dimanche 12 février 2023

ASSE - Dijon, 2-0 (Krasso, Bouchouari)

Sortis du rouge !


Pour la première fois depuis des longs mois, les Verts ne sont plus relégables, grâce à encore une victoire sur un de leurs concurrents directs

Pour ce deuxième match à domicile dans une semaine, le staff stéphanois a choisi de reconduire quasiment le même 11 que contre Annecy, avec Charbonnier à la place de Wadji comme seul changement :


Toujours un 3-1-4-2 donc, avec Monconduit en sentinelle. Mais si contre Annecy, qui avait souvent la possession, il descendait pour former un bloc en 4-4-2, ça n'a que rarement été le cas contre Dijon. La défense à 3 a bien géré les attaquants adverses, Larsonneur n'étant quasiment jamais inquiété.

En ce qui concerne l'animation offensive, la possession a été plutôt stéphanoise et le jeu est passé par les côtés avec les pistons Cafaro et Nkounkou, mais aussi dans l'axe, où les milieux et Krasso ont beaucoup bougé pour toucher des nombreux ballons. Voici un exemple, à la 38e minute, après les deux changements effectués pour palier les blessures de Moueffek et Charbonnier - remplacés poste pour poste par Lobry et Wadji :


Un milieu adverse tente de percer balle au pied et il est dépossédé par Bouchouari, qui se projette ensuite vers l'avant. Il avance et sert Wadji, qui s'est excentré dans le couloir gauche, d'où il joue en arrière avec Nkounkou.


La phase de transition ne donne rien, alors les Verts calment le jeu et le ballon repasse à la défense pour un changement de côté. On note sur cette image que Bouchouari avait fait un appel haut dans le couloir gauche - il n'est même pas sur la capture d'écran.


Le ballon parvient jusqu'au piston droit. Lobry fait à son tour un appel en profondeur dans ce couloir, mais  Cafaro préfère jouer dans l'axe avec Monconduit, qui...


... avec l'aide de Bouchouari, replacé, envoie le jeu à gauche, jusqu'à Petrot. Les joueurs des deux équipes sont en place, le bloc adverse couvre bien la largeur du terrain, donc le ballon n'est pas envoyé jusqu'au piston gauche.


Petrot joue donc avec Bouchouari, qui touche pour la troisième fois le ballon dans cette action pour le relayer jusqu'à Sow...


... avant de se projeter de nouveau vers l'avant. Dans l'axe, où le jeu se passe, car Sow fait une passe verticale à destination de Monconduit, qui trouve parfaitement Krasso, décroché entre les lignes. Le premier rideau défensif dijonnais est transpercé et le deuxième recule suite à l'appel en profondeur de Wadji. 


Ce qui permet donc à Bouchouari d'être libre dans cet espace, où il est trouvé par Krasso. Il touche donc son quatrième ballon lors de cette action de 40 secondes, après s'être pas mal déplacé. Il arme sa frappe et si certains parlent d'un but chanceux, car le tir est dévié, sa construction a été un bel exemple des efforts et appels du milieu stéphanois.


Conclusions


Menant 2-0 à la pause, les Verts se sont contentés de gérer en 2MT, surtout qu'ils avaient déjà utilisé deux deux leurs trois opportunités de changement. Et à la fin ils signent une victoire tranquille, leur quatrième lors des six matchs depuis le debut de l'année civile - toutes contre des concurrents directs. Ils sortent enfin de la zone rouge grâce à des prestations plus cohérentes, mais aussi à de la réussite, qui tourne enfin en leur faveur. Il faut maintenant espérer que la confiance engendrée leur permettra de faire face à des coups durs, qui arriveront, surtout après avoir perdu sur blessure deux joueurs importants.

dimanche 5 février 2023

ASSE - Annecy, 3-2 (Wadji, Krasso, Cafaro)

La manière, pas seulement les points


Après deux défaites consécutives, les Verts continuent leur sans faute contre les mal classés en s'imposant contre Annecy et s'approchant ainsi à un seul point du premier non-relégable

Troisième match en 7 jours pour les Stéphanois, qui s'étaient inclinés dans le temps additionnel contre Sochaux avant de se faire manger dans l'impact à Bastia. Ils se devaient de montrer un tout autre visage devant leur public et la mission a été accomplie. En mettant les bons ingrédients, comme le souligne leur entraîneur : "ce sont les qualités mentales et morales qu'on a mis dans le match, on a mis aussi beaucoup d'intensité". Et il aurait pu ajouter la dimension tactique, qui a été très importante lors de ce match.

Tout d'abord, par le système. Les Verts ont démarré en ce qui ressemblait fortement à un 3-5-2, avec Appiah - Sow - Petrot en défense, Cafaro et Nkounkou en pistons et un triangle pointe basse au milieu, Monconduit - Moueffek - Bouchouari :


Avec la paire Krasso - Wadji en attaque, le premier étant plus reculé pour participer à la construction, pendant que le deuxième multipliait les appels en profondeur. Du classique... mais seulement en phase de possession, car sans le ballon ce système devenait un 4-4-2 à plat :

Il n'est pas inhabituel pour un 4-3-3 de se transformer en 3-4-3 avec le ballon. Les latéraux montent et la sentinelle descend au niveau des défenseurs centraux pour offrir une assise défensive solide, avec 3 joueurs. D'habitude la sentinelle descend entre les deux centraux, mais à l'époque de Gasset M'Vila se positionnait à gauche de la charnière, pour mieux orienter le jeu. Enfin, c'était une autre époque, quand les Verts rataient de peu la qualification pour la Ligue des Champions. Maintenant, cinq ans plus tard, ils jouent le maintien en Ligue 2... et innovent tactiquement. Car les deux "latéraux" Appiah et Petrot ne montaient pas, ils formaient avec Sow le trio défensif en phase de possession. Et la sentinelle Monconduit descendait au niveau des défenseurs sans le ballon, pour former un vrai bloc équipe en 4-4-2.

Cette dynamique de changement de système a permis aux Stéphanois d'être assez solides défensivement, tout en produisant de belles actions offensives. Et c'est encore l'entraîneur stéphanois qui explique l'animation mise en place avec le ballon : "aujourd'hui on a changé de système, on savait qu'il fallait aussi jouer par-dessus la défense, notamment dans les couloirs car on savait qu'Annecy défendait très bien dans l'axe du terrain".

Il existe un nombre impressionant d'exemples où les Verts lancent leurs pistons / ailiers dans le dos des latéraux adverses. En voici deux, à vingt minutes du début et de la fin du match, respectivement :


Un long ballon adverse est dégagé de la tête par Sow - la défense stéphanoise à 4 est bien visible, tout comme le 4-3-3 adverse. Moueffek est présent sur le deuxième ballon et le récupère. Il essaie de remonter balle au pied, mais il est entouré par trois adversaires dans l'axe :


Il parvient néanmoins à glisser le ballon à Krasso, qui lit parfaitement le jeu. Annecy a joué haut tout le match, avec donc beaucoup d'espace dans le dos de la défense. Les attaquants stéphanois ont souvent été à la limite ou sifflés hors jeu. Dans cet exemple, Nkounkou et Wadji le sont, mais pas Cafaro, qui est parfaitement lancé en profondeur dans son couloir. Sur cette action sa frappe est détournée en corner, sur d'autres, ses centres ont provoqué des grosses occasions pour ses coéquipiers.

Des changements ont été effectués en 2MT, mais du poste pour poste, Lobry et Fomba remplaçant Moueffek et Bouchouari au milieu, pendant que Pintor prenait la place de Wadji à la pointe de l'attaque :


Une attaque stéphanoise démarre à droite, où Cafaro joue en retrait avec Sow. Le positionnement de Monconduit, plus haut que la défense car c'est une phase de possession, est bien visible. Il est utilisé sur un circuit de passe classique pour un système avec sentinelle...


... et le ballon est envoyé à gauche, où Lobry s'excentre pour proposer une solution à Petrot. Et avant même qu'il touche le ballon...


... il montre du bras comment l'action va se poursuivre. Sa passe en première intention, en profondeur dans le dos du latéral adverse, arrive pile dans la course de Nkounkou. Qui entre dans la surface...

... et trouve Krasso seul au point de penalty, mais qui ne frappe pas assez bien pour inquiéter le goal adverse. Si sur le premier but stéphanois c'est Nkounkou qui fait la passe en profondeur (à destination de Wadji), sur les deux autres c'est à chaque fois un jeu dans le dos de son adversaire suivi par un centre de sa part, qui permet à Cafaro de signer une passe décisive et un but d'anthologie.


Conclusions


C'était encore un match à ne pas perdre, et comme depuis un mois maintenant, une victoire stéphanoise contre une équipe qui joue le maintien. Comme les deux matchs précédents le montrent, les Verts ne vont pas tout gagner sur la phase retour. Mais ils montrent qu'ils peuvent mettre les ingredients mentales et d'intensité nécessaires. Ils montrent qu'ils sont vraiment derrière leur entraîneur. Qui montre à son tour qu'il peut prendre le dessus tactiquement sur son adversaire. Et même s'ils ne sont pas encore sortis de l'affaire, ce genre de prestation est rassurante pour la suite, même si loin d'être parfaite.

mercredi 18 janvier 2023

Niort - ASSE, 0-1 (Charbonnier)

On enchaîne


Deuxième victoire consécutive pour les Verts, par le plus petit des scores, mais toujours sans prendre de but, contre un autre concurrent direct

Malgré deux nouvelles recrues arrivées dans la semaine, le staff stéphanois a fait le choix de reconduire le 11 de la 2MT contre Laval, en 4-4-2 avec Krasso - Charbonnier en attaque :


Lobry s'est retrouvé de nouveau en milieu excentré, pendant que le duo au milieu a été formé par Bouchouari et Moueffek, très actifs. Le mercato et les retours de blessure ont permis aux Verts d'avoir quelque chose de nouveau cette saison - un banc expérimenté :


Nkounkou a pris la place de Petrot en latéral gauche, Monconduit a remplacé Bouchouari et Bamba est entré en ailier à la place de Cafaro, Lobry est resté milieu excentré tout le match, Le 4-4-2 à plat a été maintenu jusqu'à la fin.


La clé pour déséquilibrer l'adversaire dans de ce match très fermé a été donnée par l'entraîneur stéphanois à la mi-temps : "Le problème est que nos deux attaquants sont sur la même ligne. Un devrait décrocher, car sinon c'est Moueffek qui se retrouve en '10', c'est pas comme ça que je voyais les choses". Quant à comment museler les attaques adverses, il a aussi précisé : "On sait que Boutobba a cette capacité à éliminer, et rentrer sur son pied gauche. C’est pour ça que nous avions toujours un joueur en pression et un autre en couverture, pour le forcer à jouer sur son pied droit". 

Pour illustrer ces propos, voici deux exemples dans les dix dernières minutes, dont le premier commence à la 82e avec un jeu long de Larsonneur, à destination de Charbonnier :


Le duel aérien est gagné par un adversaire et comme les Verts sont loin, le deuxième ballon est pour les Niortais. A gauche, Nkounkou est très haut, même hauteur que le milieu droit - Monconduit est donc au marquage de l'offensif de ce côté, mais il doit monter sur le milieu qui récupère le ballon. Et les Stéphanois se retrouvent en difficulté :


Ils doivent défendre à 3-contre-3, en reculant, car les Niortais jouent vite en profondeur. Ainsi, Sow se retrouve à défendre seul contre le fameux adversaire qu'il fallait prendre à deux...


... et le reste de l'action est conforme à la description de Laurent Batlles : le milieu adverse élimine en rentrant sur son pied gauche. Heureusement, la frappe au premier poteau et repoussée en corner par Larsonneur.

Même pas trois minutes plus tard, une autre remise en jeu stéphanoise, mais cette fois-ci les Verts jouent court. Briançon reçoit le ballon et...


... sa passe verticale traverse parfaitement le premier rideau adverse, trouvant Moueffek. Qui se retourne, et sa passe verticale...


... traverse le deuxième rideau, trouvant Krasso entre les lignes. Dans deux passes, les Stéphanois ont éliminé six joueurs, les Niortais se retrouvant maintenant en difficulté : 


Un 4-contre-4 dans la moitié niortaise, avec une défense qui doit en plus reculer, car Charbonnier fait un appel en profondeur. Krasso peut ainsi avancer balle au pied jusqu'à l'entrée de la surface :


Où il décale Bamba à sa gauche. Même si les adversaires ont fait des efforts pour revenir, le décalage est fait, toute la défense est aspirée, Charbonnier et Lobry se retrouvant seuls au deuxième poteau. Le premier récupère le ballon, pas grâce à un centre, mais suite à une belle frappe enroulée qui s'écrase sur les montants. Peu importe, les Verts marquent au bout de cette très belle action...



Conclusions


La phase des matchs aller est finie et les Verts sont toujours relégables. Mais ils ne sont plus lanterne rouge, ils se sont imposés deux fois, sans encaisser de but en plus - pour la pire défense du championnat, ce n'était pas si évident. Les joueurs arrivés au mercato d'hiver apportent un vrai plus, pendant que ceux de l'été qui n'ont pas donné satisfaction ne sont plus titulaires. Les derniers choix tactiques s'avèrent payants, même il reste encore beaucoup de progrès à faire dans le jeu. Et si les prochains adversaires poseront plus de problèmes tactiques au staff, la confiance emmagasinée par les joueurs peut être un facteur déterminant pour la suite de la saison...

mercredi 11 janvier 2023

ASSE - Laval, 1-0 (Cafaro)

Ce ne sont que trois points


Si les Verts restent toujours derniers du classement, ils n'ont pas raté ce tournant de la saison, car tout autre résultat qu'une victoire aurait été catastrophique 

L'analyse tactique de la rencontre a été faite par l'entraîneur stéphanois après le match : "Je me suis rendu compte à la mi-temps qu’entre les lignes, c’était un peu compliqué. Notamment mes deux milieux qui étaient un peu plus haut et relayeurs se positionnaient plus sur les côtés que là où je les avais situés. Il était important de passer avec deux numéros 6 et un numéro 10 derrière Charbo pour pouvoir tourner autour de lui."

En effet, ses protégés ont démarré la rencontre en 4-3-3 avec le même triangle pointe basse au milieu que lors des deux précédents matchs, Moueffek - Bouchouari - Lobry. Et avec Cafaro et Wadji en ailiers :


Le changement de système est intervenu à la pause, avec Wadji en soutien de Charbonnier avant que Krasso le remplace à la 54e minute de jeu :


Pour résumer les trois rencontres depuis la trêve, on peut observer que en 4-3-3 les Verts ont encaissé 2 buts à Annecy, 1 contre Caen, 0 contre Laval. Du progrès. Mais ils n'en ont marqué aucun en ce système. C'est seulement lors du passage en 4-4-2 qu'ils ont réussi à marquer, à chaque fois un but. A Annecy Charbonnier est entré pour accompagner Wadji, contre Caen et Laval, Krasso pour aider Charbonnier. Les conclusions sont assez faciles à tirer pour le staff...



Pour mieux comprendre les propos de Laurent Batlles vis-à-vis de ces milieux relayeurs, voici un exemple de possession stéphanoise, après une demi-heure de jeu, quand Briançon joue avec Appiah à droite :


Le 5-3-2 adverse est en place, Cafaro et Lobry se trouvent à côté du latéral droit stéphanois. C'est le premier qui est recherché tout au long de la ligne de touche, pendant que le deuxième s'excentre aussi :


Ce couloir est bloqué, alors le jeu change de côté, en passant par la défense. Mais les transmissions sont lentes, le ballon met 7 secondes entre Appiah et Petrot :


Le bloc adverse a donc le temps de coulisser, Wadji et Bouchouari sont suivis, mais la supériorité numérique des Verts dans les couloirs permet à Petrot de pouvoir avancer avec le ballon. Par contre, il n'est pas aidé par ses deux coéquipiers, qui font exactement le même appel :


Le 3-contre-2 dans le couloir ne sert donc à rien. Et il n'y a personne dans l'axe, Lobry étant sur la même verticale que Cafaro, l'ailier, et Moueffek n'apparaît même pas sur cette capture d'écran. Ainsi après un échange avec Bouchouari, Petrot renvoie le ballon à la défense pour un nouveau changement de côté :


Pas en position de relayeur dans l'axe entre les lignes adverses, Lobry s'excentre comme un latéral, car Appiah était monté. Il reçoit le ballon et le potentiel jeu à trois dans le couloir droit...


... n'est pas possible, car Cafaro s'excentre aussi, sur la position d'Appiah. Après un échange avec ce dernier, Lobry renvoie le ballon à une défense pour encore un changement de côté. A l'opposé, Bouchouari et même plus éloigné que Wadji et Petrot...


... mais pendant que ces deux joueurs de couloir s'excentrent, le milieu relayeur reste dans l'axe. Et même si le bloc adverse coulisse, même s'il n'y a pas de supériorité numérique sur le côté, les Verts sont en meilleure position pour déséquilibré leurs adversaires. Petrot élimine son adversaire et comme Charbonnier a enfin un partenaire à proximité, il est servi et peut jouer en point d'appui. Malheureusement, le une-deux avec Bouchouari ne fonctionne pas.



Conclusions


Cette victoire est très importante. D'un point de vue comptable, car elle est combinée aux mauvais résultats des concurrents directs et l'écart qui sépare les Verts de la 16e place se réduit. Mais aussi pour le moral, une sorte de suite logique à l'égalisation dans le temps additionnel lors du précédent match. Cependant, il ne faut pas oublier que l'adversaire rencontré était très affaibli par les absences et que les protégés de Laurent Batlles n'ont pas proposé grande chose en 1MT. Pour la troisième fois consécutive, la meilleure période des Stéphanois est intervenue après un changement de système, car l'approche tactique initiale ne donnait pas les résultats espérés...

samedi 31 décembre 2022

ASSE - Caen, 1-1 (Charbonnier)

On a fini de creuser ?


Même si les Verts sont toujours derniers de la Ligue 2, même s'ils n'ont pris qu'un point sur six depuis la reprise, cette égalisation dans le temps additionnel est un signe d'espoir...

Ces joueurs ont été alignés pour les deux derniers matchs de l'année, mais quatre titulaires lors du match à Annecy ne l'étaient plus contre Caen. Dreyer, Namri et Pintor, assez faibles lors du premier match, ont été écartés au détriment de Fall (première apparition), Bakayoko (en latéral droit) et Cafaro (retour de blessure). Quant à l'avant-centre, Wadji a été titulaire à Annecy, Charbonnier étant probablement trop juste pour ce match, mais prêt pour le deuxième :


La sortie sur blessure de Briançon dès le premier quart d'heure de jeu a un peu contrarié les plans stéphanois, mais la charnière Sow - Nadé a réussi sa mission pour la suite.

La ressemblance tactique entre les deux matchs ne s'est pas arrêté au système de départ et 11 titulaire. Dans les deux cas, les Verts sont passés en 4-4-2 pour la dernière demi-heure de jeu, étant en obligation de marquer. Charbonnier a été associé en pointe à Wadji (à Annecy) ou à Krasso (contre Caen), Lobry - Bouchouari formant la paire au milieu (les deux matchs) :




Contre Caen, après une demi-heure de jeu, Moueffek reçoit le ballon de Fall et le jeu est envoyé à droite :


Le ballon circule entre Bakayoko, Bouchouari et Moueffek et retour, les Verts insistent sur ce côté, mais il n'y a pas de décalage :


Le décalage se trouve à l'opposé, car Caen joue en 5-3-2 et le latéral est au marquage de Cafaro, le milieu droit au marquage de Lobry, laissant donc Petrot tout seul.


Le ballon est donc envoyé à la défense et via Sow et Nadé il arrive jusqu'au latéral gauche stéphanois :


L'adversaire de Lobry le quitte pour bloquer la progression de Petrot et les Verts savent profiter :


Petrot trouve Lobry, qui fixe un défenseur central, pendant que Cafaro décroche suivi par son adversaire direct. Les passes sont précises...


... et les Normands sont éliminés dans ce 3-contre-3, Petrot étant lancé en profondeur par Cafaro.


Son centre en retrait trouve un coéquipier au point de penalty, Chambost, mais le tir est dévié en corner par un défenseur.



Conclusions


Les protégés de Batlles proposent du jeu, il y a de la technique, même si de très nombreuses approximations gâchent souvent la fin des actions. Ils savent quoi faire du ballon, ils savent comment déséquilibrer le bloc adverse. Leur position au classement est due à d'autres facteurs, notamment à des erreurs individuelles, à un manque d'efficacité criant dans les deux surfaces. Mais si les résultats ne sont pas (encore) là, l'état d'esprit l'est. Malgré les conditions climatiques et le terrain pourri à Annecy, malgré l'absence de soutien du public à domicile, les Verts se sont battus. Ils n'ont pas baissé les bras et ils ont été récompensés par ce but égalisateur symbolique. Si la nouvelle année démarre avec quelques (vrais) renforts et deux-trois résultats positifs, la marche en avant peut être enclenchée...

Annecy - ASSE, 2-1 (Petrot)

On creuse toujours


La longue trêve internationale finie, les Stéphanois ont retrouvé les terrains de Ligue 2. Et le staff stéphanois a choisi d'évoluer dans un système classique, basé sur une défense à quatre, un 4-3-3 / 4-1-4-1 :



Une charnière centrale formée par Briançon et Nadé, Giraudon étant suspendu et Petrot aligné en latéral gauche. Un trio au milieu Moueffek - Lobry - Bouchouari, avec le premier en sentinelle, Monconduit étant toujours blessé. Chambost, le meneur de jeu de Batlles, a été excentré à droite.


Fidèles à leurs habitudes, les protégés de Laurent Batlles ont essayé de construire, de proposer des séquences intéressantes parfois. Voici deux exemples, un de chaque match. 

A Annecy à la 6e minute, Briançon donne le ballon à Moueffek, qui joue verticalement vers Bouchouari :


Il joue avec Chambost à droite, Namri dédouble pour offrir une solution en profondeur, mais le ballon est renvoyé en arrière, à Briançon :



Sous le pressing adverse, la charnière stéphanois recule et le ballon arrive à Dreyer...



... qui réussit sa passe au pied à destination de Petrot, à gauche :



Il trouve Lobry dans l'axe et Wadji lui propose un point d'appui. Cet échange de passes verticales resserre le bloc adverse de ce côté...



... et libère complètement Chambost à l'opposé, où il est trouvé par Lobry :




Namri fait de nouveau un appel en profondeur dans le couloir, il est trouvé par son coéquipier...



... mais son centre en retrait ne trouve personne au point de penalty, malgré 5 de ses coéquipiers dans la surface.