samedi 10 décembre 2016

Anderlecht - ASSE, 2-3 (Söderlund x2, KMP)

La revanche des mal-aimés


Retour en images sur la belle victoire des Verts à Bruxelles, acquise en partie grâce à des buts des joueurs souvent critiqués, comme Söderlund et Monnet-Paquet.

Ce match arrivait au bon moment pour les Verts, après des faibles résultats en championnat, avec peu des buts marqués et souvent critiqués par la presse et une partie des supporters. Un match européen dans lequel on avait rien à perdre, étant déjà qualifiés, mais on avait tout à gagner : une première place dans la poule et du moral retrouvé. L'équipe n'avait plus qu'à jouer relâchée, décomplexée, pour essayer de prendre du nouveau du plaisir sur le terrain et par la même occasion en redonné à ses supporters.

Et pourtant, ça n'a pas été si simple...


L'analyse à laquelle vous avez échappé


Si le fait de laisser au repos certains joueurs comme Perrin, Selnaes, Veretout, Tannane ou Roux n'a pas été surprenant, peu de monde s'attendait à une équipe d'ASSE en 3-4-3. Un choix tactique difficile à expliquer, ce système a été peu utilisé et n'est pas forcement adapté contre une équipe qui joue dans un 4-3-3 classique.

Qui prend qui dans le couloir ?
Un problème du 3-4-3 est qu'on se retrouve en sous-nombre sur les côtés. Si l'équipe adverse utilise des ailiers qui longent la ligne de touche et en plus les latéraux montent, comment faire pour placer deux joueurs dans le couloir ? A titre d'exemple :


L'ailier et le latéral gauches adverses sont dans leur couloir. Notre trio de devant a comme consigne de ne pas descendre, nos deux milieux axiaux ont des adversaires directs, donc il faut que Malcuit et KTC s'en chargent du côté... Normal, mais KTC est un défenseur central dans ce système, s'il va sur le côté, il tire avec lui les autres centraux. Et donc soit Lacroix et Pogba glissent vers ce côté, oubliant ainsi l'ailier opposé, soit ils y a trop d'espace entre les centraux, propice à la montée d'un milieu. Sur cet exemple, les deux problèmes sont visibles et il faut que Polomat défende sur l'ailier (heureusement que son latéral n'est pas monté aussi) et que Malcuit et Dabo changent d'adversaire direct pour couvrir les brèches.


Comment construire avec une équipe coupée en deux ?
En phase de possession, les deux pistons latéraux sont très offensifs et donc l'ASSE place ainsi 5 joueurs dans la moitié adverse, tout en laissant trois tout le temps dans la défense. Problème : l'équipe est coupée en deux, un grand espace doit être couvert par seulement deux milieux axiaux. Et comme l'adversaire en a trois, il contrôle sans souci l'axe du terrain, empêchant toute relance propre :


Bonne couverture derrière en cas de perte de balle ?
Le but de jouer avec trois défenseurs centraux, est de laisser les latéraux monter sans se soucier d'être pris dans le dos - l'équipe aura toujours une couverture défensive si elle perd le ballon. Ce système est donc fait pour les équipes qui veulent avoir la possession du ballon et craindre moins les contres adverses. Par exemple, suite à cette perte de balle, tous les joueurs adverses sont dans leur propre moitié, nos latéraux sont très haut (on attaque avec une ligne de 5), mais on a quand même trois défenseurs en place :


Le problème vient de nouveau de l'axe du terrain, abandonné par notre équipe, et des couloirs, bien pris par les adversaires. Ils jouent pour étirer au maximum la ligne de 3 centraux, attirant un sur le côté et obligeant les autres de glisser :


De nouveau ce problème de trop d'espace entre les centraux et/ou adversaire libre au côté opposé (Polomat étant monté haut). Cet adversaire à l'opposé est trouvé, mais ce contre ne donne rien - ce n'était pas le cas de celui quasi identique deux minutes auparavant qui à permis aux Belges d'ouvrir le score. Comme parenthèse, c'est à cause de ça qu'on parle souvent des lignes défensives de 4 - trois joueurs ne sont pas assez pour couvrir toute la largeur du terrain sans laisser trop d'espaces entre eux.

Le moral dans les chaussettes ?
Donc, au lieu d'avoir une équipe Stéphanoise décomplexée, qui prend du plaisir, on assiste à un match avec des joueurs complètement perdus sur le terrain, qui n'arrivent pas à construire, à être dangereux. Une équipe qui, à cause d'un système tactique pas adapté, prend l'eau et perd de plus en plus le peu de confiance qu'elle avait avant le match. Et quand en plus on rate un penalty, on se dit qu'on a touché le fond du fond, que ça ne peut pas être pire que ça. On espérait regagner de la confiance après ce match, on s'enfonce encore plus...


L'analyse que vous méritez


Et pourtant, comme on le disait souvent pendant la période avec beaucoup des blessés dans le groupe, cette équipe à du caractère. Et Galtier et ses adjoints ne sont pas si faibles tactiquement comme certains aiment le penser, ni si incapables de motiver leurs troupes.

A la pause, des changements sont intervenus. Non seulement dans la tête des joueurs, mais aussi tactiquement. D'abord, le 3-4-3 reste en place quand on attaque, dans le sens qu'on garde toujours les trois centraux derrière :


Mais le style de jeu de l'équipe change. Si en première période on a eu la possession du ballon (54%), entre la 55ème (après le penalty raté) et la 75ème (après le troisième but), elle a été de seulement 48% pour les Verts. Pour être solides derrière, le 3-4-3 (avec ses problèmes mentionné ci-dessus) est abandonné et on défend dans un 4-4-2 de plus classiques... et on joue en contre ! On refait donc la deuxième mi-temps contre Angers

Un contre rapide
Trente secondes après la capture d'écran précédente, les Verts ont perdu le ballon et se préparent à défendre : 



On peut apercevoir une défense à 4 (KTC-Lacroix-Pogba-Polomat) pour les 3 offensifs adverses, mais on prend toujours l'eau dans l'axe du terrain Saivet-Dabo étant seuls contre trois adversaires. Nordin et KMP descendent ainsi pour aider :


Sur cette capture on voit enfin un bloc défensif propre, qui couvre toute la largeur... et KTC qui intercepte un passe et lance tout de suite son "milieu excentré" dans son couloir, laissé libre par le latéral qui avait trop monté. La vitesse et la technique de Malcuit font la différence :


Et le sens de placement et la réussite (enfin !) de Söderlund concluent ce contre.

Un ballon récupéré haut
A peine 5 minutes plus tard, un coup franc indirect de Hamouma est repoussé par la défense, mais le pressing haut de Malcuit nous permet de le récupéré dans la foulée :


Cette action n'est pas un bon exemple tactique, vu que les équipes ne sont pas en place (il s'agit de la suite d'un coup franc), mais c'est un jeu collectif à une touche et des mouvements comme on en a rarement vu du côté des Verts le dernier temps. Le schéma ci-dessous résume tout :


Et le sens de placement et la réussite (enfin !, bis) de Söderlund concluent cette belle action collective partie après une récupération haute.

Un autre contre rapide
Et huit minutes plus tard, les Verts défendent de nouveau contre une attaque placée, toujours en 4-4-2 (Polomat semble invisible, mais il est parfaitement caché derrière son adversaire) :


L'attaque adverse est brouillonne et le ballon est (encore) intercepté par KTC, qui lance une autre succession des passes à une touche avec Malcuit, Dabo et Hamouma, qui lance KMP dans la profondeur :


Les Verts se projettent vite vers l'avant, à l'image de Hamouma, Dabo et Polomat qui montent pour créer un 5 contre 5. KMP fait une avant-dernière passe dans la course d'Hamouma :


Après avoir relayé le ballon pour démarrer le contre, Hamouma se trouve en position de centre. Söderlund fait de nouveau un l'appel qui tue :


Mais sans la réussite cette fois-ci, le ballon et repoussé par le gardien adverse... dans les pieds de KMP qui ne s'était pas arrêté sur son côté, participant ainsi avec une avant-dernière passe et un tir à cette merveille de contre.


Conclusions


La suite du match est assez simple, on a fait jouer l’expérience, en reprenant la possession (58% dans le dernier quart d'heure) pour empêcher l'adversaire de nous mettre en danger. Et à la fin, la victoire et la première place du groupe sont presque insignifiantes devant la joie et la communion des joueurs avec le staff et avec les supporters. Le plaisir enfin retrouvé.

Et quand on pense au début poussif, au système tactique peu adapté, à comment on prenait l'eau en première période, au penalty raté... Ça rend encore plus incroyable le fait que le staff a su trouver un équilibre défensif, les joueurs ont su retrouver la confiance et des certains, très critiqués, de la réussite. 

mercredi 7 décembre 2016

RCT - Bordeaux, 37-10 (Habana, Bernard, Gill, O'Connor, Halfpenny)

L'avant-match


Pour ce premier match de la grosse série qui nous attend, le RCT bénéficie enfin des retours dans le groupe, retours qui lui feront du bien. Guirado, Gorgodze, Manoa, Habana, Halfpenny... des hommes forts dans l'équipe. Un résultat positif était obligatoire pour se racheter devant le public après les dernières piètres performances, mais aussi pour emmagasiner de la confiance avant la double contre Scarlets.

Le match


A été faussé par le carton rouge de l'UBB dès la 22ème minute, même si jusqu'à là la domination toulonnaise a été sans appel : quasiment 100% de possession pendant les 7 premières minutes, 4 pénalités contre les bordelais dans 10 minutes, 3 touches volées par le RCT dans le premier quart d'heure... D'ailleurs, suite à cette troisième touche contrée et un en-avant, sur la mêlée qui suit, le ballon n'est pas contrôlé, récupéré par Pélissié qui franchit, envoie au large et Habana marque le premier essai. Le deuxième, à la 32ème après un bel exploît individuel de Bernard, met tout le monde en confiance et on se dit que la deuxième période sera un jeu d'enfant.

Et pourtant, les toulonnais ont laissé leur envie aux vestiaires, parce que après la pause, pour une grosse quinzaine de minutes, ils ont été absents. Dominés par des bordelais en infériorité numérique, ils ont défendu, correctement mais sans plus et ils ont pris un essai. Ils ont surtout mal négocié les nombreux ballons de turnover qu'ils ont eu. Les gros ont sonné le réveil en marquant en force un essai après une touche et après les adversaires ont craqué physiquement, encaissant deux autres essais dans les 10 dernières minutes. Objectif rempli, large victoire à domicile, avec le bonus en plus. Mais des sauts de concentration pendant un match peuvent coûter plus cher.

La suite


Ce match a été le dernier de la phase aller du Top 14. Un bilan comptable correct pour le RCT avec une 3ème place au classement, mais pas extraordinaire d'un point de vue jeu produit. Le championnat laisse la place pour deux semaines à la Coupe d'Europe et une double confrontation cruciale pour les toulonnais, contre Scarlets. L'objectif est simple : il faut au minimum 9 points lors de cette double, 10 de préférence. Et il faut donc commencer par une victoire bonifiée à Mayol - voyons comment les joueurs agissent sous une forte pression de résultat.

lundi 5 décembre 2016

Rennes - ASSE, 2-0

Après la faible prestation contre Marseille quand ils ont rien montré offensivement, les Verts étaient à Rennes en quête de se racheter. Et le match a été encore pire que celui quatre jours auparavant : une attaque toujours absente, mais une fébrilité défensive en plus, pour obtenir un vrai non-match de la part des joueurs de Galtier.

Le 4-3-3 aligné en début du match était prometteur, Selnaes pour organiser, Veretout et Dabo pour relayer, Hamouma et Tannane en ailiers inversés et Roux pour prendre la profondeur. Sauf que Rennes nous a très bien bloqué avec un premier bloc défensif très haut qui cherchait a nous empêcher de construire. Et ils ont largement atteint leur but, on n'a jamais réussi a sortir proprement de notre camp. Du coup on perdait le ballon très vite et les attaques Rennaises se sont suivi jusqu'au moment où la défense a craqué.

A titre d'exemple, une action à la 8ème minute :


Ruffier donne le ballon à Lacroix, qui joue avec Selnaes descendu entre les centraux. Sur cette capture il faut remarquer les 6 joueurs Rennais dans notre camps et la zone occupée par Veretout. Selnaes rejoue avec Lacroix, monte entre les lignes et le Suisse passe le ballon à Perrin :


La ligne de passe entre Perrin et Selnaes est coupée par le bon placement de l'avant-centre, mais pas celle vers Dabo qui fait un bon appel... sauf que Perrin n'ose pas la passe et il rejoue avec Lacroix en passant par Ruffier :


Les possibilités de passe de Lacroix sont toutes bloqués par le premier rideau de deux Rennais et s'il joue avec le latéral, le milieu adverse se tient prêt à jaillir. Du coup, le ballon est balancé loin devant. A remarqué sur les trois captures d'écran que Veretout n'a pas quitté sa petite zone, pendant 30 seconde donc...

Et un autre exemple à la 40ème avec la même configuration, toujours un pressing de 6 Rennais :


Les lignes de passe de Perrin sont coupées, Veretout est à sa place. Jeu avec Ruffier puis Lacroix et on se retrouve dans une situation similaire :


Lacroix n'a toujours pas d'options et Veretout est toujours statique...

Cette situation peut être vue de très nombreuses fois pendant le match. L'impression de non-match des Verts est ainsi le résultat des deux facteurs. Un pressing haut, à 6, de la part des adversaires, avec un positionnement parfait pour empêcher les passes. Des joueurs Verts très passifs : Veretout qui ne quitte pas sa zone, les latéraux qui ne montent pas pour attirer les milieux adverses, des ailiers qui ne descendent pas pour proposer une solution supplémentaire. Le résultat : aucune construction offensive, le ballon perdu rapidement et une défaite plus que logique.

Il était si simple de se défaire de ce pressing, si seulement les joueurs avaient envie...

jeudi 1 décembre 2016

ASSE - Marseille, 0-0

Conscient des la faible efficacité offensive de son équipe, le staff Stéphanois a décidé de changer quelque chose. Un des problèmes identifiés est que l'avant-centre est trop isolé, ne reçoit pas beaucoup des ballons, et souvent ils ne sont pas facilement exploitables. La solution à ce problème semble évidente : placer un deuxième joueur en soutien de l'avant-centre. C'est à quoi on a eu droit lors des trois derniers matchs, en espace d'une semaine.


Déroulement du match contre Mainz


Les Verts attaquent en 4-4-2 avec Saivet en soutien de Roux et posent beaucoup des problèmes au bloc Allemand par leur pressing et la mobilité de Saivet, Tannane et KMP. On assiste ainsi à 30 premières minutes parmi les plus abouties de cette saison, mais l'inefficacité offensive ne nous permet pas de prendre l'avantage. 



On recule, le milieu adverse commence à prendre le dessus. Et comme un 0-0 nous qualifie, à partir de la 60ème, Galtier décide de verrouiller et passe dans le 4-1-4-1 standard, avec Selnaes en sentinelle, Veretout et Saivet devant lui. On est une équipe très solide dans ce système et le score est maintenu vierge, l'objectif est atteint.



Déroulement du match contre Angers


Quatre jours plus tard, les Verts commencent le match en 4-2-3-1 avec Saivet en soutien de Roux. On ne tient pas le ballon, on est en dessous physiquement et on concède l'ouverture du score et plein d'autres occasions - une des raison est aussi que la ligne de deux axiaux Dabo-Pajot est trop loin de la ligne des défenseurs et les adversaires se placent intelligemment dans cet espace. Comme on est menés, Galtier ne se permet pas d'enlever un élément offensif pour colmater cet espace en plaçant une sentinelle. 



On ne sait pas ce qu'il s'est dit exactement dans le vestiaire à la pause, mais les Verts sont beaucoup plus motivés et audacieux en 2MT. Ils jouent toujours en 4-2-3-1, mais plus bas pour ne plus laisser d'espace entre les lignes. Ils lancent ainsi des contres très rapides dès la récupération du ballon, en profitant du placement haut de Saivet et de la vitesse de Malcuit. On renverse le résultat et on gagne en faisant une deuxième période très convaincante.


Déroulement du match contre Marseille


Trois jours plus tard, les Verts commencent le match en 4-2-3-1 avec Saivet en soutien de Söderlund, Roux étant blessé. A noter que Saivet et Tannane ont joué l'intégralité des deux autres matchs des derniers 7 jours, sauf 6 minutes pour le premier.



Comme contre Angers le début du match n'est pas favorable aux Stéphanois qui ratent tout ce qu'ils essaient offensivement et qui sont plutôt fébriles défensivement. On a clairement un problème de bien défendre sans une sentinelle contre une équipe qui a la possession du ballon. A la différence du match précédent, on arrive à la pause sans être menés au score grâce aux parades de Ruffier (4 tirs cadrés de la surface, dans le jeu, pour Marseille... 0 pour nous).

On peut s'attendre à un discours dans le vestiaire similaire à celui d'Angers, pour réveiller l'équipe et refaire une 2MT comme dans le match précédent. Mais à la différence de ce match, on n'est pas mené, on n'a pas "besoin" de marquer absolument. Alors la solution choisie est celle contre les Allemands : on change de système pour sécuriser derrière, on utilise une sentinelle, quitte à isoler de nouveau l'avant-centre :


Galtier a senti que son équipe n'est pas en mesure de gagner ce match, avec des joueurs trop fatigués ou à court de forme car revenant des blessures. Et il s'est dit ainsi qu'il vaut mieux ne pas perdre si on ne peut pas gagner. Une décision logique, mais qui nous a fait donc passer à côté d'un match entier et non plus juste une période, comme lors des précédentes rencontres.



A l'heure actuelle on semble avoir une équipe qui se cherche une identité, qui aimerait comme nous tous faire plus et mieux, mais qui ne sait pas comment, surtout sans se mettre en danger.


mercredi 30 novembre 2016

Les guerriers du pilou-pilou, 2017-18 (1)

Si on regarde la liste des joueurs clairement sous contrat avec le RCT après juillet 2017 : 
  • Fresia, Chiocci, Delboulbés, Vernet
  • Guirado, Etrillard, Soury, AlkhazahviliTalonneur
  • Van der Merwe, Chilachava, Saulo, Setiano
  • Manoa, Taoffifenua, Gorgodze, Cramond, Rebbadj, 2ème ligne
  • Gill, Vermeulen, Ollivon, Lakafia, Annetta, Davis 3ème ligne
  • Tilous-Borde, Escande, Demi de mêléeMéric
  • Trinh-Duc, Bernard, Demi d'ouverture, Belleau
  • Nonu, Bastareaud, Radradra, Buliruarua, Vodo
  • Habana, Tuisova, Ashton, Nakosi, Müller, Blanc
  • Bonneval, Arrière
En italic les jeunes, en gras les postes où un recrutement (ou prolongation) est attendu:
  • Talonneur = recrue nécessaire
  • 2ème ligne = recrue nécessaire
  • 3ème ligne = recrue ou prolongation de Fernandez-Lobbé Facundo Isa
  • Demi mêlée = recrue ou faire confiance à Méric
  • Demi ouverture = recrue ou prolongation de Barba
  • Arrière = prolongation de Goromaru et/ou O'Connor et/ou Halfpenny

lundi 28 novembre 2016

Angers - ASSE, 1-2 (Pogba, Tannane)

Ça n'a échappé à personne, il y a eu une grande différence entre les deux périodes du match contre Angers. Au delà du résultat, c'est surtout le style de jeu des Verts qui a changé après la pause - retour en images.

Après un quart d'heure équilibré dans le jeu, mais avec des Angevins beaucoup plus dangereux offensivement, les Verts se sont retrouvés menés au score. Ils ont ensuite pris la possession du ballon et on essayé de construire, mais sans réussir à déséquilibrer le bloc adverse. Pire, ils se découvraient facilement et les attaquants adverses se plaçaient et étaient trouvés facilement entre les lignes. Le danger constant en contre, le manque d'idées offensives et peut-être l'usure ont rendu les Verts très fébriles et ça donnait une terrible impression d'impuissance. 

Et puis, la mi-temps. De retour des vestiaires, pas de changement des joueurs ou de système (de nouveau le 4-2-3-1, avec Saivet en "10"). Mais moins d'espace laissé entre les défenseurs et les milieux, donc moins d'occasions pour les adversaires. Et de plus en plus de sérénité dans le jeu... et après l'égalisation sur corner, une confiance retrouvée, des joueurs libérés, qui osaient et qui croyaient en eux. Ainsi, à partir de la 60ème, on a pu assister à une tactique assez rare le dernier temps côté Stéphanois. Sans abandonner la possession (50% pour chaque pendant les 20 minutes entre les deux buts), les Verts ont joué bas, ont attiré et aspiré leurs adversaires et se sont projeté très vite en contre dès qu'ils récupéraient le ballon. Du jeu rapide, vertical, dans les espaces - et même si toujours pas efficace, très plaisant à voir, au point que pas moins de trois exemples méritent le détour. 

Malcuit centre


Pour le premier exemple, une attaque angevine à la 61ème, peu de temps après l'ouverture du score des Verts. Le bloc Stéphanois est en place, même si pas très bien aligné, en essayant de suivre un peu les déplacement plutôt désordonnés des adversaires :


Un milieu adverse est trouvé entre les lignes, il essaye de trouver à son tour l'avant-centre, mais Lacroix intercepte/dégage sur Dabo qui prolonge vers Nordin qui se projette tout de suite vers l'avant:


Nordin continue les passes verticales, lançant ainsi Tananne. Remarquez la position de Malcuit et Saivet (qui couvrait le couloir droit vu que Tannane était axial) et que sur cette image il manque 3 joueurs adverses et un Stéphanois (Roux). Tannane monte balle au pied, élimine un joueur, résiste au retour de celui-ci et d'un autre et lève la tête : 


On compte en ce moment 5 Angevins pour 6 Stéphanois, dont Saivet bien démarqué et Malcuit qui arrive dans son dos. Il est évident comment il faut jouer la suite :


Saivet fixe le défenseur et donne le ballon dans la course de Malcuit, qui adresse un centre pour Roux - malheureusement le ballon passe juste au dessus de sa tête. Un contre très rapide des Verts et des beaux appels de Saivet et Malcuit à droite.

Malcuit centre en retrait


Après l'entrée en jeu de Selnaes à la place de Dabo, les Verts ont continué à jouer en 4-2-3-1 et Angers en 4-3-3. D'ailleurs, sur cette capture d'écran à la 73ème, on voit très bien les deux systèmes (ça aurait été une illustration parfaite si le latéral gauche adverse restait dans son couloir) :


Sous la pression de Tannane, l'adversaire fait une mauvaise passe interceptée par Pajot qui donne le ballon tout de suite à Selnaes, qui temporise et attend des appels. Vous avez remarqué le positionnement de Saivet dans l'axe ?


Vous voyez encore Saivet ? Non ? C'est pas grave, Selnaes l'a vu et le lance en profondeur :


Infatigable, Malcuit suit l'action et reçoit de nouveau le ballon dans la course, dans le dos de la défense. Cette fois-ci il essaye un centre en retrait pour Roux au point de penalty, mais le retour d'un défenseur empêche la reprise. Un autre contre très rapide des Verts et de nouveau des beaux appels de Saivet et Malcuit à droite.

Malcuit n'arrive pas à tirer


Il ne faut pas croire pour cela que Saivet a joué dans le couloir droit tout le temps, il savait juste bien se placer dans le dos du latéral qui montait. A titre d'exemple, regardons le 4-2-3-1 défensif des Verts deux minutes plus tard :


Le bloc est en place, à une bonne hauteur. Quand le ballon passe le premier rideau, les ailiers Nordin et Tannane descendent (avec les latéraux adverses) et maintenant on peut voir un 4-4-1-1 :


Pajot intercepte de nouveau la passe qui essaye de passer la ligne et donne le ballon tout de suite à Selnaes, qui se projette vers l'avant, balle au pied :


La défense Angevine est plutôt en place (plus que dans les exemples précédents), mais aspirée sur son côté droit. Nordin reçoit le ballon, essaye de dribbler, son adversaire commet une faute mais le ballon arrive quand-même à MBengue qui avait remonté tout son couloir pour aider :


Une belle présence Stéphanoise dans la surface, avec des appels complémentaires, Saivet au premier poteau, Malcuit au deuxième, Roux dans l'axe, Tannane en retrait. Le centre de MBengue est très bon, mais Malcuit rate la reprise de volée. Un autre contre des Verts, toujours pas conclu (aucun tir sur ces exemples), mais illustratif de la tactique Stéphanoise à ce moment du match.

Conclusions


Ça peut paraître simple, mais il faut une certaine confiance en soi pour jouer les contres - quand on récupère un ballon, on ne joue pas la sécurité pour repartir proprement, on ne s'en débarrasse pas tout de suite en le balançant loin devant et surtout on fait des longs sprints, parce qu'on y croit. On ne saura jamais ce qui s'est dit dans le vestiaire pendant la pause, mais les Verts sont sortis transfigurés. Ils ont été plus sereins, ils ont attendu leurs adversaires, les ont aspiré et ont pour une fois joué vite vers l'avant. Dommage qu'ils n'ont marqué sur aucun de ces contres (ni sur celui tout à la fin), mais ils ont quand-même gagné et leur joie après le but de Tannane et dans les vestiaires était vraiment belle à voir.

samedi 26 novembre 2016

ASSE - Mainz, 0-0

Qualifiés pour la deuxième fois d'affilée dans les 16èmes de la Ligue Europa ! Et pour la deuxième fois, avant le dernier match. Comme le dit Galtier, ce n'est pas donné à tous le club français une telle performance. 

Quant au match-même, il a été faussé par le fait qu'un 0-0 nous qualifié. Comme on jouait à domicile, on se devait d'attaquer, d'emballer le match. Et on l'a fait. Comme on n'est pas forts offensivement, on n'en a pas profité, donc on a décidé par la suite de jouer le match nul. Objectif atteint et ça faisait plaisir de voir la joie des joueurs à la fin du match. On peut considérer que le match a eu trois phases différentes :

La domination Verte en 4-4-2 contre 4-4-2

Galtier a décidé de placer Saivet en soutien de Roux. Avec KMP et Tannane, ils occupait les 4 défenseurs adverses... et nos attaquants étaient très mobiles, spécialement Saivet et Tannane (comme à son habitude). Comme les Allemands n'avaient pas de sentinelle, on leur a posé plein des problèmes comme ça, obligeant leur "10" de reculer pour combler les trous :



La domination Allemande en 4-3-3 contre 4-4-2

Les Verts ont baissé d'un ton après 25-30 minutes, les adversaires ont commencé à être plus dangereux. Et surtout après la pause, quand le coach adverse a changé tactiquement : le "10" a reculé, créant un surnombre au milieu. Comme en plus notre premier rideau défensif (Roux-Saivet) n'est pas trop habitué à défendre ensemble dans ce système, il ne servait pas à grande chose, en se faisant dépasser facilement :


La solidité Verte en 4-1-4-1

Aux environs de la 60ème Galtier montre à Saivet qu'il faut reculer et passer dans un milieu à trois, avec Selnaes en sentinelle. Autrement dit, il répond à l'adversaire et remet en place le système défensif très solide des Verts. On a toujours laissé le ballon aux Allemands, mais sans subir comme avant :


Bref, on a essayé de les surprendre tactiquement, on n'a pas concrétisé notre domination, puis on a subi tout en répondant proprement à leurs mouvements tactiques.