mardi 28 juillet 2020

PSG - ASSE (CdF), 1-0

Fiers


Dans sa conférence de presse d'après-match, le manager stéphanois était bien évidemment content de l'investissement de ses joueurs et de l'approche tactique : "Ils sont professionnels, investis et appliqués. Les options prises ont été bonnes (...) On les a gênés dans la relance tout en ayant des occasions et de la qualité technique (...) En deuxième période, on a su s’adapter, faire un front uni et essayer d’être propres dès la récupération. On a également réussi à les mettre en danger". 

Ces options prises concernent le choix des joueurs, remplaçants inclus, mais aussi la manière dont ceux-ci ont imposé un jeu qui ne convenait pas à leurs adversaires. Pour le système de jeu, le staff stéphanois a fait le choix d’un 4-2-3-1 classique, avec Hamouma en avant-centre et Boudebouz en « 10 » et avec Bouanga sur l’aile gauche et Maçon plus haut que d’habitude à droite :


A part le latéral droit (re)converti ailier, l’autre différence importante avec les matchs de préparation a été Kolo, qui a du jouer latéral gauche et non défenseur central, suite à la blessure de Silva et la méforme de Trauco. L’image ci-dessus est importante aussi parce qu’elle montre l’animation offensive parisienne. Si théoriquement c’est un 4-2-4, les deux ailiers sont souvent très axiaux, entre les lignes adverses – un 4-2-2-2 en quelque sorte. L’adversaire doit à la fois empêcher les transmissions de passe dans l’axe vers ces deux joueurs et bloquer les couloirs pour les deux latéraux offensifs.

1. Possession, maîtrise, domination


Une autre solution pour empêcher le PSG de développer son jeu est de garder le ballon. C’est ce que les Verts ont fait au début du match, et non seulement avec le but de défendre. Ils ont produit du jeu, ils ont mis à mal la défense adverse et se sont procurés plusieurs occasions. Et malgré un but encaissé contre le cours du jeu, ils n’ont pas baissé les bras et ont continuer avec leur plan initial, comme dans cet exemple :


Un long ballon parisien est récupéré facilement par la défense et Kolo monte balle au pied dans son couloir. Il lance Bouanga plus haut, qui repique vers l’axe et utilise Hamouma en point d’appui. Avec le relai de Camara derrière, le ballon est envoyé de l’autre côté, vers Maçon – les Stéphanois se font facilement des passes et chercher à passer dans les couloirs, où les ailiers ne font pas souvent l’effort de défendre. Malheureusement, la passe de Camara est interceptée par les Parisiens, qui essayent de partir en contre… 


… sans succès, Fofana arrêtant l’offensive. Maçon et Camara ne jouent pas sur l’aile droite, où Debuchy allait proposer une solution, le dernier préfère temporiser pour donner du temps à l’attaque de se mettre en place :


Contre une autre équipe, temporiser veut aussi dire donner du temps au bloc défensif de se former, mais pas contre le PSG. Malgré le temps pris par les défenseurs et milieux centraux à combiner dans le rond central, Debuchy reste libre à droite, l’ailier gauche adverse ne se replie pas – c’est un avant-centre qui essaye de bloquer le couloir, mais il n’arrive pas à couper la passe de Fofana, ni à empêcher le latéral stéphanois de centrer :


Le centre à destination de Bouanga est repoussé par un défenseur et le ballon est dégagé en catastrophe par un milieu – les Verts récupèrent facilement le ballon par M’Vila et une nouvelle attaque commence : 


Toujours cette préparation dans le rond central, en dehors du bloc adverse, cette fois-ci enfin formé proprement, en 4-2-4, un bloc très bas suite à la longue possession des Stéphanois, qui passent toujours par un côté :


Kolo monte balle au pied et trouve Hamouma entre les lignes, qui lance Bouanga dans la surface, d’où il rate malheureusement son face-à-face avec le gardien adverse, qui repousse son tir.  Des attaques simples, basées sur une possession et une maîtrise très agréables quand on connaît la qualité de l’adversaire.

2. Solidité défensive


Avoir concédé l’ouverture du score n’a rien changé à l’approche stéphanoise, mais jouer à 10, si. Les Verts ont bien subi dans les 20 minutes de la 1MT qui ont suivi le carton rouge de Perrin, mais ils ont bien bloqué les attaques adverses, comme dans cet exemple à la 40e : 



Moukoudi est entré en défense centrale et Maçon est sorti forçant donc Hamouma à retrouver une place d’ailier. Un bloc 4-4-1 bas, qui laisse le ballon à l’adversaire, qui le garde avec les milieux et les défenseurs centraux le temps de trouver un des 4 offensifs entre les lignes. Ces offensifs essayaient d’étirer le bloc des Verts, mais sans réel succès : 


L’ailier gauche reçoit le ballon sur son côté, mais sans autres solutions, il repique balle au pied vers l’axe et joue avec les milieux. Le ballon est envoyé à l’opposé, mais le jeu à deux dans le couloir ne crée pas de déséquilibre, les Verts sont en place : 


Comme Hamouma doit suivre le latéral gauche et ne peut pas suivre ses coéquipiers qui coulissent, Boudebouz recule de la pointe du bloc et se met à côté des milieux – tout est bon pour empêcher cette passe verticale qui trouve les meneurs de jeu parisiens dans l’axe entre les lignes, la clé de leur animation offensive. Le ballon est donc gardé par les milieux et les défenseurs… 


… et la seule solution pour ces Parisiens de toucher le ballon est décrocher, de sortir du bloc serré des Verts. Des échanges de passe sans danger et donc un nouvel essai de passer par un côté : 


Sans succès, une longue attaque du PSG qui échoue, ses joueurs n’arrivant pas à prendre le dessus d’un bloc en infériorité numérique.

3. Neyrou, la plaque tournante au milieu


Le discours des staffs aux vestiaires a changer la physionomie du match. Même réduits à 10, les Verts ont repris le contrôle du jeu, aidés aussi par le choix des Parisiens de défendre leur avantage et chercher les contres. Des contres arrêtés par les belles performances de Jessy Moulin et sa défense, avec un Fofana impérial. Mais si on avait déjà vu ces joueurs sortir des prestations de haut niveau, c’était la première apparition avec l’ASSE en match officiel pour Neyrou, entré à la place de Camara. Et il a bien réussi ses débuts, comme par exemple à la 60e :


Les Verts récupèrent un long ballon parisien grâce à Debuchy et Fofana est chargé de la relance après un échange de passes avec lui et M’Vila. Il s’appuie sur son gardien… 


… qui n’hésite pas à lui redonner le ballon, malgré le pressing adverse. Cinq joueurs du PSG pressent haut, les 4 défenseurs et 2 milieux stéphanois doivent trouver une solution. Elle vient de Neyou – sa conduite de balle est très efficace, tout comme son ouverture pour Kolo à gauche : 


Si les 4 défenseurs adverses étaient pris par les 3 offensifs stéphanois (Khazri avait entré à la place d’Hamouma), la projection de Kolo apporte le déséquilibre, c’est un 4-contre-4. Malheureusement, Bouanga, servi plus haut à gauche, ne réussit pas le dribble contre son adversaire direct et temporise ensuite. Il joue en arrière avec le même Neyou… 


… mais sa passe est mal ajustée et oblige son coéquipier à se battre pour garder la possession. Ce qu’il arrive, avant de distribuer de nouveau parfaitement le jeu, cette fois-ci de l’autre côté, pour la montée de l’autre latéral :


Encore une fois la partie haute du bloc adverse est complètement passée, les défenseurs doivent se débrouiller seuls. Malheureusement, la reprise de volée de Bouanga passe au-dessus. Une belle action de la part de Verts, qui sont facilement arrivés à déséquilibrer leurs adversaires, tout en étant en infériorité numérique.



Conclusions


Ce n’est pas la victoire du QSG qui restera dans les mémoires, il y en a tellement qu’un trophée national de plus ne change rien. Les footix parisiens, simples supporteurs ou travaillant pour un journal ou une télé, se rappelleront plutôt la blessure de leur meilleur joueur sur un tacle malheureux du capitaine Perrin. Mais ce que les Stéphanois doivent retenir de ce match est la qualité de la prestation proposée. L’équipe a tout donné et a tellement maitrisé les débats, même en infériorité numérique, que le match aurait pu facilement tourner dans l’autre sens. Il y a de quoi être fier par rapport à cette finale, mais il y a surtout de quoi être confiant pour la nouvelle saison.  

lundi 13 juillet 2020

L'effectif du RCT pour la saison 2020-21

Le RCT s'est montré peu actif dans le recrutement inter-saison, enregistrant à l'heure actuelle seulement 3 arrivées: Boyadjis (pilier droit), Jolmes (deuxième ligne) et Toeava (trois-quart). Pendant ce temps, il y a 10 joueurs qui viennent de quitter la Rade: van der Merwe, Gorgodze, Vernet, Messam, Onambélé, Webb, Cottin, Savea, Smaïli et Bonneval.

Déséquilibre dans l'effectif ? Pas vraiment !

Aucun changement pour les piliers gauches, le trio principal sera toujours formé par Gros, S.Taofifénua et Fresia avec Devaux en option supplémentaire

Pour les piliers droits, Boyadjis remplace van der Merwe, derrière la paire Setiano - Gigashvili

Aucun changement pour les talonneurs, un duo Etrillard - Tolofua et avec Soury en remplaçant

Pour les deuxièmes lignes, Jolmes remplace Gorgodze et Vernet (572 minutes à eux deux). Avec Etzebeth, Alainu'uese et R.Taofifénua, il y a des chances que Rebbadj descende souvent...

En troisième ligne, c'est Rebbadj qui remplacera les deux départs de Messam et Onambélé? Ils avaient quand même joué 1159 minutes ensemble à eux deux. Certes, il y a des titulaires claires avec Parisse, Ollivon, Lakafia et Isa, mais il en faut plus, surtout qu'Ollivon sera pris en sélection. Hoarau, Ory et Le Corvec auront peut-être plus de temps de jeu ?

Le changement du demi de mêlée a été fait, Takulua pour Webb. Meric a fait une saison quasi-blanche et son retour permettra de combler les sélections de Serin.

Pas de changement à l'ouverture, Carbonel et Belleau se partageront le poste. L'absence d'un combinée au prêt de Smaïli peut créer des problèmes, mais le retour de blessure de Paia'aua peut aider.

Au centre, le retour de blessure de Paia'aua remplacera Savea. Et les miettes de Smaïli (190 minutes), en sachant que Belleau et Dachary pourront avoir plus de temps de jeu à côté de Hériteau.

Aucun changement mais plus de concurrence aux ailes, où Ikpefan et Dakawaqa partageront le temps de jeu avec Cordin et Heem, qui auront probablement moins besoin de jouer à l'arrière...

Toeava remplace numériquement Bonneval à l'arrière, même si ce dernier a fait une saison quasi-blanche et Moyano est arrivé tard la saison précédente.


En rouge, les titulaires potentiels, 14 avants pour 8 places, 12 arrières pour les 7 autres. Les autres joueurs de l'effectif auront un rôle important à jouer, voici un banc de remplaçants en cas des 11 absences dans le groupe principal : Fresia, Soury, Boyadjis, Jolmes, Hoarau, Meric, Dachary, Villière, Dridri.

Plutôt pas mal !

L'équipe-type du RCT pour la saison 2019-20

Même si la saison a été arrêtée avant la fin, il y a quand-même des renseignements à tirer d'un point de vue effectif, non seulement pour les essais et points pris. Comme pour la saison précédente, on regarde les titularisations et les minutes jouées poste par poste.

Les avants


Pilier gauche : comme la saison dernière, c'est le trio Gros (7 titularisations, 558 minutes jouées), Fresia (7, 461) et Sebastien Taofifénua (8, 616') qui s'est partagé le temps de jeu. Le jeune Devaux (2, 331') a complété le banc.

Pilier droit : Setiano (6, 549') et Gigashvili (6, 496') se sont partagés le temps de jeu après la Coupe du Monde. Avant, c'est van der Merwe (6, 413') qui a tenu le poste, mais sa dernière saison en rouge-et-noir a été coupée court par une grosse blessure à la cheville. Luow (4, 252') a été joker pendant la Coupe et le jeune Tchelidze a fait ses premières apparitions (6 minutes) pendant le Tournoi.

Talonneur : Tolofua (12, 804') et Etrillard (10, 576') ont couvert les besoins, le dernier voyant par contre sa saison coupée par une fracture de péroné en janvier. Soury a été le remplaçant idéal (18 matchs, mais 1 seule titularisation, 390') et même Gigashvili et S.Taofifénua ont couvert des bouts de matchs quand il le fallait.

Deuxième lignes : le joueur le plus utilisé a été Rebbadj (16, 1212'), suivi d'Alainu'uese (10, 916'). Etzebeth (7, 527') est arrivé tard après sa victoire en Coupe du Monde, Romain Taofifénua (7, 385') a été arrêté longtemps pour une commotion et a été international aussi. Gorgodze (4, 341') n'a que peu joué entre sélection et une grosse blessure au mollet qui a signifié la fin de sa carrière, pendant que Vernet (2, 231') n'a eu que des bouts de match et Hoarau a dépanné 23 minutes aussi.

Troisième lignes : Lakafia (15, 1071') a été très utilisé, tout comme Isa (11, 839') et Parisse (10, 798'). Ollivon (7, 500') a été titulaire quand il n'était pas en sélection, pendant que Onambélé (7, 570'), Messam (7, 589') et Hoarau (5, 320') ont complété la liste des 3e lignes, où Rebbadj (4, 399') s'est aussi trouvé une place quand il n'y avait pas en 2e. Ory (2, 230') a trouvé un peu de temps de jeu, pendant que Le Corvec (16'), Vernet (30'), Gorgodze (70') et Tolofua (2') ont joué des bouts de match.

Les trois-quarts


Demi de mêlée : le titulaire clair a été Serin (9, 667'), mais il a souvent été en sélection. Webb (5, 280') a déçu avant de résilier son contrat, Meric (3, 183') s'est remis très tard de sa blessure au genou, Schreuder (3, 295') a contribué en tang que joker Coupe du Monde, Cottin (2, 251') ne s'est pas imposé, Takulua (1, 102') est arrivé en février et Beaudon (27') et Belleau (35') ont dépanné.

Demi d'ouverture : le duo classique s'est partagé le temps de jeu, Carbonel (13, 1047') jouant un peu plus que Belleau (10, 751'), surtout parce que ce dernier a souvent été aligné au centre. Smaïli n'a eu que des miettes (42')

Centres : Savea (11, 928') et Hériteau (11, 847') ont le plus joué et Belleau (8, 560') s'est aussi souvent trouvé aligné en 12. Dachary (4, 429') ne s'est pas imposé, Te'o (4, 366') a dépanné en joker et Heem (5, 340') a un peu joué au centre, même si ce n'est pas son vrai poste. Smaïli (3, 190') a trouvé un peu plus de place qu'à l'ouverture, Dakuwaqa (5') et Isa (2') ont dépanné et le malheureux Paia'aua a connu une saison blanche avec sa rupture du tendon d'Achile en amical.

Ailiers : Ikpefan (14, 1102) et Dakuwaqa (13, 959') ont commencé la plupart des matchs. Cordin (9, 735') a aussi souvent joué, surtout quand il n'était pas arrière. Vilière (5, 411') a connu une longue blessure, Moyano (1, 80') est arrivé tard, Heem (2, 118') a un peu dépanné, tout comme Savea (2, 215') et Dachary (1, 62'), pendant que le jeune Dridri a joué 25 minutes.

Arrière : plusieurs joueurs ont été essayés à ce poste profitant de la saison quasi-blanche de Bonneval (2, 160'). C'est Cordin (9, 735') et Heem (7, 491') qui se sont imposés, même si Moyano (4, 292') a démarré pas mal quand il était apte. Dridri (1, 47'), Belleau (82'), Smaïli (22') et Hériteau (11') ont dépanné.


L'équipe-type


Difficile à extraire un XV des titulaires, mais il y a clairement plusieurs joueurs qui s'imposent en tant que premier choix, s'ils sont disponibles :



24 joueurs, un groupe complet, qui est franchement pas mal du tout. Entre eux, ces 24 joueurs ont couvert 74% des titularisations possibles lors de la saison dernière. Mais ils cumulent aussi 81 des matchs ratés en étant avec leurs sélections - si on ne compte pas ces matchs, le pourcentage de titularisations de ces 24 joueurs devient de 96%. Bref, ce sont les 24 guerriers du Pilou-Pilou sur lequel le RCT repose principalement.


Bilan de la saison toulonnaise 2019-20

L'analyse de la saison 2018-19 montrait des résultats catastrophiques à l'extérieur, parfois compensés à domicile, mais pas toujours. La saison avait été ratée, mais il y a eu du mieux vers la fin, ce qui laisser place à de l'espoir pour la suite. Est-ce que cet espoir est devenu réalité ?

Si on regarde seulement les essais, les Toulonnais en ont marqué 62 (2,7 par match) et en ont encaissé 40 (1,73 par match). Offensivement c'est pareil que la saison précédente (2,65), mais la défense a fonctionné clairement mieux qu'avant (2,4). Que ça soit à Mayol (0,5 essais encaissés de moins qu'avant) ou à l'extérieur (0,8), cette efficacité défensive a été la clé de la réussite cette saison.

Il n'y a pas eu de serial marqueur d'essais dans les rangs du RCT. Les meilleurs ont été Ikpefan et Savea (5 chacun) et Dakuwaqa, Hériteau et... de pénalité (4). En total, 29 joueurs différents ont marqué au moins un essai. Mais si on regarde le type d'attaques, on remarque que deux tiers sont des essais à 0 temps de jeu, dont la moitié suite à des ballons portés...

Une défense moins franchissable et de la puissance, voici donc les raisons du renouveau toulonnais. Si on regarde phase par phase, le RCT a clairement eu du mal pendant la Coupe du Monde, avec seulement 2,25 points pris en moyenne sur les 8 matchs disputés. Par contre, la suite jusqu'au Tournoi des 6 nations a été impressionnante: 3,8 points par match, une série de 12 matchs sans défaite. Certes, dans cette série il y a les matchs de poule de la Challenge Cup (sans faute pour les Toulonnais), mais même si on regarde seulement le Top 14, c'est une moyenne de 3 points / match. Comme lors des 3 matchs disputés pendant le Tournoi avant l'arrêt du championnat. 

Etzebeth, Parisse, Ollivon, Serin, Setiano, Gigashvili... la présence des internationaux a clairement fait une différence. Ce qui n'est pas forcément rassurant pour la saison à venir, qui aura bien plus de doublons que d'habitude...

dimanche 5 juillet 2020

Amicaux avant la saison 2020-21

ASSE - Rumilly, 4-1 (Krasso, Rivera, Abi x2)


Pour le premier match amical, les Verts ont reçu la modeste équipe de Rumilly, qui vient de monter en N2. Il n'y a pas de conclusion à tirer entre les titulaires et remplaçants, comme toujours ce sont deux mi-temps complètement différentes. Et Puel a bien équilibré son effectif, partageant parfaitement ses joueurs expérimentés entre les deux périodes.

L'équipe de la 1MT laissait penser à un 4-2-3-1 avec Khazri ou Hamouma en soutien de Krasso, l'avant-centre. Mais ça a été plutôt un 4-1-4-1 :


Camara en sentinelle, Moueffek en "8", on s'y attendait. C'est Rivera qui a joué axial, laissant les deux offensifs expérimentés prendre les ailes. Un trio au milieu très en forme, joueur de ballon. Mais pas toujours bien en place défensivement, pas bien en bloc avec la défense, laissant trop de place entre les lignes. Une première période gagnée 2-1, mais avec pas mal des parades effectuées par Jessy Moulin.

L'équipe de la 2MT a évolué dans un vrai 4-2-3-1 avec Boudebouz en soutien d'Abi :


M'Vila a joué son rôle habituel, pendant que le jeune Lucas Gourna-Douath a été relayeur à gauche. C'est d'ailleurs sur ce côté que le jeu a penché, avec le trio Silva-LGD-Bouanga, pendant qu'à droite Nordin était attiré par l'axe ou jouait seul. Ça a été une période à sens unique, contre un bloc très bas et resserré, gagnée 2-0 avec un doublé et une transversale pour Abi après des centres de Nordin, Bouanga et Boudebouz.


Match de reprise, pas de conclusions hâtives... mais des absences ont été remarquées. Trauco, Palencia et Dioussé n'ont pas été convoqués, sans explications. Ruffier et KMP étaient seulement en tribunes, Youssouf n'avait pas encore repris l'entraînement collectif et Diony n'était toujours pas disponible après sa chute en vélo. A noter que Souici et Benkhedim sont aussi entrés en fin de match (le premier en défenseur central), mais ils ne partent pas comme premiers choix à leurs postes.



ASSE - Nice, 4-1 (Krasso, Maçon, Abi x2)


Deuxième match amical, contre un adversaire d'un autre calibre, mais fini sur le même score et avec des buteurs similaires. Comme pour le premier match, deux équipes différentes ont été alignées lors de chaque période, à chaque fois en 4-2-3-1.

Ça ressemblait à une équipe-type en 1MT, avec une charnière Fofana-Kolo, une paire M'Vila - Camara au milieu et Krasso en avant-centre...


... avec Boudebouz en son soutien. Les Verts ont eu du mal le premier quart d'heure, surtout à sortir du pressing adverse. Mais après l'ouverture du score niçoise suite à une mauvaise relance de M'Vila, il n'y a eu plus qu'une équipe sur le terrain. Les Stéphanois ont complètement éteint leurs adversaires et l'égalisation de Krasso sur un corner a été logique. Un score d'égalité à la pause, malgré d'autres occasions, dont une barre pour Bouanga.

Le 11 de la 2MT a été bien moins expérimenté, à l'exception des offensifs, où Khazri et Hamouma ont de nouveau été alignés avec Rivera dans la ligne d'attaque :

samedi 13 juin 2020

Points et buts

Ça se joue contre le ventre mou


A la fin de la saison 2018-19, une analyse des points pris sur les 5 dernières saisons montrait une performance assez consistante pour l'ASSE :
  • 0,8-1 points pris (sur 6 possibles) en moyenne contre les 5 premières places du classement ("les premiers")
  • 3,2-3,9 points pris en moyenne contre les équipes classées entre la 6e et la 15e place ("le ventre mou")
  • autour de 4 points pris en moyenne contre les 5 dernières places du classement ("les derniers")
Avec bien sûr des exceptions. La dernière saison de Galtier (2016-17) a été la plus faible d'un point de vue comptable (50p) le problème venant des résultats contre les derniers, avec seulement 3 points pris en moyenne. Les Verts ont fini très haut (4e, 66p) pour la dernière de Gasset (2018-19), faisant la différence avec un parcours sans faute contre les derniers : 6 points sur 6 possibles, aucun point laissé en route.

Par le passé, la différence entre une très bonne saison et une moyenne a été faite contre les plus faibles équipes du championnat. Mais quid de la dernière saison des Stéphanois, quand ils ont fini à la 17e place, leur plus faible classement depuis bien long temps ?

Comme tous les matchs n'ont pas pu se jouer, ce n'est pas facile de comparer. Mais si on faisait une simulation...
  • 1 seul point pris pour les 4 matchs restants contre les premiers (Paris, Rennes, Lille et Nice)
  • 5 points pour les 3 matchs restants contre les derniers (Dijon, Amiens, Toulouse)
  • 9 points pour les 3 matchs restants contre le ventre mou (Monaco, Angers, Strasbourg)
... on obtiendrait ce résultat :


Avec 45 points, les Verts seraient sauvés, tout en finissant dans le bas du classement. 1 point pris contre les premiers et 5 contre les derniers sont des estimations assez réalistes et mettraient l'ASSE dans sa moyenne des dernières saisons, rien de choquant. Mais toute la différence est faite contre le ventre mou. 

Même en faisant un (improbable) sans-faute sur les matchs restants, les Stéphanois finiraient avec une moyenne contre le ventre mou bien plus basse qu'à leur habitude. C'est sur ces matchs que la saison a été ratée - au moins d'un point de vue comptable. Par exemple, sur la double-confrontation, donc sur 6 points possibles, les Verts n'ont pris aucun contre Metz et qu'un seul contre Reims, Brest ou Montpellier...


Les buts verts 2019-20


Les Verts nous manquent - voici quelques statistiques pour faire passer le temps en attendant le premiers matchs amicaux de l'inter-saison...   

Types de buts


Il y a eu 49 buts marqués et 64 encaissés par l'ASSE lors des 41 matchs disputés lors de la saison 2019-20, toutes compétitions confondues. Certains de ces buts ont été inscrits dans le jeu, d'autres suite à un coup de pied arrêté (CPA) et d'autres sur penalty ou des buts contre son camp (csc). On différencie les buts inscrits dans le jeu entre ceux qui ont découlé d'une action construite (par exemple une relance qui part du gardien) et ceux qui ont suivi la récupération du ballon de l'adversaire (un contre, une récupération haute, etc.)

Voici les buts encaissés :


Il est évident que l'ASSE a connu des gros problèmes défensifs, encaissant plus de 1,5 buts par match. Mais ces problèmes deviennent encore plus évidents si on compare avec les chiffres de la saison précédente. Les Verts ont encaissé quasiment le même nombre des buts sur CPA, sur penalty et contre leur camp lors des deux saisons. Mais ils en ont pris beaucoup plus dans le jeu, quasiment deux fois plus (48 contre 26). Pire, si les protégés de Gasset prenaient à peu près le même nombre des buts contre des attaques construites ou après avoir perdu le ballon, ceux de Printant et Puel en ont pris beaucoup plus avec une défense en place qu'en phase de transition. Ils n'ont tout simplement pas pu proposer un bloc équipe efficace ou ont été plombés par des erreurs individuelles.


Quant aux buts marqués :


A peine plus d'un but marqué par match, moins que la saison d'avant et ses 59 buts en 38 matchs de Ligue 1. Par contre, la répartition des différents types est quasiment identique, la seule différence notable venant des buts inscrits sur CPA : bien moins proportionnellement lors de la dernière saison. Quand on est moins bien dans le jeu, il est utile de pouvoir compté sur les phases arrêtées, mais les Verts ont régressé aussi dans ce domaine...


Contribution des joueurs


Pour regarder les joueurs qui ont le plus contribué offensivement du côté de l'ASSE, il ne faut pas se limiter au nombre de buts marqués ou à ce qu'on appelle passe décisive. Pour chaque but on prend en compte "l'avant-dernier" joueur, mais aussi d'autres qui ont été "impliqués" dans l'action, juste avant le but. Par exemple, l'antépénultième stéphanois qui joue le ballon. Ou le joueur ayant obtenu le penalty, le joueur ayant provoqué le but contre-son-camp, etc. Même si cet exercice est plus difficile à effectuer - il faut regarder les images, non seulement les chiffres secs - on considère qu'il est plus relevant pour la vraie contribution offensive des joueurs. Pour prendre un exemple, lors du but stéphanois à Reims (à partir de 1:48 dans ce résumé), Aholou récupère le ballon haut, Hamouma décale Honorat à droite, qui centre à ras de terre, Aholou rate sa frappe mais touche le ballon, qui arrive dans les pieds d'Hamouma, qui marque. Les statistiques brutes attribuent une passe décisive d'Aholou pour Hamouma et rien d'autre, Honorat n'y est pas mentionné. Les chiffres ci-dessous considèrent Honorat comme avant-dernier Stéphanois (c'est son centre) et Aholou seulement impliqué dans l'action (récupération et tir raté). 

Bref, voici les Stéphanois ayant contribué à au moins 3 buts lors de cette saison :


Fort de ses 12 buts marqués toutes compétitions confondues, Bouanga arrive premier, ayant contribué à 19 buts différents. Il est suivi des autres offensifs Hamouma, Boudebouz, Khazri et Nordin. Honorat a fait marquer les autres autant que Bouanga ou Nordin (7), mais n'en a marqué aucun. Diony se trouve à égalité avec Debuchy, impliqués dans 5 buts chacun. Quant à Abi et Beric, ils ont contribué à seulement 3 buts chacun. Un seul but marqué par le Slovène, mais c'est celui du Derby aller, à la 90e minute...

Si on compare ces chiffres avec ceux des saisons 2018-19 et 2017-18, la grosse différence vient de l'absence d'un duo offensif prolifique. Khazri-Cabella (28, resp. 26 buts) et Bamba-Cabella (23, resp 22 buts) avaient porté les attaques stéphanoises, mais lors de la dernière saison, il n'y a qu'un seul joueur qui sort du lot, Bouanga. Et il ne dépasse pas la barre des 20 buts...

Pour être complet, d'autres joueurs ont contribué à des buts cette saison : Fofana et Kolo ont marqué 2 buts chacun, Cabaye en a marqué un et contribué à un autre. Silva et Benkhedim ont marqué un but chacun et Perrin et Saliba n'ont pas marqué, mais ont été impliqués dans un chacun. Le dernier permettant d'ailleurs à Boudebouz de qualifier les Verts en finale de la Coupe de France.

Si on regarde cette contribution aux buts par rapport au temps de jeu, Hamouma est le Stéphanois le plus efficace, contribuant à un but toutes les 105 minutes jouées. Il est suivi par Bouanga (136 minutes), Nordin et Khazri (146), Boudebouz (167), Diony (191) et Honorat (197). 

dimanche 7 juin 2020

Les blessures vertes (5)

L'infirmerie a été bien remplie lors de la dernière saison des Verts... mais tous les joueurs n'ont pas été logés à la même enseigne.

La saison 2019-20 a été écourtée suite à la crise sanitaire, mais les Stéphanois ont eu le temps de jouer 41 matchs. Entre les poules de la Ligue Europa et le bon parcours en Coupe de France, il y a eu des nombreuses semaines à trois matchs. Une saison donc assez dense, qui a suivi une préparation estivale pointée du doigt par les joueurs et le staff. Des conditions parfaites pour envoyer un grand nombre des joueurs à l'infirmerie...

Voici le détail joueur par joueur, pour les 2 gardiens et les 24 joueurs de champ les plus utilisés (pour rappel, ensemble ils couvrent 98,6% du temps de jeu total disponible). Les chiffres représentent le nombre de matchs ratés sur blessure par rapport aux matchs où le joueur était réellement disponible (si le joueur est suspendu ou ne fait pas partie des plans de l'entraîneur, le fait qu'il soit blessé ou pas n'est pas relevant).

Les joueurs



Gardiens

  • Ruffier (4 matchs) a eu une à une fissure au doigt fin septembre - début octobre. Et comme...
  • ... Moulin (3) avait des problèmes au poignet pendant la même période, le jeune Bajic a pu faire sa première apparition en pro, pour la défaite à domicile contre Metz

Défenseurs
  • Saliba (22 matchs ratés sur 41) a commencé la saison avec la même blessure aux adducteurs que la saison précédente (8 matchs) et a eu ensuite une fissure au méta-tarse (14 matchs). Prêté au club par Arsenal, il a joué quasiment seulement lors des mois d'octobre, février et mars...
  • Gabriel Silva (17) a commencé la saison en se remettant de la rupture du tendon d'Achile de la saison précédente (11 matchs). Et il a eu 3 autres absences de 2 matchs chacune, pas graves (blessure au pied, malade)
  • Fofana (10) a aussi commencé la saison blessé au genou juste avant la reprise (8 matchs). Le même genou l'a fait rater 2 autres matchs en novembre
  • Palencia (7) a subi un attentat à la cheville lors de sa première titularisation, mais une fois remis, il n'a plus été absent sur blessure
  • Debuchy (4) et Perrin (4) ont raté peu de matchs sur blessure, malgré leur âge. Les ischios lors du Derby et une infection au pied (3 matchs) fin novembre pour le premier. Les ischios aussi pour le deuxième, pour les 4 derniers matchs de la saison - le capitaine n'a raté aucun match sur blessure jusqu'à fin février !
  • Trauco (2) et Kolo (1) ont été très peu blessés, des gênes musculaires en début de saison
  • Moukoudi (2) a raté deux matchs en étant malade

Milieux
  • Cabaye (14) a raté les mois de novembre et décembre (11 matchs) avec une blessure aux ischios, ratant deux autres matchs (cheville) et le dernier de la saison (adducteurs)
  • Youssouf (13) n'a pu jouer que jusqu'à la trêve hivernale, son genou l'empêchant de reprendre ensuite, même s'il a fait une apparition début février à Metz
  • Aholou (9) a raté 7 matchs à cause des adducteurs à l'automne à cause des adducteurs et a eu d'autres soucis de temps en temps (l'épaule, par exemple)
  • M'Vila (7) a eu des soucis au mollet (3 matchs en novembre) et a été "malade" pendant 4 autres en janvier
  • Camara (4) et Dioussé (4) ont raté quelques matchs : nez cassé pour le premier, une blessure contractée en fin de saison précédente pour le premier

Offensifs
  • Hamouma (17) - pas blessé lors de la phase aller sauf une absence de 3 matchs début décembre. Mais le mollet l'a empêché de jouer 7 matchs en janvier-février et il a fini la saison (7 matchs) blessé aux adducteurs
  • Khazri (16) a enchaîné les saisons sans pause, mais lors de la phase aller il n'a raté qu'un match (mollet) avant de se fracturer la main fin novembre (9 matchs). Il a fini la saison (7 matchs) blessé à la cuisse
  • Abi (12) a raté 11 matchs en novembre - décembre avec une fracture d'os au pied, ainsi qu'un autre match fin janvier (gêne au mollet)
  • Honorat (9) s'est fait cassé la mâchoire en début de saison (6 matchs) et raté 3 autres juste avant Noël avec un problème à la cuisse
  • Nordin (8) s'est fait mal à la cheville lors d'un entraînement et a raté la fin de saison revenant seulement lors du dernier match
  • Bouanga (5) et Boudebouz (5) ont raté quelques matchs lors de la phase retour - fissure au pied pour le premier, des problèmes au mollet (4 matchs) et à la cuisse (1 match) pour le deuxième
  • Beric (1) n'a été blessé (cuisse) que lors d'un match avant d'être transféré
  • Diony (0) n'a raté aucun match suite à une blessure annoncée. Par contre, suite à sa titularisation surprise lors du Derby victorieux, il a été absent pendant 5 matchs, ainsi que 3 autres autour de la trêve hivernale. Choix de l'entraîneur ou blessure ?

Conclusions


Il est évident que des nombreux joueurs sont passés par l'infirmerie, mais l'influence des blessures sur les résultats dévient encore plus claire si on regarde les joueurs blessés en même temps. Par exemple, Bouanga et Hamouma début janvier, avec Youssouf et M'Vila absents en même temps aussi. Hamouma, Nordin et Khazri absents depuis mi-février jusqu'à la fin de la saison. Abi et Khazri en novembre - décembre. Et bien sûr la défense en début de saison, avec Saliba, Fofana et Silva absents en même temps que Kolo arrivait à court de forme et Trauco sans connaître le foot européen...

Comme la saison précédente, les Verts ont subi beaucoup de blessures non-musculaires. Le genou de Youssouf et Fofana, le pied pour Saliba, Abi, Bouanga, la main pour Khazri, Ruffier et Moulin, la cheville pour Nordin et Palencia, la mâchoire pour Honorat, le nez pour Camara et bien sûr le tendon d'Achile pour Silva. Sur les 200 absences-match décrites ci-dessus, 114 n'ont pas eu une raison musculaire ! Bref, s'il y a probablement des choses à améliorer pour la préparation physique au club, il y a aussi un facteur (mal)chance qui entre en jeu...



Il y a 10 jours, on avait publié sur notre site le détail des absences sur blessure lors de la dernière saison stéphanoise. Avec un total impressionnant : pas moins de 200 matchs ratés pour des raisons médicales par des différents joueurs. 

Mais est-ce que ce chiffre, 200, ça représente beaucoup ou c'est juste la norme ? On a donc regardé les deux saisons précédentes : même nombre de matchs, 41, mais mieux espacés, pas des matchs tous les 3 jours (pas de Coupe d'Europe, court parcours en Coupe de France) et des saisons étalées normalement, jusqu'en mai. Ce sont des facteurs importants, mais qui ne peuvent pas expliquer la différence impressionnante : lors de la saison 2018-19, il n'y a eu que 100 matchs ratés pour des raisons médicales. Et il y a eu à peine plus en 2017-18, 110 matchs

La comparaison est un peu faussée par l'accumulation des matchs avec les Coupes : une absence de mercredi à vendredi peut faire rater 3 matchs lors de la dernière saison, mais un seul lors des saisons précédentes. Mais si on compare seulement les absences lors des matchs de championnat, la différence reste aussi importante. 136 matchs ratés en 28 journées lors de la saison 2019-20, une moyenne de 4,85 joueurs blessés pour chaque match de Ligue 1. Cette moyenne a été de 2,5 en 2018-19 et de 2,6 la saison avant...

Peu importe comment on calcule, les Verts ont passé du simple au double cette saison en terme de matchs ratés à cause des blessures...

La malchance explique certaines choses, mais pas tout. Par exemple, si on regarde seulement les blessures musculaires, on est passé de 69 lors de la saison 2017-18, à 56 la saison suivante pour arriver à 84 lors de la dernière. Et si on considère qu'au moment de l'arrêt de la compétition mi-mars il y avait pas mal des joueurs à l'infirmerie avec ce genre de soucis (Perrin, Hamouma, Khazri), ce nombre aurait bien augmenté. Si certaines choses ne peuvent pas être évitées (fractures ou entorses), il est clair que d'autres peuvent être améliorées. On ne peut donc qu'espérer que la préparation physique en cours en ce moment apportera plus de sérénité lors de la saison suivante. Même si le staff a un casse-tête à résoudre, avec une finale à jouer 4 semaines avant le début du championnat : est-il possible d'arriver à un pic de forme fin juillet sans connaître de baisse de régime plus tard dans la saison ?