense a gagné en sérénité avec l'arrivée en prêt de Cissé fin janvier. Pour le reste de la saison, 13 des 16 matchs de championnat ont démarré avec une défense à 4, la moitié avec un triangle pointe basse (4-1-4-1) et l'autre avec une pointe haute / deuxième attaquant (4-2-3-1 ou 4-4-2) :


Green a été titulaire dans le but pour les 8 derniers matchs de la saison et devant lui la défense a été stabilisée par l'arrivée de Cissé. Au milieu, la paire Neyou - Camara a été toujours incontournable et sur les ailes c'est Bouanga et Nordin qui ont été le plus souvent alignés. Le poste d'avant-centre a finalement donné à Khazri, titulaire pour les 8 derniers matchs, parfois seul, parfois accompagné par Hamouma ou Abi. Finalement, Aouchiche et Gourna-Douath se sont partagés la dernière place de titulaire, le premier démarrant parfois à l'aile (3 fois), parfois en "10" (1 fois) ou en "8" (3 fois), pendant que le dernier a généralement démarré en sentinelle (5 fois).


Temps de jeu


Voilà pour les périodes distinctes de la saison, avec leurs titulaires respectifs. A certains postes le temps de jeu a été très partagé, résultat logique des blessures et maladies. Si on regarde les joueurs de champ utilisés lors des 38 matchs officiels de la saison (rotation trop importante pour le seul autre match, en Coupe de France), on remarque des choses intéressantes par rapport aux saisons précédentes.

Les 18 joueurs de champ(*) les plus utilisés ont cumulé ensemble 91% du temps de jeu possible. C'est mieux que la saison précédente (86%), mais loin du groupe très réduit de Gasset en 2018-19, quand ces 18 ont trusté 99% du temps possible. Cette saison il faut compter pas moins de 24 joueurs de champs différents pour arriver à couvrir 99% du temps de jeu total possible - comme la saison précédente, d'ailleurs. Mais les deux saisons de Puel diffèrent sur un autre aspect - 34 joueurs de champs ont joué au moins une minute cette saison, contre seulement 28 la saison précédente.

(*) Fofana / Retsos / Cissé comptent pour un seul joueur dans ce calcul, le deuxième venant remplacer au mercato le départ du premier et le troisième l'indisponibilité du précédent. Pareil pour Krasso / Modeste.

Ces 18 joueurs de champs représentent le groupe de base de l'entraîneur, une feuille de match complète avec le nouveau règlement. Qu'ils se partagent 91% du temps de jeu possible semble raisonnable pour une équipe qui ne joue pas l'Europe - les 99% sous Gasset étant plutôt l'exception à la règle. Tous ne sont pas régulièrement titulaires, et en plus de ceux qui apparaissent dans les équipes-types ci-dessus on peut trouver Zaydou, Sow, Abi et Moueffek. Boudebouz a le 18e temps de jeu.

Le staff technique doit régulièrement fait appel à d'autres joueurs, suite notamment aux absences dans le groupe réduit. Ce groupe élargi couvre quasiment la totalité du temps de jeu (99%) et cette saison il a été formé grâce à 6 autres joueurs : KMP, Maçon, Krasso/Modeste, Sissoko, Silva et Rivera. Certains n'ont pas pu prétendre à plus de temps de jeu suite à des graves blessures, nouvelles ou anciennes, d'autres parce qu'ils n'avaient pas (encore) le niveau. Mais leur contribution a été néanmoins loin d'être négligeable.

Vu que la quasi-totalité du temps de jeu est partagée entre 24 joueurs, les 10 autres joueurs qui y ont participé n'ont fait que des contributions ponctuelles ou symboliques : Gabard, Benkhedim, Tshibuabua, Lhery, Tormin, Saban, Sidibé, Souici... mais aussi M'Vila et Dioussé lors du premier match de la saison, avant leur départ. Quant à Bakayoko, il n'a fait qu'une feuille de match sans entrer en route.



On remarque facilement le profil de ces joueurs de complément et ce normal de faire appel au centre de formation en cas de nécessité. Là où la saison des Verts a été particulière, c'est sur la présence dans le groupe réduit des débutants en pro comme Aouchiche, Gourna, Sow ou Moueffek. Sans parler d'autres joueurs qui n'avaient pas une grosse expérience non plus (Camara, Neyou, Abi et même Moukoudi ou Zaydou). Bref, la moitié du groupe réduit n'avait pas une vraie expérience de haut niveau, un quart n'en avait aucune. C'était vraiment une saison d'apprentissage pour les protégés de Claude Puel...

samedi 5 juin 2021

Castres - RCT, 46-24 (Carbonel, Etzebeth, R.Taofifenua)

L'avant-match


La victoire, difficile, de la semaine dernière contre Bordeaux à permis au RCT de jouer cette dernière journée de la phase régulière avec un enjeu très simple. Gagner et se qualifier pour les phases finales, perdre et espérer des résultats improbables ailleurs pour que la saison ne se finit pas ce soir. Après avoir alterné le bon et le moins bon, après avoir montré des intentions, mais rarement amenées jusqu'au bout, les Toulonnais se trouvent maintenant devant LE match, celui qui définira leur saison.


Le match


... commence merveilleusement pour le RCT, qui marque un essai en contre dès la 2e minute. Forts en défense, un bon jeu d'occupation, mais... Ollivon se blesse au genou après un quart d'heure. Les Toulonnais marquent un deuxième essai après un beau jeu collectif et comme ils menaient 17-0 à la 20e, ils se sont peut être déjà crûs arrivés. Parce que dans le dernier quart d'heure de la 1MT il n'y a eu qu'une équipe sur le terrain, Castres, qui a marqué deux essais et une pénalité pour arriver à égalité à la pause. Des nombreuses pénalités - normal quand on subi tous les impacts - un carton jaune pour Etrillard, de la réussite pour les adversaires.... plein de choses à changer pour le RCT au retour des vestiaires.

Mais la 2MT a été dans la continuité, avec deux essais encaissés coup sur coup, avec des erreurs défensives, de relances, bref, toujours sans les Toulonnais sur le terrain. Ils se sont ensuite réveillés et ont marqué un essai en force, avant d'avoir un énorme temps forts à l'heure de jeu. Ils ont campé pendant des longues minutes dans les 5m adverses, en supériorité numérique, choisissant plusieurs fois la mêlée sur les pénalités obtenues. Et ils ont perdu le ballon dans un ruck, ce qui a tué leurs espoirs de revenir dans le match. Le RCT n'a plus rien joué ensuite et les Castrais ont même obtenu le bonus offensif - inutile - avec deux essais dans les dernières minutes.


La suite


Quand on ne sait pas capitaliser un gros temps fort en supériorité numérique, quand on connaît un trou d'une demi-heure (4 essais encaissés !) dans une match à élimination directe, on ne peut pas espérer mieux. Le RCT finit la saison à la 8e place, une déception par rapport aux envies annoncées, mais une place tout à fait correct par rapport à l'irrégularité affichée, lors de la saison, mais aussi dans certains matchs. Le talent est présent, c'est plus la gestion des matchs qui a fait défaut....

samedi 29 mai 2021

RCT - Bordeaux, 25-19 (Isa)

L'avant-match


Et voilà, on y est, les matchs à élimination directe commencent pour le RCT. Un peu plus tôt que pour d'autres équipes, mauvais résultats obligent, c'est désormais nécessaire de gagner les deux derniers matchs de la saison régulière pour goûter aux phases finales. Pour commencer, une réception des Bordelais un peu suffisants - déjà qualifiés - et peut-être fatigués avec ce troisième match dans une semaine. Victoire impérative pour les Toulonnais, de préférence bonifiée - chaque point compte. Victoire peut-être facilitée par des nombreux retours, sur le terrain et aussi dans les tribunes.


Le match


... débute avec des Toulonnais qui gardent le ballon et cherchent des solutions, mais les Bordelais sont clairement venus avec des intentions. Ça bagarre dur dans les rucks et de manière générale, les joueurs du RCT ont du mal à franchir. Ce sont des exploits individuels qui leurs permettent de gagner des dizaines de mètres, mais un en-avant gâche toujours la suite de l'action. Pendant ce temps, l'UBB est très fort sur ses lancements de jeu (et marque un essai sur un maul après une touche à 5) et se permet de gérer. Grâce notamment au jeu de pied dans le dos de Villière, qui empêche régulièrement les Toulonnais à sortir de leur camp.

Menés de seulement deux points à la pause, les joueurs du RCT sont revenus des vestiaires morts de faim. Beaucoup plus présents dans les rucks, obtenant des pénalités qui leur ont permis de passer devant au score. Et même si les arbitres n'ont pas pris la peine de regarder à la video l'essai parfaitement valable de Dakuwaqa, la puissance toulonnaise a dit son mot et cette 2MT a été vraiment à sens unique. Le RCT n'a pas capitaliser ses 10 minutes en supériorité numérique, mais a inscrit l'essai qui a clos les débats à quelques minutes de la fin. Le deuxième essai bordelais, toujours sur un maul après une touche à 5, reste anecdotique. 


La suite


Après ce 1/16e de finale gagné, dans la douleur, c'est un 1/8e qui attend la semaine prochaine les Toulonnais, à Castres. Un match à l'extérieur donc, chez un concurrent direct, qui leur passera devant en cas de victoire. Les calculs sont compliqués à faire, il n'est pas impossible de se qualifier avec seulement un petit bonus défensif, mais peu probable. Et une défaite risque même de sortir le RCT des 7 premières places, donc même pas de Champions Cup la saison prochaine. Bref, encore un match à élimination directe...

lundi 24 mai 2021

ASSE - Dijon, 0-1

Milieux de terrain (2)


Après avoir été assurés de finir dans le ventre mou, les jeunes Verts qui ont tenu en échec le futur champion ont enchaîné avec une défaite contre la lanterne rouge, sous les yeux des anciens de la maison.

Pour l'avant-dernier match de la saison, "l'autre resumé" s'est concentré sur la complémentarité des deux titulaires au milieu, Camara et Neyou. Pour le dernier match, le focus sera mis sur un troisième, qui a un rôle différent et qui a été aligné moins souvent et à d'autres postes, mais qui représente lui-aussi un élément clé pour la saison prochaine, Adil Aouchiche.

Même si cet analyse ne les mettra pas en lumière, il y avait beaucoup d'autres jeunes joueurs présents sur le terrain à la fin du dernier match de la saison :


Le triangle d'attaque était formé par Rivera - Lhery - Saban (première en pro pour les deux derniers), le triangle au milieu par Aïmen Moueffek - Zaydou - Aouchiche et Camara était aligné en latéral droit et portait le brassard de capitaine. Et même si pas visibles sur cette image, il ne faut pas oublier Sow et Green. Bref, de la jeunesse en fin de match, mais aussi au début, avec Gourna-Douath à côté de Neyou :


Un 4-2-3-1 pour commencer, puis un 4-1-4-1 en 2MT - la différence étant faite par le positionnement du milieu défensif (Gourna-Douath, puis Moueffek) et d'Aouchiche. Ce dernier pouvant donc jouer en "10" à côté de l'avant-centre ou en "8", à côté de l'autre milieu relayeur. Mais dans tous les cas, c'est lui qui a été le dépositaire du jeu, c'est lui qui a lancé les attaquants. 

Comme dans l'exemple qui commence avec la capture ci-dessus, quand les Dijonnais essayent de construire sur la ligne médiane. Le ballon arrive sur un côté...


... et Gourna intercepte une passe adverse, deviant jusqu'à Neyou, qui remet en arrière à Kolo. La possession change de côté et les Verts exploitent parfaitement cette phase de transition, grâce...


... à la belle passe verticale de Kolo, qui trouve Aouchiche dans le dos des milieux dijonnais. Le jeune meneur de jeu a le champ libre devant lui et peut remonter balle au pied, car la défense est obligée de reculer suite aux appel en profondeur des trois attaquants. 


Aouchiche peut donc effectuer une ouverture dans le dos de la défense, qui arrive pile dans la course de Bouanga, qui ne cadre pas sa frappe...


Le positionnement d'Aouchiche dans le dos des milieux adverses dans l'action précédente n'était pas une exception, comme on peut le voir juste après la pause, par exemple :


Il fait des grands signes pour demander le ballon, mais comme la charnière Kolo-Sow ne peut pas lui le faire parvenir et joue avec Green, il décroche pour se rendre disponible :


Et Green ose la passe verticale, réussie. Aouchiche sert de point d'appui et donne à Neyou, qui ouvre tout de suite le jeu à gauche, vers Gabriel Silva.


Être le dépositaire du jeu, se rendre disponible pour ses coéquipiers, ne veut pas forcément dire que tous les ballons doivent passer par lui. Par exemple, à la 55e, il se trouve à côté de Neyou, qui reçoit une remise en jeu...


... mais qui ne combine pas avec Aouchiche, préférant d'écarter directement sur Camara, à l'opposé. Le jeune capitaine stéphanois et Nordin combinent dans le couloir droit, mais n'arrivent pas à trouver un décalage :


L'ailier repique dans l'axe balle au pied et ne se fait pas aider par Aouchiche, cherchant directement Khazri. Un mauvais contrôle et la possession est perdue. Les Dijonnais cherchent à sortir proprement de leur camp...


... malgré une très forte présence stéphanoise, 8 joueurs étant dans le derniers 40 mètres. Où ils sont rejoints par Sow, qui surgit et intercepte une passe, coupant court la tentative de contre adverse.


Le jeu à une touche de balle dans un petit périmètre est réussi et de Sow, via Neyou et Camara, le ballon arrive à Aouchiche, qui le demandait. De nouveau, il a du champ devant lui, la défense étant obligée de reculer pour suivre les appels en profondeur :


Et de nouveau Aouchiche dose une passe parfaite dans le dos de la défense, dans la course d'un coéquipier, Khazri. Et encore une fois, la conclusion n'est pas à la hauteur de la passe, le tir étant bloqué.


Si sur ce dernier exemple, comme sur le premier, on a vu la qualité de passe d'Aouchiche, ses passes ne sont possibles que suite à sa capacité de se rendre disponible dans les bon espaces. Comme par exemple dans cet exemple après l'heure de jeu et les entrées de Moueffek en sentinelle et Lhery en avant-centre :


Neyou n'a pas pu reprendre une passe en profondeur de Khazri, mais les Verts récupèrent une touche et de Camara, relayé par Khazri et Moueffek, le ballon est envoyé en arrière jusqu'à Kolo. Aouchiche se trouve entre les ligne, du côté droit, vers Khazri, où l'action avait commencé. Mais comme le jeu coulisse vers le côté gauche...


... il s'y déplace aussi, pour être pile entre les milieux dijonnais, où Gabriel Silva peut le retrouver. Il continue sa course est lit parfaitement l'appel de Bouanga :


Une très belle avant-dernière passe, en profondeur dans le dos de la défense, pile dans la course de Bouanga. Sauf que la dernière passe est moins précise, où la présence dans la surface pas suffisante, et personne ne reprend le centre de ce dernier. Les Dijonnais dégagent n'importe comment et Sow récupère immédiatement le ballon :


Il s'appuie sur Moueffek, qui joue en arrière avec Kolo, et pendant que tout le monde avait coulissé vers un côté, Aouchiche fait des grands signes à l'opposé, où il est tout seul. Et où il est trouvé par son défenseur :


Il part en dribble, élimine le défenseur adverse, entre dans la surface, mais malheureusement Lhery est un peu court pour reprendre son centre au premier poteau et un défenseur dégage en corner.


Finalement, un dernier exemple pour montrer la capacité d'Aouchiche à se placer où il faut, qui est en plus augmentée par la coordination des mouvements avec ses coéquipiers :


Une relance qui part de Green, le ballon est envoyé via Sow jusqu'à Camara, pendant qu'Aouchiche le demande dans l'axe. Neyou se trouve un peu plus haut et propose une solution à son capitaine...


... et les trois milieux axiaux se sont rapprocher de la zone avec le ballon. Neyou le porte un peu vers son propre but et à l'aide de Sow il arrive à se retourner...


... pour retrouver devant lui Aouchiche, qui avait pris sa place. Et qui lui offre ainsi une possibilité de jeu vers l'avant. Il reçoit le ballon et ouvre immédiatement le jeu vers le côté opposé :


Ce qui est très bien fait, Silva et Rivera se trouve à 2-contre-2 dans ce couloir. Malheureusement, ils n'arrivent pas à faire la différence...

Pour des raisons de place, cet "autre résumé" ne contient ni le tir sur le poteau ou la frappe vers la lucarne déviée par le goal adverse, ou bien d'autres exemples parmi les 85 ballons joués par Aouchiche dans ce match. Mais les exemples choisis montrent bien l'emprise qu'il a eu sur la partie, malheureusement pas visible dans le score final.
 

Conclusions


Et voilà, la saison est finie. Par un mauvais résultat, inattendu, comme le symbole d'une année où les Verts ont alterné le bon et le moins bon. Leur manager général l'avait annoncé depuis le début, il n'y aura pas d'objectif de résultat pour son groupe - autre que le maintien - une vraie saison de transition. Une transition vers des meilleurs résultats et un meilleur classement que le ventre mou, chose qui semble plus réaliste maintenant, en fin de saison, qu'à son début. Plusieurs jeunes ont connu leur vraie première année au haut niveau et ont fait des vrais progrès, pendant que d'autres commencent à frapper à la porte des pros. Une structure d'équipe se dégage, un groupe qui arrive à produire du jeu, même si la régularité n'est pas toujours au rendez-vous. Malheureusement, comme toujours, la clé de la saison prochaine réside sur la possibilité du club d'assurer une continuité dans le projet, d'utiliser le mercato pour se renforcer et non se fragiliser. Les bases ont été posées, la construction a démarré, le résultat final promet, mais l'échafaudage reste fragile...

mardi 18 mai 2021

Lille - ASSE, 0-0

Milieux axiaux


Les Verts ont fait honneur à leur blason et ont joué le jeu, ne faussant pas la lutte pour le titre, jouant leurs chances à fond sur le terrain du leader du championnat.


La physionomie de ce match à Lille ressemble un peu à celle de la semaine dernière, contre un autre adversaire européen, Marseille. Une 1MT avec des Stéphanois qui gardent le ballon et arrivent à destabiliser le plan de jeu en face. Suivie d'une 2MT où ils reculent et subissent les attaques de leurs adversaires. A la différence de Marseille, contre Lille les Verts ont été moins dangereux avant la pause et n'ont pas ouvert le score. Et leurs contres ont été moins tranchants après la pause.

En ce qui concerne le système de jeu, c'est le 4-4-2 qui est l'équipe-type de la fin de saison stéphanoise, avec seulement la charnière centrale changée, Moukoudi et Cissé, blessés, laissant la place à Kolo - Sow :


Khazri et Hamouma devant, Bouanga et Nordin sur les ailes, et surtout la paire très complémentaire des milieux axiaux, Neyou et Camara. Une fois n'est pas coutume, cet analyse sera focalisée sur le match de ces deux derniers.


Les sorties de balle de Neyou


Le premier exemple commence à la 8e minute, quand Khazri, descendu très bas, relaye le ballon de Trauco vers Kolo :


Le défenseur stéphanois s'appuye sur Neyou, qui joue avec Camara - les Verts construisent patiemment une attaque dans leur moitié de terrain. Le ballon est envoyé à droite...


... où Sow et Debuchy échangent des passes. Ils commencent à être enfermés dans ce coin de terrain par le pressing adverse et Nordin décroche pour offrir une solution, tout comme Neyou, qui vient du côté opposé. Sow arrive à trouver le premier...


... qui remet vers le deuxième, malgré la pression d'un Lillois. Et avec un contrôle orienté, Neyou se défait de son adversaire et remonte balle au pied, avant d'ouvrir le jeu à gauche...


... où Khazri se trouvait libre. Ce dernier combine avec Hamouma, qui lui remet à l'entrée de la surface. La combinaison est sympa, mais elle est gâchée par un dernier contrôle pas réussi et Lille récupère la possession... pour quelques secondes. Le ballon est vite regagné par les Verts, qui le remettent dans la défense pour préparer une nouvelle attaque :


Ballon gardé sur la ligne médiane, puis changement de côté, les Stéphanois attend un décalage. Trouvé à droite, Debuchy combine avec Nordin, qui revient en arrière...


... et joue avec Sow. Les Lillois étaient bas, ils ne peuvent pas faire un vrai pressing dans la moitié stéphanoise, l'avant-centre est seul et facilement éliminé par le une-deux de Sow et Camara. Le premier lève la tête et voit l'espace créé par le bloc adverse qui est en train de monter...


... et cherche ainsi la course de Bouanga dans le dos de la défense. L'attaquant de l'ASSE récupère le ballon et tire d'un angle fermé - le premier tir cadré du match est stéphanois (le premier lillois intervenant à l'heure de jeu...)


Si ce long exemple s'est conclu une de plus grosses occasions des Verts, il contient un élément qui mérite d'être mis en évidence : la sortie avec le ballon de Neyou dans sa moitié de terrain, malgré un adversaire le serrant de près. Ce n'était pas un cas isolé, comme on peut le voir même pas une minute plus tard : 


Un ballon lillois à la destination d'un attaquant est repoussé de la tête par Sow dans une zone sans joueur et Neyou, Trauco et un adversaire s'y précipite. C'est le premier qui arrive le premier, qui récupère le ballon et... 


... qui élimine par un dribble le Lillois avant de monter balle au pied et décaler Bouanga à gauche.


C'est très utile pour une équipe d'avoir un milieu capable de résister au pressing adverse, de pouvoir garder le ballon dans sa moitié avant de décaler un coéquipier. Ça permet par exemple de remonter facilement le ballon quand l'adversaire campe haut, comme sur cette touche de Debuchy après un quart d'heure de jeu :


Neyou a un Lillois à côté de lui, mais il l'élimine par son contrôle, qui l'oriente vers l'avant. Un autre adversaire essaie de lui couper la course, mais lui aussi est éliminé :


Après avoir passé ces deux Lillois, Neyou peut remonter avec le ballon et lever la tête. Pour voir l'appel de Bouanga à gauche, qu'il sert dans la course. D'une simple touche défensive, sous la pression lilloise, les Verts se retrouvent à attaquer avec de l'espace devant eux.

Ce n'était pas un cas isolé, comme cette touche à la demi-heure de jeu permet de le voir, avec toujours Debuchy pour la remise en jeu, mais plus haut sur le terrain :


Neyou est trouvé, il s'appuie sur Nordin, qui ne peut pas lui remettre le ballon correctement. Les Lillois se jettent sur l'opportunité de démarrer une phase de transition, mais c'est sans compter sur le milieu stéphanois...


... qui en élimine un, puis résiste à un deuxième et remonte encore avec le ballon avant de subir une faute dans le rond central.


Les interceptions de Camara


Si la capacité de ressortir le ballon de Neyou a été très utile en 1MT, quand les Verts ont eu un peu plus la possession, c'était un autre talent qui était nécessaire quand ils ont subi pendant la 2MT. La hargne de Camara et sa capacité de gagner les duels. Voici trois de ses interventions dans même pas 5 minutes.

A la 67e, les Verts défendent en 4-4-2, avec Aouchiche et Abi qui étaient entrés poste-pour-poste à la place de Nordin et Hamouma :


Un des milieux offensifs lillois est trouvé dans la ligne de nos milieux et il décale un coéquipier dans le couloir gauche. Comme Aouchiche était moins excentré sur cette action, Debuchy sort. Un attaquant adverse fait un appel dans son dos...


... et le ballon lui est adressé dans la surface, d'où il peut centrer. Sauf que Sow couvre son capitaine, qui revient aussi vite, alors le Lillois se retourne avec le ballon...


... pour retomber sur Camara, qui avait aussi suivi. L'étau est fermé et le milieu stéphanois récupère le ballon et le ressort avant de chercher Bouanga plus haut.

Pile deux minutes plus tard, une autre attaque lilloise, avec le bloc stéphanois en place, même si les deux excentrés un cran plus bas, suivant les courses des joueurs de couloir adverses :


Le ballon est gardé par les joueurs de Lille sur la ligne médiane, avant d'être donné au milieu offensif collé à la ligne de touche, où il est enfermé par Khazri et Aouchiche :


Sauf que le talent parle et le Lillois dribble et élimine Aouchiche avant de remonter dans le couloir, sans adversaire devant, Debuchy étant au marquage d'un autre. Camara se trouve assez loin de l'action...


... mais il surgit très vite et arrête la course adverse, mettant le ballon en touche. Ce Lillois a été son principal adversaire, comme on peut le voir sur l'action suivante, même pas deux minutes plus tard :


Un centre adverse est dévié par Sow dans son dos. Les milieux stéphanois sont un peu plus loin de la défense, notamment Camara, qui était ressorti pour presser. Debuchy a du mal à contrôler le ballon dévié par Sow, un attaquant adverse le récupère dans la surface...


... et joue en retrait avec le milieu offensif lillois, libre aux 18 mètres. C'était sans compter sur Camara, qui surgit et intercepte la passe.

C'était la dernière action des Verts dans ce système de jeu, Khazri étant remplacé par Gourna-Douath pour un passage en 4-1-4-1 et donc plus de monde dans cette zone au milieu. Et 10 minutes plus tard, Camara a récupéré le brassard de capitaine et le poste d'arrière droit, quand Debuchy et Neyou sont sortis, remplacés par Moueffek et Zaydou :


Un milieu stéphanois different de la paire qui a démarré le match, mais ils n'ont pas joué assez longtemps pour pouvoir ressortir leurs actions, comme fait avec leurs compères. Néanmoins, cette analyse ne serait pas complète sans mettre en évidence l'apport de deux autres mâtrus sur une même action, à la fin du temps réglementaire :


La déviation du centre-tir lillois réussie par le jeune gardien de Saint-Etienne, qui envoie le ballon sur le poteau. Et quand ses coéquipiers essayent de ressortir proprement, mais perdent le ballon, qui revient dans la surface stéphanoise...


... c'est Sow qui l'aide et qui bloque le tir de l'avant-centre lillois. Bref, les jeunes Verts ont fait leur match, montrant non seulement leur talent, mais aussi les progrès faits cette saison.


Conclusions


Même si ce point pris à Lille n'a pas une grande importance sur le classement final des Verts - ils finiront probablement le championnat à la 10e ou 11e place, il est important pour d'autres raisons. Il montre à la fois l'était d'esprit des protégés de Claude Puel, qui ne lâchent rien, qui jouent à fond, avec leurs armes. Mais aussi que la mayonnaise est clairement en train de prendre, que c'est une équipe cohérente qui se met en place, un mélange de jeunes et expérimentés. Avec comme plaque tournante une paire de milieux qui représentait un sacré pari en début de saison, mais qui montre maintenant l'étendue de son talent et surtout sa complémentarité.

dimanche 16 mai 2021

Le sprint final du RCT (3)

Mise à jour après les matchs de la première moitié de mai.

Après 5 points lors de ses trois matchs dans une semaine, le RCT n'est pas en position favorable pour la qualification pour les phases finales :

4. Clermont 67p (-) : Toulouse, La Rochelle

5. Bordeaux 62p (+') : Agen, Montpellier, RCT, Toulouse

6. Paris 62p (-) : Lyon, Bayonne

7. RCT 62p : Bordeaux, Castres

8. Castres 60p (-') : Brive, RCT

9. Lyon 60p (+) : Paris, Agen


Il est très peu probable qu'une seule victoire suffise pour se qualifier. Si elle est bonifiée contre Bordeaux et que Bayonne bat Paris, qui bat Lyon et Castres perd à Brive... même la 4e place est possible, mais ne rêvons pas.

Bref, il faut une victoire contre Bordeaux, idéalement bonifiée et sans leur laisser de point de bonus, pour avoir l'avantage en cas d'égalité. Une victoire à Castres ensuite serait peut-être optionnelle ou obligatoire et même pas suffisante, tout dépend des autres résultats.

Mais une défaite à Bordeaux signifie la fin - ces derniers et le vainqueur entre Paris et Lyon finiraient devant.