On reste dans la course ?
Très en réussite en championnat (13 points sur 15), les Verts en manquent cruellement en Europe, où ils n'ont toujours pas gagné.
Que retenir d'un match où l'ASSE n'a cadré que deux tirs, les buts - dont un c'était un penalty ? Le scénario est cruel, les Verts menaient 2-0 à quelques minutes de la fin. Mais le point du match nul n'est pas immérité côté Ukrainien, compte tenu de la physionomie de la partie. Les Stéphanois ont globalement géré leur match, marquant sur leurs rares occasions, n'en concédant pas trop. Mais au fur et à mesure de la rencontre, ils ont perdu de plus en plus de ballons, ont eu du mal à le récupérer et à la fin ils ont craqué sous la pression adverse. Comme le dit le capitaine Perrin après le match, "on a perdu la bataille du deuxième ballon, ils ont mis plus de pression".
Voici le déroulement du match en quelques exemples.
1MT : Possession stérile
Les Verts ont pris le contrôle d'entrée, avec 66% de possession dans le premier quart d'heure, histoire d'empêcher les hôtes d'emballer le match. Mais leurs attaques ne se sont pas souvent transformées en occasions, pendant que les Ukrainiens ont été beaucoup plus tranchants dans leurs offensives, une fois qu'ils ont pu en lancer. Les arrêts de Ruffier ont maintenu les Stéphanois dans le match pendant le temps fort adverse autour de la 20e minute et le but de Khazri ensuite leur a permis de gérer le reste de la mi-temps en confiance.
Les Verts ont ainsi globalement eu le ballon (55% entre l'ouverture du score et la pause), mais sans faire grande chose avec, comme à la 37e où ils gardent le ballon, l'amènent jusqu'au 30m adverses, sans solutions ils reviennent jusqu'à Ruffier, qui dégage, la possession change de camp et les Ukrainiens arrivent beaucoup plus facilement dans la surface adverse, obtenant un corner.
Les Verts ont ainsi globalement eu le ballon (55% entre l'ouverture du score et la pause), mais sans faire grande chose avec, comme à la 37e où ils gardent le ballon, l'amènent jusqu'au 30m adverses, sans solutions ils reviennent jusqu'à Ruffier, qui dégage, la possession change de camp et les Ukrainiens arrivent beaucoup plus facilement dans la surface adverse, obtenant un corner.
2MT : On défend, on contre et on craque à la fin
Les visages des deux équipes ont été complètement changés au retour des vestiaires. Les Verts ont décidé de laisser le ballon à l'adversaire, avec 43% de possession entre la pause et leur deuxième but. Sans être réellement inquiets défensivement, ils ont essayé de contrer, mais ils n'ont pas amené leurs actions jusqu'au bout.
L'entrée de Mahdi Camara pour Beric a changé le système de jeu, l'ASSE passant de 3-4-3 à 3-5-2, avec un triangle pointe basse au milieu et seulement deux attaquants. Ce système est bien visible à plusieurs reprises, à la 55:40, 59:05, 70:36.
Un changement défensif, mais parfaitement adapté à la stratégie d'empêcher la construction adverse (un milieu supplémentaire) et de jouer en contre (Beric n'ayant pas le profil).
Le changement suivant, Gabriel Silva pour Khazri, peut aussi sembler défensif, mais il n'a pas changé le système, l'entrant a pris la place de Bouanga en piston gauche, celui-ci est passé attaquant à côté de Nordin. Comme on peut le voir à la 75:20.
Et dans ce rôle il a pu servir Camara pour le 2-0, score qui aurait du permettre aux Stéphanois de passer une fin de match tranquille. C'est donc encore plus surprenant qu'ils soient complètement arrêtés de jouer à partir de ce but, avec seulement 24% de possession ensuite et, surtout, 55% passes réussies. Ils ont relativement bien défendu, ils n'ont concédé aucun tir dans cette période... avant le premier but adverse. Avec quelques minutes à jouer dans le temps réglementaire, menant toujours au score, les Verts ont raté encore plus des passes (44% réussies), ont concédé 4 tirs et l'entrée de Boudebouz pour Nordin n'a rien apporté de ce point de vue. Par exemple, autour de la 87e et 88e minute, les Ukrainiens pilonnent la défense avec des chandelles et à chaque fois qu'on repousse, on reperd le ballon immédiatement.
L'entrée de Mahdi Camara pour Beric a changé le système de jeu, l'ASSE passant de 3-4-3 à 3-5-2, avec un triangle pointe basse au milieu et seulement deux attaquants. Ce système est bien visible à plusieurs reprises, à la 55:40, 59:05, 70:36.
Un changement défensif, mais parfaitement adapté à la stratégie d'empêcher la construction adverse (un milieu supplémentaire) et de jouer en contre (Beric n'ayant pas le profil).
Le changement suivant, Gabriel Silva pour Khazri, peut aussi sembler défensif, mais il n'a pas changé le système, l'entrant a pris la place de Bouanga en piston gauche, celui-ci est passé attaquant à côté de Nordin. Comme on peut le voir à la 75:20.
Et dans ce rôle il a pu servir Camara pour le 2-0, score qui aurait du permettre aux Stéphanois de passer une fin de match tranquille. C'est donc encore plus surprenant qu'ils soient complètement arrêtés de jouer à partir de ce but, avec seulement 24% de possession ensuite et, surtout, 55% passes réussies. Ils ont relativement bien défendu, ils n'ont concédé aucun tir dans cette période... avant le premier but adverse. Avec quelques minutes à jouer dans le temps réglementaire, menant toujours au score, les Verts ont raté encore plus des passes (44% réussies), ont concédé 4 tirs et l'entrée de Boudebouz pour Nordin n'a rien apporté de ce point de vue. Par exemple, autour de la 87e et 88e minute, les Ukrainiens pilonnent la défense avec des chandelles et à chaque fois qu'on repousse, on reperd le ballon immédiatement.
Conclusions
Quand on mène 2-0 à l'extérieur à un quart d'heure de la fin, on peut se dire que le match a été bien préparé. Même si l'ASSE n'a pas proposé du jeu en 2MT, ça peut se comprendre comme approche : à l'extérieur, on mène, on laisse la possession, on joue en contre, on creuse l'écart. Mais la manière de déjouer après le 2e but ne se défend pas. Comme le souligne Claude Puel après le match, "Est-ce qu’on aurait pu éviter un tel scénario ? Je n’en sais rien. Ce n’est pas une question de tactique, ni de mauvais placement". En effet, c'est une question de mental. Sur les 4 matchs européens de cette saison, les Stéphanois ont pris un but en tout début du match et un autre immédiatement après avoir égalisé (à Gant), ont concédé l'égalisation tout de suite après avoir ouvert le score (deux fois) et ont encaissé deux buts dans les dernières minutes (à Lviv). Tout est dit, et ce sont ces manques des Verts qui risquent de leur coûter la qualification à la fin, même si pour l'instant elle reste encore possible.
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